Malbrough, in
Sujet gravé à l'eau-forte, et qui ne se trouve pas dans les volumes des Chants et Chansons.
Ici finissent les eaux-fortes originales de Trimolet.
49. CHANTS ET CHANSONS POPULAIRES DE LA FRANCE. Delloye, 1843, 3 vol. gd. in-8.
Un des principaux livres illustrés du XIXe siècle. Illustrations du premier volume par Trimolet et Steinheil,
et quelques-unes par Daubigny. — Du second volume par Trimolet , Steinheil, et quelques-unes par Daubigny, Eugène Giraud, Pascal. — Du troisième volume par Trimolet, Steinheil, quelques-unes par Daubigny, Dubouloz, Rivoulon, J. Boilly, Meissonier, Emy, Ed. de Beaumont, Staal.
Graveurs : Aies, Beyer, Boilly, Bosredon, Brunellière, Gollignon, Hortense Couché, Danois, Daubigny, F. Delannoy. Desjardins, Fontaine, Gaitte, Garnier, Geoffroy, Gervais, Girardet, Em. Giroux. Mel,e Goujon, Huart, G. Jonin, Jourdain, Kolb, Lallemand , Ph. Langlois , Lechard , Mme Matthieu, Mercier, Monnin, Nargeot, Pfitzer, Ransonnette, Raspail, Roze, Torlet, Wolff.
Trois couvertures illustrées (qu'il est important de posséder, car elles ont des vignettes qu'on ne retrouve pas dans le livre).
Trimolet a été le metteur en train de cette illustration remarquable, d'une bonne humeur bien appropriée à la chanson. Baudelaire a justement dit de lui : « On ne se dou- » terait guère, à voir la bouffonnerie gracieuse et enfantine » qui souffle à travers ses compositions, que tant de dou- » leurs graves et de chagrins cuisants aient assailli sa » pauvre vie. Il y règne la plus folle et la plus innocente » gaieté. C'est un humoriste qui mérite une place à part : il » y a là une saveur sut generis, un goût fin qui se distingue » de tous autres pour les gens qui ont le palais fin. »
Le portrait de Trimolet a été gravé sur bois par Thiébaut, en médaillon in-12, d'après le dessin de Steinheil.
Une eau-forte in-4 d'après le dessin de Daubigny qui appartenait k Geoffroy-Dechaume, représente Trimolet dans son atelier, tenant une loupe et gravant, en manches de chemise, sa tête enveloppée d'un mouchoir noué.
Dans la collection Geoffroy-Dechaume (!) un beau dessin de Trimolet au lit de mort, par H. Martin.
(!) Geoffroy-Dechaume, les deux beaux-frères Trimolet et Daubigny, les deux beaux-frères Steinheil et Meissonier, étaient liés d'une étroite amitié. Vers 1833, ils habitaient tous les cinq la même maison du quai Bourbon (où logea aussi le mouleur Malzieux dont Daubigny a, depuis, gravé l'adresse). Tous ces jeunes artistes étudiaient et travaillaient ferme. ... et ne gagnaient rien. A ce point que, certains jours, à l'heure où l'on sentait la faim, on s'apercevait qu'on ne possédait pas, même à XII 11
TRIMOLET (Alphonse), fils du précédent, né à Paris , a vécu dans la misère ; il est actuellement à l'hôpital de Bicêtre(?)