‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 4)Chapitre 73 sur 161 · Lithographies diverses · texte numérisé non relu

Lithographies diverses

Vues et Monuments d'Italie. — Le Labourage normand. — Métayer angevin. — Animaux. — Croquis (chez Aumont et Tilt). — PI. pour l'ouvrage du baron Taylor.

3. Souvenirs du vieux Paris, exemples d'architecture: dédié au Duc de Bordeaux. Duverger, 1835, in- fol. ; notices par divers.

Suite de 30 lith. parmi lesquelles : Palais des Thermes, St-Germain des Prés, Quai de la Grève, St-Germain l'Auxerrois, Cour de Cluny, Hôtel de Sens, Escalier de l'ancien Tribunal de Commerce, la Sainte-Chapelle, Tour de Jeansans-Peur, l'Arcade St-Jean, Maisons anciennes, Tourelle de la rue de l'École de Médecine, etc.

Turpin de Crissé a pour monogramme deux TT accolés, surmontés d'une couronne de comte.

ULMER (Jean-Conrad) , 1785-1822.

Gravures.

Ulmer est un des étrangers qui travaillèrent pour le Musée. En 1812, domicilié rue du Jardinet, il exposait La Distribution des prix de l'Arc de Van der Helst ; quatre allégories de Wicar : V Accord, Le Caprice, L'Épreuve et La Rupture. — Il a gravé le Bourgmestre de Van Dyck , un fragment de la Madone Sixtine et la Vierge à la chaise, La Vierge au coussin vert , la <$<« Cécile de Mignard, etc.

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UNGER (Wilhelm), né à Hanovre en 1835, habile graveur à l'eau-forte . a exécuté par centaines , d'une pointe énergique et variée , des reproductions de tableaux d'après les maîtres anciens et contemporains, dans le format restreint des journaux d'art Ç). Mais au lieu d'être éparpillé dans cinquante publications ou catalogues . et de se présenter en ordre dispersé , comme celui de la plupart des graveurs , son œuvre a paru en recueils, où il se montre ainsi d'ensemble, et bien plus favorablement : Les Œuvres de W. Unger, Leyde, Sijthoff, 1874-79. 2 vol. in-fol., 142 pi. , texte par Vosmaer ; Le Musée du Belvédère à Vienne , 100 eaux -fortes, texte par de Lutzow, etc.

URRUTY (Alphonse) , dessinateur-lithographe. Imagerie lithographique, vers 1835.

Urruty a lithographie tout ce dont le commerce pouvait avoir besoin en son temps : Chemins de Croix , d'après Th. Fragonard et d'après lui-même, Histoire d'Esther d'après Tassaert, Sujets de Piété d'après les maîtres ; Portraits des Prévenus d'Avril et de M. Persil , Portrait de Louis- Philippe, du Duc d'Orléans; Napoléon sur la Colonne, Enlèvement des Cendres de Napoléon à Ste-Hélène: Lessert; Hippocrate refusant les présents d'Artaxerxès ; La Revue du Décadi d'après C. Vernet et Isabey, Le Chien du Régiment d'Horace Vernet, La jeune Cuisinière, Le Marchand de lapins et perdreaux d'après Salmon ; Sujets de Chasse :

(l) La Gazette des Beaux-Arts a publié plusieurs planches d'Unger : voyez aussi les articles qu'elle a consacrés au graveur, en 1880-81.

URRUTY. 167

Le Départ, La Découverte, La Course, La Mort ; Sujets de Famille ; La Danse de l'Ours, La Mort du Cerf, Le Contrebandier espagnol , La Moisson , L'Orage : Urruty del. — Etc., etc.

Vues de la banlieue de Rouen d'après E. Traviès.

VAFFLARD (Pierre-Auguste-Antoine), peintre, né en 1777.

Lithographies.

Combat du Palinure et d'un navire anglais, in-fol. en 1. — Le bon Camarade, in-fol. (Engelmann). — La Porte d'un homme en place le jour de l'an, in-fol. enl. — Titre d'une fantaisie pour le piano sur l'air Fleuve du Tage.

Galerie des Militaires français qui à différentes époques se sont distingués par leur courage (ou plus brièvement : Galerie Militaire) dédiée aux braves : suite de cent lithographies dessinées « par plusieurs des premiers artistes de la capitale ». Album in-4 oblong, imprimé à Mulhouse et édité à Paris par Engelmann. Vafflard a donné au recueil une douzaine de pièces : le soldat français, grossièrement dessiné et comme taillé à coups de serpe , y conserve cependant une allure noble et grave (comme dans les premières pièces de Charlet). Ici c'est un grenadier qui, ayant capturé un capitaine autrichien, se fait un épaulement (sic) de son prisonnier, qu'il emporte au nez de tous les Kaiserlicks ; là, deux sapeurs entrés dans une rivière soutiennent de leurs épaules un pont qui fléchit pendant le passage de l'artillerie (!) ; puis ce sont des soldats français isolés qui , par leur audace , font mettre bas les armes à des détachements ennemis entiers ; voici maintenant un caporal de la garde qui sauve deux femmes à l'incendie de l'Odéon. Etc.

Au total, imagerie très patriote, très saine, et bien faite pour exalter le soldat. (N'est-il pas préférable de répandre dans les chambrées des recueils comme la Galerie militaire, que la Lanterne de Boquillon ?). Deux pièces sont à noter spécialement : c'est d'abord un général russe qui, voyant la cavalerie française pénétrer dans les redoutes de la Moskowa, met son épée sous le bras comme pour être plus

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libre de regarder ce spectacle, et applaudit en s'écriant : Bravo, Français, bravo! On ne voit cela qu'une fois! Puis c'est un highlander qui, devant les fusils d'un bataillon de la vieille garde, va ramasser un camarade blessé et l'emporte : alors tous nos grenadiers, grands connaisseurs en bravoure, mettent l'arme au repos et battent des mains en criant : Bravo F Écossais !

Il y a là l'expression de sentiments chevaleresques et généreux, bien dignes du métier des armes ; une sorte de dilettantisme de la gloire autrement honorable que le réalisme pratique qui porte certaine nation et certaine armée à s'absorber dans la supputation constante du chiffre de milliards que l'on pourrait extorquer à ses voisins riches.

Migneret a gravé le Molière mourant de Vafflard ; F. Girard, sa Marie Stuart ; Dibard, Le Chien de l'aveugle et Le Chien de l'hospice, etc.

VALDAHON (Jules-César, marquis de), né en 1771. — Tentation de Saint Antoine, lithographie d'après son tableau de 1822.

VALENTIN (Henri), né à Allarmont (Vosges), en 1820 , ne répondit pas au désir de ses parents qui le destinaient à l'état ecclésiastique et l'avaient fait élever au séminaire.

Venu à Paris vers 1840 , il exécuta des albums de lithographies : Morale en images , Album -Proverbes, 6 p. (assez curieux), Histoire cVun Projet de Femme, Musée des Enfants, Caricature de tout le monde (Aubert), etc. Plus tard il devint le dessinateur attitré de L 'Illustration pour ce qui concernait l'actualité et la vie contemporaine, et ses dessins sont à consulter. Il est mort en 1855.

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