‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 4)Chapitre 82 sur 161 · EUGÈNE · texte numérisé non relu

EUGÈNE

Xapoléon

graveur,

né en 1832

Papillons, métamorphoses des peuples de l'air, deux ouvrages édités par G. de Gonet.

Ses premières grandes planches furent Le Repas interrompu, 1852, d'Ed. Girardet, La Paix, La Guerre (études de chevaux), d'Alfred Dedreux.

Aniédée devint dès lors le graveur attitré de la maison Goupil pour les reproductions de tableaux en vogue , habilement exécutées en collaboration avec son frère Eugène, par un mélange de tous les procédés. « On ne savait quel nom donner à ce » genre qui adoptait tous les genres : eau-forte, » manière noire, aquatinte, mécanique ! » s'écriait (avec admiration) le graveur Portier (l) ; mais c'est là une erreur, on lui a parfaitement trouvé un nom et on l'a appelé « le genre Varin ».

Nous reportons plus bas, à l'article d'Eugène, la liste des planches gravées par les deux frères.

Amédée Varin est mort à Crouttes en 1883.

VARIN (Adolphe), frère du précédent, dessinateur et graveur , né à Chàlons en 1821 , venu à Paris en 1833 , élève de R. Mon voisin et Em. Rouargue. Il a considérablement produit. Adolphe Varin , — et le fait est à noter parce qu'il est infiniment rare chez les graveurs , — s'intéresse à l'histoire de la gravure. Il recueille les estampes et les étudie ; il a publié , sur des graveurs anciens

(*) Dans un article sur Am. Varin, journal L'Estampe du 2T août 1883

180 LES GRAVEURS DU XIXe SIÈCLE.

et modernes et sur divers points relatifs à l'art de la gravure, une série d'articles dans le journal L'Estampe et dans La Curiosité Universelle.

Sujets divers.

Les Moissonneurs : L. Robert, gravure au burin « gris » dit « genre allemand », 1839.

Le Christ de Ph. de Champagne, in-4 en 1. 1842.

Nombreux sujets et vignettes de piété pour Curmer , Marne, Alcan. — Bontés et Douceurs de Jésus-Christ, suite d'après Amédée Yarin (ou Le Trésor des Fidèles). — Litanies de la Vierge, 50 pi. d'après les frères Klauber, in-8, et la même suite in-12.

Titre de La France maritime.

Ornements anciens des XV XVF, XVIIe Siècles, publiés par Hauser sous la direction d'Ovide Raynard, 80 pi. 1846.

VAUT INDUSTRIEL,par Léon Feuchère, 72 pi. (Goupil, 1847 à 1850). Planches très bien gravées. Ouvrage très curieux . montrant les hésitations de l'art ornemental au milieu du xixe siècle , l'habitude de la copie des anciens styles , et aussi quelques efforts pour sortir de cette copie et inventer du nouveau.

Meubles et Serrurerie Gothiques d'après Pugins, 50 pi. 1844. — Style Gothique industriel, 72 pi. (Jeannin et Bulla, 1848) composé et gravé par Varin frères. — Nouveaux Détails Gothiques, 45 pi 1860.

Annales archéologiques, de Didron. — Revue d'Architecture, de Daly. — Dictionnaire du Mobilier, de Violletle-Duc.

Album d'Orfèvrerie religieuse, do Bachelet. — Le Trésor de Si-Maurice (Valais).

Album de Fonte artistique de la maison Ducel. — Album des Statues fondues par la maison du Val d'Osne. — Album delà maison Barbezat, etc.

Piano d'Érard appartenant à l'impératrice Eugénie.

Diplôme de la Société du Prince Impérial, d'après Bovy, avec profil de l'impératrice Eugénie. — Grand diplôme aux armes de Russie.

Ex-libris divers ; Varin (Recueil de Crouttes), Etévenon, Henri Jadard, Gresté, Armand et Jules Bourgeois, etc. — Menus. — Invitations à chasser, du prince de Croy. —

Adresse de Lefilleul , libraire (copie d'une adresse du xvme siècle). — Adresse de Legrand, graveur héraldique. — Tète de facture , Gillet fils. — Vignette pour boîte de dragées , Bonnet fils. — Nombreux calendriers. — Gravures de modes.

Très nombreux portraits : le graveur Ch.-N. Varin, le marchand d'estampes Vignères , MM. de Goncourt ; suite de portraits pour illustrer L'Art au XVIIIe Siècle d'Edmond et Jules de Goncourt ; suite de portraits pour illustrer Les Graveurs du XVIIIe Siècle de R. Portalis et H. Beraldi ; suites de portraits pour la Biographie châlonnaise d'Amédée Lhote, et Les Graveurs de V Ecole Liégeoise.

Anselin, Michelet, Levesque,le graveur Geoffroy, Didron, le Comte de Ghevigné in-32, Quénedey , Vatout , la Princesse de Triggiano.

PI. pour les Monuments de Ninive.

PI. pour la Vie du Comte d'Hoym, 1880.

Vues des Monuments anciens de La Rochelle, pour l'histoire de cette ville, 1883-84.

VARIN (Eugène), frère des précédents, graveur, né à Epernay en 1831 , élève et collaborateur d'Ain édée Varin.

L'Architecture Suisse, 40 pi. d'après Amédée Varin ( Morel , 1848 ). — Catalogue Louis Fould , 40 pi. — Catalogue de £ la cas, 50 pi.

En collaboration (Amédée commençant les planches, et Eugène les terminant), les Varin ont gravé une partie du fonds le plus récent de Goupil :

Hymne à la Vierge : Lenfant de Metz.

Le Premier-Né : Jundt, 1863.

Dernière pensée de Weber : Hamman, 1863.

La Veille des Noces : Dieffenbach ( pendant de La Cinquantaine ) .

Le Christ marchant sur les flots : Jalabert.

Une Messe sous la Terreur : CL. Muller, 1866.

La Fête de Noël : Dieffenbach, 1867.

La Lectrice ; Le Facteur rural'. Compte-Calix.

Les deux Amis \ H. Bellangé, 1869.

Les Dernières Cartouches : De Neuville , 1875.

E Ambulance au Château : E. Leroux.

Tobie ; Les Disciples fîEmmaiis : Rembrandt.

Le petit Berger des Abruzzes, Les petits Maraudeurs napolitains : Mi.ch.etti.

Le Jour du Baptême : Brion, 1874.

Je sais Grand-Papa ! : Weisz.

Le Pèlerinage à Naples : Dalbono.

Noce dans les Abruzzes : Ckirico, 1880.

Enfin , seuls ! ' : Tofano. (Exclamation poussée par deux nouveaux époux qui viennent de quitter le bal de noces et se retirer dans leur appartement; le mari presse sa femme sur son cœur. Ce sujet est de ceux qui impressionnent fort le public arrêté aux étalages d'estampes ) .

L'Escarpolette ou Le Printemps; E Orage \ Cot.

L Enfant aux fleurs : Bouguereau.

Les deux Gourmands : Dieffenbach.

Patrie : Bertrand (officier de cuirassiers blessé, pressant un étendart contre sa poitrine) (1).

(*) « Cette planche » dit Frédéric Henriet dans sa Notice sur la Vie et les Œuvres d'Amédée Varia « est presque entièrement de la main d'Eugène. Néanmoins Amédée exprima le désir de la signer. » Et plus haut : « En 1865, Amédee, étant désormais hors concours, voulut que son frère signât seul La Veille des Noces d'après Dieffenbach : celui-ci obtint a son tour une troisième médaille. * On voit que, pour ceux qui n'ont pas à tenir compte de ces arrangements de famille, il est impossible de faire le triage du travail des deux frères.

On peut citer encore : L'Orgue de Saint- Eustache: Bal tard ; — Le bon Pasteur ; L Homme et V Avidité: Noël Patton (édités en Angleterre) ; — le portrait de M. Deullin; — La Résurrection de Lazare : Bida ; — L Innocence entre deux larrons, La Douleur partagée : A. Dedreux ; — Six Scènes enfantines: Anker; — Une Tempête dans une cuvette : Lobrichon ; — Deux bons Amis, Le Goûter des Canards ; Une Histoire terrible ; Projets maternels : Brochart ; — Les Exilés : Anker ; — Les Orphelins : L. Perranlt; — Le petit Chaperon rouge: E. Lejeune ; — La Visite au Château ; Le Cabaret du Vert- Galant: A. Moreau : — Quatre Scènes de la Bible : L. Glaize. — Ave Maria : Antigna ; — Sacre de Victor - Amédée II : Hainman.

VAUCANU (Emile), graveur, a exposé en 1889 des planches d'archéologie. Il a gravé le portrait de M. Yves Guyot.

VAUTH 1ER (Jules), peintre, 1774-1832.— Recueil de dessins d'après l'antique , dessinés sur pierre de France, 100 pi. (Motte), etc. f1).

(') Sous le nom de Vauthier comme peintre : portraits de Louis XVIII et des Duc de Berry et d'Angouléme au pointillé par Legrand ; des types de femmes de différents pays, où l'on remarque La Parisienne roquette, La jeune Femme, L'Eveillée, etc.; c'est le triomphe du turban ; une série de têtes de femmes, L'Elégance, La ['rétention, L'Accordée, La Mariée, La Parure, La jeune Épouse, au pointillé par Bertrand et Girard: ce sont

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VAUZELLE (Jean-Lubin), peintre, né en 1776. Lithographies.

Porche de l'église d'Harfleur, Cour du Palais de Justice de Rouen , etc. {Voyages pittoresques dans l'ancienne France). — Vincennes, Ecouen, Maison de Jacques Cœur, Abbaye de Fécamp, Anet, St-Ouen, Jumièges, Fontevrault (chez Delpecli) ; Tombeau de Dagobert (Lasteyrie) , lithographies d'un crayon très pâle. — Plus tard, d'un crayon plus coloré : Fontaine à Clennont , Vallée de Royat , La Queuille, Genistousse. — Planches pour un voyage en Espagne, de Delaborde. — Etc.

VEILLAT (Just), peintre et romancier, a lithographie vers 1834. — Portrait de P. Bernard.

VERDEIL (Pierre), néàNinies en 1812, graveur sur bois. — On trouve son nom dans les ouvrages illustrés de 1835 à 1875, et comme spécimens on peut citer, dans V Histoire de Napoléon de Norvins, cette vignette, chef-d'œuvre de Raffet: Batterie de tambours républicains (p. 77) , et plus loin Les Cosaques (p. 520); le titre des Guêpes d'Alphonse Karr, d'après Grandville, 1839. Plus tard , VAlmanach illustré de la France impériale, 1859; des illustrations de Doré, des portraits.

Verdeil a exposé de 1857 à 1874, L'Ordonnance

de bonnes études pour les coiffeurs. Dans le môme genre : L'aimable Bourgeoise, La jeune Pensionnaire, Le Bonjour du malin, par Augrand, Berthereau, — Etc.

Sous le nom de Michel Vaulhier peintre, rue de la Liberté : Paysages, manière de crayon, et V Abreuvoir de Paul Potter, fac-similé de crayon.

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