La Fille grondée, d'après Greuze. — La Marchande de
carpes , la Marchande de plaisirs , d'après Krauss. — La Lavandière , d'après L. de BouUongne. — L'Amant regretté , d'après Davesne. — L'Instant favorable , le Gage de la fidélité , d'après Freudeberg. — La Coquette Sophie, d'après Davesne. — Le Petit Favori, etc.
Estampes pour la fie de saint Grégoire, d'après Van Loo ; pour la Galerie de Florence, etc. Nombreux portraits de Constituants pour la collection de Déjabin, et autres portraits qui , tous ensemble , ne valent certainement pas l'honneur d'être cités.
VOYSARD (Étienne-Claude
Voysard , né à Paris en 1746, élève de Baron , est le graveur de l'œuvre de Ranson : Œuvres contenant un recueil de trophées, attributs, cartouches, vases, fleurs, ornemens et plusieurs dessins agréables pour broder des fauteuils composés et dessinés par Ranson , et gravés par Berthault et Voysard, 1778. Vingt cahiers de 6 pièces et un titre.
En dehors de ce recueil, Voysard, graveur ordinaire du comte d'Artois , a laissé : une bonne copie du Combat de la Hougue, d'après l'estampe de Woollett; r Allaitement maternel encouragé ; le Bon intéressé, la Morale inutile, 2 p. d'après Borel : la Sultane fidèle, d'après Le Brun ; V Innocence inspire la tendresse , d'après Fragonard ; le Maréchal des logis , d'après Borel , rappelant le trait de courage de Louis Gillet , célébré par Gaucher et par Wille , et un portrait historié du même Louis Gillet ; chez Voysard , rue de la Harpe, N" 18. Quelques vignettes.
Mirabeau, d'après Borel (1795); Sonnini, Palissot, Boileau (1798), in-4, portraits pour des livres.
La Promenade du Boulevard italien ou le petit Coblentz, d'après Desrais (1797), in-4; Costumes, eic.
WATELET (Claude-Henri).
Receveur général des finances, membre de l'Académie française , honoraire-amateur de l'Académie royale de peinture , auteur d'un Art de peindre et d'un Essai sur les Jardins, et plus tard d'un Dictionnaire des Beaux-Arts, graveur à ses moments perdus , amant d'une femme artiste , Claude-Henri Watelet occupe une place importante dans l'histoire de l'art et de la société pendant la seconde moitié du XVIIP siècle.
Né à Paris, le 28 août 1718 , il était fils d'un receveur général des finances pour la généralité d'Orléans et de Marguerite de Beaufort, fille d'un fermier général. Il commença de bonne heure à dessiner et à peindre, et fit avec un ami de son père, le médecin Leroi de Saint-Agnan , un voyage en Allemagne et en Italie. Il séjourna à Vienne et plus encore à Rome, où il devint comme l'un des pensionnaires de l'Académie de France. Tous les matins il y venait dessiner d'après le modèle vivant, et c'est là qu'il se ha avec le peintre Pierre, dont il devait rester l'ami.
Watelet rapporta de ce premier voyage une grande connaissance de la peinture et de ses procédés , qui m. 41
lui fut fort utile plus tard quand il écrivit son poëme. Parti amateur, a dit Lemierre, il revint artiste. Il n'avait que vingt-deux ans quand il hérita de la charge de son père, mais tout en menant la vie fastueuse d'un financier et en recherchant les plaisirs du monde dans les salons de Madame de Tencin, de Madame GeofiFrin , de Madame de Pompadour, il s'occupait assidûment de musique, de peinture et surtout de gravure. Ses relations avec le comte de Caylus, avec Pierre, étaient bien faites pour l'encourager dans cette voie. C'est alors qu'il grava ces suites de Vases {Raccolta di vasi intagliate dal suo amico Watelet) d'après les dessins de Pierre, qui témoignent de beaucoup de goût et d'habileté (1749) ; une autre suite de Vases, dédiée à la Signora illustrissima Duronceray nel arte deVintagliatura dilettante virtuosissima ^ fut exécutée avec beaucoup d'agrément, d'après les dessins de Pierre et Vien, en 1752, et
1 Parmi les très nombreux graveurs-amateurs du XVIIP siècle Marguerite-Louise-Amélie Delorme du Ronceray s'est fait une certaine notoriété. Elle a gravé quelques pièces d'après Bouchardon, et une tête de Saint Paul plus grande que nature, d'après Pierre, au crayon rouge. Nous n'irons pas toutefois jusqu'à la déclarer î;«'f/MOs/ssema, ce qui serait hors de toute proportion avec le mérite de ses travaux.
Nous n'avons pas refusé , à l'occasion , de nous arrêter aux œuvres des graveurs-amateurs de quelque talent ; mais il y a tout un petit monde d'amateurs dont les productions méritent à peine un regard en passant ; à plus forte raison serait-il superflu de les décrire : imaginez un millier ou deux de griffonnis , de petites études de têtes ou de paysages, un petit arbre par ci , une petite maison par là, toujours la même chose ; cela , en vérité, n'a aucun intérêt.
Bornons-nous donc à donner ici rapidement une liste des graveursamateurs auxquels nous n'avons pas consacré de notices spéciales :
Le comte d'Affry (ni3-l'793) : un paysage.
Le comte d'Agénois : paysage daté de 1130, etr .
une troisième suite de Vases en 1753, dédiée à Madame Geoffrin. Watelet faisait à ).a même époque (1752), sur le dessin de Gochin, le portrait de sonjeune ami Abel Poisson de Vandières. Celui-ci, pour le remercier, apostillait sa demande d'admission à l'Académie pour remplir une place vacante d'associé libre, et Watelet était reçu. C'est alors, apparemment, qu'il dut rencontrer Marguerite Le Comte, femme d'un procureur, à laquelle l'unit bien vite une conformité de goûts et de caractère. Dès 1754, nous trouvons une Suite de dessins peints et gravés par Watelet du cabinet de Madame Le C. . Pour goûter son bonheur loin des inditierents et des importuns, il acquit aux environs de Paris, à Argenteuil, une jolie propriété baignée par la Seine et ombragée de beaux ai'brcs. C'est au Moulin-Joli qu'il vint cacher ses amours ; entouré de quelques amis, J.-B. Pierre ou Louis Lempereur, il faisait des vers, devisait d'art , dessinait ou gravait.
Seroux d'Agincourt : diverses pièces.
Le comte AlgaroUi : griffonnages, études de têtes.
L.-R. de Voyer d'Argenson : vue du château des Bergeries, l'709.
Dezallier d'Argenville (1680-n66) : paysages à l'eau-forte, études à la sanguine.
D'Assonville, conseiller à Rouen.
Astruc de Vissée : très petits paysages ; les Joueurs de cartes, d'après Téniers (vers 1760).
Bachaumont, mort en 17*71 : portraits.
Eacqneville (cité par Le Blanc) : ornements.
Charlotte de Barckhaus de Veltheim : diverses pièces, n"74.
Le marquis de Bausset, graveur à l'aquatinta, vers HôO.
Bassinet Daugard, d'Avignon, 1701.
Beaufort : les Trois Grâces.
Beaumont , officier aux gardes-françaises.
Jean-Achille Bellanger, substitut du procureur du roi : 16 morceaux, ithalie, dédié à M"** de Pompadour; l'Adoration des bergers, l'Adora-
De là l'origine des eaux-fortes où se trouvent ces deux noms accolés : C. H. Watelet, J. B. Pierre una eademque die sculpsere in villa moletrinœ , gallice Moulin joli. Non pas que ces petites estampes soient
tion des mages, Jésus au milieu des docteurs, le Denier de César, Saint Paul prêchant, les Sacrements, etc. Ex-libris Th. Gueulette (1746-84); œuvre intéressant.
La marquise de Bellny ; deux pièces signées A. B., IITI.
Jacques-François Bernard , l'auteur de VAlmanach de la Fortune ou Agenda de la rue Quincampoix , 1720.
Berthault , amateur d'Orléans, cité par Basan.
Mademoiselle Berthelin : Sybille assise ; Deux Amours, 1787.
Bertinazzi dit Carlin, acteur célèbre : une petite pièce.
Madame Beschey-Pelletier, 1750 (Le Blanc).
Mademoiselle de Bessée, depuis baronne d'Erlach : les Batteurs de blé, la Chaumière sur le bord de l'eau. Paysages d'après Le Prince, 1756, etc.
Mademoiselle de la Bichardière, morte en 1786 : Vues de Caudebec, etc.
Bignon fils.
Mademoiselle F. de Billy : pièces diverses d'après Boucher ; Sacrifice à la Santé pour le rétablissement du Dauphin, etc.
Binanville, conseiller au Parlement.
André-Gaspard Parfait , comte de Bizemont-Prunelé , dessinateur et graveur à l'eau-forte, au lavis et sur bois : né au château de Tignonville près d'Étampes, le 31 mars 1752, mort à Paris vers 1820. Il était élève de Gaucher, qui a gravé son ex-libris, et a laissé un œuvre comprenant plus de cent vingt pièces, de 1781 à 1816. Une pièce porte le nom de Cécile de Bizemont , 180;
Le chevalier de Blacas : une sanguine.
Biondel d'Azaincourt : pièces diverses d'après Boucher, sanguines, etc. nn Timbalier et un Tambour, d'après La Rue, 1*59, une Bacchanole, d'après le même, au lavis.
Bocquet, bijoutier-graveur (Le Blanc).