‹ Les graveurs du dix-huitième siècle (volume 5)Chapitre 44 sur 198 · PORTRAIT D'UNE JEUNE PRINCESSE ( Frédérique · texte numérisé non relu

PORTRAIT D'UNE JEUNE PRINCESSE ( Frédérique

Sophie-Wilhelmine ? ) , de face, le corps tourné vers la gauche. Elle est dans un parc, accoudée à l'angle d'une balustrade. Elle tient dans la main droite une couronne de fleurs, dans la gauche un portrait d'homme. Un panier de fleurs est placé sous son bras droit; un ruban bleu s'en échappe, sur le(juel on lit Frider. — Rond , in-8.

Charmant portrait, sans signature, dans le genre de Janinet. L'exécution en est très fine.

JARDINIER (Glaude-Donat).

Cet excellent élève de N. Dupuis d'abord , puis de Laurent Gars , né à Paris en 1725, a très peu gravé, mais ses estampes sont exécutées d'un burin ferme et agréable. Il passe pour avoir travaillé, lui aussi , à la grande planche de il/"* Clairon en Médée.

Les quelques pièces signées de Jardinier sont :

Le Silence , ou Ne réveille pas , d'après Greuze, infol. en largeur, belle pièce que Beauvarlet a presque entièrement gravée et que Jardinier a seulement terminée.

La Tricoteuse endormie , d'après Greuze , estampe d'une grande harmonie, petit in-fol.

Les Caresses réciproques, d'après Jeaurat.

Soldats jouant aux cartes , d'après Valentin , et des planches pour la Galernc de Dresde.

Un portrait du chirurgien Moreau, d'après Ducreux, 1758, in-8.

Jardinier est mort en 1774.

JEAURAT (Edme;

Edme Jeaurat le graveur et son frère cadet Etienne Jeaurat le peintre sont nés à Vermenton près d'Auxerre. Il faut pour bien comprendre l'œuvre d'un artiste, connaître ses alliances et ses relations , c'est ce que démontre clairement celui d'Edrae Jeaurat , qui n'a pour ainsi dire interprété que trois peintres, Sébastien Leclerc fils dont il avait épousé la sœur, Vleughels son ami , et surtout son frère Etienne Jeaurat dont il a été le graveur attitré.

Edme Jeaurat prit les leçons de Bernard Picard , avant son départ pour la Hollande, et conserva toujours dans sa manière ce goût de pointillé dans les chairs qui est particulier à son maître. Après avoir copié des estampes de Vosterman et de P. de Jode , d'après Rubens , et avoir gravé quelques planches d'après les maîtres, Pan et Syrinx d'après Mignard , Femmes au Bain , Venus et l'Amour (1708), d'après Poussin , Enlèvement d'Europe (1709) , d'après Véronèse , et divers tableaux pour le cabinet Crozat : d'après le même Véronèse , Moïse sauvé des eaux , et d'après Mola , Jacoh et Rachel et le Repos en Egypte , il semble s'adonner complètement à repro-

duire les compositions de son beau-frère Sébastien Leclerc fils.

Cet artiste peu connu maintenant, bien qu'il ait été de l'Académie et peintre du roi , était le fils du fameux Sébastien Leclerc. Son père était logé aux Gobelins comme professeur de perspective : le fils lui succéda , ce qui le fit nommer Leclerc des Gobelins pour le distinguer des personnes du même nom. Jeaurat a beaucoup fait pour conserver la mémoire des tableaux de son beau-frère. Achille reconnu par les filles de Lycomède (1713) est une des bonnes compositions du peintre et une des meilleures planches du graveur ; Enlèvement d'Europe (1714) ; les Cinq Sens (1712) , in-4 en largeur ; les Quatre Passions de Vhomme ( 1713 ) , c'est-à-dire l'Ambition , l'Amour, l'Avarice et la Haine ; in-4. En 1715, Jeaurat gravait le portrait du graveur Sébastien Leclerc son beaupère, puis plus tard, toujours d'après Leclerc fils, des allégories décoratives, V Histoire, la Poésie , les Mathéînaliques et la Peinture (1724) , et enfin la Musique , la Géographie , le Dessin et la Danse (1734), et en 1737, Mardocliée conduit au triomphe.

Edme Jeaurat avait fait connaissance de Vleughels , fils d'un peintre anversols qui était venu s'installer à Paris. Nicolas Vleughels prenait de- ci de-là son bien pour composer ses tableaux, mais n'avait aucune imagination. Il n'a pas moins beaucoup produit et Jeaurat beaucoup gravé d'après ses peintures.

Les jolies planches des Saisons , in-8 en largeur; les Èlèjnents (1716), Jésus apparaissant à la Madeleine ( 1716 ) , la Naissance de la Vierge ( 1717 ) , V Adoration des mages (1717) ; la Résurrection de

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