LE BLOND
tendit aussi avoir trouvé de son côté l'emploi de la première planche noire. Mais il est bon de remarquer que Le Blond n'estimait pas ce procédé , il le considérait comme ce qu'on appelle aujourd'hui une ficelle.
Le Blond n'eut pas de succès en France. Son procédé était cher. A Londres , il travaillait dans le pays des habiles graveurs en manière noire ; à Paris , au contraire la manière noire était complètement abandonnée. Malgré son incontestable talent , il demeura inaperçu et mourut à l'hôpital âgé de soixante-et-onze ans.
Rien n'est plus rare que les bonnes épreuves de l'exécution de cet habile homme. Ses pièces les plus marquantes sont :
La Fuite en Egypte , Jésus mis au tombeau , S^^ -Cécile, S^^ -Agnès, Portrait d'un seigneur vénitien, Vénus couchée, d'après le Titien ; le Tt^iomphe de Galathée, d'après Carie Maratte, la Chasteté de Joseph, d'après G. Gignani.
Les Enfants de Charles P" , Ruhens , Van Dyck , d'après Van Dyck.
Le Blond faisait les portraits de grandeur naturelle :
Le Roi George II, et la Reine sa femme. — Shakespeare, d'après Robusti.
Le Prince Eugène de Savoie, Amsterdam 1710.
Les deux estampes qui nous intéressent le plus dans son œuvre sont naturellement celles qu'il a gravées à Paris :
Le portrait du Cardinal de Fleur y, in-fol.
Et celui de Louis XV, toujours de grandeur naturelle, rarissime pièce qu'on peut voir exposée dans la première salle du Cabinet des Estampes, et qui est un très beau spécimen du talent de Le Blond.
LECŒUR (Louis).
Graveur en couleur et au lavis d'une certaine habileté, Lecœur, élève de Debucourt , nous a laissé :