Voltaire, en habit rouge; in-fol
Se joint à la série des portraits d'acteurs et de Molière. 38. Voltaire, très-âgé, d'après Grarnerey ; ovale in-fol.
39. Nous mentionnerons simplement pour mémoire le Fourcroy et le Lavoisier de la collection de Bonneville, et une série de médaillons ovales d'auteurs classiques français : Boileau, Bossuet, Corneille, Descartes, Fenelon, Fontenelle, La Bruyère, La Fontaine, Molière, Montaigne, Racine, Mme de Sévigné,; de littérateurs et de savants tels que Buffon, Condiliac, D'Alembert , Delille, Desault, Diderot, Dubois, Franklin, Helvétius, Linnée, Mably, Montesquieu, Raynal. N'ayant pas le mérite de l'actualité comme le Marat ou la Charlotte Corday, ete., qui appartiennent à cette série, ces portraits ne sont plus que de vulgaires enluminures. C'était là, il est juste de le dire du reste, de l'imagerie populaire, sans prétention, inspirée par les besoins du moment, comme les médaillons de Brulus, Lycurque, Solon, Guillaume Tell, Henri IV. Ce n’est point sur ces portraits qu'il faut juger Alix, mais bien sur ceux de Barras, de Barra, des Consuls, et surtout de Marie-Antoinette et de Madame Saint-Aubin, qui le mettent au premier rang des graveurs en couleurs.
ALLAIS (Louis-JEAN).
Né à Paris en 1762, Jean-Louis Allais, graveur au lavis et à l’aqua-tinta, commence sa carrière par ce que l’austère Renouvier appelle « les polissonneries de l'ancien Régime » pièces d'après Huet, etc. Mais pendant la Révolution, il se met au ton convenable en gravant le portrait de Necker, celui du député Ze Chapelier, et de grandes figures républicaines, /a Liberté , l'Égatité, d'après Fragonard fiis, ie pitoyable dessinateur des figures du Grécourt de 1796.
Sa femme, Angélique Briceau, fille du graveur d'une pièce très-risquée de Beaudouin, les Plaisirs réunis, exploite aussi le genre en vogue pendant la Terreur en publiant une série de grands médaillons en couleurs, où l’on retrouve les inévitables portraits de Rousseau, Mirabeau, Chalier, Lepelletier, Marat, Barra et Viala. Ces portraits, du même format que ceux d’Alix, sont d’une expression plus accusée.
Allais a gravé le Retour de la promenade, d'après Boilly, et de grandes pièces d’après Carle Vernet et Swebach : Entrée dans le bois, l'Abreuvoir, l'Arrivée du cabaret, le Marché aux chevaux. Souvent Duplessi-Bertaux en faisait l'eau-forte, que notre