‹ Les graveurs du dix-huitième siècleChapitre 244 sur 275 · Portrait de femme, non signé; in · texte numérisé non relu

Portrait de femme, non signé; in

\ M. Delignières, sous le n° 64 de son cataiogue, donne ce portrait, qui est à la

bibliothèque d'Abbeville, comme gravé par Daullé et représentant Madame de Pompadour.

DAVID (FRANGOIS-ANNE).

Né à Paris en 1741, David, disciple du graveur Le Bas, n’était pas précisément un élève modèle, si nous en croyons la note suivante extraite des Procès- Verbaux de l'Académie de peinture, qui doit s’appliquer non pas au peintre bien connu Louis David, mais au futur graveur alors âgé de vingt-trois ans et qui témoigne de sa turbulence : « 26 janvier 1765. Sur » les plaintes portées que quelques élèves de l'Académie > se sont comportés irrévéremment et ont troublé la > tranquillité de l’école du dessin tenue par MM. les >» maitres peintres et sculpteurs, l'Académie a banni > les nommés David et Boissier pour six mois. »

Pourtant il avait, dans ses premiers travaux, fait concevoir des espérances. Le portrait de Gaspard- Nelscher avec son épouse el son fiis, gravé en 1772, est une estampe largement traitée ainsi que {a Liseuse et le Bureur (1772-73), exécutés d’après Metzu pour la Galerie de Lebrun. Le Marché aux Herbes d'Amsterdam, du même (1774) planche dédiée à Blondel d’Azincourt, est également d’une lumière bien distribuée et d’une bonne facture.

L'Heureux Désordre, d'après Tischbein , est une

estampe médiocre. Dans le Marchand d'Orviétan, d’après Karel Dujardin, d’une faible exécution, David s'intitule Grageur de la Chambre el du Cabinet de Monsieur, frère du roi. Monsieur, tout jeune alors, était le comte de Provence dont David a gravé le portrait d’après la peinture de Drouais. Il a exécuté quelques autres portraits, ceux de Diderot, d’après Louis-Michel Van Loo, du Duc de Choiseul, d’après Roslin , et de Catherine IL.

David alléché sans doute par le succès des Ports de France , aurait aussi publié des estampes d’après Vernet, estampes qui, nous apprend le Journal de Paris (6 mars 1780), donnèrent lieu à une contestation.

Renou, secrétaire de l’Académie de peinture fut même obligé d'écrire au journal au sujet de ces soidisant vues de Dunkerque et de ses environs.

Il avait en effet paru le 25 février, une annonce ainsi conçue : Première et seconde vue des environs de Dunkerque, gravées par Auder, d’après Vernet. Cette attribution à Vernet fut désavouée par Renou de la part de Vernet lui-même. Le graveur David, répondit en assurant que les deux vues avaient été gravées d’après deux dessins originaux appartenant à M. le Chevalier Lambert: il ajoutait qu’il s’en était rapporié au graveur qui lui avait vendu les deux planches sous ce titre et qu’elles pouvaient bien n'être pas des vues de Dunkerque.

C'est alors que Renou écrivit de nouveau que jamais Vernet n'avait été à Dunkerque; que ce peintre célèbre était du reste habitué depuis longtemps à se voir attribuer des ouvrages qui n'étaient pas siens, qu'il l'avait chargé de désavouer d'aussi

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