‹ Les graveurs du dix-huitième siècleChapitre 61 sur 275 · BAILLET (Guillaume), Marquis de ST-JULIEN. — In · texte numérisé non relu

BAILLET (Guillaume), Marquis de ST-JULIEN. — In

Ce petit portrait, finement gravé, n’est pas indiqué dans les catalogues de Le Blanc et de l'abbé Dairaine.

26. BANDIERI DE LAVAL, Mtre à Danser des Enfans de France et de M° la Dauphine, Directeur de l’Académie Royale de Danse et

Mtre des Ballets du Roy. — D’après Drouais ; in-4.

1er état : sans inscription sur le cartouche et sans légende sur la marge inférieure.

28 état : avec deux flambeaux sur le cartouche et l'inscription Invenit à Fontainebleau 1765. Sur la marge inférieure on lit : Reçu en survivance en 1754, en récompense de l'introduction des mililaires au théâtre, ce qui a agrandi la pompe théâtrale.

27. BÉTHUNE (les Enfants du Duc de), jouant avec un carlin. — D'après Drouais; in-fol. en largeur.

Existe avant la lettre.

Beauvarlet formait sous sa direction un élève italien du nom de Mellini, qui a signé le pendant de cette estampe : les Enfants du Prince de Turenne. Maïs il

LES GRAVEURS DU XVIIIe SIÈCLE.

est difficile de croire que le maître n'a pas travaillé lui-même à cette dernière planche.

BOUCHARDON (Edme), sculpteur, d’après Drouais ; in-fol.

Morceau de réception de Beauvarlet à l'Académie, en 1776. 1er état : avant la lettre.

BOURGOGNE !le Duc de), petit-fils de Louis XV, d’après Frédou ; in-8.

Le frère de Louis XVI, mort tout jeune, est représenté de trois quarts à gauche, avec la plaque du Saint-Esprit; tablette avec des palmes et les armes de France.

Portrait d'une exécution des plus délicates. Les épreuves de premier état, fort rares, ne portent pas les noms des artistes.

CLAIRON ( Mademoiselle) dans le rôle de Médée, d’après Carle Van Loo; grand in-fol.

Jamais portrait ne fut d'un enfantement plus laborieux. — Laurent Cars, dit-on, fut d'abord chargé de graver le tableau de Van Loo; il demandait mille écus. « Vous en aurez deux mille, répondit l'actrice, c'est le Roi qui paie. » Il corrigea ou refit plusieurs fois la tête sans être satisfait; Donat Jardinier et Saint-Aubin tentèrent de parfaire la planche sans y réussir. C'est alors que Beauvarlet se serait dit capable de graver le portrait; mais Cars, hésitant, lui aurait rotiré la planche pour eseeyer de Cochin, sens snncâs. Tà-dessus , Médée-Clairon , impatientée, serait allée trouver Beauvarlet pour lui tenir à peu près ce langage : « Vous êtes, paraît-il, un graveur de grand talent; achevez » donc mon portrait à ma satisfaclion, ou, si vous n'y réussissez pas, cessez de » vous croire un artiste habile. » Et sur cet argument vigoureux, Beauvarlet aurait heureusement terminé la planche, moyennant cent louis.— Cette légende est rapportée en détail dans le travail de M. l'abbé Dairaine.

16r état, avant la lettre.

Mademoiselle Clairon a été gravée plusieurs autres fois, notamment :

1° par Benoist, joli portrait de profil, in-8 ;

2 par Schmidt, qui nous a laissé d'elle un profil élégant à l'eau-forte, in-4 ;

3° par l'allemand Berger, d'après Schmidt, in-8 ;

4 par Le Mire, allégorie d'après Gravelot , in-4;

59 par Michel, d'après Pougin de St-Aubin, in-fol.;

6° par Littret, d'après Schenau, in-fol., et aussi en médaille in-8 ;

7% par Flipart, d'après Cochin , dans une curieuse pièce intitulée : Concours pour le prix de l'étude des têtes, fondé par le Comte de Caylus. Mademoiselle Clairon , assise sur un fauteuil, sert de modèle aux dessinateurs.

DU BARRY (Madame la Comtesse), en veste de chasse, assise, la tête nue, frisée et poudrée; d’après Drouais, in-fol.

Cette élégante image est la plus belle qui nous ait été transmise de l'infortunée courtisane, Les épreuves avant la lettre (nous ne connaissons pas d'épreuves

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avec la lettre) sont excessivement recherchées : 405 fr. vente Herrog en 1876, 455 fr. vente Béhague 1877 (1), une troisième épreuve, superbe, a été vendue 840 fr. au commencement de 1879.

L'épreuve du Cabinet des Estampes est avant la lettre et avant les noms d'artistes.

Les autres portraits les plus connus de Madame Du Barry ont été gravés :

1° Par Bonnet, in-8, en couleur, très-rare ;

20 Par Dagoty fils ainé , in-fol., en couleur, rare et curieux ;

3° Par Gaucher, médaillon dans un encadrement orné de roses, chef-d'œuvre .de délicatesse ;

4° Par Lebeau , in-4, élégamment orné ;

50 Chez Duchaîne (puis chez Esnauts), in-4, assez joli ;

6° Par Watson , manière noire, in-fol.;

% Par Legrand, in-8, Plaire n’est pas l'unique soin pour elle... ;

8° Par Bovinet, in-8, très-mauvais ;

9 Par Condé, d’après Cosway, in-12, portrait recherché, bien qu'il soit d'une authenticité douteuse.

32. GALITZIN (Catherine, Princesse), née Princesse Cantenier, d'après Lefebvre; profil dans un médaillon rond , encadrement carré ; grand in-4.

33. LE BERTHON, Premier Président du Parlement de Bordeaux, d’après Lonsing, in-fol.

Avant la lettre (collection Didot).

34. MOLIÈRE, en robe de chambre, assis dans un fauteuil, devant une table portant une écritoire ; d’après $. Bourdon ; in-fol.

Portrait estimé, bien que d’une authenticité plus que contestable.

Une épreuve des plus curieuses figure au Cabinet des Estampes dans l'œuvre de Moreau. Le portrait est à l'état d'eau-forle, la figure et les mains en blanc, dans un encadrement terminé et absolument différent de celui qu'on rencontre habituellement. Les angles supérieurs du cadre sont arrondis. En haut est un cartouche, avec trompette et banderolle, guirlande de lierre retombant sur les

(1) La collection de M. Octave de Béhague que nous citons souvent, était l'une des plus belles qui aient jamais été réunies. Il a fallu douze journées de vente pour la disperser (février 1877). Le catalogue, de 2776 articles, comprenait quatre grandes divisions : 10 une série de 230 almanachs, de 1646 à 1839, 2° des pièces historiques ; 3° une importante réunion de portraits; 4° enfin une merveilleuse collection d'estampes de l'Ecole française du xvu* siècle en noir et er couleur. « C’est le joyau dela collection, — écrivait M. Emmanuel Bocher, — » nous pouvons le dire sans craindre d'être démenti, jamais plus bel ensemble » n'aura été réuni, jamais collection plus pure et en plus belle condition n'aura été » mise à la disposition des amateurs, — il faudrait que tout fût cité, tout mérite » de l’être.... »

La vente a produit près de 400,000 francs.

côtés. Au côté gauche, marotte, flûte de Pan, masque, lierre ; à droite, une lyre et une houlelte. Au bas, deux masques, et, entre deux volumes , un écusson en blanc.

Use épreuve avant la bordure a été vendue 120 francs à la vente Béhague. Ce serait donc, s'il n'y a qu'une seule planche, une épreuve avec la première bordure effacée, avant qu'on ait regravé la seconde. Les deux bordures paraissent bien dessinées, du reste, par la même main, et les ornements ont un air de famille avec ceux du petit portrait de Molière gravé par Cathelin, pour l'édition de Bret, d'après Moreau.

11 y a des épreuves du portrait de Molière : 1° avant la lettre ; 2° avec le nom, avant la dédicace; 3° avec la dédicace aux Gentilshommes de la Chambre ; 4° la dédicace remplacée par des vers.

35. MONTPIPEAU (Pierre-Francois Ducluzel, Marquis de), intendant de Tours, en habit de chasse, tenant un fusil; d’après Roslin ; grand in-4.

Existe avant la lettre.

36. NOLLET (J.-A.), de l'Académie Royale des Sciences, d’après La Tour; in-8. Une rare épreuve, avant la lettre, de ce très-joli portrait du célèbre abbé phy-

sicien, est signalée au catalogue Didot.

Une épreuve avec le nom , mais avant le cadre, dans la collection de M. Roth.

37. Oranje ( Willem, Prins van), d'après Van Nimeghen; in-toi. orné.

Ce portrait, croyons-nous, n'avait pas encore été décrit. Il n'a, du reste, rien de particulièrement remarquable.

88. POMBAL (le Marquis de}, d’après Van Loo et Vernet; in-fol. en largeur.

Le fameux ministre portugais est représenté au bord de la mer, ayant devant

lui le port de Lisbonne. Le tableau, dit M. l'abbé Dairaine , fut gravé en 1772,

aux frais de deux négociants anglais établis à Lisbonne. Le Blanc signale cette pièce avant la lettre.

39. Relongue (J.-C. de), Seigneur de la Louptière, d’après Surugue. — In-8, avec ces vers de Melle Julie de la Croix :

Cet auteur que tu vois a consacré ses veilles À l'art des vers ingénieux.

Il seait trop charmer nos oreilles Pour n'être pas cher à nos yeux.

40. SAGE (B.-G.), né à Paris le 7 mai 1740, des Académies Royales

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des Sciences de Paris, etc., Censeur Royal. — Discipulorum

pignus amoris. — D'après Colson; in-4.

Le portrait du célèbre chimiste qui remplaça Rouelle à l'Académie des Sciences et créa, pour ainsi dire, la docimasie en France, semble avoir été gravé par Beauvarlet avec prédilection ; il est d'une facture des plus polies et des plus douces.

41. Onuphre Desmaretz, théologien. — Perussault, jésuite.— Pichault, théologien ; 3 p. in-fol.

42. Charles Coffin. — Le Noir, avocat. — Louise de Beringhen. — Boursier, théologien ; 4 portraits en buste, cités par Le Blanc.

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