‹ Les graveurs du dix-huitième siècleChapitre 89 sur 275 · L'INNOCENCE EN DANGER, d'après Lavreince, in-fol · texte numérisé non relu

L'INNOCENCE EN DANGER, d'après Lavreince, in-fol

l’eau-forte pure (Collection de M. Mühlbacher). 1tr état, avant toutes lettres : 159 fr. vente Béhague. 2° état , avec le titre, les noms des artistes et l'adresse. (E. BocHER, Cat. de Lavreince).

2. LA SOIRÉE DU PALAIS-ROYAL, estampe dans le genre de Lavreince, in-fol.

205 £r., ceu-forte, vente Réhogno — 185 fr, avant la lettre, id.

Les CARDON.

I. — Né à Bruxelles, le 7 décembre 1739, ANTOINE- ÂLEXANDRE-JOSEPH CARDON annonça de bonne heure de grandes dispositions pour le dessin. Placé dans l'atelier de La Pegna, peintre de l'impératrice Marie-Thérèse, il y fit de rapides progrès ; emmené à Vienne par son maître , il y fût présenté à l’impératrice qui, sur la recommandation du comte de Cobentzel, ministre d'Autriche dans les Pays-Bas, lui accorda une pension et lui donna ainsi les moyens de se rendre à Rome. Après trois ans de séjour et d’études dans cette ville, Cardon vint à Naples,en 1764,et se livra presqu'exclusivement à la gravure en exécutant des Vues et Plans de laville de Naples, d’après Les dessins de Giuseppe Bracci. Son burin facile autant que gracieux, fut remarqué de l’archéologue amateur Hugues d'Hancarville , qui lui confia la gravure des planches du grand ouvrage des Antiquités Etrusques, Grecques el Romaines dont le chevalier Hamilton, ambassadeur d'Angleterre à la cour de Naples, faisait les frais et qui reproduisaient les objets d’art tirés en partie de sa collection (1766-67), 4 vol. in-fol.

Cardon a encore gravé dans ce pays une suite de

24 Vues prises en Italie, in-fol., dédiées à divers personnages. En 1769, il revint à Bruxelles, rappelé par son protecteur , le comte de Cobentzel, qui voulait le charger des planches de l'Histoire de l'ordre de la Toison-d'Or. À partir de ce moment, ilse consacra à l'illustration des livres édités en Belgique et fut aussi chargé de graver une partie des tableaux du duc d'Arenberg et du comte de Cobentzel. Un de ses meilleurs portraits gravés, ayant au bas ces deux vers :

Éclairé, ferme, actif et digne de son maitre, Sa gloire est d’être juste et non de le paraitre.

passe pour être le portrait de ce dernier.

On aencore de lui un portrait in-fol. de Joseph IT, d'après Herreyns (1787), le portrait de Rubens, d'après lui-même, celui de l'Archiduc Charles d'Autriche, et celui du prince Charles de Ligne.

L'estampe la plus importante de Cardon est {a Signature du contrat de la noce de village gravée d'après un tableau ‘d'Antoine Watteau , appartenant à S. À. le prince d’Arenberg, à qui elle est dédiée. Cette grande estampe , en largeur , où l’on compte plus de cent personnages, est la pièce capitale du graveur f.

En 1815, Cardon fut nommé membre de l'Institut des Pays-Bas. Il mourut à Bruxelles , âgé de 83 ans, le 10 septembre 1822, après avoir eu le chagrin de voir mourir son fils avant lui.

[T. — ANTOINE CARDON, son fils, est né à Bruxelles le 15 mai 1772. Sous la direction de son père, il

1 Cette planche fut retrouvée en 1837 par le polonais Comte de Stratewitz qui en fit faire un nouveau tirage.

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