CONCLUSIONS
1° De toutes les méthodes de greffes cutanées, la greffe dermo-épidermique d'Ollier-Thiersch nous paraît être la greffe par excellence et on doit s’en servir toutes les fois qu'il existe une perte de substance cutanée à réparer, quelqu'en soit d’ailleurs l'étendue; nous ne lui connaissons guère de contre-indication.
Elle offre comme premier avantage de ne pas créer, pour la formation du lambeau, comme on est obligé de le faire lorsqu'on emploie la greffe par approche, une vaste plaie nécessitant un pansement prolongé, lorsque la réunion par première intention n'est pas possible; quelque soit l'endroit où on ait pris le lambeau, on obtiendra toujours une cicatrice désagréable, à moins de combler immédiatement la perte cutanée par des greffes dermo-épidermiques.
2° Elle fournit rapidement un tissu de réparation largement suffisant.
3° Elle a l'avantage de pouvoir s'appliquer à toutes les pertes de substance et à toutes les régions. En quelque endroit que siège la perte de substance à combler, cette situation n’entraîne pas de complications plus grandes du manuel opératoire et n’exige, ni éducation préalable, ni immobilisation dans une attitude anormale, vraiment bizarre dans cerfains cas, véritable supplice qu’on est obligé d'imposer aux malades lorsqu'on pratique chez eux une greffe par la méthode italienne,
4° Elle permet de faire le maximum de réparation avec le minimum de dépense, puisque les « écorchures » produites par la prise des transplants ne peuvent être considérées comme des pertes de substance; leur cicatrisation est tellement rapide et complète, qu'on a pu prélever à nouveau des transplants sur des surfaces où avaient été faits des prélevements antérieurs.
5° Enfin le manuel opératoire en est simple, le prélèvement des lambeaux est inoffensif pour le malade et, en somme, la greffe dermo-épidermique est à la portée de tous les praticiens,