Ibid. no
des artistes potiers de Raeren, comme des autres centres, étaient souvent des copies d'œuvres de vrais artistes dessinateurs, graveurs ou peintres. Il cite entre autres deux spécimens qu'il a exposés à Gand en 1882, sous le n® 544 du catalogue, et qui représentent Tun un médaillon complet, Tautre un tesson de médaillon, imités de nielles dessinées par CoBiniLins ou Chbystophe Van Sichem, dans sa Biblia sacra illustrée, imprimée à Anvers par JbanMosrektobf, et réimprimée en 1 657 par PiBBBE Jacques Paets'. L'ouvrage de Van Ysendtck, cité ci-dessous, et qui est en cours de publication, peut en fournir à lui seul bon nombre d'exemples.
Les dessins des cuirs de renaissance flamande, semblables aux cuirs reproduits sur les grès artistiques, sont communs dans l'œuvre des artistes graveurs, dessinateurs ou sculpteurs des Flandres, d'Allemagne au XVI® siècle, et ne sont pas dus à l'invention des modeleurs potiers. Cette sorte d'ornementation avec découpures latérales en pandeloques ou en culs de lampe du genre de Jean Emens et de notre
1. Voici le texie du n9 5U du Catalogne de fond écrit par M. Van Dutsb. On peut voir le principal dessin auquel il fait allusion dans Van Ysendtck, Documents de Cari classés dans les Pays-Bas^ recueillis et reproduits lettre N, au milieu en dessous de la pi. 3.
« Bible de Cornélius Van Sichem. Plusieurs culs de lampe de cet ouvrage datant de la seconde moitié du XVI« siècle, attestent que les Cartenmakers de Raeren se sont inspirés pour quelques-uns de leurs cartouches des illustrations qui décorent cette bible. On a précédemment établi que les danses de paysans sont empruntées à Hans Sebald Béham et à d*autres petits maîtres de la suite de Durer. Deux tessons représentant, Tun un médaillon complet, au cadran et à la sphère, Tautre un tronçon de médaillon, offrent la représentation à peu près textuelle des culs de lampe de la bible de Van Sichem ».
On soutient cependant d*autre part que Van Sichem lui-môme n*est ici qu*un copiste contemporain ou mômepostérieur aux potiers. L*ariiste copié par les deux serait un inconnu.
A^ 108> semble hnité des desBins du Thiatrum orUi Urrarîmf
d'ABÎtAHAHO&TSIiIUS, gtAXé pET Fb. Ho&EMBBBa (1587) % du
Spiffhel der zMvaari de Lucas Janssz YfAQiCESJLBBLd$£nehuiféen (XVI* siècle) ', des Ctmpoêiiions de Mabtin DaroB^ gravées par <teÂKWi£BiO£Xd'AiiTer8(1650)i publiées par PebbsbBiiiTXns *, des vignettes des éditions de Flantik; dont les bms sont encore aujourd'hui conservés à Anvers (XYI* s.) *j du JtecuM d€9 eompariimenis de Jacques Flous, gravés par Js&ôkb Ck^CK d'Anvers (XVI* s.) * de VAtloê de 6bsabi> Mbboatob et Juoocus HoNDius (1609) *, de Tentourage du portrait de Char^ lotte de Bourbon par Hbnbi Gottzxus (1581) ^
Les cuirs qui entourent la miu:que de Quélin Pardique, au perron de Liège, semblent être imités de l'entourage du Deot^m Dearumque eapUa gravé parPn. Galli d'après Obtelius (1573)* et surtout du Theatrtm de ce dernier (1570)'. D'autres cuirs de même genre, sans pandeloques, comme ceux de notre A^ 445' dérivent d'œuvres du même Th$airum^ (1570) *° de V Atlas d$ MsBCATOB (1613) ^^ ou de la Batavia Ulustrata^ imprimée par Loxns Elsbvibb (1609) ".
Les types de frises, ou bandeaux de goulots, avec petits mascarons accostés d'ornements, si usités à Baeren, Siegbourg,
j. Voir rouvrage de Van YsEia>YCK7^^r^ (7, pi. 1 el 5.