‹ Les grès wallons, grès-cérame orné de l'ancienne Belgique, ou des Pays-Bas, improprement nommés grès flamands; études formant une monographie au point de vue historique et descriptifChapitre 37 sur 81 · Le* armes et les sceaux de Char 1er oi · texte numérisé non relu

Le* armes et les sceaux de Char 1er oi

cercles en creux et en cordons laissant entre eux une bande ornée de six petites rosaces en relief, couvertes d'émail bleu, semblables à la variété Az63', pi. XIII, fig. 39. Entre ces rosaces sont accouplées Tune sur Tautre, de petites rosettes en creux, semblables à notre A^ 79', mais un tant soit peu plus petites, pi. XVI, fig. 42.

D. M. Van Du7se, à Gand.

Ax 676S N^ 1023. C. M., K^ 403. C. M. V. — Gourde pansue à 4 annelets ou anneaux de bandoulière, dont la panse a 0^23 de diamètre.

Sur le devant est notre écu de Xhencheval Ax 689' , pi. V,fig. 2. Autour de cet écu, au milieu de tout un système de cercles et d'ornements concentriques, règne une large bande circulaire, divisée en 6 panneaux, ornés alternativement d'une petite rosace Ax707*, pi. XII, fig. 48 et d'un bouquet composé, gravé en creux Ax 758, pi. XVI, fig. 19 et 20.

Derrière se trouve l'écusson d'Houwen A» 688*, pi. IV, fig. 2.

On se demande quelle connexion Ton pourrait établir entre la famille liégeoise de Xhencheval et celle d'Houwen. U ne s'agit, sans doute, que de deux écussons devenus banaux et réunis par le caprice du potier. A. Ga.

Ax677*,N^ 1027. C. M., N<> 407. C. M. V. — Gourde fort semblable à la gourde Ax 676', pour la forme et les dimensions. La panse porte le médaillon A< 770*.

Autour sont rangés 8 compartiments, dont 4 vides et 4 portant un mascaron grossier A^ 708*.

Derrière est un écusson de Bernardo A^^ 717', pi. V. fig. 1. A. Ga.

N* 423. G. P. — « Bouteille en forme de gourde, à quatre anneaux pour la suspendre. Couverte grise, teintée de brun* Le devant est orné d'un médaillon armorié, surmonté d'une mitre et d'une crosse. »

N^» 424. C. P. « Une bouteille en forme de gourde à quatre

anneaux pour la suspendre, couverte grise, teintée de brun. Le devant porte un médaillon armorié sur un bouclier orné de rosaces bleues. »

N* 446. C. P. — « Très joli tonnelet, en terre blanche avec couverte grise. Forts beaux ornements en relief, en style renaissance, n

N« 28. C. V. — « Barillet de 0~39 de long, Quatre cercles fleurdelisés, un beau muffle de lion sur le fond du devant, deux poissons servent de supports, n

N<^29. G. Y.— « Barillet pareil, mais les poissons fragmentés.

N« 36. C. V. « Marque : M. G. 86 (1586). Gourde à panse aplatie et à long col, des armoiries sur les deux fasces. Deux dragons en étain, traversant quatre oreillettes servent d^attache à une chaîne de même métal. Haut 0'"46. Rest. légère dans le pied, n

N* 37. C. V. — « Dans le même genre que le N<» 36, mais sans la chaîne. Haut, 0"'38. »

N® 198. C. V. « Idem ornée d'une armoirie. Haut, 0"*34. n

N® 123. C. R. 3. — « Une grande et superbe gourde en terre et couverte grise ; le champ est orné d'un bel écu armorié, de rosaces, etc. Le col est un peu endommagé. Haut 0'"41. »

N*^ 164. C. R. 3. — « Une très grande et belle gourde, terre et couverte brunes ; elle a d'un côté deux écussons superposés et de l'autre une rosace dans laquelle cinq médaillons, etc. Haut 0«»43. n

AX678*. — Écu peu artistique de 0^07 sur 0"04, entouré d'une bande ornée en médaillon oval. Cet écu est coupé : en chef une espèce de fleur de lis épanouie ; en pointe, échiqueté de 3 tires, de 6 points chacun ; cimier, un heaume tortillé, sommé d'une couronne ; supports deux lions héraldiques efflanqués.

Az 679S — Petite gourde à quatre annelets de bandoulière, de façon peu artistique, haute de 0'"30, à panse de 0''20 sur O^'IS d'épaisseur. Elle porte sur le devant, au milieu de cercles con-

centriques, Técusson A^ 678\ et derrière, Técu A^ 771*, pLVII, fig. 2. A. L.

A» 68r. — Médaillon ovale de 0"08 sur 0°K)7, rempli d'ornements héraldiques, entourant un écu à une fasce, à la bordure engrelée ; cimier, une mitre d'évêque ornée, et une crosse d^abbé de dessin compliqué. A la partie supérieure un listel offrant la devise :

BENIGNITATE : ET : VEBITATB'.

PL IV, fig. 11.

Sauf la bordure, qui est ici engrelée, c'est Técu du duché de Bouillon que les princes-évêques de Liège mettaient souvent sur leurs monnaies : de gueules à la fasce d'argent.

Pour la légende, on ne connaît rien de ce qui s'7 rapporte.

Un de Severi, en 1562, portait : d'azur à la fasce d'or, à la bordure engrelée de même, accompagnée d'une étoile de même. Devise : Devoir plus penser que dire.

Cependant Charles de Severi ne portait pas l'étoile. Il fut seigneur de St-Amand, Wayaux, Heppignies, Brye, etc.

Né en 1605, il devint abbé de Floreffe en 1640, puis vicaire général des Prémontrés en 1655, et il mourut on 1662.

Peut-être s'agit-il ici de ce personnage, ce qui reste cependant douteux.

Au XV* siècle les de Severi étaient seigneurs de Villers-sur- Lesse, Recogne, etc.

Everard, père de Charles, était né en 1554. Il posséda des biens à Fleurus. Seigneur de toutes les seigneuries que nous venons de citer, il était en outre écuyer, seigneur de Mon-

i. Un arlicle sur les Grès flamands fabriqués pour Liège^ publié dans ie Bulletin de CInstitut archéologique liégeois^ recommande de rectifier ainsi celte légende ;

HISERICORDIA ET VERITATE.

Nous ne savons pourquoi cette transformation. La version est bien telle que nous la donnons.

ceaux, capitaine gouverneur du château de Namur. Il se maria en secondes noces, en 1595, avec Marie de Blanchedame, fut créé chevalier en 1598* , mourut en 1622 à Namur et fut enterré à St-Amand. Sa fille fut mariée avec Antoine de Marotte.

En 1595 Jean de Severi était seigneur de Dyon, de Maiseret, etc., et entretenait des rapports suivis avec le marquis d'Yves, dans le pays de Charleroi.

Une de Severi se maria du reste aussi avec un Herman d'Horion, d'une famille qui eut toujours dans nos environs les relations les plus suivies.

Plus tard il y eut en outre mariage entre Gérard de Groesbeck, avec une de Severi.

Ax681*. — Même médaillon plus grossièrement travaillé dans tous les détails. Il mesure 0™09 sur 0"075.

Aï^681'. — Variété un peu plus petite, résultant d'un surmoulage.

N^ 50, N*» 108. M. E. — Grande cruche achetée par l'État à la mortuaire du peintre Dewinne. Pour la forme et les dimensions, elle est la même que notre pot K^ 49, sauf que le pied est de deux centimètres plus bas et le vase en parait d'autant moins élancé. Le goulot a un mince bec et porte la tête à barbe Ax613*,pl. Vin, fig. 5.

La panse o£Fre par devant notre écu de Severi' A^^ 681*, et sur les deux côtés du vase est répétée la grande rosace Ax715*.

N« 46, N« 298. E. L. - Barillet long de 0'»38, haut de 0"30, portant sur l'un des deux bouts l'écusson de Sprimont,

«. De Veguno, cilani mal Lefort change par erreur celle dale en 1798.

2. Le catalogue du Musée de l*État ayant, à propos de ce vase, attribué cet écu à la famille de Ligne, (ou d'Horion), confondant par inadvertance la fasce de Tun avec la bande de Tautre, nous avons avec inattention répété celte erreur dans notre 2™» Rapport, Il importe que nous nous rectifiions. Il n'y a aucune analogie entre nos écus A^ 681* et A^ 45^

variété A^iV. Sur Tantre boat, au-dessos du robinet et sur les deux flancs, Técu de Severi que nous venons de décrire, mais un peu varié Ax 681'. La devise est illisible *. M.N.

N* 314. E. L. — Gourde à 4 anses, également bombée par devant et par derrière, ce qui n'est pas Pordinaire, le dos étant habituellement plus protubérant, large de (r24, épaisse de 0"19, à goulot à sucette haut de 0*10, large de O-ll.

La panse est ornée d'un système de cercles concentriques entouré de 6 rosaces A^ 766*.

Au milieu de ces cercles se trouve notre écu de Severi A^ 681 * ci-devant. L'inscription du listel est frustre et ne laisse apparaître qu'une partie du mot veritate, qui a été prise pour le mot Severi par le catalogue de l'Exposition liégeoise.

A. M. Merghelynck, à Ypres.

N« 313. E. L. — « Pot brun aux armes de Severi, abbé, avec phylactère illisible et aux armes deKerkem n Az353\ pi. VIT, fig. 4.

A. M. Poswyck, à Liège.

Ai684*. — Médaillon de 0»09 sur 0"075, renfermant un écusson à 3 fleurs de lis rangées en fasce, au chef chargé de 3 maillets inclinés à sénestre rangés aussi en fasce ; timbre, un heaume avec tortil entouré de lambrequins accostés de deux fleurs de lis horizontales*. Cimier, un sénestrochère tenant un maillet entre le pouce et l'index, au milieu d'un vol. PI. IV,

fig.l.

Ce sont les armoiries d'une branche de la famille Vilain de Gand, les vanden Steen ou a Lapide, dont plusieurs membres eurent de grandes relations dans le pays de Liège, et dans

i. Le caulogue de l'Exposition de Liège, dans la description de ce tonnelet attribue par erreur Tua des deux écussons à Tabbaye de Floreffe. 2. Elles sont omises sur notre dessin.

tonte la Belgique ; et qui donna même des bourgmestres à cette dernière ville, et de hauts fonctionnaires à réyêché.

Il faut remarquer que Touvrier potier a transposé par erreur tout reçu; ce qu'il a fait sénestre doit être deztre et vice versa. Le sénestrochère, ou bras gauche, doit être un dextrochère ou bras droit, les maillets doivent être inclinés à deztre, etc.

Une branche de la famille Vilain de Gand, comtes dlsenghien, posséda de 1627 jusqu'à la révolution française les seigneuries de Chfttelineau, où elle habitait, et de Gilly et Ghamoy. Les relations des vanden Steen dans nos environs s'expliquaient donc tout naturellement par leur parenté. Us portaient de sable au chef d'argent.

Les vanden Steen viennent de Colard Vilain de Gand, lequel se maria avec Zoete, héritière de la famille vanden Steen. Leur fils Jérôme prit le nom et les 3 maillets de sable, de l'écu de sa mère, pour en charger le chef d'argent des armoiries des Vilain.

Amand, l'arrière-petit-fils de Jérôme, alla s'établir dans le pays de Liège en 1550, Jean, fils de ce dernier, prit le nom de a Lapide, ainsi que le petit-fils, le chanoine Amand. Ce fut ce dernier qui adopta dans ses armes 3 fleurs de lis et porta le premier : de sable à 3 fleur de lis d'argent, au chef d'argent à 3 maillets penchant de sable ; timbre, un heaume avec tortille aux couleurs de l'écu ; cimier, un dextrochère au naturel, armé ordinairement d!xmmsàlletàe Vécu. Ce maillet est quelquefois supprimé.

Ce sont bien les armoiries de nos grès de Bouffioulx. On peut les voir encore sur la tombe du chanoine, dans le cloître de l'église N. D. àTongres.

Amand Vanden Steen mourut le 12 février 1630, chanoine de la collégiale de Tongres, où il fut enterré, après avoir refusé une prébende au chapitre cathédral de Liège, offerte par l'évêque Ferdinand de Bavière.

U faut 86 garder de confondre ce chanoine avec son neveu, Jean Amand, baron de Saive, abbé d'Amay, chanoine de St- Lambert, à Liège, mort en 1673. Les barons de Saive avaient remanié les armes de la famille, en avaient changé les couleurs et y avaient joint une large fatce * .

Or sur notre écu il n'y a pas de fasce ; il y a simplement la ligne de démarcation du chef, que Touvrier potier a rendue fort saillante, comme la ligne qui limite supérieurement Técu. C'est un défaut très commun et même inhérent à la fabrication des grès de Bouffioulx et autres. Nous le retrouvons un peu partout et nous pouvons, comme exemple, citer les écus A» 27*, Ax 32% Aï34% Ax37*, Ax38*, Ax39% A^109% Ani7% Ax352\ Ax425S A^ 575% A^ 608% Ax684% A^ 689% A^ 690% A^717% Ax724% Ax 838% etc., etc., où certaines lignes sont assez saillantes pour qu'on puisse y voir une fasce étroite ou d'autres pièces héraldiques, selon leur position.

N° 145. C. R. 3. — « Grès portant les armoiries des Vanden Steen. »

N<> 92.— Gourde jaunâtre, haute de 0^°34, large de 0"*20 à la panse. Celle-ci porte l'écu de vanden Steen A^684' et autour, quatre rosaces A^ 788* .

A. M. Dansette, à Bruxelles.

No 113.— Vase semblable à A^784% pi. XVIII, fig. 8. Il porte au col un bartmann assez frustre A* 732*. A Tépaulement entre deux lignes circulaires, huit petites rosaces A^75r, pL XII, fig. 23. Sur la panse Técu de vanden Steen A* 684* , entre deux grandes rosaces A^ 715*. M. B.

i. Voir pour ces renseignements généalogiques et héraldiques : Annales de l* Académie royale d*archéologie de Belgique i" série, l. V, p. 88 et suiv. et Collection des tombes, épitaphes et blasons de la Hesbaye par Léon de Herckenrode, pp. 525 et 527. G*est Tauteur du Nobiliaire des Pays-Bas de Yegiano rédigé et classé.

No 38, N<» 259. E. B., N^ 293. E. L. — Beau pot mesurant 0°»44 de hauteur, 0"27 de largeur à la panse, 0°09 à Pouverture du goulot, et 0"13 sous la base, pi. XVIII, fig. 7.

Ce vase porte au goulot une grande tête à barbe A* 613*, pi. VIII, fig. 5 ; à la panse Técu de Vanden Steen, A^ 684*, reproduit deux fois. M. I.

N<> 29. M. E., N<> J. 147. M. E. A. —Grande gourde semblable à N"^ 1025. C. M., avec quatre anneaux pour la bandoulière. Elle est haute de 0°*35 et large de (r27, y compris les anneaux. Le goulot est large de 0"*06 se terminant par un bout en sucette de C03. La panse est ornée de deux systèmes de cercles concentriques en relief, et au milieu, un écu de Vanden Steen A^ 684*,

N<> 55, N** 326. E. L. — Cruche brune à une anse, haute de 0"285, large de 0"*19 à la panse, de 0"K)5 au goulot, qui est couvert d'une série de cordons circulaires. Le pied et le goulot sont un peu élargis Tun en haut, Tautre en bas, ce qui donne de la grâce au vase. PL XVII, fig. 11.

L'épaulement est orné de 5 petites rosaces A^ 426* .

La panse porte 3 médaillons. Celui du milieu, aux armes de Vanden Steen A^ 684*. Les deux autres écus sont d'Horion, variétéA^45', pi. V, fig. 11.

A. M. Soil, à Tournai.

No 398. C. M. V. — Sur la pi. VIII de l'ouvrage descriptif de MiKABD, à droite en dessous, est figuré un grand pot de Bouffioulx, pi. XVIII, fig. 18, que nous avons vu, et qui est de type semblable au N^ 89. Il mesure 0'"38 de haut.

Sur le col est une belle tête à barbe A^ 613\ L'épaulement porte seulement une bande de filets en gorges et cordons saillants, mais pas de rosaces. Sur la panse se voient trois médaillons remplis par l'écu Van Stepraedt A^ 102*, pi. VI, fig. 5, par l'écu de Severi laïc A^ 719', et par l'écu de Vanden Steen Ax 684* ci-devant.

Le Catalogue de vente de la Collection Minard indique par erreur qu'il s'agit ici de l'écu de Tabbé Charles de Severi, notre Ax 681 S pi. IV, fig. 11. On peut s'assurer ci-après que cet écu est tout autre.

A^685*. — Médaillon ovale, encadré d'une guirlande de feuilles de laurier, et renfermant un écu parti : au 1, échiqueté de 5 tires, chacun de 3 points équipoUés de... et de vair^; au 2, à une bande couverte de traits qui semblent marquer une fasce en saillie, dont l'artiste avait à copier le dessin. Timbre, une couronne à 5 fleurs de lis, sans autre cimier, ni lambrequins, ni autres ornements. PL VII, fig. 1.

Don Louis de Velasco, duc de Frias, comte de Salazar, marquis de Belveda, chevalier de la toison d'or, connétable de Gastille, portait : échiqueté d'or et de vair de 15 pièces, à 1& bordure composée et cantonnée de 8 pièces, Gastille et Léon ; timbré d'un lion naissant d'or, langue et armé d'azur ; bourlet et hachements d'or et d'azur * ; heaume couronné. Sauf la bordure, qui nous manque, c'est bien notre écu de dextre.

Louis de Velasco avait épousé Anne de Hennin Liétard^ de Boussu, fille du comte Pierre qui portait : de gueules à la bande d'or, armoiries que l'on peut rapporter à notre écu sénestre.

Le comte de Salazar héritait de son beau-père en 1598. La commande de sa vaisselle armoriée est donc du XVP siècle, comme son mariage. La fille de Louis Velasco, devenu alors général de cavalerie, se maria avec Raes de Gâvre, marquis d'Aiseau, près de Charleroi.

1. Le vair est mal représenté sur le vase. On y pourrait voir du conirevair ei même 3 pointes ei 5 piles qui paraissent pommelées comme Tindique notre dessin.

2. Le blason des armoiries de tous les chevaliers de l'ordre de la Toison d'or par Chifflet.

N* 1024. C. M., N* 402. C. M. V. — Gourde haute de 0"34. à quatre petites anses ou belières, portant sur la panse un médaillon aux armes de Vanden Steen A* 684% pi. IV, fig. 1.

Sur la fasce postérieure est l'écusson de Louis de Yelasco ci-devant A^ 685*.

A* 686*. — Médaillon ovale de 0"11 sur 0"09, avec un écu à trois lions, posés 2 et 1. Deux grandes clefs sont passées en sautoir derrière Técu. Cimier : entre les pannetons des clefs, une mitre d'évêque traversée par une crosse posée en pal entre les clefs et à laquelle pend une houppe allongée. La mitre est ornée de quatre petites étoiles à 6 rais, une au centre et une à chaque coin. Le cimier est accosté du millésime :

Un listel supporte Técu et est marqué des mots :

70BTI0B YEBITAS.

PI. IV, fig. 10.

La houppe, qui flotte au bout de la crosse, paraît être la houppe d'un bâton pastoral d'abbesse , supposition fort vraisemblable, malgré la forme non losangée de Técu, ce qui se voit fort souvent. Dans ce cas il s'agirait d'une abbesse crossée et mitrée dans une abbaye consacrée à St-Pierre, si l'on tient compte des deux clefs, placées ici d*une façon inusitée en héraldique personnelle.

Nous ne savons à qui attribuer ces armoiries. Elles ressemblent à celles de Cambrai et du Cambrésis. Ce sont aussi celles de l'abbaye d'Affighem et celles de l'évêché de Brème.

N» 49, N*> 109. M. E. — Grand pot semblable de forme au N* 1031. C. M., décrit ci-devant, seulement l'épaulement est un peu moins carré et le pied n'est pas ondulé. 11 mesure 0^3 de hauteur, 0^26 de largeur à la panse et 0^85 au goulot.

Il fut acheté par l'État à la mortuaire du peintre Dewinne en septembre 1880, avec nos N** 50 et 51 ; comme le N* 51 il a pour ornement du goulot une grande figure à barbe Az 613%

pi. Vni, fig. 5. De chaque côté de la panse, qui est spherique piriforme, est répété récoBSon Az 686 ' .

As 687*. — Médaillon ovale renfermant un écu de forme fantaisiste, à trois lions rampant, armés, lampassés et couronnés, posés 2 et 1. Cimier, un chapeau d'évâque dont les cordons, à trois rangs de houppes, descendent fort bas et entourent l'écusson.

Ces armoiries ont la plus grande analogie ayec notre écu A^ 686*. Seulement reçu est beaucoup plus ancien. La forme, le cachet artistique, les ornements sont de la fin du XVI« siècle.

On voit à la partie supérieure la marque suivante :

Page 1