‹ Les grès wallons, grès-cérame orné de l'ancienne Belgique, ou des Pays-Bas, improprement nommés grès flamands; études formant une monographie au point de vue historique et descriptifChapitre 38 sur 81 · IL M · texte numérisé non relu

IL M

PL VI, fig. 1.

On a supposé que ces initiales étaient celles d'Ernest de Miche. Je les prendrais plutôt pour la marque d'un artiste potier. Je ne répugne pas du reste à admettre l'hypothèse.

La famille de Miche, très ancienne à Liège, portait d'argent à 3 lions rampants de sable, couronnés, armés et lampassés d'or. Ernest portait sur son écu un chapeau de prélat.

La famille donna des bourgmestres à Liège dès 1560 et 1566.

Ernest était prévôt de St-Paul à Liège de 1623 à 1633 et mourut protonotaire apostolique en 1641. Mais il convient d'ajouter que dès 1609 on lui avait déjà offert sa prévoté ; à la fin du XVP siècle, c'était déjà un homme important, écolâtre de St-Paul dès longtemps, établi et fourni de sa vaisselle. U n'avait pas sans doute attendu l'année de sa mort pour l'acheter.

J'ajouterai que cette attribution au chanoine de Miche ne me satisfait pas et que je voudrais trouver mieux.

Ces armoiries, à trois lions, étaient portées par beaucoup de familles ayant les relations les plus suivies et les plus grandes dans nos environs aux XVI* et XYII* siècles. Telles sont les de Rœulx, les de Waeme^âck, les de Presles.

La famille de Barbençon, famille qui est essentiellement de notre arrondissement, portait d'argent à 3 lions de gueules armés, lampassés et couronnés d'or.

Cette noblesse passa, à la fin du XVI« siècle, à une branche de la famille de Ligne.

La yille de Chièvre portait de gueules à 3 lions d'argent non couronnés. C'étaient des armoiries qu'elle tenait de ses seigneurs, une branche de la famille de Gavre dite Mulaert, qui portait de gueules à 3 lions d'argent armés, lampassés et couronnés d'azur. Les de Gavre avaient les plus grands rapports avec les environs, puisque les membres d'une branche étaient marquis d'Âiseau.

Les Liedekerke, autre branche de Gavre, étaient seigneurs de Mouscron et seigneurs de Walsin, dès 1561. Ils portaient de gueules à 3 lions d'or armés, lampassés et couronnés d'azur. Cimier, un maure habillé de gueules, tortillé d'argent, au rabat de même.

Les de Lannoy, famille du Hainaut qui avait les plus grandes relations avec nos environs, portait d'argent à trois lions de sinople armés, lampassés de gueules et couronnés d'or. Cimier, une tête et col de licorne. Supports, deux griffons d'or ou deux licornes d'argent.

Roland de Lannoy était chanoine de St-Paulà Liège en 1573.

Enfin les de Creeft, famille qui, de 1500 à 1600 et plus, habitèrent St-Trond, où Sylvestre était bourgmestre en 1599, portaient d'argent à trois lions de sable, armés, lampassés, couronnés de gueules. Cimier, un lion naissant de l'écu. Nous citons cette famille parce qu'elle était, depuis le XVI* siècle, fort liée avec les Xhénemont, les de Surlet de Chockier, les de Falloise et autres familles, qui étaient en relations suivies avec le pays de Charleroi.

Mais nous devons surtout insister sur un autre point. Ces armoiries sont celles des de Vierve, passées aux de Henry de

Chfttelet, d'où sortit la famille Pety de Thozée ; ils portaient d'azur à trois lionceaux d'or, à la queue fourchée, armés, lampassés, couronnés de gueules, (parfois non couronnés.) Cette famille devint fort importante. En 1593, Matthieu était seigneur de Farciennes, souverain majeur de la cour et justice de Ghâtelet, échevin de Bouffioulx, etc.

Vers le milieu du XVIP siècle, Philippe de Henri était seigneur de Leers et Fosteau par sa femme Marie-Philippote de Marotte, chevalier du St-Empire et de Tordre de St- Jean de Jérusalem, seigneur de Loverval, etc., haut voué héréditaire de Fontaine-Valmont par sa femme.

En 1559, Jean de Henry, tréfoncier, faisait relief devant la cour féodale de Liège du château de la Motte et de Marcinelle, dont il était seigneur. C'était un homme fort important « Prévôt et doyen de l'insigne collégiale de Fosse, vice-doyen de l'illustre chapitre St-Lambert » et cependant il conserva toute sa vie, avec ces dignités, la fonction de curé-propriétaire de Châtelet, d'où il était et où il aimait à habiter.

Comme prévôt, il portait dans ses armoiries le chapeau ecclésiastique à cordons à plusieurs houppes.

Il était proche parent des de Marotte et des d'Heur ou Oranus, dont l'on retrouve l'écusson sur nos grès, et notamment du chanoine Winand de Marotte, avec lequel il eut une épitaphe commune dans le cloître de St-Lambert, en face de l'autel N. D.

Nous ferons ressortir plus loin, en parlant de l'écu des de Marotte, les nombreuses alliances de ces deux familles de Châtelet et Bouffioulx .

N® 165. C.R. 3.— « Gourde de terre et couverte grises, elle est ornée d'un côté d'un écu qui semble être de Liedekerke, et de l'autre d'un lion et d'une fleur. Haut 0*29. »

N^ 781. M. Ga. — Petite gourde grise, haute de 0"26, large de 0"'185, épaisse de 0*16, grossièrement ornée. Le devant porte notre écu A^ 41*. pi. IV, fig. 7, au milieu d'un cercle

entouré d'une bande circulaire, avec 4 fleurons imprimés en creux. Derrière cette gourde se trouve Técusson A^ 687*.

A» 688*. — Médaillon de 0»10 sur 0"»08, enguirlandé de feuilles de laurier, et renfermant un écu à une tréfeuille, à tige courbée en crochet à sénestre, posé en pal, et une fasce brochant sur le tout. Cimier, un heaume à sénestre, sommé du trèfle de reçu, entouré de lambrequins. Légende circulaire :

LÉOKABB HOUWBK *.

PI. IV, fig. 2.

On rencontre dans le Limbourg beaucoup d'Houwen, ou d'Houben. En 1569, Jean Houwen, bourgeois d'Hasselt, prit en engagère, de Catherine de Kotembergh, la seigneurie de Nieudorf et Waterscheyde, à Peer et à Ohenck. Mais nous ne savons de quelle époque est Léonard.

Les livres d'état civil d'Hasselt portent un Léonard marié en 1611, mais, comme ces livres ne remontent pas à une époque antérieure, on n'en peut rien tirer de plus.

A^688*. — Idem, variété plus petite mais semblable. C'est probablement un surmoulage.

N<>261.C.R.3.— « Une petite cruche,terre et couverte brunes; le champ est orné d'un écu à une tréfeuiUe, avec Tinscription :

LÉOKABD HOUWEN.

Hauteur (r026. »

N^ 40, N<> 518. E. Ga.— Pinte de terre brune assez commune, haute de (TIS, large de 0°'095, de forme identique à notre Ax641 ' , pi. XVII, fig. 26, dont elle fait le pendant exact à tous les points de vue. Sur la panse est un médaillon aux armes d'Houwen ci-devant A^ 688*.

Cette pinte porte, comime notre A^ 641', une marque de jauge

i. Et noo Léonard d*Honwen, comme oo Ta écrit dans divers catalogues, et comme nous Tavons pous-méme répété.

en plomb, offrant à rintérieur du vase une pointe, et i Textérieur, on bouton marqué de la lettre

précédée d'une autre dont une trace seule est marquée. Peut-être est-ce

Jusqu'à la pointe interne de cette marque, le vase mesure 0*76 et jusqu'au bord 0*825.

C'est la mesure d'un 1/2 pot ou pinte de Jumet ou de Fontaine-l'Évêque.

A. M. de Snoy, à Braine-l'alleud.

N<* 383. C. P.— «« Cruchon à corps piriforme et à goulot évasé ; couverte grise et brune. La panse est ornée de trois grands écussons armoriés ; autour de celui du milieu on lit :

LBOKABD HOUWEN.

et autour des écussons latéraux :

lYAN FE&ANDES DB BAN YITTOBES. »

Voir A* 12*, pi. VI, fig. 11 et A^ 688* d-devant.

N^ 1026. C. M. — Gourde à 4 annelets, à panneaux circulaires avec filets en reliefs. Au milieu, une espèce de mamelon peu saillant, orné d'un écu d'Houwen A^ 688*.

N<> 90. — - Petite gourde à 4 annelets de bandoulière, haute de 0"*29 et large de 0°'18 à la panse. Celle-ci porte par devant notre écu d'Houwen A* 688*. Derrière se trouve notre écu d'Horion A^ 45% pi. V, fig. 11.

A. M. Demeyer, à Bruges.

N<* 114. — Vase semblable pour la forme au N^ 89, pi. XVIII, fi;ç. 5, haut de 0"47 et large de 0"22 à la panse, 0"10 au collet, 0'"16 à la base. L'épaulement porte 9 rosaces A^ 731', pi. XII, fig. 28. La panse est ornée de l'écusson d'Houwen, A^ 688' ci-devant, accosté de chaque côté par la grande rosace carrée, variété A» 610*, pi. I, fig. 1. H. B.

N<> 71. — Très belle gourde, haute de 0'"40, à panse de

0^22 de diamètre. Le goulot est garni d'an joli manchon en étain, à couvercle vissé portant un grand anneau.

Par devant est notre écu d'HouwenA^ 688*, entouré de 6 compartiments, qui portent alternativement trois fois la rosace carrée A^ 79% pi. XII, fig. 41, deux fois un bouquet creux composé A^ 805', pi. XVI, fig. 30 et 31, et une fois un bouquet composé A» 806% pi. XVI, fig. 30* et 31.

Derrière se trouve l'écu d'Horion, de la variété A* 45*', pi. V, fig. 10.

A. M. Pourbaix, à Tournai.

N<^ 116. — Pot à large goulot sans bec, de la forme A< 783*, pi. XVUI, fig. 11 ; c'est-à-dire comme le N<> 118, mais plus petit, mesurant 0>»34 sur 0°^22 de large à la panse, 0°K)8 au goulot et 0°^10 à la base. Le goulot est orné du bandeau A^ 733*, pi. IX, fig. 4. L'épaulement porte 5 petites rosaces A^734\ pi. XII, fig. 44, et sur la panse se trouve un écusson de San Vittores, variété A^ 12*, pi. VI, fig. 11, avec deux écussons d'HouweUi variété A^ 688». H. B.

N<^ 116. — Barillet très bien conservé, long de 0'°40 et haut de 0*32, y compris le goulot et le pied ; la panse mesure 0^23 de diamètre ; sur chaque flanc deux médaillons carrés de la variété A* 610* ; sur le bout hémisphérique, Fécusson de San Vittores A^ 47% pi. VI, fig. 10, et sur le bout plat, au-dessus du robinet, Fécusson d'Houwen A^ 688*. H. B.

A< 689*. — Médaillon de O'^IO sur 0"08, encadré de feuilles de laurier, enfermant un écusson entouré de hachements, écartelé : au 1, à 3 merlettes, placées 1 et 2 ; aux 2 et 3, à 3 fasces ; et au 4, à un capuchon ; timbre, un casque à dextre avec tortil; cimier, une merlette de Técu. PI. V, fig. 2.

La famille de Xhencheval, ou Xhenceval^ de Huy, (devenue plus tard Henseval et Enseval) portait, au XVP siècle, d'argent écartelé : chargé au 1, de 3 merlettes de sable ; aux 2 et 3, de 3

faaces de sinople ; au 4, d'un capuchon, ou manche de béguine, de gueules.

Nous rencontrons presque partout sur les grès de Bouffioulx, cet écu avec des écus fort anciens.

Renier de Xhencheval, syndic de la cathédrale de Liège à la fin du XVI* siècle, portait ces armes. Sa tombe est dans réglise des pauvres claires à Liège et date de 1594.

Erasme de Xhencheval était chanoine de St-Martin longtemps avant 1611. Dès lors il avait monté sa maison et commandé sa vaisselle armoriée. Il fut chanoine de St-Lambert de 16 11 à 1655.

H^ 100. — Grande gourde à 6 annelets, haute de 0"43, dont 0"06 pour le pied, 0»11 pour le goulot et 0"27 pour la panse. Cette dernière porte, au milieu de cercles concentriques, notre écu de San Vittores A^ 1 2* , pi. VI, fig. 11 , et dans 7 compartiments qui Tentourent ; en haut, un monogramme du Christ, modèle A^ 714', pi. XII, fig. 12, en bas et aux deux côtés, une tête d'ange ailé du type A^ 748% pi. XII, fig. 15, et entre ces médaillons, 3 bouquets en creux A^ 746\ pi. XVI, fig. 30 et fig. 31.

Au dos du vase est notre écu de Xhencheval A^ 689*.

La tradition indique que cette gourde vient de Tabbaye de Florival. M. Ni.

N*> 77. — Tonnelet portant nos écussons de San Vittores Ax 12S pi. VI,fig.ll, de Bergh-Eynatten Ax 609*, et de Xhencheval, Ax689*.M. A.

Voilà encore une réunion d'armoiries bien étonnées sans doute de se trouver ensemble, ce qui prouve une centième fois le caractère banal d'une foule d'écus surannés, employés comme ornements vulgaires, et dont les moules étaient gardés à la fabrique, au magasin commun, et réunis un peu au hasard, pour embellir les vases en fabrication.

A^ 690* . — Écu d'un dessin peu soigné écartelé : aux 1 et 4

au lion rampant ; aux 2 et 3, à Taigle au vol levé ; timbre, un heaume ; cimier, une aigle de Técu. PI. VI, fig. 6.

Les d'Orjo portfuent écartelé, aux 1 et 4, d'or àTaigle éployée de gueule, ayant sur la poitrine un croissant d'argent ; aux 2 et 3, d'argent au lion rampant de gueules. Cette famille donnait déjà des bourgmestres à Liège en 1554. Notre écu porte les quartiers posés d'autre façon ; mais combien de fois n'avonsnous pas rencontré des écus transposés par Touvrier potier.

Ces armoiries d'Orjo dérive de celles d'Orjault ou d'Oijo de Marchovelette, qui n'avaient pas encore le lion écartelé.

N^ 784. M. Ga. — Pot haut de O-SO, à goulot large de 0°»08, couvert de cordons enroulés. L'épaulement porte 4 petites rosaces simples Â^69r, pi. XII, fig. 38 ; la panse, un écu A^ 690' ci-devant. De chaque côté de cet écu est un médaillon à la fleur de Us A^ 33», pL V, fig. 7.

A^ 716*. — Médaillon de 0"K)5 sur 0«K)45, portant un lion rampant lampassé, assez mal dessiné. Les armes au lion ainsi posé sont tellement nombreuses que ce serait perdre du temps que de chercher une attribution. Toutefois je ne puis m'empêcher de faire remarquer que le A^ 102* , écu des van Stepraedt, que nous avons décrit ci-devant, pi. Yl, fig. 5, est un écusson au lion, mais de type un peu différent.

Beaucoup de bourgmestres de Liège portident de telles armes au XVI® siècle.

Le chanoine Gérard Schenck de Nydeckem (1592-1635) portait de sable au lion d'or.

N» 1018. C. M., No 400. C. M. V. — Barrilet haut de 0«»36, long de 0^42 ; ayant au dessus un large goulot de bonde haut de 0°K)7, large de 0°K)6, accosté de deux petites anses ou bélières. n est sur un pied haut de O'^.

'A l'une des extrémités se voit notre grande rosace A^ 715% et autour de ce bout est répété cinq fois le médaillon A^ 714% pL XII, fig. 12.

A Tautre bout, à côté du robinet, se trouve récuBson de Rosen A^265\ dont nous venons de parler.

Autour de ce bout sont six petites rosaces A^ 698S pi. XII, fig. 4.7, et sur chaque flanc Técu au lion A^ 716* ci-devant.

L'ouvrage de Minahd donne, dans la pi. XX Vin, la figure rudimentaire de ce tonnelet.

As 717' • — Médaillon encadré de feuilles de lauriers, renfermant, au milieu de lambrequins, un écu écartelé portant: aux 1 et 4, un lion lampassé, rampant, i la queue fourchée, et aux 2 et 3, un homard ou une écrevisse placé en bande. Timbre, un heaume sommé d'un tortil. Cimier, un lion de l'écu issant du tortil, pi. V, fig. 1.

Ce sont les armoiries de la famille allemande de Bemardo, qui portait : écartelé ; aux 1 et 4, de sable au lion d'or, aux 2 et 3, d'argent à une écrevisse de gueules en bande. Cimier, un lion de Técu issant de la couronne. Cette famille a eu des relations en Belgique. En 1590 elle eut une alliance avec les Van Ophem seigneurs de Luttre, près de Charleroi.

Ce n'est pas le premier blason allemand que nous ayons trouvé sur les grès de Bouffioulx.

Les Slins, famille liégeoise, portaient des armes analogues, mais s'éloignant trop de notre écusson. Jean de Slins fut pourvu en 1586 d'un canonicat à St-Lambert de liège, mais il ne put prendre possession faute de savoir prouver ses droits.

N<> 81. — Grand pot à large goulot, haut de 0''40, portant le bartmann A^ 613' , pi. VIII, fig. 5. Sur la panse sont 3 blasons Ax 717* ci-devant, entre deux A» 109* , pi. Vil, fig. 5.

A. M. Lejeune, à Douai.

A^719*. — Ëcussonà une fasce à bordure engrelée. C'est notre écu de Severi A^ 681*, pi. IV, fig. 11, sauf que le listd manque et le cimier est un heaume couronné au lieu de la crosse et la mitre ornée. Il s'agit sans doute ici d'un parent

liuc de Tabbé Charles de Severi, probablement Everard, qui vivait en 1562.

A^ 721*. — ECU losange, haut de 0°09, large de 0"065, chargé d'une fasce étroite ou divise, qui pourrait bien être une simple ligne de division renforcée par le potier. En pointe une aigle éployée, accostée du millésime

En tête, un tronc, ou tige nue, surmonté d'une couronne ouverte. Gomme supports deux lions mal faits, pi. V, fig. 5.

A^ 722*. — Médaillon ovale de 0°»11 sur 0*°075, entouré de feuilles de laurier, rempli par les hachements d'un écu à un sautoir, timbré d'un heaume avec tortil. Cimieri un homme coiffé de 2 petites cornes et des rayons lumineux de Moïse, naissant et habillé de l'écu. En dessous un listel avec les mots :

s. YM. B. YICAEIO. LE0DIB8I.

PL V. fig. 12.

Grand nombre de familles ont porté un sautoir, surtout dans le pays de Liège où ces familles procédaient l'une de l'autre.

Les de Ghockier ou Chokier (dans l'origine Glochier et en dernier lieu de Surlet) portaient d'or au sautoir de gueules. Cimier, un buste de Moïse avec les jets lumineux du front.

Les Chockier sont l'une des plus importantes familles du pays de liège, où ils se sont établis, venant de Brabant. Us ont fourni beaucoup de bourgmestres à Liège, depuis le XIII* siècle jusqu'au XY III*,et beaucoup de hauts dignitaires ecclésiastiques au pays.

Nous n'avons pas à chercher loin notre personnage, puisque notre pot, daté de 1631, dit positivement qu'il s'agit du vicaire général. Or, le « vicarius leoâienM était alors un de Chockier : Jean, né en 1571, vicaire général de Pévêque Ferdinand de Bavière en 1622. Il mourut dans cette fonction en 1666. Aux

XYl^ et XVII* siècles, les Chockier avaient à Biesme-Colonnoise un fief qui portait leur nom.

Les barons Surlet de Chockier portaient d'or, au sautoir de gueules, timbré d'un casque couronné. Cimier, un buste d'homme, ou de Moïse, avec les jets de lumière au front, en forme de cornes ; habillé des couleurs de l'écu. Supports : deux sauvages de carnation, ceints et couronnés de lierre, armés de massues, tenant chacun une bannière aux armes de reçu, dans Torigine le sautoir était alésé et chargé au centre d'une fleur de lis d'argent.

Il y eut au XVI* siècle alliance, entre les de Chockier et les de Libert, autre famille de bourgmestres de Liège.

N* 65. — Barillet mesurant 0"35 de longueur, et une hauteur totale de 0^29, dont 0"06 pour le pied, et ayant 0°K)5 pour le goulot. Ce dernier est cassé dans sa partie supérieure et on l'a usé pour ménager l'agrément des yeux. L'ouverture de ce goulot est de 0°K)46. Le diamètre varie beaucoup d'un côté à l'autre du vase, comme pour tous les tonnelets ; le gros bout mesure 0''21. Deux bandes de quatre cercles composés de plusieurs cordons entourent le vase au point des deux anses supérieures.

Chaque flanc porte deux fois le même écusson A^721* et au-dessus du goulot se trouve Pécu de Chockier A^ 722*. A. 6a.

A. M. Van Winckeroy, à Bruxelles.

N** 780. M. Ga. — Grande gourde à six anneaux de bandoulière, à goulot aminci vers le bout, haute de (^40. Le devant, moins bombé que le derrière, est orné d'une plate bande circulaire de 0^20, divisée par des rubans de gorges et de cordons, en quatre compartiments, qui renferment chacun un petit mascaron A^ 711*, pi. XII, fig. 16. Ce même mascaron est reproduit deux fois au-dessus de la panse, à la base du goulot, ou à l'épaulement.

Le derrière, beaucoup plus bombée porte l'un au-dessus de l'autre, deux écus de Chockier A^ 722*.

.A< 723^ — ECU à 3 oœors ; timbre, un heaume avec tortil ; cimier, un gouffre ; le tout entouré de lambrequins, dans un médaillon de 0°K)7 sur 0"^, encadré d'une bande tortillée, pi. Vn,fig. 11.

Les lignes qui limitent Téou sont tellement saillantes sur la poterie, qu'on pourrait les prendre pour une bordure ou une Jiliirê.

Les armoiries à 3 cœurs sont fort communes, mais nous n^en connaissons aucune qui porte le goufre pour cimier.

La famille namuroise de Humyn, ou de Hun, avait 3 cœurs et possédait de grandes propriétés dans TEntre-Sambre-et-Meuse, et dans notre pays, dès le XVI* siècle. Ils étaient seigneurs de Villers-Potterie, Joncret, Loveryal, etc. Cette famille avait eu des alliances avec les Bocholtz.

Une branche de la famille d'Heur ou Oranus avait pour cimier un serpent, serpentant de diverses manières, mais non un gouffre.

On a parlé à ce propos de François Oranus, chanoine à St-Paul tout au commencement du XVH* siècle, puis chanoine de St-Lambert en 1611. H devint bientôt un homme fort important, abbé de Visé, prévôt de Maeseyck, et mourut en 1636 à Rome, oik il avait une maison et habitait ordinairement. Si nos grès sont à lui, ils ont donc été commandés entre le XVP et le XVII* siècle et en effet notre écu est de cette époque. Nous le rencontrons avec Técu de Salme A^ 32*, pi. VI, fig. 4, armoiries qui sont aussi du XVI* siècle.

Même en admettant l'attribution, notre blason doit être, en outre, reporté avant l'époque où le chanoine François fut élevé aux hautes dignités de prévôt,etc.et prit, comme d'habitude, des insignes ecclésiastiques, ce qui manque à notre écu. Du reste, arrivé à ce point de sa vie, il avait dès longtemps commandé sa vaisselle «rmoriée pour établir sa maison.

Mais nous pensons que, s'il s'agit d'un Oranus, c'est plutôt

de Toncle de François, le chanoine Gille, fils de FrançoiSi échevin de Liège, qui fut nommé chanoine de St-Lambert en 1683. n mourut en 1699. Celui-là, simple chanoine, ne portait pas d^insigne ecclésiastique.

N^" 711. E. L. — Tonnelet de forme simple, long de 0^32, haut de 0»30, dont 0°O6 pour le goulot et(r03 pour le pied. Sur le flanc gauche il porte deux écus, répétés aussi sur le flanc droit, Tun est notre A^ 43*, pi. YI, fig. 3.

L'autre écu est celui de la famille d'Heur, A^ 723* ci-deyant. Sur le fond, au-dessus du goulot, un écu sortant du même moule que notre écu A^ 32' de la famille de Salme, pi. VI, fig. 4. L'épaulement de ce tonnelet est orné, au-dessus du robinet, de trois jolis mascarons A^ 710*.

A. M. Albin, à Liège.

Ax 724'. — Écusson de lafamille Golchon ou Colson, différent de notre A^ 833', pi. V, fig. 9, en ce que le cimier est moins orné, rinscription est plus complète et se lit de Tintérieur et non de l'extérieur.

LBONABD. COLCHON AB. 8BLEGN. PBiBSES. VNIGN BVBBL *.

Le dessin est entièrement différent, ainsi queromementation. PI. V, fig. 8. B. B. B.

Ce Léonard Colchon est le même dont nous parlerons ci-après, à propos d'un autre écusson du même personnage.

En 1642^ il fut nommé président de l'Union des couvents de bénédictins de Saxe, de Bavière et de Mayence, à Bursfeld. Il mourut à Aschaffenbourg en 1653.

En 1625, il avait commandé son écusson d'abbé à Bouffioulz. Devenu prélat en 1642, et quoique fort éloigné du pays wallon, il y commanda de nouvelle vaisselle aux insignes de sa nouvelle dignité.

1. Leanardus Colchon abbas seleginensis^ proues unionistursfMicœ. La poDCtuaiioo D*e8t pas scrupuleusemeot respectée dans le dessin.

N^ 138. — Grande cruche aux armes de Colchoo A< 724*.

A. M. Asselbergh, à Uccle.

N^" 52, N« 106. M. E. — Barillet trouvé chez uq paysan du Tillage d'Acosse. Il a 0*30 de diamètre et mesure &H0 en longueur totale. La forme est semblable à celle de notre N<^ 39, pi. XVIII, fig. 16, sauf qu'il est un peu moins étroit et que le pied est plus mouluré. Il porte les écussons de trois familles.

A un bout, l'écu de San Vittores A» 12», pi. VI, tig. 11. A l'autre bout, reçu de Tabbé Léonard Golchon As 724*. Enfin, sur chaque flanc, le même écu de Colchon accompagné d'un blason de Vanden Steen A< 684*, pi. IV, fig. 1.

N« 39, No 165. E. B., N*" 296 et 307. E. L. -Barillet semblable au tonnelet dit d'Acosse N^ 52, mais beaucoup plus beau, pl« XVIII, fig. 16. Il est un peu plus étroit, sur un pied moins mouluré, haut de 0"K)5. H mesure 0"'40 de long, et le diamètre maximum est de 0°'24.

Sur le flanc droit sont Fécu de Colchon de même moule que celui du barillet d'Acosse A^ 724*, et Técusson de San Vittores abbé, Az 47% pi. VI, fig. 10 ; le premier à sénestre du second.

Le flanc gauche porte une rosace carrée As 610*, pi. I, fig. 1, placée à deztre de Fécu d'Anna de Beuschenberg Ax612*, pi. IV, fig. 6.

On remarque sur le bout de derrière, qui est fortement bombé en hémisphère, notre grande rosace A^ 720*, pi. VI, fig. 8. Sur le bout de devant, qui est plat, et porte le robinet^ se trouve l'écu d'Horion, A» 45", pi. V, fig. 10.

Nouvel exemple d'un assemblage d'écus hétéroclites, commandé par le besoin de l'ornementation seule.

Ce vase est décrit deux fois par inadvertance dans le catalogue de l'Exposition de liège, aux N<>' 296 et 307.

Nous croyons intéressant de donner ici, une fois pour toutes, quelques renseignements sur la façon dont l'ouvrier donne la

forme au vase de terre coite ou de grès, pour en faire an pot à beurre, ou un barillet, ou une gourde.

Ces barillets sont toujours arrondis ou bombés par un bout, et plats, à la mode des tonnelets de bois, vers l'autre bout, qui a même ordinairement un diamètre plus petit. C'est la conséquence de la façon dont ils sont fabriqués. Une boule de terre, placée sur le plateau du tour h potier, est façonnée entièrement comme un grand pot à beurre sans pied.

Si Ton veut réellement un pot à beurre, on finit rouyerture et Ton colle un pied^ ou support en cercle, sur le tour du fond bombé.

Si Ton veut un tonnelet,on coupe nets les bords de Touverture et on bouche celle-ci en y collant une plaque de terre. On repose le tout couché sur un pied, ou support ovale, on achève le trou de bonde et le trou de robinet.

Si l'on veut une gourde, la panse est élargie en boule, Touverture rétrécie en goulot, puis la panse aplatie convenablement, et Ton colle le vase sur un pied, ou support ovale. Les annelets de bandoulière et le goulot sont ensuite terminés.

N<^ 169. C. R. 3. — « Un barillet à pied et à deux anses en terre et couverte brunes ; il est orné de six écussons d'armoiries, parmi lesquels on remarque celui d'un abbé ; fin du XVI* siècle, long 0°46. »

Ne s'agirait-il pas, dans cet article de catalogue, du barillet précédent ?

A«725*. — Médaillon qui mesure O^^llS sur (y*H)85, et renferme, au milieu de hachements, deux écus géminés. Celui de dextre du médaillon est à 3 fleurs de lis. Ce sont les armes de France : d'azur à 3 fleurs de lis d'or. Celui de sénestre est aux armes du royaume de Navarre : de gueules à la chaîne d'or en triple orle, en sautoir et en croix (ou escarboucle accolé et pommeté d'or).

N<^ 76. — Grande gourde en grès orné brun, large de 0"'28,

épaisse de 0^25, ayant perdu son col. Sur le devant, une bande circulaire, formée par des lignes et des cordons, est divisée en huit compartiments ou panneaux, quatre grands et quatre petits, portant' alternativement, les premiers, de petites rosaces As 701', pi. XII, fig. 26, et les autres, des bouquets imprimés en creux A» 658*, pi. XVI, fig. 29.

Au centre de la panse est un grand médaillon A^ 726*, reproduit aussi par derrière.

A. M. Soil, à Tournai.

A^ 727*. — Médaillon de 0"105 sur 0»085, renfenùant un écusson divisé. En tfite, au 1, une anille, au 2, coupé, emmanché de 4 pointes. Ce sont bien des pointes et non des piles, car sur le grès ce sont les parties saillantes qui marquent, le reste est le champ, et comme conséquence la base des pièces est ici la partie inférieure. En pointe ne se trouve aucun meuble, et comme les grès n^indiquent jamais les émaux, le champ est vide. Timbre, un heaume. Cimier^ une anill^ de l'écu.

Celui-ci est accosté des lettres :

Ce sont les initiales du potier ou du modeleur, sans doute un Bertrand (Mathieu ou autre), ou peut-être du propriétaire de l'écu, pi. VI, fig. 9.

Une famille liégeoise, les Clercx, portait ces armoiries ; ce n'est pas celle qui a donné des chanoines à la cathédrale.

D'après l'épitaphier de Lbfobt, déposé aux archives de Liège, 1^ cahier, Antoine Clercx, dit Beringhen, bailly d'Orey, échevin de la haute cour de justice de Jupille, mort en 1624, portait semblables armoiries. Sa femme était une Catherine Sprimck.

L'on a attribué cet écu à la famille d'Ormaele, mais Téou de cette iismille ne ressemble, pas même de loin, à notte éoQ. Elle portait écartelé ; aux 1 et 4, d'argent i 3 fers de moulin

de sable ; aux 2 et 3| d'argent à 3 piles ondées de gneules. Le cimier n^est pas une anille.

N« 117. — Même vase que le N*» 118, hant dé 0^45, large de 0"22 à la panse, de 0"'16 sons la base et de 0«11 an gonlot, lequel porte le mêmebartmann A^ 728\ pi. IX, fig. 17.

La panse est ornée d^an écasson trois fois répété, sortant da même monle que A^^ 727' ci-devant. H. B.

N« 98. — Tonnelet de forme particnlière, fort allongé, haut de 0°'28 et long de 0°'44, orné de trois séries de cordons circalaires, de deux anses, d'an tron de bonde et d^un trou de robinet. Le bout où se trouye ce dernier est complètement couyert par le blason A< 727' ; le robinet est même dans la bordure de cet écu.

A. M. Vleeschuys, à Anvers.

N<» 119. — Pot tout à fait pareil au N^ 118, haut de 0»44, large de 0°'22 à la panse, doC'^ll au goulot et de O'^lGàla base qui est ornée de pinces. L'épaulement porte quatre petites rosaces A^ 729', pi. XII, fig. 27 ; le col, un bartmann Ax728', pi. IX, fig. 17, et la panse, un écusson Ax727' accosté de deux écus de San Vittores laïc A^ 12*. H. B.

Az 749'. — Médaillon de O'^IO sur 0'H)8 sans lambrequins, portant deux écussons de conjoints sans cimier, reliés par des cordons servant d'ornements. Celui de dextre porte un lion rampant, lampassé à la queue fourchée, traversé par une fasce qui porte, comme plusieurs écus de grès, des raies qui ont été faites en guise d'ornement, et qui n'ont sans doute aucune signification. L'écu placé à sénestre est un écu de femme, losange, portant aussi une fasce marquée des mêmes rayures fantaisistes ; au franc cartier sont trois fleurs de lis au pied coupé, pi. VI, fig. 7.

Nous ne savons à qui attribuer ces armoiries.

N<» 120. — Grande gourde de 0°'34 de diamètre à la panse. Dans 7 compartiments, laissés par une série de cercle en bande

di?i8ée, se trouyent alternativemeDt,en descendant da haut vers la ganche da yaee et remontant vers la droite : 1^ Un bouquet creux composé A* 746*, pi. XVI, fig. 30 et 31; 2* Un petit médaillon en tète d'ange A^ 748% pi. XII, fig. 15 ; S^" Le bouquet du !• ; 4*> Un bouquet composé A» 747*, pi. XVI, fig. 30 et 31, placé au bas de la panse; 6^ Un petit médaillon au chiffre du christ A< 714' ; Q"" Le bouquet du P ; 7<> le médaillon du2^

Au milieu de la panse se trouve l'écusson de deux conjoints Ax749\

Derrière, la gourde porte l'écu de San Vittores laïc, de la yariétéAxl2%pLVI, fig. 11.

Ces deux médaillons armoriés ont-ils quelques rapports entre eux, nous Tignorons, ne sachant à qui attribuer le premier. M. B.

Ax771*. — Médaillon orné, mesurant 0*13 sur 0"10, et renfermant un écusson armorié qui semble présenter des armoiries de fantaisie. Il est a une fasce étroite 'ou divise.

En tête, deux bustes affrontés, auxquels l'artiste a donné un cachet burlesque et ridicule, à gros nez, à barbiche tortillée et étirée, à toupet en corne allongée par devant. En pointe une tête à trois houppes, à longues moustaches et à longue barbiche, dans le genre du mascaron de la bande de goulot Az562\ pi. X, fig. 2, et aux deux côtés les lettres rétrogrades :

Sous forme de cimier trois heaumes, deux affrontés et entre eux, un buste plus élevé et portant une couronne impériale accostée de la date :

PI. VII, fig. 2.

Jean Oodart était maître gouverneur du métier à Bonffioulx, en 1639.

N^" 97. —'Gourde à 6 anses, haute de 0"44 et d'un diamètre

de(r27. La panse est ornée de cordons en cercles concentriques et en rayons, formant 7 compartiments, ornés chacun de la t^ d'ange A^748'. Au centre se trouye le blason de Eerkem, A<353', pi. VU, fig. 4. Le dos de la gourde est orné de récusson Ax 771' ci-deyant.

A. M. Vleeschuys, à Anyers.

Ax772*. — Médaillon de 0^8 sur O'^Wô renfermant, au milieu de hachements, un écu casqué et tortillé. C'est Técu des de Marotte ancien*. C'étaient des seigneurs d^Acoz, etc. Ces armes sont : d'argent au double trêcheur fleuri et contrefleuri de sinople, au sautoir de gueules brochant sur le tout, chargé en abîme d'un écu d'argent à trois marmites, ansées de sable, timbré d'un casque, sommé d'un tortille.

Seulement les émaux, comme toujours, manquent sur la poterie, et le cimier est une marmite de l'écu, au lieu d'une cigogne au naturel. PI. YII, fig. 8. B. B. B.

Les de Marotte, comme beaucoup d'autres familles, portaient leurs armoiries depuis une époque fort ancienne, même ayant que celles-ci fussent approuyées.

C'était une famille de Chfttelet, qui possédait la seigneurie d'Acoz, et ayait diyers biens à Bouffioulx, à la fin du XYI* siècle, entre autre un marteau, une forge et une ferme. Cette famille fut unie aux de Henry, aux d'Enghien d'Hayrech, aux d'Heur ou Oranus, etc., etc.

Jean de Marotte ayait été mayeur de Marcinelle, puis de Châtelet et de Bou£Eoulx, puis grand bailly de Courin en 1569. Il était seigneur de Boussu en Fagne, d^Acoz, etc., et mourut en 1582. U fut enterré à Châtelet ayec sa femme Marie de Henry '. Son aïeule était Gertrude de Henry. Son fils Nicolas

1. Voir Nobiliaire des Pays-Bas , par de Vesuno, remanié par de Herkenrode.

9. Voici leur épiiaphè : « Id deyant le chœur gisent le S^ Jean de Baroite,

hérita des seigneuries de son pare, et eat en outre celle de Fosteau, de Pierre de Sweune. Il fut écheviu de Namur.

La fille de Nicolas se maria avec Philippe de Henry, auquel elle porta la seigneurie de Fosteau.

Winand, autre fils de Jean de Marotte, naquit à Ghâtelet en 1556, il fut chanoine de St-Denis jusqu'en 1581, époque où il échangea, son bénéfice contre un canonicat de St-Lambert. Il mourut en 1623.

C'est à Jean, ou à Tun de ses fils Nicolas ou Winand, qull faut rapporter notre écu.

Ces trois personnages conservèrent les relations les plus suivies avec Châtelet, Bouffioulx et les environs.

Dans tous les cas cet écu est de la fin du X VP siècle.

Le chanoine, s'il s'agit de lui, n'a pas attendu 10 ou 15 ans après son établissement, pour commander sa vaisselle armoriée ; il le fit naturellement dès l'origine de son canonicat, car il possédait ses armoiries de famille et n'attendit pas d'ère tréfoncier de St-Lambert pour les obtenir.

N<^ 89. — Superbe cruche de grande dimension, en grès fort brun, à large goulot sans bec. L'anse est ornée de pincées sur les arêtes ainsi que le tour du pied. Le goulot porte une belle tête à barbe A^ 613*. L'épaulement est couvert de larges rubans circulaires composés de gorges et de filets. Sur la panse est récûsson de Marotte Ax772' ,au milieu de deux écus de Sprimont A^4r,pl.IV,fig. 7.

La forme de ce vase est fort harmonieuse, la panse rebondie est large et puissante, le goulot et le pied sont taillés en bonnes proportions. La hauteur totale est de 0™45, la panse a O'^Sl de

en son vivant, seigneur de Boussu, en Fagne, Acoz, etc., grand bailiif de GOQvin, souverain mayear et bailiif de Ghâtelet, qui trépassa le 3* de décembre 1SS3 et damoiseile Marie de Henry, sa compagne, qui trépassa le 15* de may, r^n 1503, priez Dieu pour son âme. »

diamètre. Le goalot est large de 0"09S et haut de 0*11, la base est large de 0*18, pi. XVIII, fig. 5.

A. M. D. A. Van Bastelaer, à Marcinelle.

N« 37. — Petit barillet long de 0»30 et mesurant 0"25 dans sa plus grande largeur. Les deux flancs sont divisés en compartiments par un système de faisceaux, de lignes et cordons perpendiculaires les uns aux autres, pi. XVUI, fig. 1.

L'écu de Marotte A^ 772* est répété deux fois sur chaque flanc. A chaque bout est l'écu de Bocholtz géminé A^39', pi. V, fig. 3.

A. M. Bamps, àHasselt.

Az 780' . — Ëcusson entouré de hachements variés, coupé ; en chef : parti ; à dextre, une étoile à queue posée en barre ; à sénestre, une tête de loup. En pointe : un lion passant armé, lampassé et couronné. Timbre, un heaume sommé d'un tortil. Cimier, un château à deux tourelles, donjonné d'une troisième tour simple.

L'écu est entouré de la légende :

* lANNB * GODABT * M * POTIBB * DB * CH8TBLBT *

et à l'exergue le millésime :

PL IX, fig. 16.

Les archives de la gilde nous montrent Jean Grodart maître potier à Ghâtelet, et gouverneur du franc métier en 1638.

Mais comment a-t-il adopté ces armoiries pour marque ?

Voici ce qui est fait pour étonner. Cet écu est pour ainsi dire Pécu de l'ancienne famille de Lierneux,qui portait un écu coupé Au 1 : parti ; à dextre, d'or à la hure de sanglier de sable, défendue d'argent ; à sénestre, d'azur à la comète d'or posée en bande. Au 2 : d'argent au lion passant d'or, lampassé de gueules, couronné à l'antique d'or. Supports, deux lions regardant, d'or, lampassés de gueules.

La hure de sanglier est ainsi devenue, sous le burin du mode-

leur, une tête de loup, et a changé de place avec la comète. Le cimier s^est changé en une tour donjonnée ou un château.

Les de Lierneux étaient seigneurs de Roselies, Presles, Courcelles, Viesrille, etc. Bien qu'ils n'aient été anoblis qu'au commencement du XVII* siècle, ils portaient dès longtemps des armoiries*

En 1634, date du pot fabriqué par Godart, François de Lierneux était seigneur dans les environs ; mais nous allons voir que cette fourniture n'a été, ni faite pour lui, ni commandée par lui, mais par un de ses prédécesseurs.

Voici ce qui semble être la vérité, et ce qui n'est pas douteux pour nous.

Le potier Godart n'a pu et n'aurait osé s'emparer du blason des de Lierneux pour en faire sa marque de fabrique, au moment où un membre de cette famille commandait sa vaisselle armoriée. La beauté du médaillon lui plut et il s'en servit en guise d'ornement pour y mettre sa marque, mais ce fut longtemps après, quand l'écu était devenu suranné et faisait partie du stoc de vieux moules réunis au magasin d'ornements. Il ne trouva alors aucun inconvénient à s'en servir en guise de marque et y grava son nom. Or, cela nous reporte à une époque bien postérieure, 30 ou 40 ans peut-être, à la commande faite par le propriétaire de l'écu, et à la fabrication primitive du moule.

N^' 35. — Sous le N^ 227 nous avons exposé à Bruxelles en 1880, une belle grande cruche à large goulot, appartenant à M. Evenepoel.

C'est un vase à col assez large. Il mesure 0^36 de haut, 0°'21 de large à la panse, 0^8 au goulot et 0^12 à la base.

L'ornementation est fort sobre, mais élégante, et surtout fort importante au point de vue de nos recherches.

Le goulot est orné d'une grande tête à longue barbe ou

bartmann. La panse est ceinte d'un double cordon saillant^ et elle porte l'écusson A^ 780' , répété trois fois.

Le couvercle d'étain a poar marque, le poinçon du pays de Liège au XVI« siècle : un buste d'évêque crosse, mitre, et à hauteur des épaules, les initiales de Tétainier i et m.

Cet objet vient parait-il de Tabbé d'une ancienne abbaye du pays.

N« 971. M.C., N^ 395. C. M. V.— « Grande cruche fusiforme à panse fortement annelée par le toumissage. A la place généralement occupée par le mascaron, tableau en relief figurant le départ de Tobie. Sur la panse, médaillon très frustre, probablement en surmoulage, aux armes de anthoni de boht, date 1525. » Telle est la description du catalogue. J'y ajouterai que la hauteur est de (y^SG, que ce pot est élargi vers le bas et muni d'un pied marqué d'ondulations. Que le relief de Tobie est dans un médaillon ovale appliqué au col ce qui est fort rare. Ce col est en aiguière. Les armes sont composées d'un large poisson posé en pal, un turbot sans doute, constituant des armes parlantes.

Le millésime, qui est fort obscur, semble bien être 1575, mais non 1525, date évidemment erronée.

On connaît plusieurs familles Boodt, Boot, Booth ou Both.

En 1581 mourut à Bréda un Anthoine Boot, dont la veuve se remaria.

Au XVP siècle on trouve un Pierre et un Jean Boot, membres du conseil d'État.

N*» 774. M. Ga. — Même vase que le précédent.

N<* 116. C. R. 3. — « Une grande et superbe cruche, terre et couverte brunes ; au col un grand mascaron, dans le champ trois fois un écu armorié avec Finscription : Anthoine de Both. 1590. Haut 0»55. »

A^ 782*. — Gourde fort bombée par derrière, presque plate devant, à panse large de 0'»24, à 4 annelets de bandoulière.

La panse est ornée de cercles concentriques et de rayons formant 8 compartiments alternativement étroits et larges, portant 2, 3, 4 ou 5 petites étoiles incrustées semblables à A< 79*. Au milieu de la panse est notre écu de San Vittores abbé Az 47*, pi. VI, fig. 10. Le dos du vase ne porte aucun ornement. A. Ma.

N<> 971. CM. — a La forme de ce vase est cylindrique ; il est évasé vers le bas et muni d'un pied ondulé. Le col, de façon aiguière, orné d'un médaillon ovale, enrichi de quelques figures. Sur le corps de la panse, un médaillon circulaire aux armes d'Âniainede Both, et la date 1595. H. 52<'. »

N^' 148. — Le musée de Gand renferme un second vase identique au N<^ 116. M. 6a.

A^ 783 ^ ~ Grande cruche sans bec, haute de 0°*33, large de 0"22 à la panse et de 0'^7 au goulot. PI. XVIII, fig. 11.

L'épaulement est orné de 4 rosaces A^ 594*, pi. XIII, fig. 31. Le col porte le bandeau A^^ 773% et sur la panse se trouve un écusson de Golchon A' 833*, pi. V, fig. 9, et deux écussons de San Vittores, abbé Ax47*, pi. VI, fig. 10. A. Ma.

As 786*. — Médaillon rond de 0°^13 de diamètre rempli de hâchements et d'un écu de forme fantaisiste, imitant un cuir, à une fasce bretessée et contrebretessée, accompagnée de dix losanges dressés, rangés 4 et 3 en tête, 2 et 1 en pointe. Timbre, un heaume à sénestre, à 4 barreaux, sommé d'un tortil. Cimier, encolure de chien lévrier issant, au galop, colleté de la fasce de Técu et accosté des lettres :

lA. w.

On y voit aussi les initiales :

PI. VII fig. 3.

C'est un de nos écussons les plus soignés. Les détails, et surtout le cimier, sont fort bien fouillés. Cet écusson semble être celui de la famille d*Ahier.

Le château d'Âlner est sitaé sur le Sieg, près de Blankenberghe. Marie, héritière et dame dadit Alner et deBerlinghoveUr portait de gueules à la fasce bretessée et contre bretessé» d'argent, accompagnée de 12 losanges, posés 4 et 3 en tête, 3 et ' 2 en pointe.

Cette dame épousa, en 1560, Walrave, baron deScheyffartde Mérode et de Walerswerst, seigneur de Wilterschitz.

Leur fils Oossoin Scheyffart de Mérode d' Alner se maria, en 1568, avec Anne de Veryooz, fille de Jacques et de Julienne de Glymes. Gossoin mourut en 1671. Il fut le dernier qui porta les armoiries qui nous occupent, son fils Walrave les abandonna.

Ces familles d'Alner et d' Alner Vervooz eurent, dans le pays de Liège et le Namurois, les plus grandes relations et les plus belles alliances.

N"^ 649. E. Ga. — Très grande cruche de couleur fort brune, de forme semblable à celle du N^ 971, à goulot très large, à bec garni de pincées autour du pied. L*épaulement est orné do griffé en zigzag. L^anse porte de petites pincées sur les deux arêtes, et est marquée longitudinalement de lignes creusées en gorges. Sous le bec du goulot est le bartmann A^ 787', pi. VIII, fig. 7. La panse est piriforme et porte trois fpis le médaillon héraldique d' Alner A^^ 786^

Sous la panse est une tubulure mince à bouchon.

Ce vase est haut de 0*63, large de 0"16 au goulot.

A. M. Dansette, à Bruxelles.

Ax 803\ N^ 1036. C. M., N* 397. C. M. V. « Beau et grand pot à large goulot sans bec, de forme élégante, sphéroîdale,^ piriforme, un peu allongée vers la base. Il mesure 0^40 de haut, 0"28 de large à la panse, O^'IO à la base et (r07 au goulot; celui-ci est haut de O'^lO.C'est le même vase que le N* 1034.C.M. pi. XVIII, fig. 16. Le goulot est orné d^un beau bandeau, profondément fouillé, sortant du même moule que notre A^ 834% pi. X, fig. 6. L'épaulement est orné d'un collier d'arcs de

cercles faits des 7 petites courbes qui forment le dessus de notre fleuron creux A^ 663*, pi. XVI fig. 7. Ces arcs reposent sur un faisceau de cannelures et de cordons formant une large ceinture ou bande divisée, par des faisceaux de baguettes et de filetSy en 6 panneaux qui portent alternativement un beau mascaron A^ 354', pi. XII, fig. 19 et un joli bouquet creux de style renaissance A* 756', pi. XVI, fig. 12 et 13.

Le reste de la panse est divisé de la même façon en quatre grands compartiments. L'un porte Tanse^quiest refaiteà Fétain, et les autres chacun un médaillon sortant de notre moule A* 39' ci- devant, aux armes de Bocholtz-Bocholtz, pi. V, fig. 3. . MiNABB, dans son ouvrage, les attribue à la famille Vander Zype. Nous avons dit que nous ne sommes pas de cet avis, à cause du cimier qui n'est pas celui de cette famille.

Le catalogue de la vente du musée Minard, N^ 396 et 397, attribue cet écu à un chanoine. Nous avons expliqué ci-devant combien cette assertion est invraisemblable.

MiNABD a indiqué par erreur ses planches XXVII et XXXV : celles-ci n'offrent rien de semblable à ces deux vases. A. 6a.

A» 831*. —Médaillon de 0"08 sur 0"09, encadré d'un cordon fait de hachures en foi^me de V, emboîtées l'une dans l'autre, (pi. I, fig. 2 du 2^^ Rapport) portant au milieu de lambrequins, un écusson de forme fantaisiste à un chevron alésé et bordé, accompagné de 3 étoiles à 6 rais, 2 en tête et 1 en pointe, supportée celle-ci par un croissant montant (qui d'ordinaire sert de brisure à un fils cadet). Timbre, un heaume dont on voit au moins six barreaux et qui est de face avec tortil. Le tout sommé d'un nouveau croissant montant, terminé par le millésime :

Le timbre, fort embrouillé sur nos pièces trouvées antérieurement, et pris d'abord pour une tête, est cette fois tout à fait net.

Cet écu et l'écu A^ 836' ne sont que deux variétés du même.

On les attribue à la famille de Lomont. Noas en parlerons à Tartide dn second.

A*832*. — Potdelaforme et de la grandeur de Ax476\ pi. XVII, fig. 25, ayant Fanse et le col brisés, et portant trois écussons aux armes de Lomont du type A^ 831' ci-devant.

Ce vase est à large goulot, entouré d'une spirale de minces cordons. La panse mesure 0"^18 de diamètre. C'est un rebut trouvé dans les débris du four antique démoli par M. Crame- Delpire à Bouffioulx. La teinte brun fauve, irrégulière, de tons divers est marquée de trace de coulure du sel de vernissage. Outre ces causes de rebut, le vase porte un trou /^teM pendant la cuisson, à cause d'un point de terre imparfaitement séchée. Toutefois les reliefs sont fort bien sortis. B. C. D.

Avec un grand nombre de doubles.

A^ 833' . — Médaillon de 0^11 sur O'^OS, renfermant au milieu des lambrequins un écusson de vair, au franc quartier chargé d'un Uon rampant, armé et lampassé. Timbre, une mitre avec une crosse d'abbé. Autour de Técu règne l'inscription suivante :

D. LEONABD COLCHO : AB : 8E0.

PI. V, fig. 9. B. B. B. C'est une variété de A» 724\

Léonard Colchon semble originaire du Limbourg. Il commença par être bénédictin à St-Trond, en Hesbaye. En 1625 il était abbé du monastère de Seligenstadt, dans le diocèse de Hildeshfûm, en Franconie. C'est à cette époque qu'il commanda sa vaisselle à l'écu abatial, et non 16 ou 17 ans plus tard. Nous avons dit, en parlant de son autre écusson, qu'à cette dernière époque il commandait un écu crosse parce qu'il portait alors une haute dignité.

Léonard avait un parent nommé Jean, notaire à Liège de 1601 à 1622 au moins, et qui portait les mêmes armoiries. Après Jean, les Colchon de Liège portèrent un écu différent.

Ces relations avec le notaire Jean ne sont du reste pas nécessaires pour expliquer la fourniture de grès de Bouffioulx.

Ce centre de production était connu dès longtemps dans le Limbourg et la Hesbaye et plus loin.

A«833\ — Idem avec le cimier un peu varié. (Voir 2™« Rapport, pi. IV, fig. 4.)

N"" 139. — Gourde plus petite que le N<^ 138, aux armes de GolchonAx833'.

A. M. Asselbergh, à Uccle.

N^ 169. C. B. 2. — « Un barillet avec pied et à deux anses, terre et couverte brunes ; il est orné de six écussons d'armoiries, parmi lesquels on remarque celui d'un abbé, fin du XVP siècle. Long. 0*46. n

N^ 170. C. R. 2. — « Un dite même terre et couleur, il est également à pied et à deux anses ; il est orné de six écussons d'armoiries et muni d'un robinet. Long. 0''22. »

N^ 171. G. R. 2. — « Un dito en terre et couverte grises coupé par des lignes bleues ; aux deux extrémités il y a de jolis médaillons. Long. 0'°35. »

N* 184. C. R. 2. — « Une cruche à couverte brun pâle, au

milieu un écu aux armes de Léonard, abbé de ; à droite et

à gauche, un écusson qui parait être celui de la maison de Ligne, fin du XVP siècle ; hauteur 0*40. n

On a supposé qu'il s'agit ici de Léonard Houwen, qui serait ainsi un abbé. C'est une erreur. L'écu de ce dernier personnage est sommé d'un heaume et ne porte aucun attribut abbatial. II s'agit ici de Léonard Colchon dont nous avons parlé ci-devant A^ 833*, et dont nous avons nous-même retrouvé l'écu joint, comme ici, à écusson une bande Ax 45, qui est d'Horion et non de Ligne. Nous y reviendrons.

N« 122. C. R. 3. — « Un barillet, terre et couverte grises ; il porte quatre écussons armoriés et autres ornements ; le goulot a été restauré. Haut. 0«29, long. 0°'33. n

N* 105. — Vase de forme semblable à A» 783*, pi. XVIII, fig. 11. Il porte le bandeau de goulot A^ 738', pi. IX, fig. 5,

à répaulement 15 petites étoiles imprimées en creux A^ 79', pi. XVI, fig. 42, et plus bas 6 rosaces A» 739% pi. XII, fig. 30. Sur la panse se trouvent trois écussons deColchonde la variété A» 833* ci-devant. H. B.

N« 106. — Vase de la forme de A» 783*, pi. XVIH fig. 11, ayant au goulot le bandeau Ax735*, pi. IX, fig. 1. L^épaulement porte 6 rosaces A< 740*, pi. XII, fig. 31. La panse est ornée d'un écusson de Colchon variété MRA^ 833*, et de deux écussons de Bocholtz double MRAx39*, pi. V, fig. 3. H. B.

N» 109. - Vase du type N« 89, pi. XVIII, fig. 5, haut de 0"47, large de 0^23 à la panse, 0*10 au goulot et O^'IS sous la base. Le col porte la tête à barbe A^^ 730, pi. IX, fig. 10 et la panse, trois écussons armoriés aux armes de Colchon, variété A< 833* ci-devant, au milieu de deux écus de San Vittores sans inscription Ax47«, pi. VI, fig. 10. H. B.

N*» 1044. M. Do. — Tonnelet long de 0°»48 et d'un diamètre de 0"'23, tout à fait entier. Il porte sur le flanc gauche deux fois notre écu de Rosen A^ 265', pi. VII, fig. 10 et sur le flanc droit notre écu de Xhencheval A^ 689' , pi. V, fig. 2, à dextre de reçu de San Vittores A» 12*, pi. VI, fig. 11. Sur le gros bout, qui a une forme entièrement hémisphérique, se trouve Técu de Colchon de la variété A^ 833*. Sur le bout aplati, au-dessus du trou de robinet, Técu ci-dessus A^ 689' et autour, quatre petits médaillons au chifi're du Christ, A^ 714'.

C'est un nouvel exemple d'écus réunis au hasard pour les besoins de Pornementation.

N« 64. — Très grande gourde à panse de 0'»60, à 8 anneaux de suspension, à goulot et pied élevés, ce qui aide à l'élégance. Elle porte par derrière Técusson de San Vittores abbé A* 47', pi. VI, fig. 10, et par devant l'écu de Colchon de la variété A^833'. Ce dernier est entouré d'un sytème de cercles, formant une bande circulaire divisée en 8

compartiments encadrés de cordons et ornés cliacun de 3 rosaces A^TOS', dont l'ensemble de 24 forme un cercle complet. M. L.

A' 836\ — Très grand nombre de tessons de toutes teintes, portant un écusson semblable à A^ 831*, mais d'autre moule, d'autre type d'ornements, et d'autre millésime. Ces ornements «ont moins élégants que ceux de ce dernier. Le médaillon est «icadré d'un chapelet de perles, au lieu des hachures en angles imbriquées du précédent ; il mesure 0™08 sur 0^6. Le millésime est :

PI, IV, fig. 8. B. B. B.

Nous avons dit que l'on attribue cet écu à la famille de Lomont.

Raeren a fabriqué aussi beaucoup de variétés de ce médaillon, mais pas une ne porte des ornements semblables à ceux de cet écu. Il ne faut pas ici penser à un surmoulage mais' tout au plus, si Bouffioulx a emprunté quelque chose, il 7 a eu imitation. Nous avons fait remarquer la même chose à propos de l'écu à Tescarboucle de Von Buck ou de Clesves, Ax49*, pl.VII,fig. 9..

Ce grand nombre de tessons trouvés dans les résidus de fabriques de Bouffioulx, prouve de nouveau et surabondamment que cet écusson, sous diverses variétés, était communément employé par les fabricants virallons en guise d'ornements. On le retrouve accompagné de divers autres écus d'ornementation. La grande variété de cet écu trouvée à Raeren, démontre que là aussi, il était passé à l'état d'ornement banal et employé ^mme tel *.

i. La ponctuation a été omise dans notre figure. 3. Le NO J. 53. M. E. A. que nous avions cru de Bouffioulx el indiqué «omme tel est un spéeimen de ce blason fabriqué à Raeren.

Ce qui le prouve en outre, c'est que Ton place le drossart du ban de Walhorme, auquel on attribue ces armoiries, entre 1587 et 1598, année de sa mort ; or, Técu A< 831', dont nous nous sommes occupé ci-devant, porte le millésime 1601 et n'a donc pu être commandé par le drossart*

A moins que l'on ne doive attribuer cet écu de 1601, à un autre membre de la famille de Lomont.

Cet écusson a du reste été fait dans un grand nombre de fabriques.

N<» 1596. M. Do. — Cruche semblable à notre A» 825^ pi. XVII, fig. 12, mais mesurant 0^29 de haut, et 0°'18 de large à la panse. Elle porte trois écus de Lomont de la variété A^ 836' . Le goulot est caché par un bandeau de minces oordcms enroulés.

A< 838* . — Écusson coupé d'une ligne à laquelle le potier a donné trop de relief, comme pour Técu de Vanden Steen cidevant A^^ 684^ pi. IV, fig. 1, et que l'on pourrait aussi prendre pour une fasce étroite en relief, ou dtnitf^ accompagnée en tête d'une branche de cardon (?) à trois fleurs, en pointe de troia griffons rampants, armés et lampassés ; timbre, un heaume à droite ; cimier, la branche de l'écu. Le médaillon est rempli par les lambrequins (3*"* Rapport^ pi. III, fig. 12).

Cet écu fut trouvé en nombreux exemplaires dans les restes d'un four de la fin du XVI« siècle, ce qui le date. D'autre part, notre médaillon Az607' se trouve avec lui sur le vase Ax 554', et avec l'écu de Massillon k^iV^ sur le vase A^ 552*, ce qui établit une espèce de contemporanéité entre ces deux écussons armoriés.

Nous ne savons à quelle famille on pourrait attribuer ces armoiries. La famille allemande MaendI, à Steifels, en a de semblables, mais ses griffons sont à sénestre.

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