Entiers
franqz mestier sur les paines reprinses par leurs Chartres. Bien enteadu que c'est de ceulx quy n'estoient introduits au jour de Tauthorisation de leur franch mestier.
^ N.d$ Bavay, notaire et secrétaire dudit mestier. »
« Le pénultième de Juillet 1600 les prévilèges des potiers furent derechef confirmés et augmentés et plusieurs différente assoupis de la parte du chapitre, n
Le jour S^ Estienne de Tan 1600 Jean Bertrand « host du pot destain n et Nicolas Crame de Bouffioulx sont nommés maitres gouverneurs du métier. Jean Bertrand distribue par le sort les ouvriers au différents maitres.
Le procès-verbal de la réunion dit :
« Les maitres de Pan dernier ont relaté par leur serment que de leur temps ou année, savoir le XXIII^ jour de mars 1600, ont esté admys audit mestier pour apprendre à tourner sur la roue Jean Bureau fils de Jacqz Bureau, en son temps bourgeois de Ghastelet, Lambert Gollige quy n'est fils de bourgeois, ains estoit au mestier dès auparavant la lettre et authorisation dudit francqz mestier ayans payez les droits tant aux seigneurs que au francs mestier. Fut encore admys Pierre de Kenly et Jean Bouguet aussy fils de bourgeois. Les ayans reçu après le consentement de Nicolas le Monnoyer lors maitre de ville de Ghastelet, ce qui fut relaté les jour et an susdits.
^ N. de Bavay notaire et secrétaire dudit bon mestier. »
« Le dixième jour du moys de Septembre en XVP et ung en la maison de Jean Bertrand host du pot d'estain, en sa présence comme maitre et gouverneur dudict francs mestier pour cette année : Savoir lesdits Jean Bertrand et Nicolas Crame. Comparut Philippes Bertrand iils de feu Pierchon et de Barbe Jaucquet son espeuse, maître et dame dudit francmestier a requis de relever lesdit franc mestier pour estre maitre admis audit mestier et besoigner à soi-même. Suivant quoy et que ledit Philippe est filz de maitre pottier et estez admis a reliefz et la mesme at relevé, en ayant faict et passé le serment en tel cas requis de garder et faire garder et observer Chartres privilèges et franchises dusdit francqz mestier en chascun de leurs points et articles, en ayant payé les droits de reliefs tant aux Seigneurs de Saint Lambert, voir à Jean Bomet le comis et recepveur, comme aussy ausdits maitres modernes pour lesdits francqz mestiers ayant esté toutes solempnitez observées.
« Droitz des seigneurs XXX patars.
« Droitz du mestier XXX patars.
« Droitz du notaire X patars.
^ N. de Bavay, notaire et secrétaire du mestier. n
Le 12 janvier 1602 Jean Leurkin et George Crame, sont élus maitres gouverneurs du métier pour Tannée, ils font partage des ouvriers, au nombre de 10 en les tirans au sort, entre les différents maitres.
« On décide que deux apprentifs ne recevront que quatre patars par cent de pots communs ^ qu'ils fabriqueront, chaque
I. On décide de ne donnera des apprentis, que quatre patars par centaine
cent doit contenir quatre planches d'ouvrages, et sizpatars lorsque les pots seront à « cul coppé n
« Le vingt neuffiesme jour du moys d'Août an saize cent et deux, François Lenglet, jadis serviteur admis de cesluy franc mestier des pottiers de pierres ayant présentement espouzé Barbette vesve de feu Pirchon Bertrand, dame et maîtresse et besoignez à soi mesme, dudict franc mestier at requis d'estre admis maitre et besoigner à soi mesmes et user du dit franch mestier du consentement de Guillaume de Bruges maitre de ville moderne de Cbastelet, ce que ouys et entendu, Jean Leurkin et George Crame maitres modernes dudit francs mestier ont y cellui receu et admys en payant les droictz pour ce afférant et passant le serment en tel cas requis, voir et moyen que suivant leurs lettres le dit Francbois ferat advouer son admission des vénérables nobles et généreux seigneurs messieurs du vénérable chapittre de Liège leurs seigneurs et maitres, d'aultant qu'il n'est fils de maitre et là mesme at passe lesdits serments accoustumé en présence lesdits maîtres et gouverneurs dusdit franch mestier, et a iceulz payé les droictz.
^ N, d€ Bavay, notaire dudict
mestier
Le 1^ février 1603, tous les maitres potiers assemblés en la maison de leur secrétaire notaire Bavay, confirment la nomination faite à la sainte Estienne, de Nicolas Crame et Philippe
de pots a communs » fabriqués par eux. Il résulte de ce fait qu*il y avait d*autres pots que des pois ordinaires.
Pirchon, en qualité de maitres des potiers. Les nouveaux gouverneurs du métier, font la répartition des ouvriers ; Bertrand Bertrand, pour sa vieillesse et Jean Pirchon, à cause d'une blessure qu'il avait au bras, obtiennent une journée d'ouvrier de plus par semaine que les autres maitres.
Le 26 Janvier 1604, sont élus maitre du métier Jean le Yisenon et François Langlois ; ils distribuent 8 ouvriers et reçoivent un apprenti, Pierre Laventurier ^
Le 14 Août 1604, Jean Délie Falize est reçu à la maitrise.
Le 28 X^^ 1604, Jean Bertrand, hôte du pot d'étain et Jean Leurkin sont nommés maitres du métier. Remy Rifflet est continué dans sa charge de serviteur du métier.
Charles Preumont est reçu apprenti.
Le 15 7^^ 1606, Paulus Einif, alors serviteur du métier est reçu maitre, avec l'autorisation de Jean Amoul, maitre de ville de Chàtelet.
Un nouveau greffier dresse le procès-verbal de la réunion, il signait : Français d$ Bavay, notaire et secrétaire
du métier.
Le 28 X^^ 1606, Jean Gibon et Jean del Falize sont nommés gouverneurs du métier.
I. Ce Pierre Uventarier fit son chemin. Il devint pins Urd bailli de Ghâtdet.
Guillaume Hanuir est reçu apprenti et Rifflet est continué dans sa charge de serviteur du métier ; le 5 mars suivant il est remplacé par Jérôme Hubinon.
Le 12 Janvier 1607, Jean Bertrand et Pierre Mofroid sont nommés maitres du métier.
On reçoit deux apprentis.
<t Le 20 février 1608, Jean Bertrand, fils de Jacques Bertrand, alias Yisnon Tancien, lequel a remonstré comment il s'était, puis naguère, allié par mariage et qu'il devait besoigner comme maitre à soi mesmes, et que partant il requist à relever et là mesme a relevé les droits dudit mestier pour estre maitre à besoigner à soi mesme, ayant à cet effet passé le serment de maintenir garder et observer les Chartres dudit franc mestier.
Il avait été trouvé « idoine et capable » par Jean Bertrand Pun des maitres du métier.
Le 18 Mars 1608, Jacques Bertrand est reçu maitre.
Le 30 X^re 1608, Nicolas Gramme et Pierre Mofroid sont nommés gouverneurs du métier.
Le 28 X^^ 1609, sont nommés Paulus Kinif et George Cranmie.
Le 18 X^^ 1610, sont élus Jean Leurkin et Jean Bertrand. Les ouvriers repartis sont au nombre de 10.
« Les jours moys et an que dessus tous lesdits maitres dudit mestier, scavoir Jean Gibon, Nicolas Gramme, Jean Leurkin,
François Langlet, Jean Bertrand Visnon Taisné, Paulus Kinif, Pierre Mofroid, Philippes Bertrand, Jean délie Falize, Jean et Jacques Bertrand frères, Jean Bertrand Visnon le jeune, ont accordé par ensemble que pour doresnavant Tout ne poldrat besoigner à la chandelle non plus avant la Toussaint que après à tourner potz sur la rouwe ^ Quant aux frais et despens qui se font, les assemblées desdits maîtres pour le fait du dit mesty, ont accordé que les maitres manquants de soy trouver pour Tadvenir ausdites assemblées estant préalablement adjoumés par le serviteur sermenté seront subjet de payer la moytié des despens à rencontre de ceulx qui s'y trouveront, scavoir moityé escoz. Ayant par les susnomez promis deffectuer le premis sur Tamende par les contraventeurs du contenu que dessus de XX florins voir que Ton ne poldrat boire à la charge des absens * . »
Le 30 octobre 1611, Jean Mahy Godart est reçu apprenti.
Le 27 décembre 1611, François Langlet et Jacques Bertrand sont nommés maitres gouverneurs du métier. Pierre Damy est reçu maitre.
i. L'un des avantages que donnaient les anciennes corporaiions, c*est que les ouvriers qui les composaient, ayant seuls le privilège, le monopole de pouvoir fabriquer les objets produits par le métier, pouvaient, suivant leurs besoins, en restreindre la production, éviter Tencombrement du marché et par conséquent ravilissement des prix. Le système de liberté moderne produit un effet contraire ; il est vrai qu'il est souvent au profit de la masse de la population.
3. L'habitude qu'avaient les pottiers de boire du vin dans leurs réunions, montre quMls jouissaient d'une certaine aisance. On buvait alors dans notre pays du vin de Baune et du vin d'Aix, on le prenait au grand verre, à la pinte et au pot dans les cabarets. La consommation du vin était grande alors dans certaines villes, où l'on vidait tous les ans des douzaines de « poinçons » (grosses tonnes) de vin chez les « taverniers ».
Le 16 février 1612, on reçoit trois apprentis.
Le 27 décembre 1612, sont élus maîtres Jean Bertrand Visnon et Philippe Bertrand, on reçoit un apprenti.
Le 27 décembre 1613, sont élus maitres Jean Bertrand dit Pirchon et Pierre Laventurier.
Le 8 juillet 1614, Dieudonné Bertrand est reçu maitre.
Nous croyons inutile de continuer à transcrire les procèsverbaux qui ne renferment que les nominations des maitres du métier et les réceptions des maitres potiers. Nous préférons pour éviter les longueurs, donner à la fin un tableau synoptique et chronologique des élections de maitres gouverneurs et des réceptions de maîtres potiers.
« L'an seize cent et quinze du mois de febrîer le onziàmo jour, Jean Bertrand, host du Blan lévrier, pour ceste année maitre et gouverneur esleu du franc mestier de pottiers de pierre, en Tabsence de Jean Gibon son confrère gouverneur a fait assembler et convocquer ledit mesty en la maison Comelis Dellevaux, bourgeois de Ghastelet, par Ândry Jépin, serviteur juré dudit mesty ; où estant assemblé at esté remonstré audit mesty en général comment leur art et stil à faire pot alloit et tendoit du tout à ruyne pour respect de la multitude des pots qui se faisoit, quy causoit un trop vil prix de ladite marchandise, pour respect de quoy il y avoit aulcuns maitres qui ne pouvoient entretenir et payer leurs serviteurs, encore moings à
paine pouTaient ils vivre, et qu'à ceste cause il seroit expédient de faire un retranchement et régler pour chascun maîtres à Tadvenant de ses moyens et facultés le nombre des fournées qu'ils poldroient faire chascun en particulier pendant Tannée et ce pour Tespace de trois ans routiers.
o Dont après avoir esté ledit mesty bien et particulièrement informé du premier, ont trouvé la représentation susdite estre juste et équitable, ensuite de quoy, se sont accordés sans aulcune contradiction ny empeschement et par commun consentement à ce qu'il sensuit. Scavoir que Jean Gibon ne poldrat faire pendant cette année que douze fournées de pots, George Crame X fournées, Nicolas Crame X, Jean Bertrand Pirchon nœuf, Jean Bertrand du Blan lévrier nœuf, Jean Délie Falize et Pierre Mofroid chascun nœuf, Jean Bertrand Visnon huit, Jean Leurquin sept, François Langlet sept, Paulus Einif onze, voir à condition que s'il travaille hors de la maison en laquelle présentement il réside, en tel cas ne poldrat faire que dix, et quant à Philippes Bertrand pour ceste année podrait faire dix fournées, et les deux autres années suivantes seulement nœuf, et Jacques Bertrand Visnon sept fournées ; voir que pour les deux années prochaines se debvront aussi régler comme est ci dessus déclaré le tout sous les conditions telle que lesdits trois ans expirés, si l'accord susdit est trouvé bon et profitable pour l'augmentation dndit mesty, y celui se debvrait continuer pour l'advenir selon sa fome et tournure, soit qu'ils trouvent à augmenter ou diminuer pour le £edt des dites fournées selon la faculté des dits maîtres. A tout quoy lesdits maîtres ont promis chacun en leur particulier de soy conformer et régler, sur paine par les contra- Tonteurs de tomber en telle amende qu'il plairat à nos seigneurs ordonner et à payer irrémissiblement par lesdits contraventeurs selon le contenu de leurs Chartres et privilèges. »
Le 28 X^^ 1616, les maîtres potiers assemblés pour élire les maîtres décident qu^afia d*éviter Tencombrement de la productioQf pendant 6 années, chacun d^entre eux ne pourra faire que les fournées suivantes.
La Y^ de Jean Gibon, George Gramme, Jean Pirchon, Nicolas Gramme et Paulus Kinif, chacun 8 fournées.
Jean Bertrand, Jean Delfalize, Pierre Mofroid, Jean Bertrand, Yisnon le jeune et Philippe Bertrand, chacun 7 fournées.
Jean Bertrand dit Visnon et Pierre Laventurier, chacun 6 fournées.
Jean Leurkin et François Lenglet chacun 5 fournées.
Jacques Bertrand Visnon, Jacques Bertrand « dupot d'estain» chacun 4 fournées.
Et Dieudonné Bertrand, 3 fournées.
II est défendu d'agrandir les fours sous peine d'une amende de 40 florins.
Le 28 d'octobre 1617, les membres du métier des potiers do pierre, s'assemblent par devant vénérable et noble seigneur Winand de Marotte, chanoine de la cathédrale de Liège et Tun des seigneurs de Châtelet et Bouffioulx. Plusieurs potiers élèvent des réclamations parce que la convention du 28 décembre 1616 n'est pas loyalement exécutée, plusieurs potiers ayant élargi ou allongé leurs fours, ce qui leur permettait de faire autant de pots et même davantage qu'avant la convention. Il est convenu par le chanoine visiteur et tous les potiers, que les maîtres du métier prendront les dimensions de tous les fours, et qu'ils feront modifier ceux qui seront trouvés trop grands ou trop petits.
Le 3 Août 1618, Paul Rifflet, récemmeût marié, demande à être reçu maître pour pouvoir travailler à son compte personoel; il présente à cet effet, aux maitres gouverneurs en fonction son chef-d^œuvre, qui consiste en « une juste de deux comptes et plus un pot à beurre de bonne grandeur et ung flacon de compte ». Les gouverneurs et d'autres maîtres, ayant trouvé ses vases convenables, Rifflet est reçu maître à condition qu^il remplira les autres formalités d'usage.
Le 9 Janvier 1620, Jean le Berger transige avec le métier des potiers, moyennant 30 florins, pour les infractions qu'il a faites aux chartes et privilèges ; il s'oblige à les respecter et
est reçu maître.
LeP'X^^re 1621, il est convenu entre les potiers, que si quelques uns d'entre eux ne veulent ou ne peuvent cuire les fournées de pots auxquelles ils ont été taxés, ils pourront céder leurs droits à d'autres potiers.
29 9^^ 1626. Les potiers étaient de rudes buveurs.
En assemblée générale il est convenu pour éviter les procès, que Nicolas Crame, Jean Bertrand, Jean Dellefalize, Paul Rifflet et Pierre Laventurier, paieront chacun la somme de treize livres dix patards, pour dépenses faites par le métier dans diverses assemblées faites à leur sujet, parce qu'ils n'avaient pas observé les convenances faites le 21 Janvier 1626 ; à cette occasion, quelques maîtres avaient fait « une gageure pour deux poinçons de cervoise, » qui furent bus sur le champ par le métier.
Le métier paya ces deux grosses tonnes de bière.
1644. En assemblée générale tenue chez Bartholomé Lambillot à Ghâtelet, on convient que les maavais débiteurs seront exécutés par le sergent, qui enlèvera leurs roues, jusqu^à ce qu^ils aient payé leur part dans les dépens faits par le métier.
En 1657 le greffier transcrit au registre du métier le récès suivant des seigneurs du Chapitre de Liège.
c Messeigneurs les directeurs des affaires du Chapitre cathédrale de Liège, ordonnent au receveur de Châtelet de ne payer d'avantage pour le disner que prétendent les pottiers dudit Châtelet que les revenus de leur demi cent d'œuffs à la rate de leur rouwe ; fait est 27 janvier 1650. Ainsi signé par ordon«
nance de mess".
« G del R««.
« Releu au chapitre, vu et approuvé le 28 janvier 1650. » Les potiers recevaient ainsi du chapitre de Liège, pour leur dîner, la valeur de leur redevance de 50 œufs par roue.
Le 17 janvier 1680 en assemblée générale, il a été décidé pour la prospérité du métier, de limiter comme suit le nombre de fournées de pots que chaque maître pourrait confectionner :
Jean Crame,
9 fournées par an
Charles Hanuset,
Hubert Crame,
Michel Crame,
Jean Godart,
Henri Godart,
Dieudonné Godart,
Paul Einif,
Jacques Crame,
Gilles Gibon,
Pierre Gibon,
Pierre Riflet,
Dont 4 de bleus,
Melchior Gibon,
Pierre Bertrand,
Pierre Mofroid,
George Crame,
Total,
Le procès- verbal de la séance continue ainsi :
« Il a esté en oultre arretté que les pottiers résidant dans Tenclos de Châtelet venderont et débiteront leurs marchandises de pots dans les villes et lieux situés sur la Sambre, depuis Châtelet jusques à Namur et sur la Meuse entière, sauf rien réserver de point ailleurs comme aussi les premiers débiter dans la ditte ville de Ghastelet, exceptez toute fois qu^ils ne pourront ce faire à ceux qui les vendroient avec sacqz, hottes, chevaulx, chariots ou charrettes aux lieux situés par de là la rivière de Sambre ; voir que ceux de Bouffioulx ou du fauxboorg du prédit de Châtelet ne pourront vendre ni débiter leurs marchandises de pots dans les villes et lieux du district de ceux de Tenclos de Châtelet, comme il est sus-exprimé, ni même les vendre et débiter aux habitans desdits lieux ou district qui les viendroient achapter au dit Châtelet ou Bouffioux.
« Les pottiers du fauxbourg du prédit Châtelet avec Jacques Crame fils, Sébastien et Gille Gibon venderont et débiteront leurs marchandises de pots dans les villes et lieux du duché de Brabant et comté de Namur et point ailleurs, sans que les autres pottiers y puissent aller a cet eflFet ny les y faire conduire : bien entendu toute fois que la ville de Namur n'est comprise, non plus que les lieux situés sur la rivière de Sambre depuis Châtelet jusques au dit Namur, ni sur la rivière de Meuse, attendu
qu'ils sont dans le district des potticrs de Fenclos de Châtelet.
a Les autres pottiers qui sont de Bouffioulz, venderont et débiteront leurs marchandises aux lieux ci-embas désignez et point ailleurs, scavoir, Braine-le-Comte, Soignies, Enghien, Lessinnes, Grandmont, Âudenard, Courtray, Itre, Dunkerke, avec la Flandre, Haynaux, Ârthois et autres villes et lieux vers la France, comme aussi Thuin, Walcourt, Philippeville, Mariembourg, particulièrement où les autres pottiers n'y pourront débiter avecq sacs et hottes, mais bien à la menue main à peine de Famende susdite pour ceux qui se présumeront de vendre et debitter, pendant les trois ans susdits, leurs marchandises sur les districts des autres et de réparer et rendre tous intérêts, a quoy ils se sont tous pareillement soubmis et condamnez comme dessus.
a Bien entendu que les pots que Pierre Gibon atcuit et vendu à Gérard Mathy, contenant environ un mille, se pourront mener cette fois où le dit Gérard trouverat.
«« Conditionné que Pierre Rifflet pourra toutefois livrer ses pots à la vesve Lannoy à Nivelle et pas à d'autres en la dite ville^ sans qu'il soit néantmoins deffendu aux pottiers, d'en livrer ainsi que ont le pouvoir suivant les règlements que dessus.
« Pour tout faire aggréer par mes dits seigneurs du très illustre chapitre, en cas de besoing réitérer et recognoistre par devant juge compétant, les dits pottiers ont commis et constituez tous et chacun porteur de cette ou copie authentique, sous promesse et obligations. Ainsi fait conclut et arresté ces an, mois et jour susdits en présence de Jacques Machuret et de Pierre Meurice, témoins à ce requis et appeliez.
« Conditionné que la moitié des pots que George Crame ferat pendant les dits trois ans se pourra débiter pour le Brabant, Gand et Bruges, comme il a esté accordé. Devisé que les fours ne pourront être ag^randis, ainsi seulement demeurer en tel état qu'ils sont situés.
« Ont signés : Jacques Crame, Dieudonné Godart, Antoine Hanus, Gille Gibon, Nicolas Crame, George Crame, Jean Godart.
«» Ont fait leurs marques : Mathieu Godart, Pierre Bertrand, Charles Hanus, Pierre Gibon, Paul Kinif, Pierre Mofroid. « Jacques Speileux, notaire admis et requis.
Dans cette répartition des divers marchés où chaque potier pouvait vendre ses produit?, on n^assigne aucun pays aux habitants de Pont-de-Loup. Dans les actes du franc métier, le nom de cette commune est loin d^être toujours joint à ceux de Châtelet et Bouffioulx.
En la même année Ferdinand Laventurier, François Gossart, Pasquier Crame, Jacques fils de Jacques Crame, Jean Mofroid, Jean Bertrand et Jean Hannekart, marchands potiers de Châtelet etdeBouffiouh, se sont engagés à payer aux maîtres potiers^ pendant trois ans, 9 florins par cent pots f^Jlns ouvrages n et 5 florins pour le reste.
On voit que dans la production de Châtelet et Bouffioulx, les vases de luxe, les « fins ouvrages » étaient payés à un prix presque double, de celui des ouvrages ordinaires et qu'il y avait marchands potiers et maîtres potiers.
« En rassemblée des maîtres du franc mettier des pottiers de Chastelet et Bouffioulx tenue chez les enfans de feu Hubert Drapier au dit Chastelet ce 26 décembre 1788.
« Là même les dits maîtres icy soussignés ont recessé comme par cet ils recessent de se cautiser comme ils se cautisent de payer, ens mains des maîtres régents quattre escalins à chaque fournée de pots quMls feront dans le courant de la présente année à commencer dez aujourd'huy ; lesquels quattres esca-
lins ils s^obligent de payer ens mains des dits maîtres, dez le jour qu'ils metteront le feu au four et c'est soub obligation de tous leurs biens ut in ampliori forma, voire que les ditsmidtres dereront rendre compte de tout perceû chaque année le jour Saint-Etienne du mois de décembre.
« A. J. Bertrand, veuve de Pierre François Crame, Joseph Gramme pour ma mère, J. F. Bertrand, Jean Baptiste Gibon, Nicolas Joseph Gibon, Antoine Joseph Gibon pour ma mère, veuve de Paul Gibon, Jacque Joseph Crame. »
LISTE EXTRAITE DES PROCÈS-VERBAUX de 1a corporation des potiers de Châtelet, Bouffloulx et Pont-de-Loup.
Maitbes gouvebneubb du Maitbes potiebs admis ckafranc-métier des potiers pour que année dans les assemblées chaque année. générales.
Les procès- verbaux que nous possédons ne remontent qu'à 1597, mais ils font allusion à quelques maUres-gouverneurs plus anciens, dont nous retrouvons Tindication dans les chartes :
Les archives communales de Châtelet donnent le nom des maîtres potiers de la ville de Châtelet vers 1550 ; ce sont quatre Bertrand :
Jean Bertrand Jean Bertrand le visgnon Jean Bertrand le jeune Jacques Bertrand le Visgnon.
La charte du franc-mestier datée du 26 décembre 1595 cite les noms suivants des maîtres potiers de Châtelet et de Bouffioulx à cette date :
Maîtres gotjveeneubs du Maitbes potiebs admis cha" franc-métier des potiers pour que année dans les assemblées chaque année, générales.
1595. Bertrand Bertrand.
Jean Gibon.
Bertrand Bertrand.
Jacques Bertrand.
Barbe Vve de Pierre Gibon.
Barbe We de Pirchon Bertrand.
Jean Bertrand.
Jean le Montuyer.
Jean Gibon.
Nicolas Crame.
Jean Pirchon Bertrand.
Jean Leurquin.
Georges Crame.
Jean Bertrand dit Visnon.
1597. Jean Leurkin.
Georges Crame.
1598. Jacques Bertrand dit Visnon.
Jean Bertrand dit Pirchon.
1599. Bertrand-Bertrand.
Pierre Mofroid.
1600. Jean Gibon.
Jean Bertrand le jeune.
1601. Jean Bertrand (c hoste du pot
d*estain ».
Nicolas Crame.
1602. Jean leurquin.
George Crame.
1603. Nicolas Crame.
Philippe Pirchon.
1604. Jean le Visenon.
François Langlet.
1605. Jean Bertrand « host du pot
d^estain ».
Jean Leurkin.
1606. Jacques Berirand dit Visnon.
Jean Gibon.
Philippe Bertrand, fils de Pierchon.
François Langlet.
Jean délie Falize.
Paulus Kinif.
Maîtres GOUVEaNBUES i»
franc-mélier des potiers pour chaque année.
Maitees potiers admis chaque année dans les assemblées générales.
1607. JeanGiboQ.
Jean del Falize.
1608. Jean Bertrand.
Pierre Morroid.
1609. Nicolas Crame.
Pierre Mofroid.
1610. Georges Crame.
Paulus Kinif.
1611. Jean Learkin.
Jean Bertrand fils de Jacqaes.
1612. François Langlet.
Jean Bertrand.
1613. Jean Bertrand Visnon.
Philippe Bertrand.
I6U. Jean Bertrand dit Pirchon.
Pierre Laventarier.
1615. Jean Bertrand <c host du blanc
lévrier ».
Jean Gibon.
1616. Nicolas Gramme.
Pierre Mofroid.
4617. George Crame.
Paalus Kinif.
1618. Jean Leurkin.
Jacques Bertrand « host du pot d*estain ».
1619. Jean Bertrand Visnon le jeune.
Jean délie Falize.
1620. Jean Bertrand Visnon.
Pierre Mofroid.
1621. Philippe Bertrand.
Jean Kinif.
Jean Bertrand fils de Jacques Visgno a Tancien.
Pierre Damy dit Taventurier.
Les apprentis sont au nombre de 10 et les maîtres au nombre de 12.
Dieudonné Bertrand.
Le nombre des maîtres du franc métier est de 15.
Jean Kinif.
Paul Rifflet.
George Crame.
Jean Berger.
Ignace Bertrand.
Jacques le Visnon père.
Jacques le Visnon fils.
Le nombre des maîtres du franc métier est de 15.
Maitbes aouYESNEiTBS dii Maîtres potiebs admis chafranc-métier des potiers pour que année dans les assemblées chaque année, générales.
1622. Nicolas Crame.
George Gramme.
1623. George Crame l'ancien.
Jean Godart.
Pierre Laventurier.
Jacques Crame.
1624. Jacques Crame « hole du blanc
Bastien Crame.
Lévrier ».
Jacques Crame.
1625. Jean Leurkin.
Bastien Crame.
1626. George Crame le jeune.
Jean Hannecart.
Jean Godarl.
1627. Pierre Laventurier.
Jacques Gramme.
1628. Bastien Crame.
Jeap Bertrand.
1629. Nicolas Crame.
Nicolas Crame ûls de George,
Jean Délie Falize.
Pierre Bertrand.
1633. Jean Kinif.
Mathy Gibon fils de Jean.
Jean Hannekart.
1631. Mahy Gibon.
Nicolas Crame.
1632. Jean Bertrand Tancien.
Pierre Bertrand.
1633. George Gramme le jeune.
Jean Godart.
1634. Pierre Laventurier.
Guillaume Gramme.
Jacques Crame.
1633. Paul Rifflet.
Etienne Mofroid.
Rastien Crame.
Gaspard^Mofroid.
1636. Paul Rifflet. *
Jean Bertrand, aliàs Betto.
Bastien Crame.
Bastien Crame ûls.
1637. Jean le Visnon.
Etienne Mofroid.
1638. Jean Délie Falize.
Mai TRES GODTiBKNBTrBS du Maitbes potibes admis chafranc métier des potiers pour que année dans les assemblées chaque année, générales.
Guillaume Crame.
4639. Jean Godart.
Bastien Crame.
16i0. Jean Bertrand dit Bette.
Gaspard Mofroid.
16ii. Jean Kinif.
Martin Gibon.
Jacques Crame.
1642. George Crame.
Martin Gibon.
1643. Mahy Gibon.
Pierre Bertrand.
1644. Pierre Laventurier dit l'ancien.
Etienne Mofroid.
1645. Bastien Gramme.
Jean Fallize.
1646. Jean Godart.
Bastien Crame.
1647. Jean Kinif.
Gaspard Mofroid.
1648. George Crame.
Pierre Mofroid.
Jacques Crame.
Charles Hanus.
Le nombre des maîtres da franc
métier est de 46.
1649. Bastien Crame.
George Crame.
Martin Gibbon.
I6S0. George Crame.
Pierre Mofroid.
1631. Jacques Crame.
Gaspard Mofroid.
1652. George Gramme.
George Crame flls.
Pierre Rifflet.
Pierre Rifflet.
1653. Pierre Laventurier.
Mahy Gibon.
1654. Jean Kinif.
Maitbes oouYEBNBirBS du IAaitkes voTiE^s odmis chafranc-métier des potiers pour que année dans les assemblées chaque année. générales.
Bastien Crame.
Pierre Mofroid.
Jean Godart.
1656. Mahy Gibon.
Hubert Bertrand.
1657. Basiien Gramme.
Eiienne Mofroid.
4658. George Crame.
Paul Kinif.
4659. Ferdinand Laventarier.
Pierre Gibon.
1660. Martin Gibon.
Pierre Lavenlurier.
4664. Bastien Crame.
Nicolas Crame.
4662. George Crame.
Pierre Mofroid.
4665. George Crame.
Paul Kinif.
4664. George Crame.
Pierre BifQet.
4665. Jean Godart.
Mathy Gibon.
4666. Pierre Bertrand.
Charles Hanus.
4667. Mathy Godart.
Hubert Bertrand.
4668. Bastien Crame.
Jacques Crame.
4669. Pierre Mofroid.
Charles Hanus.
4670. Hubert fils de Bastien.
Henry del Falize.
Mathy Godart.
Pierre l'Aventurier.
Pierre Gibon.
Ferdinand Laventurier.
Jean Crame.
Nicolas Crame.
Pierre Kinif.
Paul Kinif.
George G rame fils de Bastien.
Hubert Bertrand. Jacques Crame.
Gille Gibbon.
Dieudonné Godart.
Maitbes gouvkbnbttbs du Maitbes P0TIEE8 aimû ctofranc-métier des potiers pour que année dans les assemblées chaque année, générales.
Gilles Gibbon.
Sébastien Crame.
Jean Crame.
Nicolas Crame.
Pierre Mofroid.
Pierre Laventurier.
Pierre fils de Pierre Bertrand.
Jean Godarl.
Jean Mofroid.
1675. Charles Hanus.
Georjjc Crame.
1676. Mathieu Godart.
Pierre P.ifflei.
1677. Hubert Crame.
Hubert Bertrand.
1678. Antoine Hanus.
Jacques fils de Jacqaes Crame.
1679. Dieudonné Godart.
Jacques Crame.
1680. Jean Crame.
Jacques Crame.
1681. Mathieu Godart.
Jean fils de Pierre Riflïel.
1681 Hubert Crame.
Michel Mofroid.
1683. Antoine Hanus.
Gilles Gibon.
1684. Dieudonné Godart.
Pierre Gibon.
1685. Jean Crame.
Nicolas Rifilet.
1686. Hubert Crame.
Pierre Bertrand fils de Pierre.
Jean Mofroid.
Antoine Hanus.
Anselme Pasqaet Crame.
Jacques Crame fils de Sébastien.
Jean Rifilet.
Michel Mofroid.
Le nombre des maîtres du franc
métier est de 16.
Nicolas Rifflet.
Maîtres gouvesneubs du Maitbes potiers admis franc-métier des potiers pour chaque année dans les assemchaque année, liées générales.
Pierre Mofroid.
1687. Pierre Ladvenlurier.
Gille Gibon.
George Crame.
Jean Bertrand.
1688. ÂDtoiDe Hanus.
Gilles Gibon le jeusne.
1689. Jean Berlrand.
Jean Mofroid.
Pierre Bertrand.
1690. Jean Crame.
Jean Mofroid.
1691. Dieudonné Godart.
Jean Crame, de Châlelet.
Jean Mofroid.
Jean Gibon.
1692. Jean Crame le jeune.
Jean fils de Pierre Gibon.
1693. Hubert Crame.
Jacques Crame.
169i. Jean Crame le vieux.
George Crame fils de Jean.
Jacques Crame.
1695. George Crame le jeune.
Pierre Gibon fils de Pierre.
Jean Rifflei.
1696. Dieudonné Godart.
Jean Bertrand fils de Pierre.
Pierre Gibon.
1997. Jean Crame.
Jean Bertrand.
1698. George Crame.
George Crame le jeune.
1699. Dieudonné Godart.
Gilles Gibon le vieux.
1700. Paul Kinif.
Mathias Godart.
Micolas Rifiet.
Jean Crame, de Châtclet.
1701. Mathias Godart.
Gilles Gibon.
1702. Jacques Crame.
François Godart, de Chfttelet
Pierre Gibon.
1705. François Godart.
Maîtres gouvbbnbubs du franc -métier des potiers pour chaque année.
Maîtres potiers admis chaque année dans les assemblées générales.
Jacques Crame.
170i. Jean Crame.
Jean Riûet.
1705. George Crame.
Pierre Gibon.
Dieudonné GodarU
George Crame.
Maihias Godarl.
Jean Bertrand.
1708. François Godart.
Nicolas Rifflet.
1709. Jean Crame.
Gille Gibon le jeune.
1710. George Crame.
Jean Gibon.
1711. Dieudonné Godart.
Jacques Crame.
1712. Mathias Godart. Pierre Gibon le vieux.
1713. Dieudonné Godart.
Martin Gibon.
17U. Jean Crame.
Jean Bertrand.
1715. George Crame.
Jean Pierre Rifflet.
1716. Mathias Godart.
Jean Bertrand.
1717. Jean Visnon.
Nicolas Rifflet.
Gilles Gibon.
Lambert Godart.
Dieudonné Godart.
Jacques Crame.
17Î0. George Crame.
Martin Gibon fils de Jean.
Dieudonné Godart.
Pierre Rifflet.
Jean Bertrand.
Lambert Godart.
Maîtres gouyebneubs du Maitbes potiebs admis franc-métier des potiers pour chaque année dans les assemchaque année. hlées générales.
Jean Bertrand le vieux.
1721. Malhias Godart.
Martin Gibon.
1722. Jean Gibon.
Jean Bertrand.
Guillaume Gibon.
1723. Pierre Bertrand.
1724. Jean Crame.
Lambert Godart.
4725. Dieudonné Godart.
Jean Jacques Crame.
1726. Pierre Bertrand.
Jean Nicolas Bertrand.
1727. Georges Crame.
Jean Gibon fils.
1728. Mathias Godart.
Guillaume Gibon.
1729. Mnrtin Gibon.
George Crame le jeune.
1730. Jean Bertrand.
Jean Visnon le vieux.
173t. Jean Bertrand.
Lambert Godart.
1732. Pierre François Crame.
Jacob Crame.
1733. Dieudonné Godart.
Jean Jacques Crame.
1734. Pierre Bertrand.
Jean Nicolas Bertrand.
1733. George Crame.
Jean Gibon.
1736. Jean Vignon le vieux.
Guillaume Gibon.
Jacques Crame de Bouffioulx.
Jacques Crame fils de George.
Jacques Crame.
Pierre Bertrand fils.
Jean Nicolas Bertrand dit Visnon.
Jean Gibon.
Guillaume Gibon.
George Crame le jeune.
Jacob Crame.
Maitbes oouybsneubs du Maitbes P0TIBB8 admis franc-métier des potiers pour chaque année dans les assemchaque année, liées générales.
1737. Lambert Godarl.
Martin Gibon.
1738. Jacob Crame.
Jean Bertrand.
1739. Nicolas Bertrand.
Jean Jacques Crame.
17i0. Jean Nicolas Bertrand.
Pierre François Crame.
1741. George Crame.
Jean Eiienne Gibon.
!7i2. Jean Visnon le vieux*
Pierre Bertrand.
1743. Lambert Godart.
Jean Gibon.
1744. Pierre Charles Crame.
Martin Gibon.
1745. Jacob Crame.
Jean Bertrand.
1746. Henry Crame.
Jean Mofroid.
1747. Joseph Visnon.
Jean Joseph Bertrand.
1748. Jean-Baptiste Godart.
Pierre François Crame.
1749. Jean Godart.
Jean Etienne Gibon.
1730. George Crame.
Paul Gibon.
1751. Jean Nicolas Visnon.
Joseph Gibon.
1752. Joseph Visgnon.
George Crame.
Jean Etienne Gibon.
Pierre Charles Crame.
Joseph Visgnon.
Henry Crame.
Jean Baptiste Godart.
Jean Joseph Bertrand.
Alexis Joseph Bertrand.
Joseph Crame.
Pierre'François Crame.
Jacques Joseph Crame.
Maitbes gouvebnbttbs du Maitbes P0TIEB8 admis franc -métier des potiers pour chaque année dans les assemchaque année. blées générales.
17^. Jean-Baptiste Godart
Pierre François Crame.
4754. Jean Godart.
Jean Gibon.
i755. Jean Nicolas Visnon.
Paul Gibon.
i756. Joseph Visnon.
Etienne Gibon.
1757. Joseph Visnon.
Etienne Gibon.
1758. Henri Crame.
Guillaume Crame.
1759. Jean-Baptiste Godart Jacques Joseph Crame.
Mathias Gibon.
Jean Joseph Bertrand.
Nicolas Visnon.
Etienne Gibon.
Guillaume Gibon.
Nicolas Gibon.
1763. Jacob Crame.
Guillaume Crame.
1764. Jean-Baptiste Godart.
Jean Etienne Gibon.
1765. Mathieu Gibon.
Paul Gibon.
1766. Jean François Godart.
Jean Martin Gibon.
1767. Jean-Baptiste Godart.
George Crame.
1768. Jean Nicolas;Visnon.
Etienne Gibon.
1769. Jean Grave.
Pierre François Crame.
Mathieu Gibon.
Joseph Bertrand.
Pierre François Crame.
Jean François Bet trand.
Jean François Godart.
Jean Crame.
Jean Joseph Gibon.
Maîtres gouyernsubs du Maitbbs potibbs admis franc-métier des potiers pour chaque année dans les assemchaque année, hléee çén&ales.
1770. Jean-Bapliste Godarl.
Alexis Bertrand.
1771. Jean Crame. Jean Gibon.
1772. Jean-Baptisle GodaH.
Jean François Bertrand.
1773. Mathias Gibon.
Eiienne Gibon.
1774. Jean Yisnon.
Jean-Baptiste Gibon.
1775. Jean Nicolas Gibon.
Jean Etienne Gibon.
1776. Paul Gibon.
Jean Yisnon.
1777. Jean-Baptiste Gibon.
Guillaume Crame.
1778. Jean Visnon.
Jacques Crame.
1T79. Jean François Godart.
Jean Gibon.
1780. Jean-Bapliste Gibon.
Maximilien Bertrand.
1781. Guillaume Crame.
Jean-Baptiste Godart.
1783 Jean-Bapliste Gibon.
Jean François Bertrand.
1783. Jean-Baptiste Gibon.
Nicolas Joseph Gibon.
1784 Jean-Baptiste Godart.
Jacques Crame.
1785. Jean-Baptiste Gibon.
Maximilien Bertrand.
1786. Pierre Joseph Crame. Jean-Baptiste Gibon.
Jean Visnon.
Jean-Baptiste Gibon.
Maximilien Bertrand.
Pierre Joseph Crame.
Maitbes gouvebneurs du frane-métier des potiers pour chaque année.
Maitbes potiebs admis chaque année dans les assemliées générales.
1787. Jean-Baptiste Godart.
Jean Etienne Gibon.
1788. Alexis Joseph Bertrand.
Jean-Baptiste Gibon.
1789. Jean François Bertrand.
Jean-Baptiste Gibon.
1790. Jean-Baptiste Gibon.
Pierre Joseph Crame.
1791. Jean-Baptiste Gibon.
Jean Etienne Gibon.
1792. Jean-Baptiste Gibon.
Jacques Joseph Crame.
1793. Jean-Baptiste Gibon.
Lambert Joseph Bertrand.
1794. Jean-Baptiste Gibon.
Joseph Gibon.
1795. Jean-Baptiste Gibon.
Maximilien Bertrand.
1796. Guillaume Crame.
Jean-Baptiste Gibon.
1797. Pierre Joseph Crame.
Jean-Baptiste Gibon.
1798. Jean François Bertrand.
Jean-Baptiste Gibon.
1799. Jean-Baptiste Gibon.
Jean Etienne Gibon.
1800. Jean-Baptiste Gibon.
Jean Etienne Gibon.
Jean-Baptiste Gibon.
Jean Etienne Gibon.
Jean-Baptiste Gibon* Jean Etienne Gibon.
1803. Jean-Baptiste Gibon.
Jean Etienne Gibon.
Jean Etienne Gibon.
Maitbes aouYEBKEURS iu Maitbbs potiebs admis franc-méOêr des potiers pour eiaqw année dans les assemchaque année. liées générales.
1804. Jean-Baptiste Gibon.
Jean Etienne Gibon.
1805. Jean-Baptiste Gibon.
Jean Etienne Gibon.
1806. Jean-Baptiste Gibon.
Jean Martin Gibon.
1807. Jean-Baptiste Gibon.
Jean Martin Gibon.
1808. Jean-Baptiste Gibon.
Jacques Alphonse Gibon.
1809. Jacques Alphonse Gibon.
1810. Jacques Alphonse Gibon.
Jean François Bertrand.
1811. Jean-Baptiste Gibon.
Adrien Crame.
1813. Jean-Baptiste Gibon.
Adrien Crame.
1813. Jean-Baptiste Gibon.
Adrien Crame. i8U. Jean-Baptiste Gibon.
Adrien Crame.
1815. Jean-Baplisie Gibon.
Adrien Crame.
1816. Jean-Baptiste Gibon.
Adrien Crame.
1817. Jean-Baptiste Gibon.
Adrien Crame.
1818. Jean-Baptiste Gibon.
Adrien Crame.
1819. Jean- Baptiste Gibon.
Jean-Baptiste Crame.
1820. Jean-Baptiste Gibon.
Jean Baptiste Crame.
1821. Jean-Baptiste Gibon.
George Crame fils.
Alphonse Joseph Gibon.
Pierre François Crame.
Augustin Joseph Crame.
Jean-Baptiste Crame.
i8i2. Jean-Baplisie Gibon .
Pierre François Crame.
1823. Jean-Baptiste Crame.
Toussaint Bertrand.
1824. Jean Joseph Bertrand.
Toassaint Bertrand.
Le 26 décembre 1823, les maîtres potiers se réunissent officiellement pour la dernière fois et élisent maîtres-gouverneurs pour 1824, Jean- Joseph Bertrand et Toussaint Bertrand» Le procès-verbal de la réunion transcrit au registre des potiers dans la forme primitive est signé T. Bertrand ; le signataire est probablement Toussaint Bertrand nommé gouverneur.
Depuis 1789 le premier venu pouvait exercer le métier de potier. Le titre de maître, devenu tout à fait facultatif n'emportait plus aucun privilège ni aucun droit, mais seulement un titre ; on finit même dans les vingt dernières années par ne plus tenir note des potiers reçus maîtres et le franc-métier par la force de la tradition se maintenait debout. Mais les mœurs avaient changé, les idées s'étaient transformées et les privilèges avaient été abolis par la révolution française. Un nouveau système tout de liberté donnait les mêmes droits à tous : pour être potier il ne fallut plus être reçu, il suffisait de payer une patente. Tout tomba dans le droit commun et la corporation des maîtres potiers disparut comme toutes les corporations que nous avait léguées le moyen âge.
PIÈCES EXTRAITES DES ARCHIVES laissées par le firano-mitier et antres.
« Aux années 1602 et 1603 plusieurs différents furent assoupis par rapport aux potiers. »
A cette époque en effet certaines difficultés s^étaient élevées entre le franc métier et le chapitre de Liège relativement aux privilèges des maîtres potiers. Le chanoine de Marotte fut chargé d'y mettre fin comme on le verra dans la pièce suivante extraite des conclusions capitulaires du chapitre Saint-Lambert. Cette pièce est du 30 juillet 1603 :
« Feria 4^ penultima julii 1603.
« Rdus X), Marotte alter majorum computatorum exposuit reverendis dominis meis, quod cum alias sibi per capitulum commissum fuisset, negotium controversum inter opifices ministerii figulorum communiter dicti : « le franck mestier des pottiers in Bouffioul, » ratione suorum privilegiorum, et insequendo commissionem suam dictam controversiam composuisse juxta concordiam sub benepladto capituli conceptam et capitula reproductam qua concordia per dominos meos audita, et per ipsos probata, placuit iisdem ut illa privilegiis dictorum figulorum inseratur et adîiciatur, reservantes tamen iidem domini mei sibi potestatem et authoritatem dicta privilégia tam antiqua quam nova semper mutandi, corrigendi, et ad illa addendi quœ dominis meis videbuntur necessaria et oportuna^ ac requisata et prout ipsis placebit. n
Cathédrale de Liège. Secrétariat.
Décrets et ordonnances 1602-1604.
E. 123, foUo 225.
Le nord de la France était pour Tindustrie des grès de Bouffioulx un débouché de grande importance et le marché de ces contrées était assuré à ces fabriques.
Voici, entre cent, un fait tiré des archives communales de BouflSoulx qui le prouve : « Le 19 septembre 1640, Jean, fils « de Jaspar Mofroid, et Gille, fils d'Antoine Parau, tous deux « marchands de poterie, furent attaqués à Matagne et la char- « retée de pots qu'ils conduisaient en France fut volée par « des soldats de la garnison de Rocroi, joints à quelques « bour":eois*. »
« Octroi pour Jean-Baptiste Chabotteau^ capitaine réformé pour le service de Sa Majesté^ de pouvoir, à V exclusion, de tous autres, et pour le terme de dix-huit ans, introduire et faire au pays et comté de Namur la manufacture des ouvrages de terre mentionnés audit octroi, si comme pots à ioire, plats, vases et toutes autres sortes de jolités gui ressemblent à la porcelaine, tant blancs que peinturés de diverses figures, moyennant une reconnaissance de cent florins par an, payable à la recette générale dudit Namur.
« Philippe, etc.; à tous ceux qui ces présentes verront salut, reçu avons Thumble supplication de notre cher et bien amé Jean-Baptiste Chabotteau, capitaine réformé en notre service, contenant que, dans toutes nos villes en notre pays de par deçà, s'amènent très grande quantité de plusieurs sortes d'ouvrages de terre manufacturés es pays étrangers, à savoir d'Angleterre et Hollande, si comme pots à boire bierre, plats.
i. N^ 1357 des archives communales de Châtelet classées par M. J. Kaisin. G*étail le plein de la guerre des Flandres. L'année suivanle, Rocroi fut
SA
vases, pipes à prendre tabac et plusieurs autres sortes de jolités qui ressemblent à la porcelaine, tant blancs que peinturés de diverses figures, comme aussi de par delà Cologne, d'un lieu appelé Grundhause et d'un autre lieu nommé Sibricbt, de tous lesquels ouvrages et marchandises nos ennemis, rebelles et autres nations étrangères en font très grand trafic et commerce et en tirent annuellement de très notables sommes d'argent, sans que nous en recevions aucun bénéfice ni profit, mais lesdits ennemis et étrangers s'en sont enrichis et accommodés à notre grand préjudice et de notre service ; pour à quoi remédier, le suppléant a à la main, en nos pays obéissans, tant les terres et autres ingrédients propres à construire et manufacturer semblables pots, plats, vases et autres sortes d'ouvrages comme dessus, que les ouvriers qu'il fera venir desdits pays étrangers pour manufacturer lesdits ouvrages en notre pays de pardeçà, de la même façon, bonté et perfection que sont ceux qui se font auxdits Angleterre et Hollande et ailleurs : mais comme, pour instituer et introduire cette!manufacture en notre comté de Namur non encore jamais usitée^ il conviendra au suppliant y employer des grands frais tant pour faire venir les maîtres ouvriers desdits pays étrangers que pour construire les usines et fours à cuire lesdits vases et autres choses nécessaires, il nous a très humblement supplié qu'il nous plût lui concéder nos lettres patentes d'octroi et permission de pouvoir établir et introduire la susdite manufacture nouvelle en notredit comté de Namur pour le temps et terme de trente ans à l'exclusion de tous autres, moyennant la reconnaissance de cent florins de notre monnoie de Brabant par chacun an à notre profit et à payer icelle à notre recette générale dudit Namur, considéré que étant cette nouvelle manufacture mise en pied et train en notre dit comté de Namur, le public en sera grandement
i. Mais fabriqués dès longtemps au Pays de Liège.
bénéficié et accommodé et aura la marchandise à provenir d'icelle manufacture à beaucoup meilleur marché que non pas celle venant desdits pays étrangers, et aussi l'argent demeurera dans nos pays de pardeçà au lieu que nos ennemis et étrangers susdits le tirent hors d'iceux et s'en enrichissent, et sur ce faire dépêcher nos lettres patentes en tel cas pertinentes.
« Savoir faisons que les choses susdites considérées et sur icelles eu Tavis de nos amés et féaux les président et gens de notre conseil provincial à Mamur, ayant au préalable sur ce ouï nos procureur et receveur généraux illecq et conséquemment eu sur ce l'avis de nos très chers et féaux les chefs, trésoriergénéral et commis de nos domaines et finances ; nous, pour ces causes et autres à ce nous mouvantes, inclinant favorablement à la supplication et requête dudit Jean Bap*« Chabotteau, suppliant, avons par la délibération de notre très cher et très amé bon frère Ferdinand, par la grâce de Dieu infant d'Espagne, lieutenant Gouverneur et capitaine-général de nos Pays-Bas et de Bourgogne, etc., consenti, octroyé et accordé, consentons, octroyons et accordons de grâce spéciale par ces présentes, au suppliant, ses hoirs, successeurs ou ayants cause, qu'ils puissent et pourront, à l'exclusion de tous autres, et pour le temps et terme de dix- huit ans prochains, introduire et faire en notre pays et comté de Namur, la manufacture des ouvrages de terre par dessus mentionnée, si comme pots à boire bierre, plats, vases et toutes autres sortes de jolités qui ressemblent à la porcelaine, tant blancs que peinturés de diverses figures, hormis les pipes à prendre tabac, pourvu toutefois que ladite manufacture soit chose nouvelle et non encore semblable mise en pratique par aucuns autres en nos pays obéissants, sans aussi pouvoir empêcher l'entrée de semblables ouvrages faits es pays étrangers, à charge et condition de payer à notre profit, en reconnaissance de cette notre présente grâce et octroi la somme de cent livres du prix de quarante gros monnaie de
Flandre la livre par an, les dits dix-huit ans dorant, es mains de notre amé et féal Simon de Gosce, conseiller et receyeorgénéral de notre dit pays et comté de Namur, présent ou autre à Tenir, lequel sera tenu en faire recette et en rendre compte et reliquat avec les autres deniers de sa dite recette et en cas que ladite manufacture vienne à cesser avant Texpiration dudit terme de dix-huit ans, sera ledit suppliant ou sesdits hoirs, successeurs ou ayants cause, quant et quant aussi déchargés de ladite reconnaissance annuelle de cent florins par an, pourvu aussi qu'avant pouvoir jouir de Teffet de cesdites présentes, ledit suppliant sera tenu de faire présenter icelles tant au conseil de nosdites finances qu'en notre chambre des comptes à lille, pour y être respectivement registrées, vérifiées et entérinées à la conservation de nos droits, hauteur et autorité là et ainsi qu'il appartiendra, parmi payant à nos amés et féaux les président et gens de notre dite chambre des comptes à Lille l'ancien droit pour ledit entérinement. Si donnons en mandement à nos très chers et féaux les chefs, président et gens de nos privé et grand conseil, président et gens de notre conseil provincial de Namur, auxdits de nos finances et de nos comptes à Lille et à tous autres nos justiciers, officiers et sujets que ce regardera que de cette notre présente grâce et octroi pour le temps aux charges et conditions selon et en la forme et manière que dit est, ils fassent, souffrent et laissent ledit suppliant, ses hoirs, successeurs ou ayants cause pleinement et paisiblement jouir et user sans leur faire mettre ou donner, ni souffrir être fait mis ou donné aucun trouble, destourbier ou empêchement au contraire, car ainsi nous plaît-il. En témoin de ce, nous avons fait mettre notre scel à ces présentes. Donné en notre ville de Bruxelles, le septième de décembre l'an de grâce mil six cent trente neuf et de nos règnes le dix-neuvième. Paraphé Bo. Sur le pli est écrit : par le Roi monseigneur l'Infant, le Duc de Havre premier chef, messeigneurs François Kinschot,
chevalier, trésorier- général ; Jehan-Baptiste Van Maele et Charles Schotte, aussi chevaliers, commis des finances et autres présents, signé Veredychen. ÎSur le dos était écrit: les chef, trésorier-général et commis des domaines et finances du Roi consentent et accordent en tant qu^en eux est que le contenu au blanc de cette, soit fourni et accompli tout ainsi et en la même forme et manière que Sa Majesté le veut et mande être fait par iceluy blanc. Fait à Bruxelles au bureau desdites finances sous les seings manuels desdits chef, trésorier -général et commis, le X de février XVl*^ quarante; soussignés Chp., de Croy, duc d'Havre et comte de Noyelle, François Kinschot, Joseph Boren et C. de Grysperre. Sur l'avant dit pli est encore écrit : ces lettres sont entérinées selon leur forme et teneur par les président et gens des comptes du roi à Lille et de leur consentement enregistrées au registre des chartes y tenu, commençant en décembre mil six cent quarante trois, folio LXXVIII et ensuivant le deuxième de juin XVP quarante quatre, nous présents, signé : d'Ennetières*. »
« Octroi pour faire toute sorte de pots à loire vin et lierre, plats, vases et d'autres espèces pour Evrard de Pont. « Ferdinand, à tous ceux que ces présentes verront ou lire orront salut, savoir faisons que nous ayant été remontré en notre chambre des comptes que comme dès Tan 1640 pour le bien public, profit et commodité de nos sujets de notre principauté et Évêché de Liège, nous aurions donné licence et permission à des personnes nous humblement requérantes, de
1. Archives départementales du Nord, Chambre des Comptes, 69"»« Registre des chartes, folio LXXVIII recto. Voy. Inventaire des Archives de Lille, II, p. 376, sous la rubrique B. 1664 (registre), années 1640-1646.
pouvoir, à Texclasion de tous, faire manufacturer de terre dite vulgairement derle toute sorte de pots à boire vin et bierre, plats, vases et d'autres espèces à la façon de Grinthausen et Sibricht en Allemagne, tant en blanc que peinturés en diverses figures et ouvrages ressemblant à la porcelaine, voir parmi autres conditions en rendant annuellement par icelle manufacture une somme de 49 patacons à notre Table épiscopale et que le 29 de juillet 1644 nous aurions fait grâce de telle faculté à Jacques de Barré, bourgeois et marchant de notre ville de Dinant, aux charges susdites, lequel n'y trouvant son profit aurait le 24 de septembre an courant remis ladite grâce es mains d'icelui, qu'il avait pour lui obtenu, et qu'Evrard de Pont, aussi bourgeois et marchand de notre dite ville de Dinant, homme se disant versé et pratiqué de ladite manufacture, s'offre et requiert d'être bénéficié de semblable octroi, par l'espace de dix-huit ans, pourvu qu'on lui diminue la pension annuelle, la réduisant en lieu de 45 à 25 patacons, qu'il sera content de rehausser à sa première redevance et reconnaissance annuelle, si après jusques à la première somme de 40, en tant que la marchandise aura trait. Par ce est-il que désireux que telle manufacture soit effectivement introduite et au futur exercée en nos pays de pardeçà, avons, avec mûrs avis et délibération des vénérables nos très chers et féaux les chancelier, président et gens de notre conseil privé et chambre des comptes, accordé et accordons par elle audit Evrard de Pont ses hoirs et ayants cause de pouvoir en nos dits pays à l'exclusion de tous, pour l'espace de dix-huit ans faire confecter et manufacturer, de terre dite derle, pots, plats, vases et tous autres ouvraiîes contrefaisans la porcelaine, soit blancs, soit peinturés, et pour l'animer de tant plus et en] considération de la qualité sus reprise avons modéré ladite reconnaissance de 40 patacons à 25, à payer annuellement es mains de notre receveur-général, bien entendu qu'il satisfera aux autres conditions portées par notre
octroi précédent que l'on tient ici pour répétées et insérées. Si mandons et commandons à tous nos oflSciers, justiciers et sujets de ne donner audit de Pont, ses ouvriers et ses ayants cause aucun obstacle ou empêchements, les prenant et acceptant pour cet effet en notre singulière sauvegarde et protection. Donné à Liège, en notre chambre des comptes, le 24 de novembre 1645* . «
« Oclroi de faire pots, plats et vases à la ressemblance de porcelaine en la chaussée St-Gille, pour Matthieu Bertrand (Verviers),
«Maximilien Henri, etc.; à tous ceux qui ces présentes verront ou lire oiront, salut, reçu avons l'humble supplication de Matthieu Bertrand, exerçant l'art de poterie en notre ville de Verviers, contenant : comme autrefois feu son Altesse Sér™« de haute mémoire, notre très honoré oncle aurait accordé dès en juin 1640 à Jean Bap^ Chabotteau et de suite à quelques autres ses successeurs le pouvoir et octroi de faire pots, plats, vases et autres jolités ressemblantes à la porcelaine, tant en blanc, bleu que peinturées de diverses figures, desquelles les nations étrangères font grand profit et commerce, lesquels octrois depuis quelques années, les uns pour causes relevantes ont été révoqués et les autres cessés, nous suppliant partant que pour l'augmentation du trafic, commodité de nos sujets, et pour la connaissance particulière que le suppliant a en cet exercice, nous fussions servis de lui accorder la faculté et pouvoir de faire et manufacturer tels pots, blancs et bleus, à l'exclusion de tous autres, pour un terme d'années et parmi nous reconnaissant notre dû, ensuite des octrois précédents, à quoi nous faisant favorablement condescendre le désir qu'avons de voir fleurir le commerce, et accommoder nos sujets en tant qu'en
i. Mêmes archives. Chambre des finances 1645, p. 182, S*».
nous est, avons après avoir ouï la relation de nos commis, et désirant pour le plus ^rand bien et service du public, que cette manufacture soit entretenue es pays de notre Principauté et Ëvêché de Liège, consenti, octroyé et accordé, comme consentons, octroyons et accordons par cette audit Matthieu Bertrand, ses successeurs et ayants cause Teffet de la demande comme il est ci-dessus couché et sous les conditions suivantes :
« Premier : que le présent octroi commencera à la date de cette, pour durer Tespace de dix-huit ans consécutifs, lesquels expirés il sera libre à nous et nos successeurs, d^accorder semblable faculté à qui il sera trouvé bon et que après ledit terme, ledit Matthieu Bertrand ni ses ayants cause ne pourront prétendre aucune tacite reconduction sans nouvel octroi.
« 2) Que ledit Bertrand donnera caution au contentement de cette chambre tant pour le payement annuel que pour les intérêts que pourraient prétendre les particuliers à raison des terres et matériaux nécessaires à la manufacture desdits pots à notre indemnité en cas qu^en fussions molestés.
« 3) Que ledit Bertrand ni ses successeurs ne poutront accorder cette grâce en tout ou en partie à aucun particulier, sans le su et aveu de cette chambre, à peine de nullité et d'en être recherché comme au cas appartiendra.
«« 4) Payeront annuellement au profit de notre Table épiscopale es mains de notre receveur de Henrart à Liège, si que constitué aux nouvelles acquêtes, quarante patacons en espèces ou leur valeur échéant d'an en an au jour de S*-Remy par moitié de demi à autre les quarante patacons en bon or ou argent à révaluation de nos édits.
« 5) Ne pourront sous prétexte du présent octroi empêcher l'entrée des semblables ouvrages faicts es terres étrangères en notre Pays de Liège.
« 6) Et en cas que ladite manufacture vînt à cesser avant l'expiration dudit terme de dix-huit ans, le suppliant et ses
ayants cause seront respectivement déchargés de ladite reconnaissance annuelle.
« Et survenant à raison du prémis quelques querelles, disputes ou mésen tendus, voulons qu'elles soient décidées, interprétées ou modérées en cette chambre à l'exclusion de toute autre judicature, à quoi ledit suppliant et ses successeurs se soumettent et seront soumis *par condamnation volontaire, et autrement ensuite des privilèges de cette chambre, renonçant par iceux preneurs à toutes exceptions de fait, de droit et de loi, faisantes au contraire.
« Pour assurance de tout quoi ledit Matthieu Bertrand a obligé sa personne et la généralité de ses biens meubles et immeubles, présents ou futurs, droits, clains et actions comme pour argent de Prince et de gabelle, pour de notre autorité ou d'autre juge compétent pouvoir recouvrer toutes fautes par ajournement de quinzaine, command de tiers jours et autrement, selon loi, avec constitution pour faire réaliser la présente obligation sur tous porteurs où il appartiendra. Si mandons et commandons partant à tous nos hauts et autres officiers, justiciers et sujets, de faire et laisser respectivement jouir le suppliant et ses ayants cause de l'effet des présentes sans aucun obstacle ni empêchement, leur donnant et faisant, en étant requis, toute aide, adresse et favorable assistance. Si nous avons pris et accepté, prenons et acceptons le suppliant, ses facteurs, mandataires et autres qu'il pourra éventuellement associer, de notre permission, avec les ouvriers, leur famille et chacun d'eux, en notre singulière sauvegarde et protection, permettant qu'en signe de ce il puisse es lieux de leurs manufactures et dépendances appendre et attacher nos armoiries, car telle est notre expresse et sérieuse volonté.
« Donné au Palais à Liège, en notre chambre des comptes, ce 14*^ septembre 1658*. »
i. Mômes archives. Chambre des ÛDances, nouvelles acquôles, 1650-1652, K. 116, case 17, p. 95, v».
« Octroi d'un coup (Teau à Verviers pour Matthieu Bertrand.
« Maximilien Henri etc.; à tous ceux qui ces présentes verront ou lire oiront, Salut, de la part Matthieu Bertrand* surcéant de notre ville de Verviers, nous a été très humblement remontré, comment audit lieu de Verviers se retrouverait un coup d'eau au-dessous de la vanne du moulin ou de colle de Loly, propre pour y faire une poterie ou autre semblable usine qui ne portera du préjudice à personne, nous suppliant partant très humblement que fussions servi de lui en donner la permission, lui accordant deux verges grandes de gravier pour servir au bâtiment et cortisea, le tout parmi une reconnaissance telle que trouverions à propos ; à laquelle requête condescendant favorablement, après avoir vu la relation de notre receveur Manghame, lequel ensuite de Tordre que lui avions donné en date du cinquième juillet dernier, a pris inspection du lieu et information convenable de la chose, attestant que moyennant que le remontrant ferait construire une voûte sur le canal laquelle il lui conviendra fabriquer au travers du chemin royal qui va sur Andrimont, suffisante pour chasser chars et charrettes, et qu'il no vienne par l'érection de l'usine demandée et canal susdit à donner empêchement aux rames des grandes Weynes, lieu public de notre dite ville de Verviers, ni au allant à icelles, qu'an lieu de deux grandes verges requises il lui pourrait être concédé 15 à 16 petites verges de gravier ou environ, n'étant le lieu assez d'étendue pour empêcher le public (ne soit qu'on prenne le reste un peu plus haut que faire se pourra), avons au suppliant accordé l'effet do sa demande, parmi rendant et payant
1. Le 26 oct. 1655, le môme MaUhieu Bertrand avait obtenu un octroi pour arroser ses prairies au-dessous de son moulin de Pepinster, moyennant redevance d'un chapon (Même registre, p. 32 v»).
annuellement au profit de notre table épiscopale es mains de notre receveur de Henrard, si que constitué aux nouvelles acquêtes, ou autre qui le sera pour le temps, douze chapons de cens seigneurial privilégiés, à peine d^amende, command de tiers jours d'autorité de cette chambre, d'ajournement de quinzaine et autrement selon loi, d'autorité d'autre juge compétent, dont le premier terme écherra au jour de la translation S^-Lambert de l'an que Ton comptera 1662 et ainsi d'an en an pour y revenir comme dessus. Et survenant à raison du prémis quelque procès, querelle^ dispute, modération ou interprétation, voulons qu'elles se décident en cette chambre à l'exclusion. de toute autre judicature, à laquelle ledit suppliant, ses hoirs, représentants et ayants cause seront soumis par condamnation volontaire, renonçant pour cet e£fet à toute exception de loi, de droit et de fait faisantes au contraire, ordonnons au moyen de ce à notre receveur Manghame ou autre qu'il voudra substituer, de lui en faire et passer les œuvres par devant notre justice de Verviers parmi les obligations et hypothèques afférentes avec constitution sur tous porteurs pour la faire réaliser où qu'il appartiendra. Si mandons et commandons partant à tous nos hauts et autres officiers, justiciers et sujets de faire et laisser le suppliant ses hoirs, représentants et ayants cause, jouir paisiblement de l'effet des présentes sans aucun trouble ou empêchement. Car ainsi nous plaît-il. Donné au Palais à Liège en notre Chambre des Comptes, ce 13 septembre 1661 ^ »
En 1862 Pierre Laventurier, fils du bailly de Châtelet dont nous avons parlé, voulut profiter de son influence pour obtenir un privilège au dépens des autres maîtres, relatif à la spécialité