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CHAPITRE XIII

Raffermir le respect du contrat de travail, et pour cela

organiser le louage de services; lai faire une place dans le Code à côté du louage de choses, qui est bien moins important ; créer^ comme on l'a dit, le Code du travail dans ses règles générales et essentielles, où viendraient se ranger comme dans un cadre, les multiples combinaisons de chaque marché dont il faut respecter l'indépendance ; rendre obligatoire, tout au moins, la condition de l'écrit, voilà le but certain.

Oui, mais de quel droit faire voter la loi, ainsi que nous le disions au début, s'il existe un droit de grève?

Il est donc nécessaire d'établir tout d'abord que ce droit n'existe pas el que la grève qui viole le contrat est un délit

De ce principe découlent à la fois le droit individuel de recourir aux tribunaux pour la réparation du préjudice causé, et cela, aussi bien contre les tiers complices que contre les auteurs directs du dommage, et le droit d'intervention de l'État, dans les limites où les grèves intéressent la prospérité nationale et l'ordre public.

jt,Googlc

Hors de celle base, tout est inconséquence et contradiction, anarchie, chaos et impuissance.

En un mol c'est dans le droit de grève que les grèves puisent toute leur vitalité, leur faveur et, dans certains cas, leur impunité.

C'est là qu'il faut les atteindre, comme pour abattre l'arbre il faut le Trapper au pied.

Dans la recherche passionnée de justice, que poursuit notre temps et dont tant d'événements récents n'ont été que la manifestation, le prestige d'un droit est si grand qu'il suffit d'en invoquer le prétexte pour animer et couvrir tous les désordres. Démasquez le sophisme et aussitôt cette armée, qui en tirait force et vie, demeurera impuissante et confuse, comme une cohue sans drapeau. D'un même effet, tout le corps social, hésitant dans sa marche, s'orientera vers la justice,

La justice! Un des plus célèbres polémistes de notre temps, la définissait récemment : un fait de force qui s'impose.

Non, la justice, c'est un fait de conscience et le respect des droits naturels et légaux, au premier rang desquels est le droit et la loi du contrat ; c'est cette justice devant laquelle s'inclinait Socrate dans le Criton et dont Montesquieu disait que, sans elle, il n'est que des partis : des oppresseurs et des opprimés.

jt,Googlc

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