POUR GUSTAVE MOREAU
Debout contre un cippe, au pied d'un portique Dont un lierre étreint l'épais marbre roux, Ses doigts caressant sa flûte à sept trous, Un beau pâtre nu siffle un air antique.
Il siffle; et les dieux, le ciel de l'Attique, Et la mer Egée aux flots lents et doux Et la terre Hellas, dont il est l'époux, Vivent dans son rêve et son chant rustique.
Il chante ; et là-bas sur les promontoires,
Dans leurs temples d'or assis dans leurs gloires,
Les dieux t'ont souri, Grec au front pensif,
Et font sur la roche, où ta main les cueille, Pour ta chèvre grasse et ton bouc lascif Fleurir le cythise et le chèvrefeuille.
Arrivage 3
Fragonard 7
Fête galante, sonnets 1 15
Les Boulingrins 25
Rocaille, sonnet 29
Fanerie 31
Les Paons blancs, sonnet 3$
Coin de parc 37
Le Voyageur, sonnets I 43
V si
Maussaderie 53
Embarquement 57
Premier sinet 63
La damnation de Pierrot 67
Second sinet 84
Le Coin des Esthètes
Printemps mystique . . 87
Récurrence , sonnet 89
Devant un Cranach, sonnet 91
Devant un Largillière , sonnet 93
Devant un Frantz Halz, sonnet 9$
Devant un Fragonard, sonnet ....... 97
Effeuillement 99
Intérieur, sonnets I 105
— IV ni
Evangile 115
Vieux Conte, sonnets I 121
Printemps classique 131