‹ Les Guêpes. 1e-6e sérieChapitre 10 sur 53 · UI · texte numérisé non relu

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On sonne. Un domestique arrive et dit ^

— C'est le fils du tailleur.

Celui-ci se tr&uble.

— Que veut-il ? demande AL W**.

— Il demande son père.

— Faites-Je entrer.

Le tailleur s'oppose à ce qu'on fasse entrer son Dis :

— Sans doute, c'est la note qu'il m'apporte.

— £h bien 1 qu'il entre.

— Le tailleur se trouble de plus en plus» — surtout quand entre le gamin orné d'une veste d'un drap tout à fait pareil i celui de la redingote.

— Que viens-^tu faire, brigand? ^

— C'est maman qui m'a envoyé à cause de la note.

— Donne et sauve-toi.

Hais, pendant ce temps, M. M*** tient Ten&nt par la vaste et s'assure de l'identité du drap.

— Oh ça ! maître, — comment se fait-il que mon autre tailleur n'ait pas pu me faire une redingote — quand, vou§, vous m'avez fait une reding^e >et une veste i votre fils.

— Monsieur, — dit le tailleur, «qui a repris tout son sangfroid, — c*e&i qu'il a probablement un iils ;plu6 grand que le mien.

.|f^ Voici ce <fQ'ao lit dans un Journal :

Au redo :

k Le nouveau drame de M. Alexandre Dmnas, Lorenmo^ qui a été représenté hier au Théfttre-Franiçais, est une de ces compositions romantiques qui n'ont aucune chance de durée. C'«st une véritable chuta, «t cependant, M. Al^andre Dumas aurait recueilli tous les tcaits de génie qui caractérisent la nouvelle école : duel, enterrement, procession de religieuses, confession, iahsoltttioa, empaififtanament, .guet-aq^s et assassinat.

ATRIL 4 842. â7^

« On s'étonne à bon. droit que les comédiens français, dont le répertoire se compose de tant, de chefs-d*œuvfe> consentent encore à jouer le drame romantique^ qui n'est plus maintenant qu'une vieillerie. Les meilleurs acteurs perdent leur taleftt en jouant ces pièces, dont le style triwal ne peut prêter qu^au ridicule et à l'ennui. Nous reviendrons sur ce drame, si l'on prétend riMPOSER encore au public. »

Au verso :

« Lorenzino, drame nouveau de M. Alexandre Dumas, a produit le PLUS GRAND EFFET avaut-hier soir io Théâtre-Français. Ce soir, on donne la deuxième représentation de ce BEL OUVRAGE, n sera précédé des Rivaux d*eiu>mêfnes. »

^tj* 11 existe à Rouen — un homme appelé Lebarbier — qui vend du beau temps ; — on a jusqu'ici vendu biea des choses; mais c'est, je crois, la première fois qu'on imagine de vendre du soleil. — H répand des prospectus — dont je donne nn â copier à MM. les imprimeurs.

Pierre-Louis LEBARBIER,

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