IV
i^ Commfe Tatitre jotrr j^enterfdais porlèr Kvèe in(tlgmtYtM| de la liste civile — et da piBi/plè écrasé |9af éfle, •— je fiô fci# pas Qiché de savoir à quoi m'en tenir quant à moi, «^ éf bien établir ce que roe coûte le roi ^ et si je sws éoràté.
Parce que, daùs le cas où }e serais écrâséy *<- je joiqdfôls nth tureilement ma voix aux cris qui se font efittfâdrê i ee eejét.
Or, Yoiei mon compte eiaet avee le r^i : ***<• je ^aye tdoii trente-deux jnillicmiéffle des dénie miliioa^ ite sh hsie civile^ e*est-â^dire à peu prés tieuf mqs par un.
D'autre part, comme abornié aux Guéptty le roi me donàe douze francs, sur lesquels, — après que j'ai {liayë ^ le papier^ rimpressi^, le timbre, la poste, etc., etc., quand les libraip» ont prélevé leur remise, etc., etc., — - îl.me revienl pour om| part la somme de trois francs.
Le roi me coûte neuf sous par an et me donne trois fraoes, ^ c'est cinquante et un sous de bénéfice net pour moi.
Je ne puis„ en conscience, joindre ma voix aux cris qui se feiH eQtendre i propos de la liste civile.
S'il est quelque chose dont <« ait abusé do ce temps-ai^ c'est sans contredit le peuple. ^
A entendre les gens, — tant deux do {loimir qoe ceat île Toppositioa, — tant ceux qui ne veulent pae lâcher les pitfeês iil l'argent que ceux qui voudraient a*efi oaiparer, «^ rien it m fait que povr le peuple. • .
Ces pauvres gens ne vealent rien pour eux, -^ils n'^t bdsilb de lien, ils n'accepteraient tien ; -^ s'^s font taii>t de bruit, tsM d'intrigues, tant de lâchetés, tant d'infamies, tarft de fratrisoÉfti tant de mensonges, -^ ne croyez pas qii'its^ii espèrent tirer k moindre bénéfice; — tous ne tes edunaissez pas : -^ e'r' le peuple.
Certes, on en doit eric^ire me jparote tant d'honortiMw. somiages, «^ «t j« m m'ialfiserai^ {)as d'aller éplucher . actions pour voir si elles sont en tout conMmesiiemï
Mais im hasarà m'a cependant forcé de faire une etysèrvatioR^
Je lisais, en même temps que cinq ou six antres badauds^ -^ Taft^he qiii indique les prix dciv chemin de fer de Paris à Rouefi^ et je ne pus m'empêcher de remarquer — q^ -^ le prix éé$ dernières placer, fîié à dix frané»,» est déjà trop életé, altc^u qu'il est à peu près égal à celui que prenaient les m^ssagerieïf — * et si+périeuf à cela* q»e prennent aujofufd'lrai certairiçs àdministraiiofts; -^ de plu», les waggtms affectés à* eeâ derniér^B places ne partent qu*à certains voyages et p9^ à dT antres, et ceialy je crois, dans la proportion de deux voyages sur six ou sept.
j|^ U» assassin nommé GtriTm vien^ d^étre eoBdanrAné pt la cour d'assises de la Seine ; — mais, le juvry ayant reeonmi. en^ star faveur des eireonsiances' atléuuaiïtes^ il ii*a été èon'damMqu'acÉ tFava<»x forcés^. -
H serait à désifrer que MM. tes jut^és treuvassent méyen d'apM " cliquer également les circonetanoes attéoNiames auX' viletirtae» aussi bien qu'aux assassins.
La pei«e de ihort est si^pprimée ie peu* prèf? gétiévalemenf potir MM- les assassins, par Tomnipotence du jury.
j'ai déjà expliqué qWii en devait étre^ ainsi ism un témj^ eé
1^'justiee cri^iiineUe est rendue en très-grande partie pai^ des
learehands. — Le vel est devenu te ci*ime le plus ^ave de tous'
' e( esli reltttivement p\m aujourd' hui bien plus sévèrement en
France que Faesassinat.
4^1^ G*est eependant I0 seul cas pour lequel il êb s(M pâd^ possible de demander rabolitien dé lu peine de mort.
£b effet, •^te loi, en fait de voi, rie se cootente pas à beaucoup prés de la peine du' tàlie», — paf ex-empte, de prendre sur les Kens du voieur une stfmme égale S la somiite dérobée paî^ lui : -*- elte le frappe d'em^risomîement et de travaux forcé*4v
Mais, quand ilf s'agit d'ass'arssinut;, -^ il* se trouve cftié le éti-' ninelv prisi, convaincu, condamné, «^ trois chances <^e^ beau*' coup évitent et qui sont leS'pIus mauvaises qu'ils aient à redeâlt^y
-^ Iç criminel, —grâce aux circonstances atténuantes, — si fréquemment, disons plus, si généralement appliquées, aujourd'hui, subit une peine beaucoup moindre que celle qu'il a infligée à sa victime innocente.
Beaucoup de gens, il est vrai, disent qu'ils aimeraient mieur la mort que le bagne, etc., etc. (
C'est une phrase toute faite, — et on sait l'avantage des phrases faites ; — la plupart des gens ne se font pas une opi* nioD à eux, mais choisissent entre deux ou trois opinioQs des autres. ^
<$^ Quoique beaucoup de ceux qui répètent cette phrase! n'hésitassent pas à changer d'avis s'il leur fallait sérieusement choisir entre le bagne et Téchafaud, — je veux lien admettre que, pour eux, la mort paraisse et soit préférable aux travaux 'forcés; mais je veux une fois leur montrer la chose de son ^véritable point de vue, — qui n'est pas le leur,-— à beaucoup près.
Certes, pour vous, monsieur, issu d'une famille honorable, jouissant de la coni»idération générale, — accoutumé aux manières d'une certaine société, — habitué à certaines, aisances, , â certaines délicatesses, plaçant non -seulement votre honneur, mais aussi votre crédit, c'est-à-dire le principal instrument de ; votre fortune, — dans votre réputation et dans l'estime que font de vous les honnêtes gens, — certes, ce serait cruel — d'être, par jugement public, condamné aux travaux forcés ei affublé de lar chemise rouge et du bonnet vert ^ (
Mais telle n'est pas la chute que fait le condamné ordinaire. — Avant sa condamnation, — en général, — il avait déj* *"» - quelques démêlés avec la justice et^ fait au moins une U, connaissance avec les prisons. — Sa société se composai' voleurs et de bandits comme lui, qui n'accordent leurconsic tion qu'aux voleurs et aux bandits plus habiles ou plus ha qu'eux..
Ptm ses babittides d'existence, il concbait dans quelque bor« rible rue de la Cité, â deux sous la niiit, sur quelqup grabat dont il n*avait que la moitié ; — l'objet de ses amours était quelque courtisane du plus bas étage, — qui lui donnait sa part du revenu de sa prostitution — en échange d'une part dans ses vqls; il était poursuivi, traqué par la police.
Il ne faut donc pas lui attribuer Thorreur morale que l'idée du bagne vous inspire. — 11 ne faut voir que le changement! arrivé dans sa condition physique'. — Éh bien, au bagne, il est' logé, babillé, nourri ; ^ au bagne, il retrouve précisément la société qu'il choisissait lorsqu'il était libre ; — au bagne, l^i, qui D*a ni honte ni repentir, il a, assurés, les avantages que conquièrent péniblement le tiers au moins des ouvriers honriétes,
— et il travaille beauQio(up moins qu'eux.
^^ Ceux qui sont à la tâche ont fini leur journée entre midi et une heure ; — il n'y a pas un ouvrier, quelle que soit sa profession, qui puisse vivre en ne travaillant pas dâvant:)ge ;
— passé cette heuroi, le forçat* dort, se repose — ou travaille â tous ces petits ouvrages dont l'argent sert à lui acheter du tabac, du vin, de Teaude-vie — et à lui former une masse qu'on lui remettra à Texpiration de sa peine.
11^ Ceux qui ne sont pas à la tâche passent les deux tiers de la journée à regarder l'eau, — à causer entre eux, — à exécuter lentement et mollement des travaux insignifiants. — Au commencement du mois de mai, — comme je me trouvais à Brest, j'allai voir dans le port lancer une frégate; — il j avait là une grande aiïluence de monde : '— au premier' rang, parmi les spectateurs les mieux placés, étaient les forçats — ssis sur des bateaux ou sur le quai — et échangeant entre eu)^ et avec iesgardes-chiourmes des plaisanteries qui n'étaient pas toujours du meilleur goût.
Personne ne travaillait; — je crus un moment qu'à cause de la fête on avait donné aux condamnés une sorte de relâche et
4P ^(«®$ ; -^ j> le dôîwdai à y^n gM^rphwjBjfm», t- Vi me l'4pondii boidemetit que non, — s^ns me dpfifj^^v dç vmo^ àp Vjnacvtion de ces ^omiDes, à laquelle sans tjQtitie i) efX ^cpoo^omë.
Du rieçte, — je ne connais rien de triste et de mor^ à T^I 4v port de 3r.cst; — tout y dort, tout y languit, — lç$ Itray^u^ qui s'y exécutent sont conduits avec mollç^^e et l^ot^pr; **-r UQ ouvrier passe la journée — et la moindrç jourpi^ d'ouvrier est de trente-deux sous -- i raboter un niaucbe d9 gaS«> ^ f|â jCoA^e ainsi trçnte-deux sous de façoa — et q'9« le bol^ çogipriSi que six sous de valeur réelle.
^^ Le duc d^Aumale vient d'être tr^s-brava çjt tr^s-lieii* ri^ux en Afrique ; -r i> a envoya k M* Bug^ud une r^la^ion 4$ r^ffaire dans laquelle il a renjportii, diMfi. d^ »y9Qtage$ tris*' importants. — Cette relation publiée n*a pu évto I9 crilique. — On lui a reproché un peu d*eniphase. •»- G^rle3» Tempfaase était permise à un jeune homme q^i ne dit pas w mo( diB lui §1 De parle que de ses compagnons d'arD)e3> -^ Mai$ m piireil reproche sied bien aux journaux — de tr(uiver qa*oa parU fivee emphase d'^n combat livré avec une audace qui« siups le succès* aurait été de la .témérii.é, r— d'une victoire disputée avec ^shitr nement, t
ij^ Quand eux ne publient pas un numéro sans pDUssi»r au delà des limites du ridicule la plus monstrueuse byp^fbole -^ pour leurs pmis et leurs alliés pendanl trois pages, -^ jHwt ceux qui les payent, tout le long et tout le large de la quatrième.
Qu'un député, — aussi innocent que vous voudrez le suppo- ^^r, ait prononcé un ait ! ohl ou un ah f ah! nr- favorable ï la cause que plaide un journal, — ou ait toussé pendant qu*ua député d'un parti contraire était à la tribune, les noms de grand citoyen, de courageux défenseur des libertés publiques, ne sont bientôt plus assez bons pour lui.
jl^ Que n'importe quel écrivain spécialement cha ^ découper les fails Pam dans les autres journaux, ^ <*
(^fnakv, selon h (^oul^ur du JQuriial, cuji m Od peùl voir ici !a mauvaise foi de Teppositton^ — ou : « Que répondront à do pitreiis fai4$ {es isouUeos honteux du [«ifiistéra ? t ~- que ce fMbli42iste 6*avis,e de publier m recueil de ver;^ saugrenus, ^x Û passe à Tétat d^gr^ud poëiç et de ghw d^ la liitêraiure e(mtemp.9mine.
js^ Q\xm mauvais nuisieien, -^ porlaut les ebeveux d*une ftçon destinée à reover^i le gouvemme^t, tape pendant deuf Imm mv m mauvais piano, — dans quelque jiîouge, devâul trente persxwfies assourdies, « Télite de ia société parisienoie assistait à cette solennité; — la belle salle de M. M *'* ne pou-- Vait contenir la foule accourue pour adrpirer notre grand pia-< llîste nïmporte qi^i, etc. » •— St â ]a qua^triémie page : « S'il est une renommée légitime et bien ^cqi^e, o>^t c^le d'W tel» %i^ letier. »
«^ f La scieQi^ fi*avait jamai$ feit une découverte^ ausH précieuse que celle de la pommada ^ n'Ù9poi^l.e quoi, qui em^ pjicbe les cheveux de tomber, p
i^t^ Il n*est pas de meuble bizarre, de bonbon honteui[« ie pâte si^speote, tt. qui jie reooanlr^ M des éloge$ poussés jasqu'à ia frénésie, — r^^ QtuUier les fornauiles qui ne- per^ mettent f^s 4e croir» ^ue p'ast iti^ ^arcbad4 qui ps^ie hà^ WÔPae:
« Nous ne saurions trop recommander à nos abonnés » -^ l^o^s jaous fai^oQ^ uu 4ev9ir dMadiquer . . . >»
^ m vei^ueM^ c^rf ^ de pap^ parlent d'eoipba^t .
U a été défendu aux habitants de Seoneville de se réunir pouf cft^br^T Içqr re^giftu> 9^^ e«t J§ oulte prote^taïàt, —ils ont objecté que la charte établissait la liberté des cultes, — 09 leur a répondu par Tarticle 291 du Code pénal et la loi de 1834 sur les associations.
C'est-à-dire — que les cultes sont libres -r- pourvu qu'ils
296 LES GUÊPJSS. ., .
n'entraînent pas une réunion de plus de vingt personnes, — ce qui ne peut guère s'appliquer qu*aufx petites religions dans îe gerire de celle du dieu Cheneau, qoi n*a encore pour disciples que ses deux commis et sa femme de ménage, et qui refuse jusqu'Ici, même ddns les brochures dont il m'a accablé, de .me dire si son associé — P. Jouin — est ou non son codieu.
^^ J*avaîs cru jusqu'ici que la police n'avait pour but que de prêter force et appui à Texécution des lois, — et que' les ordonnances qui lui sont spécialement relatives ne devaient en conséquence jamais la faire agir â rencontre desdites lois.
Une ordonnance de police défend les associations et les ra^ seinblements de plus de vingt personnes sans une autorisatiou spéciale ; — mais la loi qui a établi le libre exercice des cultes doit être respectée par la police.
La cour de cassation, qui, dans une circonstance papfeite* inent identique, avait Jugé que les associations pour l'exercice d'un culte autorisé par rÉtat — n'étaient pas sous le cou[l de l'article 291, ^^ déclare aujourd'hui précisément le con-. traire.
4^e^ Dans «e même numéro où je viens d'écrire quelques mots en faveur de la liberté des eultes, je crois devoir dire également que les cultes autrefois persécutés, — puis tolérés, —7 puis autorisés, — ne doivent pas se faire persécuteurs et intolérants.
Le culte juif, par exemple, me paraît aller trop vite dans la réaction. Est-il de bon goût que M. Fould donne par dérison à se& chevaux des noms qui sont une moquerie — et une insulte 'pour les chrétiens'et pour le culte catholique^
M. Fould a dans ses écuries : Contrition^ Repentir^ Péchés mortel.
iXflttEt 4 8iS«
Juillet 1843.
La rançon acceptée. — Une nonTelle fleur. -^ Suppression de rhomme. Les défenseurs de la veuve et de Torphelin. — Jugemen; de Salomon.^ Une conspiration. — Le Napoléon ~ Les anciens et les modernes. — MM. Ponsard, Hugo, Dumas, etc.— Lucrèce. — M. Oiiilon Barrot. — Les oiseaux sinistres, -r M. Yillemain. — Honneurs clandestins. — Trouville. « Une annonce. — Les circonstances atténuantes. — Le diea Cbeneau. — Une invitation. ^
• ^b( JiniLET. — Tont va un peu mieux que je ne Favais espéré : — le soleil est venu rendre à tout la vie, la joie et la
^ lumière, ^— mon jardin est plein de parfums et de fleurs. Il . paraît que le ciel a accepté la rançon de l'été que je lui avais offerte au nom de la France, et que les beaux jours nous sout rendus.
Et, pour tout dire, nous n'avons rien perdu pour attendre — non-seulement nous avons vu fleurir toutes les fleurs aimées, — mais une nouvelle fleur s*est épanouie au bas du journal le National. — M. Rolle s*est livré à une comparaison entre la pâquerette et le camellia : « Tantôt, dit-il, le camellia remporte
^ par son parfum enivrant, tantôt la pâquerette par son odeur innocente et champêtre. »
j^ Le camellia à odeur enivrante de M. Rolle, espèce jusqu'ici inconnue, manque à la collection des fleurs fantastiques de M. de Balzac, — le. camellia à odeur enivrante est le digne pendant de l'azalée grimpante de Tauteur de h Petite Revue parisienne.
Ij^ Est-ce que par hasard les temps prédits par les poètes seraient arrivés?
Virgile, dans Téglogue adressée à Pollioi.^^— sur la nais* sance de so/i fils : c Des chéhes, dit-il, il coulera du miel, -—
ir
898 I^M GiFÔJBf, \
ott verra dans les prairies des moutons rouges et des montons jaunes.
' Et durae quercas sudabunt roscîda mella...
Nec varios discet mentiri lâna cdlores Ipse sed in pratis arîes janl suave rubcnti, Murice, jam croceo mutabit veHera luto...
Nous av(ms déjà -<- le camellia à ^eîvr enmante de M. R^tle et y azalée grimpante de M. de Balzac, — nousen verrons bien d'autres.
^j^ Qu^nd je disa,is dernièrement que, les cbevaui adbôliSr
— on 9^iait bientôt s'occuper de supprimer l'homme et 4e le. f^mplacc^r p^^ des machines, je niç sais si j'étais prophète m si j'ai ouvert unje idée à quelqu'un.
Toujours est-ii que je vois depuis quelqtt,e$ J9iiir$4QiisteiisIe8 journaux une annonce ainsi conçue :
LE COMPTEUR KJ^CA^iauE, — (adapté fifT Uu$ Us mitàfit^res^
— a,u moyen duquel on peut faire tous les calculs possihl/e&MDs le secours de U plume ni de l'intelhgeîice. .
Voici les employés des ministères remplacés d^^ par iim fiié^ eaniqùa simple et peu coûteuse.
Je ne désespère pas de voir, d'ici à peu de teoips, toiil Ia gm^ vern^ment représentatif — fonctionner au moyen d'une senie et unique machine, — surtout si l'on accepte définilivetoefli ie pxincipe de M. Thiers, si bien adopté par nue partie de la Ghan»-. brc et par une partie des journaux : ^ Le roi règne ei ne gei»verne pas. » — Ce ne sera certes pas le roi qui embarrassera beaucoup le mécanicien.
4^ Je ne sais vraiment pas comment on e$t assu i
France pour ije pas être (Je l'opposition.
L'opposition accepte tous ceux qui se donnent â . i
prône, les loue« les pousse autant qu'elle peut, --^ U s'a f
. JUILIET 4 843. 29d
elle de combattre et de coiiquérfr : r- cUe 'VC^t des «ddats; ceux qui n*ont pas une grande valeur, elle *tâche de leur en donner une.
Les conserypteurs, au contraire, possèdent; -r- ceux qui se donnent ou se sont donnés â eax leur senotlilent des associés qui veulent partager les dividendes.
be sorte que ceux qui s*alBent ara conservateurs ^ Teçoivem à la fois les injures de l'opposition et les mauvais procédés d« leurs amis.
i|^ Les Guêpes se félicitent de se trouver si parfaitement |]'accord avec M. de Kératry, — dans le fond et dans la fornie de la pensée.
Les Guêpes ont dit, fl y a deux ou troîé ans, — â propos dfe )a prétention qu*ont les avocate d'être les défenseurs de la veuve et de Torphelin :
« Il n*y aurait pas besoin d'avocats pour défendre la veuve et Torphelin, s'il n'y avait pas d'abord d'avocats qui les attaquen.t. »
M. de Kératry a dit ces jours passas dans la Presse :
a ?e suis tenté de sourire de pitié quand ces messieurs^s^^arrogent fastueusement le titre de défenseurs de la veuve et de rorphelin, qui pourraient se dispenser de recourir à cette tutelle parfois assez onéreuse, si d'autres avocats, pour un même salaire, n'avaient auparavant fait irruplipri ^ms le champ de cette jnéme veuve, et de ce môme orphelin. »
^t^ Voici encore un fait analogue â un que j'ai cité IF y a quelques moj^ : •— J. Boulard, rencontré par trois'bommés. .ivres, est attaqué et rudement battu,. — par suite de tpioi il passe cinq jours au lit et dépose une plainte contre ses agrès- ! seurs; — ceux-ci, amenés devant le tribunal, ne nient pas le fait et cherchent à s'excuser en rejetant leurs torts sur leyin. -^ Le tribunal, usant d'indulgence, — écarte la prison et les condamne chacun à cent francs d'amende.
•^ Aa profit de J. Boulard, sans doute?
— Non, — aa profit du trésor, — an ^profit du gouverne- , ment, — faible consolation encore pour un gouvernement vraiment paternel qui a eu la douleur de voir battre ainsi brutalement un de ses enfants' dans la personne de Jean Boulard.
^^^ Il était question depuis quelque temps d*urie grande iëte chevaleresque et d'un magnifique tournoi qui devaient avoir lieu dans le Champ de Mars. — «H. le préfet de police a refusé son autorisation ; — nous nous permettrons de trouver que cette mesure de M. Delessert n'est pas adroite. — Les gouvernements ne peuvent que gagner à ce que le peuple s*amuse, — surtout. — comme dit rhéroïne de je ne sais quelle chanson boufibne, — surtout quand il n*en coûte rien.
A moins que M. le préfet, — jaloux de ses droits, ne veuille contribuer seul et exclusivement aux plaisirs et à Tamusement des Parisiens.
On raconte cependant que M. Delessert avait été, daas cette circonstance, victime d'une mystification.
On aurait fait croire ce qui suit à M. le préfet de police :
Jjffi^ Ce tournoi, où des chevaliers armés de toutes pièces devaient jouter devant les dames, — selon les us et coutumes de Tancien temps, — cachait des desseins plus sérieux. — Un chevaUer mystérieux devait être au nombre des tenants, — vêtu d'une cotte de mailles et la visière sévèrement baissée, absolument comme Richard Cœur-de-Lion dans VIvanhoé de , Walter Scott. — Sur son bouclier aurait été écrite la devise — Déshérité.
Après que le jeune prince aurait eu vaincu tous les champions qui se seraient exposés à ses coups redoutables, tous, par un coup de théâtre; se rangeant sous ses ordres, il aurait levé visière de son casque, et lai&sé voir aux spectateurs assemi le duc de Bordeaux.
Alors, à la tête de ses fidèles chevaliers, il se serait p
lOlLLET 4 843. ^ 301
sar le château des Tuileries, — en essayant de soulever le peuple.
C'est ce que, assure-t-on, on a fait croire â M. Delessert. ^
^^ La mer commençait à remonter ; — le soleil couchant colorait de teintes rouges et violettes le sable humide de la plage; — la mer unie et calme, — blanchie seulement sur ses bords par la marée montante, — semblait un grand manteau couleur d'aigue-marine avec une frange d'argent, — mais que \ • signiGent de pareilles comparaisons? — Â quoi comparer la mer qui ne soit plus petit et moins beau qu'elle? — Elle était . d'un bleu pâle et verdâtre , — du soleil â mes ;eux, s'étendait . sur Teau un large sillon d'un jaune lumineux.
Le ciel, — au couchant, — entre des bandes de nuages, était du vert de certaines turquoises, — les falaises se découpaient en noir sur la mer et sur l'horizon.
Tout à coup, — au détour de la héve, -^ parut un bâtiment, d'une forn|B noble et majestueuse : — c'était le Napoléon, qui revenait au Havre.
Le Napoléon, — c'est-â-dire le bateau à vapeur â hélice, — le bateau à vapeur sans ces roues incommodes qui ont rendu jusqu'ici les bâtiments à vapeur impropres à la guerre ; — le ^ bateau à vapeur — qui marche à la voile, quand le vent lui est favorable, aussi vite qu'un autre navire, et qui continue sa niarche avec son charbon' et ses hélices sans se ralentir quand le veht devient contraire, — en un mot, la réalisation d'un problème longtemps nié et traité d'absurdité et de folie.
. On lisait le lendemain dans plusieurs journaux : ' < Le bateau â vapeur, nouveau modèle, le Napoléon^ construit au Havre, pour le compte de l'État, par M Normand, est arrivé du Havre à Cherbourg mercredi :21, dans l'après-midi, pour éprouver sa marche et ses machines; il a fait ce trajet eu^ sept heures. On sait que c'est le premier bâtiment français au- ^ quel est appliqué le nouveau mfsièma de propulsion consistait
302 LES GUÈPEI^.
en me vis ou fielicemne par la vapeur, et qui, placée àràrrière et immergée, tourne dans l'eau a^vec une vUesse considérable, de manière à faire filer au navire dix à onze nœuds en temps favorable. La force de cette hélice équivaut à. un appareil ordinaire de cent vingt chevaux.
< » Il y avait à bord du Napoléon, pour constater le résultat jdes expériences, une commission présidée par M. Conte, direc' teur général des- postes, et composée de MM. de laGatinerie/ chef du service de la marine au Havre ; Moissard, ingénieur des constructions navales et agent général du service des paquebots de la Méditerranée; AUix, sous-ingénieur; Bellanger, capitaine de corvette; Normand, constructeur, et Conte fils, secrétaire.
» Le bâtiment a parcouru trois fois notre rade dans toute sa longueur. MM.. Tjamiral préfet maritime, le sous-préfet de l'arrondissement, les chefs de service du port, les ingénieurs Ges constructions na,vales, et plusieurs officiers de la marina militaire et administrative, ont assisté à ces essais. Le sillage a été de onze nœuds. Cette grande vitesse témoigne assurément en faveur du nouveau propulseur.
» Le steamer le Napoléon, après avoir touché â Cherbourg et y avoir pris quelques pièces d'artillege, s*est rendu devant Portsmouth et Southampton, où il a salué les forts. Ses saluts lui ont été rendus, et, après avoir fait Tadmiration des nombreux visiteurs qu'il a reçus â son bord, il devait; retourner au Havre, où il est atljsndu ce soir. » *
Il y avait un homme' qui n'était pas sur le Napoléouy — un homme qui n'avait pas été admis à prendre sa part de cette promenade triomphale, — un homme que les journaux oe nomment pas.
Cet homme était tout simplement Sauvage, l'invente^, hélices ; -*■ Sauvage, qui, depuis treize ans, travaille et 1 fot deur ans, d'abord, pour trouver et appliquer sou h
eps9)te« oQze ans çoQtreS^rédulité, V&nv)$ ei b mplvein^nce.
fi'élait Sauvage, — rhonpme qui, depuiç treize ans, a dépensé tQut l'argent qu'il avait, — tçi^^ la santé qu'il awt, — pour arriver à son but.
D'abord, en construtsant le Napoléon^ on avait essayé» à grands frais, (Je perfectionner l'hélice de Sauvage, — perfectionner, c'est-à-dire dépouiller l'inventeur ; — c'est-à-dire fairçi en sorte — qua aon brevet, qui n'a plus que quelques années \ courir, — ne lui eût rapporté que la ruine et les avanies diç tçu^es sortes, -r tandis que le triomphe et l'argent seraieut pour d'autres.
De perfectionnements en perfeclionneraents — on en est arrivé précisément au point de départ, c'est-à-dire à l'hélice de Sauvage, — à l'hélice du Napoléon.
J'eus en ce moment' une des impressions les pl^s tristes que j'aie ressenties de ma vie.
• Je savais que Sauvage — é^ait enferma dans la prison du Havre pour une misérable dette, contractée, sans doute, pour l'hélice, alors niée et aujourd'hui triomphante.
On regardait ^vec fierté rentrer le Napoléon, — et personne, excepté moi, peut-être, ne pensait à l'inventeur.
Le lendemain, les journaux disaient ce que je viens de copier plus haut.
J'allai voir Sauvsige dans sa prison ; — il s'était parfaitement, ioistallé, — seulement, comme il étouffe dans une chambre fermée, — il laissait ouverte, la nuit, la fenêtre de sa cellule; — mais les diiens de la prison — aboyaient avec fureur conijre cette fenêtre ouverte et troublaient le repos de tous les prisonniers, -r On lui enjoignit de fermer sa fenêtre : il essayad'obéir, mais en vain, à chaque instant, se sentant suffoqué, — il relevait, otuvraijt )sa fenêtre^ et le^ moloçis^ recommençaient \&^ vacarcne*
in pril 111^ t^^ym- #> W PPWa» 4« bpis, — çt fit noa^
504 l-ES guêpeJpe^
machine qui, lançant de très-loin ^l^^iiens de Peau et des boulettes de terre, les obligea à se réfugier dans leur niche et les réduisit au silence. — Il était heureux comme un roi de ce triomphe.
^kj^ Dépuis qu'il est en prison, — il joue «du violon, — et il met de côté les cordes qui se cassent — pour en faire toutes sortes de machines ingénieuses. — Je trouvai^ sur sa fenêtre un bassin fait par lui avec, une feuille de zinc. •— - Dans ce bassin était un bateau construit avec un couteau. Il avait trouvé tout simplement un moyen de diminuer et de réduire à presque rien le poids d'un bâtiment à remorquer.
Sur des bouteilles ^ était un modèle d'hélices appliquées à l'air pour faire un moulin; — Tune était en papier noirci; l'autre était formée avec les plumes d'oiseaux qu'il avait attrapés sur le toit de la prison.
Et je le trouvai là ne se plaignant que^ d'une chose, — que le Napoléon — ne répondit pas encore à ses espérances et à ce qu'il veut de son hélice.
Quoi 1 M. Conte est venu au Havre et a monté le bateau à hélice, et il n'a pas demandé où était l'inventeur de l'hélice !
Quoi ! il ne s'est trouvé personne parmi tous ces hommes riches qui étaient fiers d'aller montrer aux Anglais cette invention française, qui allât demander à Sauvage la permission de lui prêter la somme nécessaire pour sa mise en liberté! •— Quoi ! le ministre de la marine, — quoi ! le roi de France, -— fe laissent en prison depuis deux moisi
Est-ce donc ainsi qu'on récompense, en France, le génie et le dévouement à une idée féconde?
C'est une tache pour un pays, — c'est une tachb pour une époque, — c'est une tache pour un règne.
^^ Lorsque Molière, Boiieau, Hacine, Corneille écrivaient, — on les comparait à Térence, à Juvénal, à Euripide et i Sophocle ; ~ puis o» établissait clair comBie le jour <— qu'on
D'arait jamais en de bon sens qu'en grec, — que toutes les idées grandes et nobles avaient été exprimées en latin; — que» depuis la mort des auteurs anciens, le genre humain était complètement idiot, — qu*tl était incapable, désormais, de fairaune phrase de son cru — et que la seule chose qu'il pût essayer était, à favenir, de traduire, de copier, d*imiter — les anciens.
Non pas que cette décadence eût été annoncée par quelque prodige; — le soleil continuait à faire épanouir les fleurs, ■— à mûrir les fruits des arbres; — TinteUigence humaine était seule arrêtée dans sa sève — et ne produisait plus que des Heurs pâles et sans parfum, des fruits âpres ou sans saveur.
Sous certains rapports, cependant, — on avait moins de mo« destie ; — en effet, on essayait bien parfois de rabaisser un peintre, en le comparant à Apelles; •— d'écraser un sculpteur avec Praxitèle, — mais cette tentative ne réussissait que médiocrement.
On racontait bien des prodiges — de la flûte de roseaux de Marsyas, de Técaille de tortue â trois cordes (testudo), qui servait de lyre à Orphée;
Des brins d'avoine (avena) et des tiges de ciguë {cicuta) sur lesquels les anciens faisaient de si belle musique.
Mais cela n'avait que peu de succès, — les violons d'alors ne $*en inquiétaient pas plus que les pianistes d'aujourd'hui; on se croyait en progrès pour la musique ;
Et ainsi pour l'art militaire, -— et ainsi pour l'industrie et ainsi pour les sciences.
Mais pour la poésie, — pour la littérature, — les modernes (Racine, Molière, Corneille) n'étaient que tout au plus dignes d'imiter les anciens, — ou d^expliqûer leurs beautés.
Racine, — Molière, — Boileau, — Corneille, sont morts, — ils ont passé i l'état d'anciens, — c'est-à-dire d'homajes qui ne, prennent pas de part de soleil, de gloire, ni d'argent; •— ' ils
•rr-,' ■;> . •
306 f-JPS GUÊPE ^.
' servent àu;ourd'M.«^précUémej]t à ^ee que ierymti^ Wtf^ eux les anciens.
L'âfjmiralion exclamée pour les. morts — n*est qu'un dégaiseraent ordinaire de la haine pour les vivants.
Ufl autre p^océ'lé qu'emploie quelquefois l'envie, — œaîs daat elle use sobreoient à cause qu'il est dangereux, --* cQnsiste à , prendre un inconnu et à Télever contre ceux dont Téclat loffus^ qu0 et rirrite.
Le sttecô$ de M. Ponsard et de sa Lucrèce — a été fait beaucoup meifis pour lui que contre }1M. Hugo, Dumaç, etc.
Le procédé, cooune je le dirais, était dai^ereux — parc$ tf^ M. Ponsard a du talent.
Aussi leovie a-t-elle d'avance aUaché des cordes à sou idele pour abattre plus tard la statue qu'elle était forcée J'élever.
On n'a pas fait le succès de M. Ponsard seulement avec sm talent; — pas si imprudeatel l'envie veui bien déljfuire quel-* qu'un, et pour cela rien ne lui coûte, même de doubler des louanges à un autre; -- inais son instrument d'ajjjourd'hu deviendra plus tard son erniiensi, si, m U gravité .d|es e^rcpo^aor ' ces, — elle s'est crue forcée de se servir d'un homïpe 4e quel*?
que valeur, ce qu'elle évite dans les cas OirdiQair33. 7- JUe^ pius ~'\ grands apologistes de la nouvelle Z'^crèce — (wit donc attribué
une partie du succès au choix du sujet, aux septix^ents Tortueux, à l'imitation religieuse de Corneille; — déporte qu^ plus tard, — si M. Ponsari} s'avise -de vouloir pi'eqdre tout de bon la place à* hqu$R» oa l'élève {jiqjourd'tiui, pu sa^ra tien l'abattre au moyen de ses réserves prudentes.
^1^ Je respecte tous les bonheurs; — je fais un détour 4|id$ \a rue pour n,e p^s déranger lç$ enfants qui jouenjt |wx bi^^^ ; — dans la campagne, pour ne pas etf^roucb^r m 0}$pm c trouvé deux grains de chèoevi^* . C est pourquoi j'ai hésité à dirç ce qiie je pejnjse d(S la $lf H. Po9sard. *- Le$ tbotfn^es 4^ ia^^ f^ diécûur^^ '-
jjgitl^KT 4843. . 807
>i menl 0i dQ Aoit les flatter, r-- ies ravissantes choses qn-Us ont
^ ' 4}ogçues« ^- les rév^s brillants da leur iinaglnatioii ^ sojat lou- . Joiir^ une Arilique ^jsez terrible de ce qu'ils ont écrit — pour qu'on puisse ^m ^mié dangi^r leur en épargner d'autre; — ils savent assez — et '4$ sentent gvec déset;poir — eon^ibijeû Texé- .cution d'uoe (mn§ i^'m^gm^f^ résida au-dessous de sa çon« 4ieption. '
Telle une femme^ apir^s avoir mm àa^^ie$ etta^ £éle$tcs, ^&Qt0 ave« â9ol9iir ua (^niaftt quelquefois asse? laid ; -^ et p?]rtç3 je iQc serais ta^ li T.oq aygit siaipleaieo^ pri)cI(iQié U. P/9qssrd un des bp^imis d^ tlile^t d^ i^e tpmps^ci.
VLm, Im ^ li, ©0 * v^oJï dresser a» mn\^9^ venu une statue faite des débris des statues brisées des dieMK contempofaÎBs, T-- au \'m de h iw tailler ^jpipieinent dans un i)loe neuf.
Je dirai doop ee qu'il me semble de la Lucrèce de M. Ponsard.
{4a pi^ce nianque toltalement d'intérêt; — l'histoire de Lucrèce, trop de fois pr^odigu^ ^ tjième à qotre jeunesse, ne permet ni .cra'uUçs ni hésitatioii^ ; -^ qn sai{( parfaitement jcenuiiei^t cela finira en prenant son billet ap bureau.
Je ne ferai j^a^ à Ta^t^ur pne grande dj^icai^e sur ce défaut, pi appartieqt à son ^j^t ; ^ mais n*a-t-il pas contribué luimérne à perijlre )e^ cjl^aiipep 4Hntér^it qui pouvaient rester à $a ^ pièce — t- en meUaqt |e$ princip,^jp per9o.r^Qages et le pubtlic dans la confidence de la feini^' folie de Ërutu^? :^ n>t-il pas renopeé volontairement à re$et qu'eût produit /:ette ^révélation, ' , si,-^ )a sibylle la faisant seulement soupçonner W^ ^^ l^i
dit:
elle p'ayait Heu q^'à la dernière s^ène? '
Pour ce qui est du style, -r- je ne (Jéteste pas ces latinisme gHf l*P» ^ Itrop repi-cjcl^^.? ^ Tau^ir; -r cela a une force çt une grâcç jiarliçu)iérçis. — te y^fç de Ï|I. Fpi^çarrtf «« ï^U- traînant^
a néanmoins une sorte ûe noblesse et d*éléganee i^onrgeoise qui ne s'étévent {)as au-dessus d'un certain degré, mais qui ne descendent pas non plus an-dessous. — Le sens est généralement clair. — Quelques pensées, les unes spirituelles, les autres raisonnables et nettement exprimées, — m'ont, avec quelques autres indices, laissé l'impression que, si la pièce de M. Ponsard est loin de mériter l'enthousiasme dent elle a été l'objet, — M. Ponsard a beaucoup plus de talent qu'il n'en a mis dans son ouvrage, qui reste cependant une œuvre estimable sous beaucoup de rapports, — et je serai bien étonné si H. Ponsard ne joue pas à' l'envie, qui a cru se servir de lui comme d'an instrument, le petit désagrément d'avoir bientôt à chercher des ins^ truments contre lui.
ij^ Il n'y avait rien de totichant comme d'entendre les gensde ce temps-ci, qui donnent de si charmants exemples, — s'écriçr que le principal mérite de la tragédie nouvelle était dans les sentiments d'honnêteté et de vertu quelle renferme.
Je ne crois pas qu'il y ait au théâtre une seule tragédie qui ne soit fondée sur l'opposition du vice et de la vertu. — Les pièces de ce temps réputées les plus immorales ont leurs personnages honnêtes et leurs phrases vertueuses. — V Auberge dn Adrets n'a-t-elle pas la femme de Robert Macaire et son fils, — • qui, avec le bon M. Germeuil, — offrent l'ensemble de toutes les vertus sans en excepter une seule?
éfj^ Si vous voulez ne voir dans cette pièce que Robert Macaire et Bertrand, — reprochez alors à l'auteur de Lucrèce le personnage de Sextus Tarquin et celui de Tullie..-
De tout temps la vertu a été au ttiéàtre un emploi — et il y a eu des acteurs engagés exprès pour les rôles vertueux — tant ils sont un des éléments nécessaires et habituels du drame ; certes, les drames de la Porte-Saint-Martin, tant décriés sor ce rapport, — ont produit plus d'effet que l'on n'en attend d'o. dinaire de bons exemples et surtout de bons préceptes, -r
M. Moëssard, — ce bon M. Germeuil, — a tant joué de rôles honnêtes dans Tes plus terribles mélodrames, — qu*il a fini par mériter à la ville un prix Montyon pour des actes très-sérieusement honorables.
^^ Je proGtcrai de la circonstance pour dire une fois dans ma viQ ce que je pense de Lucrèce, — comme femme, •— après avoir dit ce que j*en pense comme tragédie.
Cet exemple éternel de la chasteté antique me paraît auss* mal choisi que possible.
Sextus Tarquin menaçait Lucrèce, si elle résistait à ses désirs, — ^ de la tuer, et de tuer ensuite et de mettre auprès d'elle un esclave qu'il assurerait avoir surpris dans ses bras; c'est à cette menace que céda la femme de Collatin .
C'est-à-dire que Lucrèce sacrifia la chasteté à la réputation, -^ la vertu à la vanité; qu'elle aima mieux être souillée que de passer pour l'être.
Je reviens un moment aux sentiments vertueux étalés, sous prétexte de Lucrèce, par nos contemporains. —* La Chambre des députés a été plus loin; — elle s'est élevée contre un romau de M. E. Sue, publié dans le Journal des Débats; — elle qui venait de nous ofTrirjine ioule d'honnêtes exemples dans les élections de Langres, de Carpentras, etc.; c'est, du reste, aux époques d*égoïsme et de corruption qu'on a vu de tout temps afficher la pruderie féroce — et la vertu tigresse.
i^ Au moment du malheur qui vient de frapper M. Odilon Barrot, — il m'a été fait des révélations que j'ai recueillies avec empressement : — j'ai vu pleurer sur ce pauvre père et prier pour lui en même-tem]^ que pour sa fille Marie -^ des gens pour lesquels il a été bon et généreux dans l'ombre et dans le silence. ^ S il était des consolations pour une pareille douleur, c'en seraient de plus sérieuses que celles qu'ont voulu lui offrir quelques ^ journaux dans les débats creux, dans les luttes verbeuses de la tribune.
310 LÈS GUEI^ÈS.
on assure que le roi a eu le bon goût et le bon coeur d'cTivoyei? porter* dés jiarofes de sympatliie à ce père accablé — au sujet de la mort de cette autre MàHc, — qui taisse, comme la première, tant de regrets après elle.
i^Éj* Il y a dés sortes d^oiseaux sinistres qui ne sont pas\ à mon gré, poursuivis d'assez dé haine et de mépris.
Chaq^ue année, si des pluies inopportunes, si des chaleurs trop ardentes viennent inspirer quelques craintes sur la. récolte prochaine, — ils espèrent une disette, — môme peut-être une famine, — IVÏai^ ifs n'ont pafs là f atîertce de l'attendre, — ils accaparent lés grains, — et, par toutes sorfé's dé ruses et' de moyens honteux de leur jiart, -— aidés dé là sottise publique
— et de l'incurie de radmirt'istration, — As t'rouverif moyen de donner tout de suite âù peuple un avanl-gôût de misère et de. jeûne.
Quoi ! — parce que le blé de. cette année n'èsf pas éndore en fleurs, — pàrCe que les pfùîes font craindre qu'il hé fleurisse pa^ biéi^, — cela augmente larareÉé et lé prix du bïé fécofle il y a un âù !
Comment né recherchë-t-oh {ras, — cbiïïTrtent fie poursûit'-oii pas avec persév^érance lesf coupables auteurs' dé ces infâmes manœuvres, pour Fés livrer k des peines sévères et méri'tées^ -
^-M. tWfehïaiti a' dit : « Les ptofësééùté de Î^UniVersIle" ne manquent jamais une occasion âé rappéle'r aux élèves ce éjix'iU doiVenï à éiètt, ~ ï feursf pafTëntià, -^ au i^oï et â leur pays. *
Kf. Villémaiin sait bleu que ce n'est pas Vrai. En séptréme, ôû' traduit ïEpitome histbriœ gtoecé^ et téi faU des péhsiJrhs ; — en sixième, k de Yiris tlhstr%u:4, — et l'on fait dés pensums :
— en éinquiême, Cornélius Ifèpo'Sf — et le Seledœ eprà[i scriptôribus' hîstoHé, — et fôii fait des pensums, etc., etc. Me 'S de moraïe, — rlaaisdé devoirs', riiais de raison, pd^ uîi'i
— On appéïte (fet'oi;*^, au collège, lés théines et les'Vc^'i'âiotiV et OD n'eu connaît pas d'autresi«
411^ H est crne alliance d'idées monstrueuses, --* qn'il é.tait réservé à notre époque d'oser faire,— je veux parler d'honneurs
. Les Ouêipe^ oht déjà parlé de la manière honteuse dont on distri-bne aujourd'hui les médailles après rexpositiori de peintnre.
— Autrefois, le roi lui-même — les distribuait pul)liquement, •.
— et le Moniteur — imprimait les noms heureux. — Aujourd'hui on apprend de temps en temps, tantôt par un journ'al, tactôt par un autre, que M. un tel on madame trois étoiles a reçu une médailte d'er pour un tableau remarqué à l'exposition.
On ne saurait croire conlbien d'images grotesques sont ainsi honorées d'une récompense que Ton déshonore. Quelques médaatles méritées — sont données par je ne sais que! subalterne, qui écrit au peintre désigné de venir chercher sa médaille chez II» Si le peintre n'a pas tfamis dans quelque journal, — personne ne sait rien an prix qu'il a obtenu.
H en est de même de la croix d'honneur. — Il arrive à chaqne instant qu'on la voit si grotesquement figurer à certaines boutonnières, .— qtf on n'ose pas même féliciter les nouveaux .décorés, qu'on suppose embarrassés de leur première sortie. , On en est venu au point cependant, d'être un peu honteux d'mie seofelable prostifution ; — beaucoup de noms de légionnaires ne sont pas rnscrils au Moniteur. Mais cet eiTet de la bonto tounîe afn^ fn^ï do Faudat^e. C'est par pudeur que l'on évite le contrôle qu'amènerait la publicité. Mais uàe fois ce contl^te tn\A\ tu «'a plâs ksMn dis se gêner. Et on ne se géno plus.
Itf . DWîâtten-Marqnis et M. Lberbette, députés, ont demandé h&Qtenmnt à la Cbambre h suppression de ces honneurs honteux et^ clandestins, — et Tin^ertioa m Motûteiir de tous les miin des légionnaires. — LaCbambre n'a tenu aucun compte de eettfi proposition.
Pendant qu'on imprime le&ériA^e^, je remarcfuticpie \erlfâiir>neêt
est revenu avec une honorable humilité sur ce qu'il avait dit. au sujet du malheur arrivé à M. Lacave-Laptagné.
^^ Les journaux annoncent que Trouville fait construire un théâtre ; —je ne crois pas que Trouville ait raison. Ce qu'on va voir à Trouville, c'est la mer, c'est le départ et l'arrivée des pôc|ieurs ; — c'est la Touque, cette jolie petite rivière qui tombe dans la mer ; c'est la belle plage découverte à la marée basse, et placée si admirablement pour voir coucher le soleil. — Mais que voulez- voiis que fassent les Parisiens d'une troupe de comédiens de huitième ordre que vous rassemblerez avec grande peine?
Savez-vous ce qui a fait depuis dix ans la fortune de Trouville ? C'est son isolement, c'est son aspect calme, c'est tout ce que vous vous efforcez de lui faire perdre. -* C'est que ce n'é» talent pas des bains de mer,
Trouville est déjà loin d'avoir le charme que nous y trouvions il y a une douzaine d'années, — à l'époque où nous découvrions Trouville et Étretat, — sans compter que tout y est maintenant aussi cher qu'à Dieppe ou au Havre. «-- Le, conseil muni* cipal de Trouville semble avoir en vue ce que disait^ une femme du monde en traversant une grande forêt ; — on*lui en faisait admirer la fraîcheur, le calme et le silence ; on lui faisait admirer'les dômes de verdure d'où tombaient des chants d'oiseaux.
-:- Oui, dit- elle, c'est trés-joli; j'aime, comme vous, les forêts et les rivages ; — mais quel malheur que ces choses-là ne se rencontrent qu'à la campagne!
Comme on ne peut guère amener la mer à Paris, on cherche i: mettre au bord de la mer tout ce qu'on peut de Paris.
^^ Il est remarquable que, dans un siècle où l'on se piqued'incrédulité, les journaux publient l'annonce qu'on -va lire — «< que la profession depythonisse soit encore une profession lucratit
« Madame Declaire-AIzin, phrénologue-nécromancienne, telle rue, tel numéro, reçoit depuis neuf heures du matin jusqi sept heures du soir ; — prix modérée, t
1^^ Les circonstances atténuantes vont leur train.
André Petit frappe son père à plusieurs reprises -^ et le menace de le tuer devant de nombreux témoins. — Le jury, ayant 'égard à ce que si Taccusé a frappé et menacé un homme — - ce'g ' lomme est son père, — et que ce sont des affaires de famille, jît, en outre, considérant qu'André Petit a déjà été deux fois condamné pour vol ; que c'est un très-mauvais sujet ; — qu'on né peut attendre d'un voleur obstiné et d'uo mauvais sujet des actions bien vertueuses, — et qu'il serait même injuste de les exiger de lui ; — le jury s'empresse d'admettre en sa faveur des circonstances atténuantes.
Une fille a volé une montre, — ce n*est 4)as le besoin qui l'a poussée à cette action coupable.' — Le jury eût sans doute été sévère; — un vol commis par pauvreté, par besoin, peut se renouveler souvent'; — mais cette pauvre fille n'a pris la mojntre que parce qu'elle était si belle ; ^ ce n'est donc qu'un caprice, — qu'un vol isolé qui n'aura plus lieu ; *-^ on admet en conséquence des circonstances atténuantes.
Il est à regretter que la cour, se joignant à la manière du jury« n'ait pas ordonné que Taccusée garderait la montre.
Auprès de Tulle, — Chassague offre 'à $on ami Mathieu-Ba- ^le de l'accompagner dans une course nocturne ; — ils arrivent )axis un endroit désert ; — Chassague renverse son ami à coups Je bâton, — lui écrase la poitrine avec une pierre énorme, -— croit devoir ajouter quelques coups de pied sur la tête, — après quoi il porte son ami dans un ruisseau — et lui enfonce la tête dans la vaseà coups de botte.
On doit être bien malheureux d'avoir agi ainsi à l'égard (}*un ami.— Le 17 juin, le jury, prenant en considération les regrets que doit éprouver l'infortuné Chassague, — regrets d'autant plus violents qu'il les dissimule, r- admet en sa faveur des circonstances atténuantes.
i^ Cour d'assises de la Seine. — (Audience du l^^ juillet. IV. ts* '
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àU * LES GUÊPES.
Présidence de M. Motttftietqtié.) —^ Anrtette Boùfet est accusée de plusieurs vols donriesiiqueS. — Lé jury, tenant compte 'de ce ' ^e la fréquence des lârciris reprochés â l^âccusée établit clalre- ' ment que lé Vot est devenu ùtie habitude; — que Tehipiré dé rhabitudé eét irrésistible sur beaucoup de pers^rihés; — admet, Cû faveur d*AnAette Boulet, des circonstances atténuantes.
Cour d'assises de la Loire : — Damlens Grarigeon, admis à rhospiee de Sàint-Boïinet-le-tihâtëattî, — acheté des allumettes ïlbosphoriq«es et! croit devoir rtietlrè le* féd i Thôpital — Lé jury, appréciant que le feu mis avec dé^ aflfametté^ pîio'sphcfriques, qui s'allument' avec une promptitude aussi grande (jQé, éelle de faf pensée, — né suppose ^i% h pfénédUàtïùn Ml onl ptxvtAi aécuser Grangeon ^û ayaH mis fè feu S Ph^spice àû âïoyen- fle Fancien briqtiet; qui doïihe fe tèttipé dé h féfléxWH',- — 'éri fcoii^éqaence, — adraret des drcôiisTâiTcés Méiwiûniéè.
Ces faits divers fté ^oAt iii invetttéS;' — tii cherchée avec éolii'; ]é les' e^l-ais de Dëùf nùttiêtoéié ïa Gazéilé âeê TrWuûdux; — et ils ne sont pas les seuls.
Jg^ « Afoffsiédr, f ai Flioririeiif d'è Vous invftét i ùné réhnîon qui aura lieu chet tncti dimanche ptocbaih ; Th^uré est fiiée â m1(^. Je dbnnél'ài dlcfs éxpUcàt^ëhs et développerai ces âtots : Effôri, Actim, Prmdéhcë ; je cftiié pouvoir rendre sendblè S cbacfiinr lia foi imniaàblë de^ nililié'râux, dés viégétauit, des anlmam?; des horhmés et delTiéu ni!-1tiémè.
i' Votre sérvitédi» cfifâij^të èdf ^ù^ j^btii^ M éitti^aétibii' dé mi is^È aiiii^.
« » Votre frère en Jésus-Christ, séûï Diéll dii cîél et de la terre.
! • (ÎhÊneau, C, rue Montesquieu, 2. »
TéHef est' Ié fettfe qUfeffsft're^uè^dé IB. Chéiiëa^u et Cr, dietl dti clëï et de Irf \étté\ feômmë îl'ftoûs5 l'appreiid. Je regrettai de ne pouvoir contribuer ^tii ma présêiic. . %Ut\t{kciîéh ÛkÉ aHAHtï dtëU:
P*aitff p^ Hnrai^Qt craint d*étre invité^ là pomm^ yne sorte d'qgnaaif pascal, — soi^^ les espèces (Juijuel le diiew Cbepe^ip se propoçail ie çomnaunier avec sp^ amis; — je çais.qu^ j*pn attribuera mon absence à cette teirreur; je sais qu on fp^QCU^efçi ip lâcheléKmais j'ai pour iiioi rpa conscience.
Heureusement que Griroalkin yoUigeait par li, ik $prt^ V^^ j'ai su ce qui s*est p^^sé dâ.ns Ijs eiel Cheneau.
C*est le dieu lui-même qui ouvre \^ porte ; ^a foilieu jje quelques assistants étaient deux chérubins — qu^ Gf im^lkin a reconnu^ pour les deux commis qui sur la ^err^, — ç*e^t-i-dir^ i la boutique, servent de cpmmis a la maison C^epeau et P. Jouin. — ^Au milieu de la pièce étsiit upç bell^ taille avec po Upis rouge, — un chérubin appofte une Biblç; — le chérubin esi jugé laid. ^— Le ciel Cheneau e$t tapissé iji^ papier coll^, -r- à peu près comme les chambres ordinaires. — GrimallfiQ frémit' en voyant une porte murée, — le plâtre était encore frais. — Est-ce là Tenfer où le dieu Cheneau jelle cei^? qui doulefit? — [.e dieu Cheneau reparaît au bout 4*un quart d*heure, et dft : i Fiat lux. n -^Lçs chérubins ouvrirent Iqç rjdeaux, les fenêtres et les jalousies, r- et la lumiéjre |h{ faite. — file ressemble beaucoup à celle faite par pieu — Y^wçlen \ t- le dieu Çbeneaii ne paraît pas y avoir apgorté de perfectipnpement.
Voici cel{e,s des choses dites pqir ie djeu aiixq^etles primalkin a cru trouver un sens :
« Dieu ayant reconnu qu'il ne serait pas convenable qu'il diantât ces Ipuapges lui-même, r- a eré^ les hommes pour cet usage. — Si r^oipfpe était parfait, i\ n'y aurait ni maladies, — ni tremblemeptf 4^ terr^,' ni or^es. — («e^ apOtres opt annoncé Vin nouvel av^qçnienii une nouvelle pianifestation ; -7 pet avépement, cet^e [panifjpstalion, c'e$it le dieu Cheneau. -r Nouç ne recevrpns pas ('esprit de Dieu directement, — ^t esprit tombe ifi pieu sqr une région supérieure à nous, — 4'9Û, S'ir m ^^ré anfélf^ue; — enfin, d^ çhi^te çn chuti;, JHsquîi p.4
troisième degré qui est la tombe,— lequel etr fait ce qu'il peut. » Dieu en trois personnes est une monstruosité. — Si Dieu le Fils a un père qui est Dieu, nous ne diroos pas : Natre père^ mais grand papa, — Au reste, la parole par laquelle le dieu Cheneau se manifesta a quelques légères variantes avec celle que nous employons ; ainsi il dit : « Un ac (acte), — ce qui fut fé, — voér (voir), — onri'a, — répondre (répondre) — Teuspril, — euspérituilement, — etc.
^^ Des hommes sont assis où plutôt couchés sur des coussins aux deux coins d'une cheminée. Ils fuoient dans de Iout gués pipes turques et boivent de la bière.
— Qu*as-tu, Alfred, que tu ne dis rien?
— Moi? — rien ; j'attends que tu parles-
— Alors cela pourrait durer longtemps. '
— Je pense à une ravissante aventure.
— Penses-y tout haut.
^- Je fe voudrais bien, mai$ c'est que j'y joue un rôle uti peu trop brillant et que cela t'humiliera.
— Raconte toujours, je n'en croirai que la moitié.
— Il y a huit jours, je reçus une invitation à une soirée, — ou plutôt à un bal modestement annoncé par ce post-scriptum : « On dansera. » Le nom de la personne m'était inconnu ; — j'allumai ma pipe avec rinvitation... Mais attends un peu que je remette dd tabac dans celle-ci.
— Bien.
— A quelques jours de là, j'étais triste et ennuyé, il me prit des idées mondaines, n Ma .foi, dis-je, je serais bien allé à ce bal. » Puis, un peu après, — je me dis : c J'irais bien à cei bal. Tiens, — mais c'est aujourd'hui! Est-ce bien aujourd'h»'»*^* — Oui, ma foi. Parbleu ! je Tais y aller. » Je m'habille ; c était le plus difficile; une fois moi habillé,, le reste allait $eul; je m'habille« je fais demander un fiacre par le portier, j rive i la maison indiquée, tu sais une belle maison rm**\ q
deuT. magniâques statues de Coysevox, je m'étais arrêté cent fois devant cette maison; on m'annonce» mon nom prodoit le plus grand effet, je vais saluer la maîtresse de h maison, q« rougit et paraît embarrassée. Un moment je me trouve seul avec elle, elle me dit : « C'est M. Ernest qui vous a amené, ne l'oubliez pas. » Puis elle me quitte et s'occupe d'une femme qui entre. Âh I c'est M. Ernest qui m'a amené, et qui est ce M. Ernest, et pourquoi m'a-t-il amené? Un gros homme vient^ à moi et me dit : i Yqus ne prenez rien? il y a un buffet, ji Je m'incline; il ajoute : < Où est donc Ernest? je veux le remercier de vous avoir amené. — - Monsieur, c'est moi au contraire qui lui dois mille femerctments. — Eh bien, savez-vous où en est son affaire! — Quelle affaire? — Eh! la grande affaire! — Ah! la grande affaire...? elle va bien. — Tant mieux! — Avezvous salué ma femme? — J'ai eu cet honneur. — Dites donc« — étes-vous comme Ernest, vous! » Me voici, cette fois, hiea embarrassé; comment est Ernest? c'est égal, une réponse évasive : « Hum, hum, c'est selon. — C'est qu'il n'est bon à rien, il ne joue pas, il ne danse pas. — Je danserais volontiers, et, $i je ne craignais d'arriver trop tard, j'inviterais la maîtresse de . ia maison. — En effet, son carnet doit être plein ; mais elle se réserve toujours quelques contredanses pour les retardataires qu'elle veut favoriser; venez. » Il me conduit auprès dé la maîtresse de la maison, qui me dit : c N'oubliez pas que je vous ai promis ia seconde contredanse. — Mais que me disiez-vous? dit le gros homme. — J'avais engagé madame, mais elle m'afait quitté tout à coup pour aller au-devant d'une femme qui entrait, et je pensais qu'elle ne m'avait pas entendu. — Eh jbien! sans moi, vous auriez fait une jolie chose; vous voilà maintenant occupé, je vous quitte : si vous retrouvez Ernest, dites-lui que j'ai à lui parler. » Me voilà seul au ooilieu de ce^ monde, je cherche à mettre un ]^eu d'ordre dans mes idées.' Tout le monde me connaît ici et je ne connais personne. La
8f8 ' LES GUÊPES.
maîtresse de la maison veut me ménager un entretien avec elle j vcjué vS-^l-èBe'ffïCi dire? -^ Je le saurai bientôt; mais moi, /que 'Wis-jé dire? SUe connaissais Ernest seulement! La musique sfniïonce qu'on va récomniencer à danser. Je vais prendre la mam de la maîtresse de la maison • c'est une^ femme de ireute ftis, jolie et bien faite,. nous faisons la première figure sans parr ler ; pendant que les autres dansent à leur tour, elle me dit : « Pour mon niari, il n'y a pas de danger ; mais méfiez-vous d*Èrnest : il ne sait rien, comme vous pouvez bien penser, c'est un ami, un véritable ami, mais devant lequel je rougirais trop ; d'ailleurs, il ne se serait prêté ^ rien -, il fallait cependant que nous eussions une explication ; parlez maintenant. » Heureusement
qu'il faut/fttra Cêté; nous dansons; quand nous nous arrêtons,
elle a heureusement oublié que nous en étions resté à une question qu'elle me faisait et elle 'me dit :« D'abord je Veux vous - rendre vos lettres. I» Mon Dieu! pensais-je; mais je n'ai pas écrit de lettres, que jô sache ! Elle continua : « Il n'y a rien de si'imprudenl que d'écrire ainsi, je ne reçois pas une lettre, c'est par un grand hasard que je n'ai pas donné les deux vôtres à mon mari avant de les lire; je n'ai pas voulu vous répondre; j'ai pensé qu'il valait mieux vous parler; mais seule, je ne Taurais jamais osé; dans un salon, au tnilieudu monde, je suis, plus hardie ; il ne faut plus m'écrire, il ne faut plus passer des heures entières devant ma porte, c'est à. me perdre. » Ah ! mon Dieu ! moi qui fi'étdis là que pour regarder la porte ! — voifà un finguUer quî()nï(|ub; c'est égal, je réponds effrontément que maintenant que je puis me présenter chez elle, je n'ai plus de ' raison de rester devant làpdne; que je veux bien ne plus liii écrire, si elle me permet de lui parler. — hx 'pastourelle! « Non^ écoutez, îl vaut mieux ne plus nous vOif ; —je suis mariéft... vous le si^ez... j'aiipe et je respecte meâ devoirs. » (Al! bien ; -*• dés qu'une femme appelle cela ses devoirs, — i. a pasà 8é décdùirager pourTamour.) c Quoi, madame, nr
^ "^rf
vous ravoir, àpr^s çup dçpuî^ si lo,Bgtetj[ips wa ipfi cnti^rç youj est consacrée, après que je me suis accoulurpé à mettre eo vous toutes mes pensées, toutes me^ espér^nceç ; non jagfiqis ! Si vous jie voulez pa§ que je vous dise C(ue je, vous aijpie, jfi vpu§ l'écrirai , ^ix fois par jour ; si vous n^ voulez p^ qi\e je yipnnç| vous yoif 'chez vous, je m*installera| çn fape (le votf^ p.ortçi, clans uqe échoppe d'écrivain publijÇ, et je n'en sortirai pas. — ^ouç m'effrayez! — Ëh quoil est-ce le sentiment que je devrais m.atteQ* dre à vous ii\spirejr en échange de t^nt d*amour et de tant de , respect? — Q^i vous dit que ce soit le seul que j*éprouve? Mais ce que je puis vous dire, c'est que c'çst le ^eui qu'il me convienne de montrer. » Après la contredanse, je la reconduis à ;s!| place, je lui dis : « Pensez à Téchoppe. » Ëile sourit, et je me perds dans la foule. Je cherche à deviner ce qui se passe, et ce dont je me fais l'effet d'être le héros. Quelrôle joue cet Ernest,, et qui est il lui-même? Q^oi qu'il en soit, je ne vois dans tout cela rien que de fort agréable, et jet vai$ aller jusqu'à ce, qu'on m'arrête. On m'a dit qu'on danserait avec moi après trois con-» tredanses consacrées à tout Iq monde. Nous reprenons notre conversation « Je pense bes\ucoup à mon échoppe, madame.. — Et moi aussi, monsieur, mais vous me faites peur. — Défepdez-raoi de la faire, madame. — Qui, certes, jjb vous le défends bien. — Je vous remercie, madame. — Oe quoi donc, monsieur? — De la permission que vous me donnez de vous venir voir souvent. — Au fait, vous pouvez bien venir comme vingt autres hommes qui viennent chez moi; niais renouvelqz^T. moi le serment que vous m'ayez fait dans votre dernière lettre,. » Me voici plus embarrassé que jamais :,quel serment ai-je Mt? IN'impoi:te, il ne faut pas hésiter. « Je le jure, madai^e, ^ur mon amour. » Elle rit. « yoilà une jolie manière de m'inspirqr, de la confiance! — Comment cela !. je juje sur ce que j'ai d(^ i. plus précieux. — C'est sur votre amour qqe vpqç ji^rez de. nc^. t V me jamais parler d'amour ! t (Ah ! e*e$t 1^ ce q^e j'ayais ju^él)
320 LES GUÊPEd.
« Ecouter, madame, je ne Veux pas vous tromper, je dirai èe que vous voudrez, je vous entretiendrai de ce qu'il "Vous plajra, mais rappelez-vous que tout ce que je vous dirai, sur quelque sujet que ce soit, voudra dire : Je vous aime, ^ Mais comment ferons-nous pour Ernest? — Et que m'importe Ernest? — Il mimporte beaucoup à moi, il faut le ménager. — Oh! je le ménagerai tant que vous voudrez. — A la bonne heurA* — fj;;'«^ mais je ne le connais pas. — Comment! vous ne '•? çcunaissez pas! il n*a pas été vous porter une invitation? r-On mja remis Tinvitation sans me dire qui Tàvait apportée. — Il m'avait dit qu'il vous connaissait beaucoup. — Je ne connais personne qui s'appelle Ernest. » Enfin, mon cher ami, -^ à force de causer, j'apprends une partie du mystère et je devine Vautre. Madame de*" m'avait vu sept ou huit fois arrêté devant sa porte, occupé à regarder les statues; elle a reçu deux lettres renfermant des déclarations d'amour où il y avait cette phrase banale : « Les. instants les plus doux de ma vie sont ceux que je passe à coiiiempler les lieux où vous êtes. » Elle me soupçonnait amoureux d'elle, elle m'a attribué des lettres. A quelques jours de là, comme elle sortait en voiture avec une femme, sa compagne m'a vu et a dit : «Tiens! M. Alfred de Bussault! — Qui! ce jeune homme? — Oui, vous ne le connaissez pas? — Non, vous le connaissez? — Oui, un jeune artiste, — un hooame de talent. — Une figure noble et intéressante. »
— Ohé ! monsieur Alfred, interrompit ici Tauditoire, qui vous a rapporté ce dialogue ?
•^ Personne, cela fait partie de ce que je devine.
— Ah', très-bien, je comprends.
, — On ne veut pas répoiWre par écrit; comme on me Ta dit. on sera plus hardie en plein salon ; il faut m'inviter à une rée ; mais comment faire ? A quelques jours de là, on amè-" conversation sur le& jeunes artistes; on dit qu'on a entendu de moi le plus grand bien. M. Ernest, — sorte de sigisb'^''
patilo, dont on accepte l'amour, les soins et les corrées, sans lui rien rendre, mais qui, étant toujours là, finira peut-6tre par
trouver on moment, M. Ernest a une manie, c'est de se dire lia avec toutes les personnes qui jouissent ds quelqae répulation, poiif se donner du relier, il dît : < Ati ! Bussault, je 1^ connus beaucoup. — .Amenez-le donc à une de nos soirées ; mais pr^ nez la chose sur vous auprès de mon mari : je lui ai rerusé d'inviter quelques personnes, el je ne tiens pas assez à voir M. Bnssaull pour ra'eiposer à ce que monseigneur m'impose des conditions, — Très-bien, je vous l'amènerai ; — je demanderai â votre mari une invitation pour un de mes amis » Or,- il arrière que M. Ernest, qui ne me connaît pas, a mis simplement la lettre d'invitation chez moi, se proposant de trouver quelqu'un qui me le présente avant le jour du bal. Une affaire de l'amille l'a obligé de quitter Paris pour quelques jours. Enfin, j'ai obtenu, pour ce soir, la permission d'aller passer un quart d'heure, rien qu'un quart d'heure, auprès de madame de"', qui est souffrante et Fermera sa porte. Charmante soir.ée!
— Je comprends alors ta préoccupation ; mais tout me paraît un. peu bien invraisemblable. Franchement, découds la broderie, et dis-moi ce qu'il y a de vrai au fond de ton histoire.
— Je le veux bien ; voici l'exacte vérité, sans broderie, sans le moindre ornement. Je pensais, en fumant, à une lettre d'invitation que j'ai reçue pour une soirée chez madame de *", que je ne connais pas, ce qui m'a étonné. La soirée était pour avanthier, et ce que je viens de te dire est ce que je pensais qui serait peut-être arrivé si j'avais eu un habit noir, et si, par consé qnent, j'avais pu y' aller.
riN ou QUATItlEME VOLUME.
I0IK. -^ Ùo feuiDetéB de M. Jars, membre de la Chambre ûû éêputia. •-- Lipa vieilles ptirases el lea vieux décoi^.— Les enseignements du théâtre.
— Un nouveau cerfeuil. — Les circonstances atténuantes. — M. Jasmin. ,
— Un peintfe de portraits. — La refonte*des monnaies. — M. Lerminier.
— M. Gannero». -<- M» Dosae. — M. l'Herbette. — M. Ingrés.— H. Boilay. —if. Duvergier c|e Hayranne. — M. Étiepne.— M. Enfantin.— M. Enouf.
— M. ^ossi.'— Le 4roit de pétition. — M. l'Hérault. — M. Taschereaa.
— M. d'Haubers^ért. -^ M.' Bdzm dfe Baucou. — Madame I^auriat. — Loi? tftiUeurs. — M. Ftpureqs. «- Le /ourn0i d^f D^ébM^t Fourier «t Saint* * l^imoQ. — Pétition dç U- Arago. — Le droit 4e visite. — Un éloge. i
IGILLET. — ^édioace à la reine Pomaré. «-> Dissertation aur tes Uim k iiè^res. — La ouisii^Q ^(çictprale. — àv^ R<fucl^n. •.«•.,. âB
AOUT. ^ Mort du due (^'Orléans. —La Bégence.-r Le duc de Nemours et la duchesse d Orléans.— M. Guizot— Un curé de trop.—Humbles remontrances à monseigneur Blancart de Bailleul.-Un violon de Stra, dit Fortttâ^— Fragilité des douleurs humaines.- Sur les domestiques.- Corres-! 'pondance. — M. Dormeuil. — Une foule d'autres choses. — M. Simo;iet
— Une Société en commandite. — Quelques annonces. — M. Trognon, . M. Barbet. — M. Martin. — M. Poulie. ~ M. Pierrot. — M. Lebœu
M. Michel (de Bourges). —M. Dupont (de l'Eure). — ,M. Boulay ( i Ueurthe). — M. Martin (du Nord}, etc. — Àtn Rauchen, — Wergi*—" ni€ht, \
H ' TABLE DES MAlTIËHES. ' 323 . \
. SSPTBifBBE. -^ La justice.— Ce qu'elle coûte. Et pour eoibbien nous en kyoDs.— De quelques gargotiers faussement désignés sous d* autres noms. -^Un directeur des postes. -Un gendarme et un voyageur^— Sur les chiens enragés. — La Régence. — Le duc de Nemours. — La Chambre des pair». «^ M. Thiers. — M. de Lamartine. — Crime d*un carre de papier^ — La 7our de François l9r et le Journal du Commerce. ^^Vûe montAgne. 19
NOVEMBRE. — Les inondés d'Étretat, d'Yport. et dç Vaucotte. — Le r(A Louis-Philippe et M. Poultierv de rOpéra.-Un philosophe moderne. — Los femmes et les lapin^. ~ Une mesure inqualifiable, — M. Lestiboudois. -^ M. de Saint-'Aignan, — Un dictionnaire. — Le véritable sens de plusieurs mots. -^ A. et B ' . . . . > , . 157
DÉCEMBRE. — Économie de bouts dô cbandelles. -^ Les alinéa* * Une lettce dé faire part.— Qui est le mort?— Le Téiémagup et M. Victor Hugo. •*• Le procès Hourdequin. — M. Froidefqnd de Farge. — Un po^te. — Les philanthropes' et les prisonniers de Loos.— M. Dumas, M. Jadin, et Milopd. — Une lettre de M. Cannai. — H. Gannal et la gélatine. — Une récompense. — Le privilège de M. Ancelot. — Amours. — Les chemins de fer. — L'auteur des Guâpss excommunié. — Un Dieo-mercier. — Ciel dudit. ^ Un marchand de nouveautés donne la croix d'honneur à \ son enseigne. — - Le chiintage. « Histoire d*une innocente. — Histoire r d'iiue femme du monde et d'un cocher.— Dictionnaire frangais-frauçâ|s.. -» Suite de la lettre i». . . • . • é . .. • *....«. 169'
JANVIER i i SM
FÉVRIER îBI
MARS.— Le vendredi is janvier.— A monseigneur l'archevêque de Paris,
i pour les besoins de l'Église. -^ La grande politique et la petite politique. — Chandelle et lumière. — M. Lehoc. -• Le dieu Cheneau. — Les
; Guêpes refroudroyées. — Messieurs les savants et mesdames leurs inventions.—M. de Lamartine et les journaux.— Sur quelques décorations.
: — Chiromancie.— Catholique.— M. Jouy.— Ciguë.- Confiscation. . S30
P^VRIL. — A M. Arago (François). — Le dieu Cheneau. — M. de Balzac
— Quir nus. — Un mot. — Une ordonnance du ministre de la guerre.—
I À M. lô rédacte\sr en chef du journal V Univers religieux. . . itS
/ TABLE Df:S MATIÈBES. .
\T. — Exécution de Besson. — Ûu rouleau d'or sauvé. -^ Invitation déjeuner noblement refusée. — La Trappe. — Saint Philippe et sair Jacques* — (Jne idée erotique <lu préret de police. — Discours de Taj cbevéque de Paris et réponse du roi. — Le peuple et les badauds. ~ If. Pasquier et M. Seguier.— D'un voleur qui voit la mauvaise société.- Une profession nouvelle.^Un député aimable.— M^ Arago a rompu avd les comètes. — L'enquête de la Chambre sur les élections de Langrers d'Embrun et de Carpentras.— Le député de Langres et le député de Saioi Pons , «...
JUIN. — Le déluge. — On demande une famille honnête. ~ Suppressioi du mois de mai — La rançon du mois de mai. — Plus de mal de mer -«Opinion de madame Ancelot sur une pièce de madame Ancelot.— Le: douaniers de M. Gréterin. — Utilité de la langue latine pour une proiession. ^ M. le préfet de police faisant de la popularité. ~ La liste civile — Les hommes du pouvoir et le peuple. — - Le jury. —Les circonstance^ atténuantes. — Le bagne. — Brest. — Le duc d'Aumale. -^ Noble im partialité des journaux. — De la liberté des cultes en France. — M. Fould .'-•....
JUILLET. — La rançon acceptée. — Une nouvelle fleur. —Suppression de{ l'homme. — Les défenseurs de la veuve et de l'orphelin.— Jugement dej Salomun. — Une <fonspiratio». — Le Napoléon. — Les anciens et les; moderoes. — MM. Ponsard, Hugo, Dnmas, etc. -* Lucrèce. ~ M. Odilon Barrot. — Les oiseaux sinistres. —M. Villemain.— Honneurs clandestins. — Trouville. -- Une annonce. — JLes circonstances atténuantes.— Le dieu Cheneau. — Une invitation. ••••.07
nu »l ftl ffABLI ou yUATRlilIB rOLUHl*
lap. JL. Toinon et Giei I SMot-temilD»
COLLECTION MICHEL L ÉVJf
4 ^^#^ — 1 franc le volume —
VsLT la poste, i fr. 25 cent. — Relié à l'anglaise, i fr. ISO eent.