‹ Les Guêpes (volume 2)Chapitre 23 sur 31 · II. -«I«flaJiiijMér04efaète, dJt-«D, k firo · texte numérisé non relu

II. -«I«flaJiiijMér04efaète, dJt-«D, k firo

priété du Messager y journal du soiri^^qui ap«' partcnait à M. Walewskî, auteur de Fi^cofe' du inonde^ homme d'esprit et de vie confortable, iqui avait dans un journal > qui n*a jaxnaais rapporté d'argent .depuis sa création , une maltresse trop chère pour sa fortune.,

C'est sans doute en reconnaissance du dé- VDûment récéiit de cette feuille que lé ministère fait cette mauvaise affaire.^Oa ajoute q(u*elle a été imposée à M. deRémusat par M. Thiccs.— M, de Rémusat trouve le marché si mauvais qu'il ne se détermine an paiement qu'à la charge de le faire iiotiôer par la commission du budget.

Cestia suite des choses vertueuses du ministère ; le Messager, s'arnlant d*un rigorisme prodigieux^ a immolé. Tannée dernière, M. <iisquety l'ancien préfet de police, à la vertu et à rincorruptlbilité.

• H. Thiers a Youlu dans cette eireetisUtfloe

oublier sa complicité pditiqae ayec M.1îi§guet pour récompenaer son déDoodateor.

' ^Ld Nouveliisie va être fondu dansle JfonUetir Parisien^ — qui donnera une indeDh nitéâ M. Piilet, comme il en a déjà donné une au propriétaire de la Charte de 1830.

Comme M. Pilletne serait pas ainsi suffisamment récompensé de sa bienveillance pour ^e ministère, il est question de lui donner le privilège de rOpérapour le moment de son expiratiou, c*cst-à-dire dans trois ans. Si celte tentative réussissait, rien n'empêcherait M. Thicrs dedisposer de toutes lesplaces et de toutes les positions dès aujourd'hui, pour jusqu'à la fin de la monarchie constitutionnelle.

e= A propos de M. Walewski, le jour de la première représentation de VEcole dumonde^ il a envoyé à Mlle R. — une loge de quatrième rang, et lui a écrit pour s'excuser :

« En Sait ce qu* on peut et^ non pas ce qu'on veut ». Le lendemain^ Mlle R. lai a répondu, j'ai vu votre pièce et je suis bien de votre avis.

lie. On parlait dé la mortdeM.deP.qais*est brûlé la cervelle par amour pour une femme très laide. — Une jolie femme dit à ce sujet : décidément je suis jalouse des laides, il n*y a qu'elles qui inspirent de telles passions. — Sans doute , répondit - on , leurs amans sont toujours si malheureux, — même d*ôtrc heureux.

13. — Le philosophe Cousin sa€rilie quelquefois aux grâces^ selon. lè précepte de soa maître. — Avant d'arrivei- au minisière, il avait exigé de M. Villemain une pension pour Mme Collet, née Revoil, — qui a remporté dcrnicrcmcQt le prix de poésie à UAcadcmio-Française, et qui a eu tant dk chagrin de ce qu'on ne lui a pas permis de lire cJIcmèmc ses vers.

Comme U. Villemain faisaitdes objeclîons, le philosophe Cousin s*écna : Elle est sf belle!

Arrivé au ministère ^ il a augmenté la pension.

Pendant Cd temps, M. Villemain, moins

sensible aux charmes d'une beauté, — que,, soit dît en passant, je . ne' reconnais pas, — :. donnait des preuves de la gratitude de son estomac ; il accordait une pension à M. Droz, cliez lequel il a Thabitudo de faire de très licaux et de très bons dîners.

Je ne puis trouver le courage de refuser un peu d'argent aux divers' meodians qui se présentent chez moi. —Je reçois une fettre d'un de ces messieurs, dans laquelle il me semble se moquer de moi, au point de n^avoir pas changé dans sa circulaire, faite probablement Thiver dernier, une phrase qui s'accorde peu avec les vingt degrés de chaleur qu'il faitai^ourd'hui. — V'oiçi la lettre :

a Monsieur,

,9Daignépermètre au soussigné qui par cause de maladie se trouve sans occupation , — ayant tout sacrifiéi sans, yôtemens ni linge sur le corps 9 — mourant de froîs et de fatibi

attains présentement de fièvres, ne sachant T0Q8 sabrité cette nuit.

dQaerhamanitéy frères de la verta, pèr de la sagesse puisse toaché vôtres cœurbont et humain en faveur d'un pauvre malheureux honteux emproie à la plus afreuse misères, nayant pour partage qucla morts; si il est abandonné par les personnes d*esprit; qui peuve si il veut le secourir.

Hélas I qu^U est doux à an cœur bieniié de secourir le vrai malheureux;, en fesant une bonne action on posède la vra^ paii du cœur et la jouissance pure de Tâmc*

En grâce I que vôtres main bien fesantene me repousse pas dans la tante de vos bienfait.

Qa'oae coivonne de gMre soit le prix

de la récompance l)ieii mérité de vôtres humanité.

Vôtres très soumit serviteur.

14«— Gomme le ministère n'a encore rien pu faire pour le Constitutionnel , il a voulu donner , du moins , une nouvelle sanction à ses promesses; il Ta iait manger plusieurs fois à table.

On parle d*un ravissant dlner^ à la présidence du conseil , auquel ont assisté tous les propriétaires et une partie des rédacteurs de ladite feuille. — Sur la fin du dtner, un des propriétaires a chanté une chanson un peu gaillarde ; — madame Dosne était au supplice. On a renouvelé toutes les promesses

4l^ faîM» en (lioursant Texécatioa jusqu'après la session. Provisoirement , on donoen z\x Constitutionnel heBXicoup d'articles gratis, — tels que statistiques, tableaux, etc. y etc.; toutes choses que les journaux aiment à vendre 80 francs et à recevoir pour rien. La candidature de M. Véron sera chaudement appuyée ; — on le présentera dans un pays moins arriéré et plus intelligent des principes constitutionnels que la Bretagne, où onn*a pu se figurer qu'un ex-directeur de rOpéra y quelqu'hahile et spirituel qu'il se soit montré dans sa gestion , puisse être un homme sérieux. — Quelques personnes du pays avaient conçu de M. Véron les idées les plus singulières ; elles semblaient s'attendre à le voir arriver en pantalon de tricot couleur de chair ; — et un électeur, en Tendant annoncer, lit retirer ses deux filles qui brodaient dans le salon.

= Dans la traite des députés que fait Af . Tbiers , il se sert , tant qu'il peut , de M, Gaiiotp -^ pour ramener Ici plus re«

t)c11es; -rmais M. Guizot a perda touie sa valeur, depuis qu'il s'est fait rinstrument suballcrne deM. Thiers et qu'il reçoit des ordres de lui.

= i«es. journaux de la gauche sont fort embarrassés ; ils ne veulent pas perdre le fruit de leur dévouaient, et cependant ils s'inquiètent des concessions que M. Thiers est obligé défaire aux conservateurs ; concessions qui leur rendent chaque jour plus difficile de soutenir un ministère qui se met dans une situation déji bien peu conforme aux principes rigoureux qu'ils ont mis si long-temps eu avant.

Leur situation est telle, que beaucoup de personnes commencent à croire que M. Thiers, d'accord avec le roi, n'est entré aux affaires que pour (aire faire au parti vertueux tant de fausses démarches et d'incon* •éqaencei^ qu'il reite à jamais perdu dam l'opittioa publique et n'ose lever la tôto<

J'aTcmerai qae je sais presque de Tavis de cet personnesy et qae si ce n*est J^intention, c'est da moins le résultat.

Il y a peu de choses qui aient été combinées d'aTance, ce n'est qa*après Tévénemcnt qu'on se donne l*honiieur de la prévision , — et les historiens eut pour état de constater etd*cxp]iquer la préméditation des tuiles qui tombent par hasard.

16. -- Il ne manquait plus au parti Tertoeux que de couronner des rosières.— M. lo vicomte de Gormenin s'est chargé de ce soin. Il consacre le produit de la. souscription faite pour lui oflTrîr un médaille, — - à la dbstation de cinq villageoises. -^ La somme est divisée, -— comme celle demandée pour le

due de Nemours , — en dot , ^ éouaira et épiogles. — C'est ane taquinerie un peu en-« fantine.

= J*appreBds que oe n'est plus une per-^ sonne mais un assez grand nombre de personnes qui s'inquiètent de ce que j*ai dit au sujet de Faffaire de Strasbourg; si jelesconnaîssais, je leur dirais^ comme j'ai dit à celle qnej'aivue. Je nomme les personnes dont je veut parler, je ne les désigne pas ; si j'avais voulu parler de vous^ je vous aurais nommés ; ces personnes paraissent attacher, en outre, à tort^ au mot masques un sens dont je ne voudrais pas m'ôtre servi, à regard d*hommes braves et malheureux ; — le tout soit dit, — sans changer en rien mon opinion sur ladite affaire de Strasbourg.

I^aecomtesse italienne, fort coDooe ^UB le monde par ses capricienses fantaisies. — • adopté ose jeune fille et Ta fait élever aree la plus grande distiaction, — non sans loi faire payer quelquefois ses bienfaits par des ]>i2arreries capables de les lui faire regretter et maudire. Dernièrement la jeune persoDoe accomplit sa dix- huitième année. — Mme ... la Ût venir et lui dit : — Anna, tu vas te ma^ Ticr; — ton trousseau est prêt.

Hais, répondit la jeune fille, — je voudrais, etc., etc.; toutce que répondent les fîUes ç^ pareil cas. ^, i

Ton mari est H. M....

Le futur était vieux et laid.-- On le refiisa par les larmes et par les supplications.— Ma chère bienfaitrice,, je vous «n prie.—Commentl mademoiselle, vous refusez Thomme que j'ai choisi pour yoasi-^Uw, madamey

c'est que vous avez choisi le seul peat^éltre que je refuse de recevoir de vous. — On ne peut cependant pas démarquer le trousseau. — La comtesse sonnc.—Faites venir Michel. — Michel est le palefrenier. — Il arrive. — Mademoiselle, puisque M. M... vous est si odieuxy et que c'est le seul mari qiie vous ayez le courage de refuser de ma maini-^ vous allez épouser Michel. — Michel serait votre égal sans mes bienfaits ;— il dépend do moi de ne pas admettre une distintlion que j'ai créée,

Anna pleure^ sanglotte^ se jette à genoux', Heureusement Michel, qui-n*avait pas prévu la chose, s'était marié six ans auparavant ; on le renvoie à récurie.-r- Aimez-vous donc quelqu'un, mademoiselle?— Pas de réponse.

'—J'en suis fâché, si cela est, car vous épouserez M. M. •.

— Ah ! Charles, Charles, s'écrie Anna t •^Et comment s'appelle ce Charki?

— Cest un jeune homme de bonne famille.

— Ce n*est pas ce que je vous demande, c*est son nom. '^

"~~*pe Kk « ♦ •

— ^Sonnom commence par une M? Il fallait le dire; alors c*est tout simple ;— on n'a pas besoin de démarquer le trousseau:— c*était ce qui m'avait fait penser à Michel. Vous épouserez M. Charles de M...

1 y .—Par un hasard singulier, il a fait beau pour la promenade de Long-Champs; ce ha* sard n*étaitpas arrivé depuis plusieurs annéesi etie me souviena que J'jannée dernière j'éeri-

vais à un de mes amis : a Les solennités du couvent de Long- Champs ont été d'abord le l)ut,puis te prétexte de cette promenade moa-daine. — Aujourd'iiui qu^on ne fait même pas semblant d'aller à Long-Champs; qu'on se promène pouc-sc prorhenco il me semble qu'on ne devrait plus s'imposer ce plaisir qui consiste à promener des nez rouges^ des oreilles bleues, des mains violettes^ des traits tirés et flétris par le froid.

c( Ne pourrait-on attendre un peu et commuer cette promonade en quelque autre dans une saison moins rigoureuse? »

Mais cette année il y avait grande affluence de promeneurs et de riches équipages;— des gendarmes à pied et à cheval, — et dans les contre allées des marchands de pain d'épices, — sous des tentesi des femmes plus ou moins sauvages avec ou sans barbe^ — des crocodiles non moins féroces qu*empaillés, — des mésanges savantes, — des femmes fortes auxquelles on était invité ft marcher sur la gorge.

— des messieurs se lavant les mains avec da plomb fonday et ac rinçant la boacfae ayec du enivre en fusion etc., etc., etc.

19,— La politique est ce mois-ci fort aride. *-II ne s'agit qoe des exigences des journaux par la protection desquels M. Thiers est arrîré, et de ses efforts pour réaliser on ne pas réaliser ses promesses. Le Journal de Paris n'existe guère plus» — M. de Feuillide est parti pour le Nouveau-Monde; M. Méville reste dansfancien pour faire fructifier le plus possible rargent qui loi reste. — Pour le journal il n*est pas à yendre, il est à donner. — Son triste sort sert d'exemple à ceux qui comme lid ont osé résister an petit autocrate de la rue Saint-Georges.

Difdi« jotacian BMnld et pon femnereMw».

lO. — Voici un nouveau volume de Babel, publication de la société des gens de lettres. . — J'ai lu avec intérêt les articles de MM. Allaroche et Desnoyers ; — celui du dernier est un4ivre tout entiei'bien pensé'et bien écrit.

pendant que j'y suis, — je dirai deux mots sur la société des gens de lettres, — association ayant pour but d'imposer d*un droit toute reproduction d'un ouvrage ou d'une partie d'ouvj-age, au bénéfice de l'auteur. On ne peut nier qu'il ne soit juste, incontestable^ ment légitime, de faire entrer l'auteur d'un ouvrage littéraire dans le partage des bené*. fices qui proviennent de son ouvrage, >

Hais il y a quelque 'bhose de triste et de

Eu

mesquin à voir une assemblée de poètes se jeter înyolontairement dans les discossioBs commerciales les plus minutieuses, apprécier eux-mêmes chacune de leurs pensées, dutcun de leurs vers en argent,— n'en pas perdre un seul de vue dans leur vol capricieux, sur l'aile des vents ou sur celle de la renommée, et, chaque fois que quelque part il sera prononcé un vers ou lu une ligne, arriver a?ec leur quittance, et au besoin se faire assister d'un buissier.

Ce n*est plas le temps où Golletet, crotté jusqu'à l'échine, allait de cuisine en cuisme chercher un dîner qu'il payait en bassesses et en humiliations; le temps où racadémicien Durier faisait des vers à Quatre francs le cent. Plus d'un poète aujourd'hui rêve sous des arbres dont l'ombre et la fraîcheur sont à lui. — Nous avons des hommes de lettres qui sont ministres, et d'autres qui empêchent les ministres de dormir, et les renversent de temps A autre.

La rnaVisûrde dU poète rcnfenhe eia certains lieux pQur trente miHic francs de tableaux, et H n'est plus de bon goût de médire des lambris dorés. Il y a des bommes de lettres qui ^ont logés comme des princes, si toutefois il est encore des princes qui soieivt logés comme certains bommes de lettres.

Nous savons que le pouvoir ne comprend pas assez la presse; qu*il n*ose ni l'attaquer . de front ni s'allier francbement à elle ; nous savons que les gens de lettres sont en debors de toutes les lois protectrices, sans être en debors des lois oppressives ; qu'ils sont soumis aux charges sociales et qu'ils n'ont pas leur part dans les bénéfices. Mais qn'est-il arrivé de là ? c'est qu'on a forcé les poètes à faire une bonne fois sur fa terre et en ligne diroite le cbemin capricieux qu'ils faisaient aa degré de leur fantaisie dans les espaces imagmairei), et qu'ils se sont trouvés dépasser leaaa^es hommes; qu'ils se sont rués dans la foctété comme en p^ys conquiS; pottaut

arec eux le désordre et la dévastation. C'est doBC aQioHrd*hui à la société à leor faire leur part dans des intérêts qu'ils sauront défendre quand ils seront leurs, comme ils les ont ren- Tecaés en ces temps-ci. Il n'est aucune carrière qoisoit fermée i l'homme de lettres, aocon but qu'il ne puisse attcin^ire. La littérature est dans toute la force de l'âge et- de la puissance, etil est triste de la voir déjà, comme une vieille femme décrépite, penser mesquinement à de petits intérêts, — entasser des liards, faire des épargnes d'esprit, — ramasser les miettes des festins qu'elle donne et prétendre en remplir encore cinq paniers.

0 poètes, mes amis, poètes que nous aimons I après avoir montré que vous pouviez aossi être riches, — quand il vous arriverait par hasard de vous soucier d^ richesses; il est temps que quolqpies-uns déploient leurs ailes depuislong-temps fermées. Vousdeves, 0 poètes, aemblaUesà cette jeune fiite des contes des £éo8g — laisser tomber les pierreries qui s'éefaappent dé votre bouche, — vous

, comme Backinghain, nepas ramasser 3S aiguillettes de perles qui se défilenl^ s'é*- :rènent et tombent sur le parquet/

Ne nous donnez pas, ô poètes, -^ le déplorable spectacle du rossignol qui interromprait 3oa cbanty dans les nuits tièdes, pour faire payer les auditeurs et diviser en stalles numérotés les bancs de gazon et les ombrages at-^, tentifs.

Voici leprintempSy les cerisiers se couvrent d'une neige odorante, les lilas secouent au vent les parfums do leurs thyrses embaumés, les fleurs ne prennent pas la peine de mettre elles-mêmes leurs parHims en petites fioles, et de les vendre étiquetées et paraphées.

Il est beau pour le poète de donner à tous un grand festin d'harmonie, une fête de pensées. Il est beau à Técrivain de ne pas se montrer préoccupé, do tirer tout le parti t possible de son (Bmre d*hier, parce que sa pensée et son amour sont à l'œuvre de demain;

p2lt^ fte^il ttè fMt i^ 6tl« 8i toHMc ^ ^ m piiiie peiitiélUiB 4'ètre ata f^a prod^ves. et de «ereftmi>|iliifedè8eiAiflSgf<Hipw ▼oler ; parce qu'il faut laisser croire qae Ton a#fl|i«réqirifeliie pasccmiptei^ aee mob «IftM |ihra8es,et les mettre dans m eofit par sacs #e mille et de einq cents, et chaque jovf lesfecoiiipler et les renfermer sons wk tn^n aerrtt^»

k—Uahommeanx épaules larges et cariées s'est présenté liler devant le coifteil de rëTiaian de la gopde aatienale*

— Tons demandez, lui dît le présideoli 1 être lêxempté du aerrlce de ta garde natio- Bale?

..^ On\, monsieur.

■ Quelg sont vos motifs d'exemption ?

-^Monsieur, je suis atteint de la plus grave infirmité.

-^ PassQz dans ce cabinet. «

— Mais...

— Passez dans ce cabinet.

Notre liomme entre dans une petite pièce voisine où on le fait se déshabiller des pieds à la tête. Il reparait bientôt devant le conseil vêtu comme notre premier père.

—Voulez-vous maintenant nous dire quelle est votre infirmité ?

^ J'ai la vue bafse.

=»Bier dlmundie» le ço^i^t 4« Mt I4it9 » été famar(iuab)6 d'&bord fn c§ci| qf^!(m n'é^

tait adinb que tm iaTîtatioa et noUeme^ei payant, — Cest «ne noble idée qu'im m n*aiiraît pas ; il n*y a que les artistes et les paBTits poor de telles magnificences.

M. Listz a, comme de cootume, donné le spectacle d*nn beau talent qai se perd souvent dans Tesagération. — Cest, da rote, un moyen d'influence sur certaines femmes qui abusent de ce bruit pour en faire an peu de leur côté , — et il y en avait qui se tordaient. — Une princesse, fidèle aux pianisfes en généraïf n*a pas voulu s'asseoir, par enthousiasme ; elle s*est tenue tout lé temps debout, appuyée contre une colonne; —une comtesse pleurait et criait : — ces dames sod( des étraugèrcs qui pensent, sans doute, que c*est ainsi qu'on a Tair de- se connaître en musique.

= Un monsieur m*aa[^orté, un jour, des pensées à mettre dans les Guêpes. — L'abondance des matières , — comme diseqt les fùanaaa, m'a empêché jusqu'ici d'obtem*-

pérer à ses désirs. — Hais il iii*écrit des Injures et des menaces: -r- Poar no pas me faire une mauvaise affaire avec ce monsienr, qui me parait fort méchant, — je vais (ranscrîrc ici la première pensée du recueil, — et, comme j*ai perdu son adresse, -^ je le préviens que je suis prêt à lui restituer les autres.

Voici la pensée:

d La vérité est un flambeau de lumière qui n éclaire que ceux qui marcbbnt & sa lueur, d.

==MII. Escudier frères publient un ouvrage fort intéressant: Études biographiques sur les chanteurs contemporains.

=0n citait hier une femme de la société qui, pour se conformer au préjugé populaire qui veut qu'on ait quelque chose de neuf )e jour de Pâques, n*a ri^n trouvé de mieux que 4e preAdi^ tin iiôuf el amant.

•1. — Alfred M., est un peintre sans réputation et sans talent, qui se console parfois au cabaret des rigueurs de la fortune. Hier, on irappe chez lui de bonne heure, il onrre et voit entrer son tailleur.

— Ah! c*est TOUS} Û . Huiler.

— Oui, monsieur, et voilà plus de dix Ibis que je viens ; c'est bien désagréable.

— Vous venez peut-être me demander de l'argent I

— Certainement, monsieur; pourquoi viendrais-jei mus cela?

— Je pensais que c'était pour me prendre mesure d*une redingote dont j*ai furieuse^ ment besoin.

— J'en suis désolé, monsieur; mais je ne vous ferai rien que vous n'ayez payé Vancien^

— Oh ! mon Dieu I ce n*est pas que j'j tienne ; voilà le beau temps, et je serai bien mieux en manches de chemise chez moi, et dehors avec ma blouse.

— Gomment, monsieur, vous ne me don-^ nez pas encore d'argent cette fois-ci !

•'Le tailleur se fâche un peu; Alfred M..^ Tapaise de son mieux par une promesse vague. — Le tailleur descend; Alfred M... le suit et le fait entrer dans un café établi dans la maison qu'il habite. — Alfred paie un petit verre de rhum. — Le tailleur commande une tournée d'anisette et dit ;

— Bah l tout cela ne vaut pas un petit via

UMeà qnine, <}oe jecDimal9> à la barriè dttMaftyn*

-.». C'est presque mon chemin.

— ^Tenez avec moi josques-Ià.

— Alfred sort a?ec M. MoHer. Arrîrés à la barrière des Martyrs, le taillear fait servir oDe bouteille de viu. — Alfred se croit obfigé de faire comme M. Muller avait fait au café; il en demande une seconde.

— Sêwet^vouSf dit M. MuUer^ que je coiamence à avoir faim?

— £k bîenl demandon» un awrceau i BMngiT.

— Pas icj^ on n'est pas bien ; montons sur la butte ; je sais un endroit.

Alfred M... et M. MuIIer gravissent en- Mffilile J^^coUine. •— On. &'arréto k mi-côte

^ur le rafraK^yr. — Oq arrive à l'eiidrdâl :jae oeimalt le tailleur. — Oa prend da pett salé aux choux et on boit. — On prend une ScfliLade avec dea oaufs durs et <m boit. — Yen \9L quatrième bouteille , le tailleur ouvre aoa âme à Alfred et lui raconte les chagrins que lui cause une femme accariâtre. — A la ciaqpiètat, Alfred sent le besoin d^épancher ia sienne , — et lui parle de Tlntrigue et de la cab^e qui Tempéchent d'arriver, — 11 cite tel et tel qui ont été à Tatelier de Gros avec lai et qui ont réussi parce qu'ils ont fait des bassesses auprès de M. de Coycux — II prend da Gliiiii>oo, dessine on bonhomme sur le mor et »*écrie: — Voyez- vous tous ces beaux meflsieurs-lày il n'y en a pas un fichu pour camper une figure comme ça. £h bien I ils ont de beaux habits el de riches appartemeos^eit moiy je mouiTai dans mon grenier.

Le tailleur s'attendrit, et lui dit : quand je viens TOUS demander de l'argent, ce n'est pat que je veuille vous tourmenter ;— vous m'ea donnerez quand tous en aurez.

Ils Mrteat da cabaret, après avoir bn ■ Veaa-de-YÎe pour faciliter la digestion , se promènent. — Ecoutez , dit le tailleur; . sais 4ia*il faut qu*un jeune homme soit hiG. mis; — je yeux TOUS faire une redingote e un pantalon.

— Mais je ne sais quand je tous pai^

— ^Vous ferez le portrait de ma femn^e et le portrait de son petit.

— Et comme on marchait toujours, k tailleur finit par lui prendre mesure d'un pantalon et d'une redingote dans les carrières.

Il commençait à faire chaud > ils retournent au cabaret et se font servir trois bouteilles de Tîn. — Mais après aroir bn chacun une bouteille y ils s'aperçoivent avec doolenr qu'ils ne peuvent contenir la dernière; — ils appellent le marchand de vin : — Tenez, dit AUred , c'est dimanche aujourd'hui, — vous

donnerez cette boateille de yin au premier homme — ayant soif— sans argent qae vous verrez. — C'est une bonne idée, dît le tailleuFy et une bonne action; il* fera furieuse*

r ment soif tantôt. — Le tailleur reprend son foulard sous son bras et les deux amis se séparent à la barrière des Martyrs.

En rentrant chez lui , Alfred M... s'aperçoit qu'il est un peu ému,— il ne peut pendant long-temps trouver sa serrure,— puis ensuite il cherche à ouvrir sa porte du côté des gonds. — ^Enfin ii entre et se jette sur son lit; — mais il lui semble que les chaises dansent — et que la figure commencée de son grand tableau joue du violon. — Il s'endort un moment et se réveille le gosier en feu. -^< Parbleu, dit-il,— je doute qu'il y ait aujourd'hui aucun homme qui ait aussi soif que moi et qui ait moins d'argent. — La bouteille que nous avons laissée chez le marchand de via me revient de droit. — 11 redescend son escalier, et remonte à Montmartre ; il faisait le soleil que vous savez. — Il gravit péniblement

«t «rrive en saenr. — Il entre chez le marthand de vin poar demander la bouteille, e trouve le tafHeur qui la buvait assis dans m

«OÎD.

m. — Une femme vient de faire paraître «B Bvre intitulé : Mémoires cTuneJeuneJUUn serait vrai et spirituel que ce fût un cahier ie papier blanc.

=^ On lit dans Mézerai que Catherine de tfédicis s*eQtonrait de filles d'bonneur d^ane frande beauté, au moyen desquelles die dètBtcbait du parti de la Ligue les hommes les f luseonsidérahles.-^M. Thiers> à cette épofoe où les feipmes n^ont plus dUnflaeoœ ^ne «or leurs marif » a retourné asses iqûii^ lôelleiDeot la p(4itiqne de la m&re de JK^jtn Ul.-^l a des aides-do-cavp beam et

distingués le plus possible , qui sont chargés

de séduire et d'influencer les femmes de cer*

tains députés rebelles pour leur faire amener

pavillon. Quelques-uns ont un ministère fort

agréable, mais c*est le plus petit nombre ;—

car beaucoup de députés se sont niariés pour

avoir le cens et ont rencontré des femmes

ayant pla8dé|9dr^5€^/<m^^«< que debeàifté.

^*-Noas citeronsdaos les exceptions Mmes L. r.

mzà*»*f jj»««y etc*9 etc*

On assure que M. Thîprs lui-même, «m<* ebant que, dans les grandes circonstaiiceB, un général doit savoir payer de sa personne comme un. simple soldat, ne dédaigne pas de descendre dans la lice — et de donner rexemple.-*Si, d'une part, toutes les femmes à séduire ne sont pas belles,~d'un autre c6té, quelques-ups des séducteurs sont fort laids; et M. Thiers kii-méme n*efit pas. an Antinous. Mais ces pauvres femmes, dont la royauté est fort amoîndrie,-~>comme toutes les royautés d^ ce temps-ci,— croient ressaisir le sceptre qui leur échappe, — et ap-pellent cela/a^r^ de la politique.

US.— Pendant que je croyais M. de Balzac occupé à écrire sur la question du pain, il laisse la théorie et la géoéralitè pour Tapplicatîon et la spécialité, — et il s'efforce de nourrir les acteurs de la Porle-St-Martin.— Il dirige pour trois mois ce troupeau saos pasteur ; c'est le seul dédommagement qu*il aitdemaodé au ministère, qui a si brutalement défendu Vautrin, — Je désire de bieB bon cœur que ce soit un dédommagement.

M. de Balzac , directeur de théâtre, ressemble tout'à-fait à Apollon se faisant berger et gardant les troupeaux d'Admète.

Ml.— M. Thiers a son fidus Âchaies^ son fidèle Berger, qu'il fi déjà poussé au secrétariat de la chambre. — Il a été question de le nommer conseiller à ja cour royale de Paris; — ^maisM. Vivien^-^M. Pelet'(de la Lozère) et plusieurs autres collègues de l'autocrate — ont eu l'audace de ,s'y opposer.— Toute la magistrature de Paris eût reganié comme une insulte qu*on ftt entrer dans son sein un homme qui a exercé les fonctions d*avoué dans son ressort, —les relations de la cour royale avec les avoués de son ressort consistant généralement en ceci, que la cour passe son temps à rogner les ongles à ces messieurs.

. = On s'occupe beaucoup des guerres intentées par l'Angleterre. — Les journaux, aujourd'hui ministériels, qui l'appelaient autrefois a perfide Albion d, la nomment — le « berceau du gouvernement représentatif. i>

Pendantcetemps^rAngleterre fait la guerre

«BK Cbàiflit» fMree ^«THs neTealefit p« loi Miitt0r wm opiim ^ €t siix fi^kâltetiSy fiafoe qu^iU iw veiAnit pas hri vendre leur seofiv aoK cottéitioiui qoll foi pkifrait de faire.

j(S. — J'ai eu à parler Faatre jour à M. de Rambateaày préfet de la Seine. — Il s'agissait de mettre la paix entre des mariniers.-- M. de Rambuteau m'a reçu fort conyenableiwent et m*a envoyé i M. Poisson^ ingàûeiir, dont la rioepUon a été jib peu cavalière; ide iKirte que J6 n'ai pas osé demander te cbemîB pour sortir à un huissier. —Je cn^sùtis ipe la poUteiW» difliiouant (oujdiurs & proportioii du grade des personnes, l'huissier ne jugeât convenable de me battre-

= M. de Rambuteau passe sa yle, depuis quelques jours, à baiser sur les deux joues les divers officiers récemment élus ou réélus dans la garde nationale.

=:A une matinée ebez Mme W...^ on pria «certain Tieomte de lettres, qulii^est ni H. de i^hAteaubrianty ni H. Sostbène de Larocbe* iducault, ni M. Delaunay , de vouloir bien lire un cbapitre d'un roman quUl vient de tensiner. On parlait très baut — et phisienirs portes étaient ou vertes,— le vicomte demanda qu^elles fussent fermées ; on ne le comprit pas.— Il lut le titre, espérant calmer le bruit; impossible de captiver Fattention de ses •<*- —dirai-jea«flf«ïewr^?—AlQrs1e vicomte r«pUa son manuscrit et le remit dans sa poche sans que personne eût Tair de § *en apereprvoir. •— A ce moment est entré If. Doiwcellî; la musique a commencé, et le pauvre vicomte est resté solitaire sans la moindre consolation ni la moindre apparence de regret.

%%. — La proposition de M. de Remilly a discutée à la Chambre. — M. Thiers f t il. Jlarrol» royant la partie engagée sur oa terrain désarantageux , se sont proTisoirement tirés d'affaire par une fanfaronnade.

Ces messieurs ont acheté une majorité à termet — c'est- à-dire qu'elle sera à eux s'ils tiennent à échéance les promesses un pea exagéiées et contradictoires qu'ils ont faites aux membres qui la composent. — Il dépendait donc d'eux de faire repousser la proposition par la Chambre.

M. ThierSy qui a besoin de réunir autour de Jni, dans sa majorité-Gibou» des gens d'opinions et, qui pis est, d'intérêts différeos et

opposés, — avait d*abord tout promis à la gauche ; — les conservatears sesont éloignéSi — et il a faHu modifier le programme.

Puis alors , les gens de la gauche qui se sont ralliés à M. Thiers, lui ont expliqué qu'ils étaient obligés de garder des apparences à cause de leurs commettaâs. Dans cette situation difficile^ M. Thicrs a pris le parti délaisser passer la proposition de M. Bemilly qui a été prise en considération. — La gauche garde les apparences de la vertu , et les conservateurs ne peuvent pour le moment clabauder contre le maître. Mais cela rendra les échéances plus difficiles en leur temps.

= Enfin a eu lieu, à la croix de fierny, — la course au clocher qui avaitété annoncée il y a quinze jours. — Les coureurs étaient au nombre de cinq, et les paris importans. — Toutes les chances étaient pour Barca , — jument appartenant |ilord Seymour. Lesélégans qui montaient les chevaux avaient in-

TÎIftlo«U»lM feBuncs 4e Itmr cmtnaîsrtn^e , •I ViirirtMiB élâil des plu» aenbreiises.

Il ii*y a pas besoin d'être ua écayer bien habUe, pour saroir que, dans une course de ce genre, les chevaux et les hommes ont besoîa d*étre entraînés, c'est-à-dire animés et enÎTrés graduenement par la course , et des obstacles- légers d*abord dont le plus grand est le dernier. — Ceito fois^ on avait jugé à propos de commencer par la fin. Aox courses précédentes, après plusieurs haies et barrières , on arrivait par un terrain en pente à laBièyre qa*ii Cdilait franchir. Cette fois, on devait franchir la Bièvre de bas en haut ;^ans8Î,Barca, arrrivée là première an missean bourbeux, s*est frappé le poitrail sur it trias M a roulé dans Tean âVec son camikr ^oi»— -erèff bon houmede diervi^ n'a pi» an eependant le sang-froid néeesMire pour Ini fiûre reprendre à temps son éqcâlfbn. --'1491 antres chevaus ot cavaliers, qoî acràftioit derrière eic,—dé^ initeikié^et aaan J'bBQiétaoïîié aviea^ qâi HtnéoêaÊaÊn

pour ce genre d'eier«ice»--ioiit tombés é§^

I lement dans la Bièvre.— Gheyaux et cavaiîers

I avaient Tair d'une matelotte gigantesque. —

Sarca était morte 9 son cavalier i peut-être

^ans le faire exprés, car il était difficile

de 8*y reconnaître, a pris un autre cheval ,

dont le maître pataugeait encore, et aconti-

naé la course, abandonnant les étriers qui

n'étaient pas à son point. — Les autres, noirs

de boue, sont remontés sur leurs chevaux non

mois noirs et non moins sales , et on s'est

remis en route , à Texccption d'un, — qui, se

trouvant sans cheval , est resté pour rendre

les derniers honneurs à Barca.

Je doute que ces meâsieur s ateat produit 81» tes diverses reines de beaaté — YeSti qu'ils avaient espéré. -** L'esprit des iém«« mes. eft ainsi lait: —. soyez brave, gtond^ généreux, honnête, si vous poaV€s;-*ce sont des qualités accessoires ; — quand vous ne les auriez pas, — cela ne vous empêcherait pa9 tout«à-fait de véossir, pourvu que vous ne soyez pa& cidîcale ; ; mais si, un

Kul instant; toqs êtes ridicale, tous è perdu.

Je suis sûr qne si une femme Toyait si père (je n*ose pas dire son enfant) dispi raltre dans on marais fétide^ — Vbùiûïïi qui s'y précipiterait après Ini , irait le cber cher et reviendrait noir d'une boae infecte inspirerait à la femme une vive reconnaissance, mais jamais d'amour. — Il vaudnu( mieux laisser étouffer le père et se désoler a?ec elle sur le bord du cloaque en phrases sonores et poétiques.

Les anciens tournois avaient cet avantage que les cuirasses des chevaliers n'étaient exposées qu'à être couvertes de sang^^et, en France , en ce temps-là surtout^ le sang ne tachait pas.

. m^mr-rsl des noayelles d/Etretat : les ha*

taas sont si malheureux , cette année, qu*on

ouvert , au Havre , une souscription en leur

iveur. -7 -Dussent Içs vertueux et les /à-

'^ouches me hlâmer, je vais demander de

''argent au Roi pour eux. On va également

irer une loterie & leur hénéfice. — MM. Hur

ro^ Janin, plusieurs autres écrivains, ont

lonné des autographes pour la loterie; —

Gratayes, une romance inédite. — Nous al^

:loiis faire une souscription parmi nos amis

•de Paris pour nos amis d*Ëtrétat.

Ensuite, quand les besoins urgens seront satisfaits , — il faudra s'occuper de Tavenir. — La pèche au chalut ^ défendue ou circonscrite par les réglemens de la pèche, — $ qui né sont pas observés , détruit le pois- ? son des côtes. — On doit envoyer, à ce sujet, une pétition à la Chambre des Députés.

Mais que fait-ondes pétitions à la Chambre?

Par la Cbarte, —^les Français oui le drc^ de péiitiofi.

Voici en quoi coosistc ce droit :

Voas êtes lésé par 011 ministre , qm ot fait pas ou ne fait pas faire ce qa'il doit, oe qni fait on laisse faire plus qa'il ne doit faire.

VoQS vous dites : — Cela m*est bien égal ; —je suis Français et j'ai le droit de pélilioB.

Vous adressez une pétition à la chambre, e( vous attendez.

Les pétitions se lisent à la chambre le samedi ; — les députés ont fixé un jour pour les pétitions, parce que ce jour-là ils restent chez eux ou ils vont à la campagne.

On lit votre pétition au milieu des conver-

salions particulières;— on va aux voix, et elle a trois chances.

Première chance :--Ordrc du jour.— Cela veut dire qu*ellé est considérée comme non avenue , et que les garçons de la chambre la au kilogramme. —Sous la restauration, on la vendak à la livre; —c'est la seule différence qu'ait amené la révolution de juillet.

Deuxième chance '.—Elle est mise au dépôt des renseignemcns ;— c'est à peu près la même chance avec ces deux^ qu'elle est mise dans des cartons où on ne la regarde jamais, et que plus tard, quand on la vend; — elle est vendue non par les garçons de la chambre,— mais par ceux d'un ministère quelconque.

Troisième chance : — Votre pétition est renvoyée au ministre dont vous vous plaignez, lequel trouve généralement qu'elle n'a pas le sens commun.

llÛQtenant,rrançaby tous cooDaissez voire droit de pétition; — vous avez comme ceU pas mal d* autres droits dont je voas parlerai •a temps et lieu.

%^, — On m* envoie une brochure intlta- Me : — Déftpaétique^-^ La province à Paris, ^ J*aHais parler de la chose et répondre à Faateury qui annonce qu'il va détruire Paris et battre ses poètes en champ dos ; — mais i la lecture de ces vers....

€es géans (rauteur parle des écrivains paririens.) Ces géans préleodus ne m'en imposent pas;

Sur leur taille souvenl j'ai por(ô le eompatf

Un l'ostant m'a saffi podr troarer lear meiwrt.

J'ai ajoarné ma réponse, craignant qœ Fauteur ne fût un tailleur.

- « Daprez, le chanteur, est allé hier chei 'SA, Isabey; — on lui a gardé sonchapeto, et chacun des amis de M. Isabey a décoré le feutre noir d*une peinture à Thnile. ^-Oiif a mis une guirlande de roses^ — un bateaa^ des canards^ etc., etc«

=La princesse Victoire et le duc Nemoun ont été mariés hier; voici les fêtes qui oot été données à cette occasion :

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