Le jury continue a faire un excellent
0006 des cîroonstfnoes aUénnantes. Jooto, aidé de Driot, a tué sa femme et Ta enteirée dans une mare. MM. les jurés les ont déclarés coupables, avec éftê circonstances atténuantes. Un tribunal jugeant sans jurés a montré plus d*intelligence dans Tapplication : Mme Bocbat» femme de quarante-cinq ans, est accusée par son mari d'adultère commis de complicité avec un jeune homme nommé Bouvet; le tribunal s'est ému en faveur du jeune Bouvet qui, selon lui, n'avait pas dû trouver un grand plaisir dans le crime, et il ne Ta condamné qu*à un mois de prison, aiieodu les circonstances atténuantes.
== Je reçois une lettre de reproches fort vifs de la personne dont le portrait 6gure aux galeries du Louvre sops le n. 1266.^^- Ce n. 1266 est très trrité contre moi de ce que j*ai appris au public que ledit n. 1266 a le visage d'un jauno^jonqutlle très prononcé.— Il me semble que la moitié de ce reproche revient au peintre , et l'autre moitié ^u
Tk, 1266 lui-même, qui a permis, et peut-être demandé qu'on Texposât.
y. —MM. de Rovigo, de Saint-Pierre, Bazancourt et deux ou trois autres, viennent d*étre condamnés à plusieurs mois de prison pour avoir figuré dans un duel, les premiers comme acteurs, les autres comme témoins. On se rappelle peut-être que l'avocat Bapin^ il y a deux ou trois ans, se permit, à la chambre des députés, unesortie assez violente contre le maréchal Clause). Le maréchal fît demander à Tavocat une rétractation ou une réparation. — L'avocat était si déter-
miné à ne pas se battre, que Taffaire s'ar^
rangea; mais il prit de ce jour une ferme résolution — de mettre le courage qu'il tfa- Talt pas sous la surveillance de la police» de
ao
liire de rittsoleDee la seule majesté inriO' lable, et de la couardise mie Terto»
A la première occasioo, il fit an long réquiiiloire dans leqacly en torturant le sem de plusieurs lois' tombées en désaétnde, i! mettait la mort donnée en duel, c'est-à-dire à son .corps défendant, au rang de Tassassinat. Cette théorie fut adoptée avec entboosîasme par tous ses noirs confrères, heamu de se fisire un devoir de ne pas avoir à rendre ou à demander raison des soufflets qa'Ss méritent ou qulls reçoivent.
Voici les résultats probables des poursuites que Ton exerce contre les combattans et contre leurs témoins*
Si les Français ont passé si long-temps pour le peuple le plus poU du monde, c'est parce qu'ils portaient Tépée et la sortaient facilement du fourreau.
' C'est la fta te de la M, si elbn^ejrtpas takt
forle pour qu'on ait recours à elle dans certaines circonBtanpes .
Avant de punir les duelUsteSj faites.qn*on ne soit pas déshonoré en France pour ne s'être pas battu.
Osez afCrmer que le magistrat qui pfonomec la peine contre le duelliste ne l'estime pas un peu pliis que si le même homme était venu lui demander la protection de Ifi loi pour venger sa sœuri sa femme on sa mère on* trdgée.
Les lois faites à rencontre des mœurs ne servent qu'à faire des crimes et des crimi"nels.
Les gens qui doivent et qn| veulent se battre se battront malgré la loi. — SeulemenI comme les témoins sont poursuivis aussi rigoureusement que les adversaires, •— ils ne trouveront pas 4e témoinSf — beaucoup da duels .aloradeTJtadrontdeiiMMinrtit ^
^. — Oh l le soleil— le beau soleil
Qui fait dans le jariio tout riaat et Termeii î
Le rottge est U eouleiir des foies, Quand, an matiD, jeunet édotea Elles rompeoi leur henteii veru
Le rert est la couleur de l'épaisse feaillée Où Ja fauvette et sa famille aUée Mettent leur retraite à couvert.
L*aiur est la couleur du ciel pur de l'automne,
Où des bleuets que pour mettre en couronne,
lies enfans vont chercher dans les jaunes gnéftlt.
Mais, quand sor toute la natorei
Sur le sel, sur les eaux, sur la molle v«idaM,
LelMAn floJeiJ ^ead «m «i^iqnfs niett, ^
La couleur An soleil, c'est celle de U fie Qae l'hiver a semblé, six mois, nous dérober; C'est un regard d'amour que Dieu laisse tomber] C'est un sigoe qui dit que la terre est bénie.
Oh ! le soleil — le beau soleil
Qui fait dans le jardin (ont riant et vermeil !
Tout aime, — tout fleurit ;— ^les rossignols se perchent Sur les lilas en fleurs— et chantent dans la nuit}
Les insectes se chrochent
Sous l'herbe qui grandit.
Aux fleurs des cerisiers l'abeille d'or bourdonne i Les papillons d'azur voltigent ^par le pré; Le pigeon amoureux baise de sa pigeonne Le beau col diapré.
Et pourtant, au milieu de cette douce joie
Qui remplit l'univers, Je rêve tristement, et je me sens en proie
A des pensers amers.
Comme en ces vieux donjons où la grande herbe poussa Sur les corps des barons et des preux endc^iAis,
Il sembla qu'en mon tœar, tombeau cooTert de moosît Où i'a¥aii renferBié faat de ai eliers dAria, Miiwii leDCp-tempa déserte-— il ravient dea esprits.
0. — J'ai lu ee matin é^ns un jouroal : -> a Un perruquier sans ouvrage s*est jeté à Teaii.» — Voîlàoù conduit le manque de religion.— Elle manque d'ouvrage, aurait pu ajouter récrivain.
=M. Casimir Delavigne a trouvé un moyen ingénieux d'ailler la modestie au soin de ses petites affaires. — Un libraire se présente chez lui, il y a quelques jours,— et lui dit : M. Delavigne, voulez-vous me donner le manuscrit de la Fille du Cid pour mille écus ?
•-•Millo ictts! mots chor fflofitiebr^ tant d'irfeatpourfflcf varil
3^ — Ouiy If. DelayigQe» mille éc.U3.
— Après tout, c'est à vous à savoir si vous ne faites pas une trop mauvaise affaire. — Mais allez parler de cela à Germain ; c'est lui qui se charge de ces misères-là : je n*y entends rien,— j*ai horreur de Fargent. Si vous revenez sur votre offre, il en est encore temps ; je vous garderai le secret.
Le libraire va trouver le frère Germain — (même bâtiment des Menus-Plaisirs). Monsieur Germain, - j*ai traité avec M. Casimir pour son manuscrit de la Fille du Cid.
-Ahlah!
.—Nous sommes convenus de mille écus.
—Mille écus l vous plaisantez , mon cher.
—Non, vraiment * il a trouvé le prii trèi élevé ;--mais je peux en donner cela à cause de la province.
— Hilteécusl «h bien! vous n'y êtes pas.... Vous donnerez six mille francs, — oa le manuscrit sera pour un autre.
Après une longue discussion, le libraire cons^t.
— Eh bien, l dit M. Germain, vous irez voir Fortuné pour terminer l'affaire avec lai et passer un petit acte.
Même démarche chez M. Fortuné Delavigne. — ^Dites-moi donc, s*écrie le troisième frère, — est-il bien vrai que vous ayez oflert six mille francs d'un ouvrage de Casimir?— Non, j'avais offert trois mille francs.
—Six mille francs! En quel temps vivonsnous, bon Dieu! Vous donnerez dix mille francs.
— ^Mals^ llottsieôr Fortuné, c'est imposisiUe; je né ferais pas mes frais.
-^Allons donc!
^C*e9i comme j'ai rhonoeor de vous le dire.
— A\ors, adieu^ Monsieur.
— Mais, Monsieur, depuis hier, croyant' TafTaire terminée, j*ai fait des frais, des annonces; j*ai acheté du papier, etc., etc., etc.
— ^Raison de plus pour en passer par ce que je vous dis.
IVt le pauvre libraire consent.
10* — Mme*** a qucl^ie soixante ans et se marie avec un jeune homme.— Dn homme de sa famille, très puissant à la Jlanque, est allé la voir et lui afait de longs diseôârrpour
la détourDer de son projet. — Eh bien ! a dit Mme ***, il n'est plus temps, — il faut tout vous dire ;. . . . je me suis donnée. . . . cet été,— aux eaux.
Et lui aux 0S| — pensa le parent offîcieni.
Une femme, à laquelle on racontait cette démarche infructueuse, dit : — Ohl le mariage n*est pas encore Oait ; il y a un père qui ne donnera pas son consentement.
—Quel père ?
—Le Père-Lachaise.