M. DAOUST, DE BEAUHARNAIS
Belle Philis on désespère, Alors qu'on espère toujours.
Moiibieur Daoïist a le droit de figurer dans cette galerie, immédiatement après rEiifant-Terrible. C'est lui qui, en tsubstiiuant le Pays à V Avenir 'iX sauvé la démocratie d'un naufrage complet.
De mênf>e que M. Dorion de Montréal, n'est auti'c chose que son petit frère revêtu des formes de la civilisation, le Pays n'est autre chose que C Avenir avec un masque. M. Da()ust lui-même est un grand, rude, vigoureux et pas très-beau garçon, qui ne laisse ])as que de se faire aimer et estimer de ceux qui le connaissent.
En chambre, il paraît croire que la prudence est hi meilleure partie de la valeur, et surtout, préférer les délices du comité de la pipe aux charmes oratoires de ses collègues de la Montagne. Il est vrai, qu'en sa qualité de journaliste, c'est lui, qui, sur les votes de ces messieurs, est chargé d'arranger, de corriger, de refaii'e et d'augmenter considérablement toutes ces improvisations, et ce ne serait pas être charitable, que de ne pas sympathiser avec son dégoût.
M. Daoust, la plume en main, malgié beaucoup d'où trecuidence et de rudesse, a généralement montré plus de tact et de bon sens, que la démocratie n'a coutume d'eiï admettre. C'est pour cela sans doute, qu'il ne se lance pas dans les débats avec la même ardeur que quelques autres.
•J() La pléiadk R«>r(}E.
Il a porté la soutane, et «emble tenir par ses allures, à ettaeer tout vestige de son ancien état. Il y réussira encore mieux, s'il continue à voter avec M, Brown. M. Papin et les Doiion, contre nos corporations reli«j!:ieuses.
Depuis qu'il est en chambre, il a jirononcé un seul «liscours, dans lequel, il a répété assez nonchalamment ce que les chefs avaient dit. et il s'est informé, si Ton uNait al)olir le droit d'appel au conseil privé.
De la part d'un homme qui. dans le Pays, depuiplus <le deux ans, désigiie tous nos ministi-es comme des inca|)ahles et des imbéciles, qui se ])laint sans cesse, de ce que rien ne se fait, et (K* ce (jue rien n'avance, le ctriiable pays est en droit d'attendre quei(ine chose de ]diis, et il î'.ttend patiemment connue un bravi* homme de pti\'s qu'il est.
.\r. JOSKIMI Dn-K'KSXI^.
•' Qur dire ? <^u«' penser' M Vir.«K.
CiiujUînite et quel([ues années, thi moins en apparence, i:;i()sse tête, plus lari^e (lerrièi*e que devant, re- Liaid incertain, physionomie délK'unaire. démarche à l'avenant, voix forte et rontiante, tel est M. Dnfresnc. et tel n'était pas sans doute, le marquis de ^font<•alm. dont il a le |)remier l'honneur de j^orter le nom dan> n(>tre léuislature.^'
• Il tut. eu chambre, le premier représentant dti comté d»-
MoutcHÎm.
M. Dafresne n'est pas aussi béotien qu'il en a l'air. Il parle en français et en anglais, beaucoup -mieux que 3L. Marchildon, mieux que M. Prévost et presqu'aussi bien que M. Papin, ce qui étonnera fort ce dernier. C'est un honnête homme et un homme de bon sens fourvoyé.^
Malgré cela, nous ne pourrons le laisser passer ave«' le signalement que lui donne le passeport du Moniteur, ni admettre que ce soit '•' un jeune homme d'une intelligence supérieure, d'une éducation politique accomplie, et d'une indépendance de caractère à toute épreuve."