COTE
allid'un r'acinde toules u de vu ues et
‘ment et fût en même temps en antagonisme ardent avec l'Archevêèque.…..."?
“ Au reste, j'ai vu mieux que personne par les colères qu'éprouvaient ceux des membres de l'Institut qui poussés à bout par les obsessions de leurs femmes ou de leurs mères, ou de leurs sœurs; obsessions qui étaient commandées à colles-ci au confessionnal, et qui se réxumaient presque à chaque heure, à la maison, dans ces observations aigres-douces que les femmes qui s’abandonnent, aveuglément à la direction d'un confesseur intrigant, savent glisser à propos de tout dans les conversations de la table ou de la veillée; obsessions enfin qui. pour quelquesuns d’entr'eux, devenaient des piqûres de chaque minute ae la vie de famille et produisaient constamment des querelles et des refroidissements entre parents; j'ai vu, dis-je, par les colères manifestées par ceux qui étaient ainsi le point de mire de la pression sacerdotale, hésitaient entre leur indépendance au dehors'et la paix à la maison, j'ai vu quel odieux système V. G. a intronisé parmi nous.”
Cette phrase impossible rappelle involontairement la chanson populaire :
J'ai vu! j'ai vu!
Compère qu’'as-tu vu!
M. Dessaulles a vu quelque chose, évidemment. Mais il est lent à vous le dire! Il me semble qu’il aurait bien pu nous apprendre qu’il a vu introniser une chose, qui, en bon français ne s’intronise jamais, sans nous parler de toutes ces obsessions affreuses qui se résument en observations aigres-douces, et deviennent des piqüres de chaque minute de la vie de famille.
Encore une citation et j'ai fini. Ne perdez jamais de vue la phrase principale, si c'est possible, au milieu des
mb .” l’engloutissent :
‘“ Mais la recrudescence de folie (ne pas confondre avec la recrudescence d'énergie qui supplée aux capitaux, lesquels suppléent aux ressources pécuniaires) que nous voyons le “© Nouveau- Munde ” et son accolyte manifester si crûment sur le chapitre de leurs prétentions à la suprématie clericale universelle; la guerre sans merci qu'ils continuent de fuire à tout ce qui, de près ou de loin, se rattache à l’idée libérale en politique; idée qui pourtant ne se résume que dans le droit qu'ont les peuples de sur veiller et contrôler les gouvernements qui tiennent d’eux leurs pouvoirs, ef je ne puis sincèrement pas voir ce que cette idée peut comporter de si damnable ; —l'intolérance aveugle qu'ils montrent envers tous ceux qui osent parler modération et donner des conseils sensés— témoin M. le G. V. Raymond que ces feuilles d'hypocrisie, de mensonge et de discorde remercient de ses longs services en lui donnant avec une si remarquable grossidreté de formes un brevet d’hostilité et de désobéissance au Pape; et puis les prodigieux efforts que font toutes nos feuilles cléricales pour bien inculquer dans notre population l'idée que la législature est catholiquement tenue d'exécuter les moindres désirs des évèques ; et surtout la dernière et étrange mesure que V. G. vient d'adopter à l'égard des paroissiens de Beauharnais qui ne paient pas de dimes; tous ces faits enfin qui démontrent arvx plus aveugles que le ‘“ clergé tend réellement à nullifier les institutions, braver les lois contrôler les esprits en tout ordre de choses, dominer arbitrairement les consciences et tout régir dans l'état ; tous res faits, dis-je m'ont convaincu que ce serait déserter la cause de la liberté et de la souveraineté nationale que de supprimer au plus fort de la lutte un écrit destiné à protester contre l'esprit non-seulement dominateur, muis
De Fa
avec quels 18 le ment natie con- 1, se tant surnent voir -l'in- X qui JÉs — 1 Ypoe ses able éso- S que que
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subversif de notre ordre social et politique, dont le clergé fait preuve depuis quelques années.”
Une récompense honnête est offerte à qui divisera, abrégera et reconstruira d'une manière intelligible, cet entassement de phrases qui n'ont de liaison entr'elles, que des ‘“‘et puis” ‘“‘et surtout” “enfin” “dis-je.”
Je crois pouvoir m'’arrêter ici dans l'examen du style de M. Dessaulles. Les longues citations que j'ai cru devoir infliger au lecteur complètent la démonstration commencée, et prouvent surabondamment qu'il ne connait ni les règles de la syntaxe, ni celles de la composition littéraire.
Son impuissance sous ce rapport est établie par luimème. Je n'ai eu qu'à le laisser parler, ot le jargon qu’il a fait entendre à révélé toute son ignorance des Lelles-lettres.
Il n’a pas même la notion de l'Art, et la chosc ne devra étonner personne. Car l'Art est l'expression sensible du Beau, et le Beau est la splendeur du Vrai. Or M. Dessaulles—je vais maintenant le démontrer—adore le Faux et par conséquent le Laid.
Ernest Hello a comparé la parole à la lumière, et, dans une page admirable, il en a révélé les similitudes cachées.
Mais pour qu'elle soit lumière, il faut que la parole soit vérité. Le mensonge qui souille la parole, c’est le uuage qui voile le soleil et qui enfante la tempête.
Or, c’est au service du mensonge que M. Dessaulles x engagé sa parole. (C’est pour jeter l'obscurité dans les âmes, et le doute dans les consciences qu'il s’en sert. Travail honteux et coupable, que ses défauts rendent
heureusement impuissant, mais dont les intentions doivent être flétries.
Où donc a-t-il puisé ce goût pour le mensonge qui se fait tant remarquer duns ses œuvres? À quel mobile obéit il done, quand il se range ainsi parmi les détrac. teurs de la vérité ?
Hélas! C'est un fait pénible à constater dans notre pays si catholique; M. Dessaulles appartient à cette école moderne qui a pris le surnaturel en huîne, 1l ne pourrait pas dire comme Hernani :
entre aimer et haïr je suis resté flottant.
11 a bien résolument pris le parti de haïr, et celle qu'il haît s'appelle l'église catholique. Oui, l'énergumène s'est choisi cette ennemie! Et il se croit armé pour la combattre ! Hélas! hélas!
Le sentiment qu'on éprouve en parcourant ses ridicules pamphlets, c'est une pitié profonde pour l'orgueil immense qui les a dictés.
C'est le brin d’herbe insultant le cèdre du Liban. C'est le grain de sable voulant résister à la mer, et en arrêter le flux.
Si du moins cet homme avait quelque science véritable. Sidu moins il savait écrire et empêcher son lecteur de bâiller. S'il connaissait cette belle langue française qui est une puissance dans la bouche de l’homme d'esprit. Mais, non, rien! Il ne sait pas même sa syntaxe! Et il s'insurge contre les Conciles, et contre ln Papauté qu'il appelle la Curie Romaine ! Quelle misère! Je n'aurais jamais mesuré la profondeur de l'impuissance humaine si je n'avais pas lu M. Dessaulles.
Certes, MM. Renan, Peyrat, Michelet, Quinet et Vacherot, m'en avaient déjà donné une idée, mais incom-
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tique
rang, pan,
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plète. Ces hommes du moins disent en français ce que Satan leur inspire, et s'ils ont la folie de l'impiété, il n'ont pas le ridicule de l'incapacité totale. M. Dessaulles réunit les deux en lui, et sa rage anti-chrétienne est une folie aussi étrange qu'impuissante.
Etre né dans la foi catholique, avoir reçu une édncation chrétienne, avoir vécu avec le peuple canadien, le plus religienx de tous les peuples, et se moquer— comme le fait M. Dessaulles—de la foi de ses ancêtres et de la religion de sa patrie, c’est une honte dont on ne mesure pas bien toute l'étendue, et un égarement dont une intelligence mal douée est seule capuble.
Plusieurs pages de ‘ La Grande querre ecclésiastique ” prouvent aussi que M. Dessaulles haît Pie IX! À ce signe je le reconnais: il est de la race des traîtres et des sots. La grandeur l’offusque! La vertu le met en fureur |
Pie 1X est le type le plus parfait de la grandeur qu’il ait été donné au monde de posséder depuis des siècles. En le dénigrant, M. Dessaulles donne la mesure de son abaissement intellectuel.
J'aurais voulu ne rien citer de ce pamphlet schismatique, que le greffier de la paix vient de lancer comme la plus sanglante injure, à la face de ses compatriotes.
Mais pour que cet homme soit à jamais mis au ban de l'opinion publique, pour que la race canadienne-française tout entière en rougisse et le fasse sortir de sex rangs honorables, il faut bien faire connaîtroun peu ce pamphlétaire haîneux et menteur.
Il ne m’appartient pas de relever, un à un, tous les mensonges historiques qu'il a accumulés dans La grande querre erclésiastique, et qu’il a plagiés dans les encyclopédies malsaines qui font ses délices. D'ailleurs, ce serait rééditer un travail fait depuis longtemps,
et bien long, que tous les lecteurs peuvent trouver euxmêmes, dans les bons ouvrages d'histoire ecclésiastique.
Prenons un fait tout récent et que tout le monde connait parfaitement, excepté M. Dessaulles. Nous avons tous été les témoins de ce qui s'est passé au Concile du Vatican. Nous savons tous, que ce Concile fut l'assemblée la plus imposante, la plus vénérable, la plus savante et la plus sainte, qui se soit peut-être jamais vue.
Nous croyons tous, les vérités que ce Concile, assisté du Saint-Esprit, a proclamées, et nous saurions mourir s’il le fallait, pour notre foi au dogme de l'Infaillibilité Pontiticale. Nous avons tous admiré, pendant ce Concile, la conduite si digne, si sage et si pleine de modération et d'intelligence de l’immortel Pie IX.
Nous avons tous appris que les opposants au dogme de l’infaillibilité Pontiticale ne formaient qu’une intime minorité, mieux ornée d'imagination que de savoir, et trop mêlée à la société moderne et à ses funestes transactions. Mais nous savons tous en mème temps, que cette minorité s'est depuis ralliée à la majorité, et à accepté franchement, comme vrai, le dogme qu'elle avait combattu.
Eh bien! voulez-vous savoir comment l’homme qui ne sait pas sa grammaire a jugé le Concile du Vatican ?
Il représente les Pères du Concile, se montrant le poing et s'injuriant d’un côté à l’autre de la salle conciliaire. Il déclare du haut de son greffe de la paix: que la vraie science ecclésiastique et la véritable droîture d'intention s'étaient réfugiées dans la minorité du Concile, que les opposants étaient les esprits vraiment éminents du Concile, ses vrais savants, et surtout ses orateurs toujours sinceres dans leurs citations hstoriquis, que les évêques de la majorité étaient des ignorants ou des menteurs; qu'en
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adhérant au dogme après sa proclamation, les évêques de la minorité ont abdiqué leur conscience, et n'ont pas agi par conviction. mais qu'ils ont eédé à la puissance-d’un système, sous lequel les consciences ne sont pas hbres, et que leur acte est injustifiable en saine raison et en conscience éclurée.
Quant à Pie IX, voicien quels termes M. Dessaulles apprécie sa conduite :
“Et pour couronner le tout, le Pape lui-même, qui semblait faire de la proclamation de son infaillibilité une question personnelle, et qui n’a pas même reculé devant l’intimidation directe et les reproches acerbes pour l'obtenir, le Pape lui-même dit un jour, dans une réunion où se trouvaient plusieurs évêques de la minorité, qu’il y avait trois classes d'opposants au dogme de l'infaillibilité : les ignorants, les esclaves de César et les lâches...”
Dans d’autres endroits il poussa encore plus loin l'outrage, et il parle de écrasante tactique inventée par la sainte curie pour étouffer le droit de la minorité et emporter d'assaut UNE DOCTRINE CONDAMNÉE PAR TOUTE LA TRA- DITION ET QUE TANT DE CATHOLIQUES INSTRUITS ET SINCÈRES REPOUSSENT. Il appelle {a Rome papale le type de l'immobilité politique et sociale, de la stagnation intellectuelle et industrielle. et de l'opposition instinctive et opiniätre a toute espèce de progrès. Puis se démasquant de plus en plus, l’énergumène s'écrie que l’infaillibilité est la plus terrible aberration de l'histoire, et il cite cette parole d’un prêtre au’il dit MORT DANS LE SEIN DE L'EGLISE: ‘C'est la plus grande insolence qui se soit encore autorisée du. “nom de Jésus-Christ! ?”?
C’est ainsi que le Concile du Vatican n'a pu trouver grâce devant le savant, le pur, l’immaculé M. Dessaulles. Comme vous le voyez, c’rst un historien véridiquel Ce
grand fait d'histoire contemporaine est jugé avec impartialité et justice! |
Eh bien! lecteurs, ab uno disce omnes ; par ce seul fait, jugez de la véracité et de la science du brochurier. S'il travestit ainsi le plus grand événement du XIXème siècle, le fait historique le plus récent et le mieux connu du monde entier, vous pouvez imaginer quelle capacité de mensonge il déploie, quand il passe en revue les événements des siècles passés.
Il a feuilleté l’histoire avec le désir impie de trouver l'Eglise toujours en défaut; il a parcouru les encycelopédies et les pamphlets des ennemis de l'Eglise, et il a compilé, compilé, compilé toutes les calomnies, tous les mensonges que les siècles ont accumulés sur la tête de cette institution divine.
Chaque fois que l'Eglise s’est trouvée en désaccord avec un gouvernement, avec une association, ou avec un simple laïc, c'est toujours Elle qui a eu tort! Contre Elle, la science a toujours eu raison, la littérature. toujours raison, la politique, toujours raison !
On ne saurait concevoir une haîne plus invétérée et plus stupide en même temps. C’est le premier canadienfrançais qui, à la honte de notre race, soit arrivé à cet excès, voisin de la démence!
Dans quelle position se trouve-t-il aujourd’hui ? Quelle est sa religion ? A quelle Eglise appartient-il ?
Il nie l'Infaillibilité Pontificale ; il repousse l’autorii du Concile du Vatican et conséquemment de l'Eglise catholique, apostolique et romaine. Doncil ne croit pas que cette Eglise soit d'institution divine; donc il ne croit pas davartage à la Divinité de Jésus-Christ. Car si l'Eglise est une institution humaine, Jésus-Christ n’est pas Dieu.
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ce seul hurier.
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Cette conclusion est rigoureuse, et M. Dessaulles ne peut pas y échapper. Que lui reste-t-il alors pour arriver à la connaissance de la vérité? Quel guide, va-t-il offrir à l’homme pour le conduire à sa fin? A quelle atorité, l'humanité aura-t-elle recours dans ses porpétuelles incertitudes ?
Hélas ! M. Dessaulles a eu le triste courage de répondre à ces questions par les lignes suivantes :
“Il faut donc toujours en revenir là, Mgr., malgré tant d'efforts de logique et tant de rhétorique perdue : CHACUN DOIT SE SERVIR DE SA PROPRE RAISON POUR TROU- VER LE VRAI.”
Ce n’est pas moi, mais M. Dessaulles qui a fait imprimer ces derniers mots en gros caractères. C'est la formule de sa religion actuelle, le rationalisme, ot la plus simple logique devait le conduire là.
Il est donc actuellement hors de l'Eglise Catholique. Après lui avoir donné plusieurs baisers, il l’a enfin trahie et reniée. Îl n’est pas seulement tombé dans le schisme de Doellinger et ses amis, il est rationaliste, et pour lu première fois, il a osé publier le dogme unique de sa croyance !
Comment M. Dessaulles en est-il venu là ? Ce serait une histoire à raconter qui ne manquerait pas d'intérêt, mais qui n’offrirait rien de neuf. Elle ressemble à celle de tous les hérétiques. Elle commence par une condamnation de l'ordinaire à laquelle on refuse de se soumettre.
Rome est saisie de l'affaire, et finalement, une congrégation romuine condamne les révoltés, qui ne se soumettent pas davantage. C’est ainsi que la séparation commence et l'orgeuil fait le reste.
Voici maintenant la voie que l'esprit a suivie pour xrriver à la séparation. M. Dessaulles a commencé par
prêcher la tolérance religieuse et la liberté de conscience. Au nom de la charité, il voulait que tout fùt permis, et qu'on laissât à l’errenr ses coudées franches, Suivant sa thèse, il fallait étudier l'erreur pour connaître Ja vérité, pratiquer le mal pour le mieux discerner du bien.
C’est la thèse de trop de gens pour que je n'en montre pas l’absurdité.
Je suppose que vous ètes berger, et qu’un nombreux troupeau a été placé sous vos soins. Tout-à-coup vous vous apercevez qu'un loup vient de pénétrer dans la bergerie, et a déjà dévoré une de vos plus belles brebis. Qu'allez-vous faire ? Le tuer si vous pouvez ou le chasser immédiatement ?—Non pas s’il vous plait. Connaissez mieux les lois de la tolérance, et les devoirs qu'elles vous imposent. Ce loup a faim, il faut qu'il mange. C'est son droit de vivre, et tous les droits doivent être respectés. Il est d’ailleurs de bonne foi, et ce n’est pas sa faute s’il est un peu porté au mal par sa nature. Songez d’ailleurs qu’il a reçu une mauvaise éducation, et que depuis des siècles sa famille vit de brebis. Donc, soyez tolérant, et traitez-le avec charité. Prenez sa ‘bonne foi en considération, et pour n’en pas faire irrévocablement un mauvais sujet, transigez plutôt sur vGs droits. Par de bons traitements, vous en ferez peutêtre un bon citoyen. Et quelle gloire ce serait pour vous ! Si les ancêtres des loups avait été traités de cette manière, aous n’aurions plus que des moutons !
Quant à la brebis mangée et à celles que le loup pourrait manger encore, C'est bien triste pour vous, mais croyez-moi, les brebis qui se laissent ainsi manger ne sont pas de bonne race. Elles avaient un secret attachement pour le loup, et elles auraient toujours
> COnsut fût inches, Tr Conmieux
nontre
ibreux D) vous ans la brebis.
> Chasnnaisu'elles nange.
t être SÈ pas ature.
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fini par lui appartenir. Une brebis bien née peut vivre avec les loups sans danger.
Tels sont, mon brave berger, les conseils de la tolérance, et si vous les suivez, vous serez moins prudent et moins sage que ne l'a été l'éminent évèque de Montréal.
“ Fuyez les loups,” disait le saint prélat, à son troupeau. Ne lisez pus les mauvais livres.
“ Au contraire, répondait M. Dessaulles; pour connaître les loups je veux vivre avec eux. Pour «avoir ce qui est bon, je veux lire ce qui est mauvais. Pour augmenter l'amour et l'admiration que je dois avoir pour l'Eglise, je veux connaître tout le mal qu’on en dit. Pour être bien sûr qu'Elle est dans le vrai, je veux apprendre toutes les erreurs qu’on lui reproche. Pour mieux apprécier toutes les beautés du Vrai, je veux juger libremeut de tous les charmes qu'on prête au Faux.”
“En un mot, concluait la brebis Dessaulles, je n'ai besoin de personne pour me conduire, et je suis le seul juge de ce qui me convient, |
“ Pour parvenir heureusement à l’éternelle bergerie de l'éternel Pasteur, je veux faire le voyage de la vie dans la compagnie des loups.”
Aussitôt fait que dit, et: M. Dessaulles n’a plus voulu abandonner cette chère compagnie. Est-il étonnant qu'il soit maintenant si éloigné du bercaii ?
Avec les loups il a pris le pasteur en haine, et lui a juré vengeance. Tous ses écrits sont des explosions de cette haine, et des satisfactions de cette vengeance |
Depuis des années, 14 tendance générale de toutes ses études, a été de trouver des motifs pour justifier sa révolte, et pour autoriser sa séparation définitive de l'Eglise. Il a fait collection de toutes les accusations portées contre elle par les incrédules. Il a noté, avec
un esprit prévenu et un cœur plein de fiel, les divergences d'opinion qui, à toutes les époques de l'histoire, se sont produites dans une partie du clergé catholique. Il a compté avec une joie mal déguisée les erreurs dans lesquelles ont pu tomber certains prêtres, certains évèques, et mème certains conciliabules, et comme son ignorance est à la hauteur de sa mauvaise foi, il en tire argument contre l'Eglise, et nie sa divine autorité.
Ce n'est pas ainsi qu'un vrai savant raisonne. Dans tous les siècles, il ÿ a eu au sein du clergé catholique des misères et des faiblesses, des divergences d'opinion et des erreurs ; en un mot le clergé a toujours été compoxé d'hommes qui n'étaient pas totalement exempts des imperfections humaines, et cependant l'Eglise catholique a conquis le monde et elle poursuit sa marche triomphante dans la plus admirable unité. Ni les hérésies, ni les schismes, si nombreux qu'ils aient été, n'ont pu rompre cette unité de dix-huit siècles. Donc l'Eglise est d'institution divine. C’est ainsi qu'il faut conclure. ” quand la logique n’est pas l’esclave de la passion.
Si M. Dessaulles cherchait sincèrement la vérité il la trouverait jusque dans ces discussions religieuses dont notre pays est témoin, et qui ne sont un scandale que pour les âmes faibles. Il se demanderait si ces évêques qu’il représente comme se faisant la querre ne s’accordent pas tous sur les questions dogmatiques, et s’il y a un seul dogme caïholique pour l'affirmation duquel iis ne seraient pas tous prêts à souffrir le martyre; et il serait forcé de répondre: ‘ Oui tous ces évêques, malgré leurs différends et leurs polémiques dans l'application de quelques principes, croient toutes les vérités définies par l’Eglise et les Souverains Pontifes, et ils sont tous d'accord À me condamner.
diverstoire, olique.
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Mais M. Dessaulles n'écoute que son amour pour l'Institut-Canadien, son unique enfant, et sa haîne contre les autorités religieuses qui l'ont condamné.
Cet amour et cette haîne sont les mauvais conseillers qui l'ont fait entrer dans la voie que nous avons indiquée, et qui l'ont conduit à l’erreur et au mensonge, au nom de lu tolérance religieuse et de la liberté de conscience,
Lorsque j'ai commencé ce portrait, qui est exclusivement littéraire, je me proposais de rire, et d'amuser un peu le public aux dépens d’un imitateur des grimaces de Voltaire. Maïs on comprendra comment j'ai perdu le courage de plaisanter, lorsque j'ai compté tous les outrages prodigués à l'épouse du Christ par cet écrivailleur sans style ni grammaire. Malgré moi, je suis devenu sérieux et le sarcasme s'est glissé sous ma plume. |
J'ai démontré par des citations que M. Dessaulles ne sait pas écrire, et j'espère que sur ce point personne n'aura plus aucun doute.
J'ai prouvé qu’en repoussant l'autorité de l'Eglise et en dénigrant ses enseignements, M. Dessaulles en était arrivé logiquement à professer le rationalisme, et j'ai indiqué le chemin qu’il avait suivi pour descendre à ce degré d'incrédulité.
Il ne me reste plus qu'à conclure, en ajoutant que M. Dessaulles ne mérite pas le titre de savant: que ses quelques amis voudraient lui décerner.
Peut-on appeler savant un homme qui ignore l'E. glise? Certainement non; or l'Eglise est l'institution que M. Dessaulles ignore le plus. 11 connaît ni sa constitution, FE son histoire.
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La preuve qu'il ignore totalement la constitution de l'Eglise, c'est qu'en repoussant les décrets du Concile du Vatican, et en se moquant du dogme de lInfaillibi. lité il se dit encore catholique.
Une autre preuve encore, c'est qu'au nombre der raisons qu'il fait valoir contre le dogme de l'Infaillibi. lité, il invoque le fait que les évêques de là minorité repré. sentaient une population plus grande que ceux de la majorité.
Ne croirait-on pas que les Pères d’un Concile sont les représentants du peuple, soumis au régime constitutionnel ?
Jusqu'à présent, vous aviez cru sans doute, qu'un Concile est une assemblée convoquée par le Pape pour déterminer l’enseignement de Jésus-Christ sur une question ? Eh bien, lecteurs, vous vous trompiez, parait-il; un concile est convoqué pour faire connaître l'opinion du peuple! C’est le peuple qui parle par la bouche des évêques. Et dès lors, vous imaginez facilement quelle autorité pouvait avoir la parole de plusieurs Pères du Concile qui représentaient des tribus sauvages |
Pauvre M. Dessaulles! Il connaît encore moins la constitution de l'Eglise que sa syntaxe, et ce n’est pas peu dire !
‘“ Mais au moins, diront ses amis, il connaît l’histoire. [Il y a trente ans qu'il l’étudie avec une recrudescence d'énergie rare, et il n’a pas étudié autre chose. Il a totalement négligé la littérature et même la grammaire; muis l’histoire de l'Eglise est son domaine, et c’est dans cette branche qu'il est un vrai savant.”
Examinons cette nouvelle prétention des amis du pamphlétaire, et voyons s'il mérite vraiment, quon l'appelle un historien savant.
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Qu'est-ce que connaître l’histoire ? Est-ce connaitre simplement des faits et des dates ?-—Evidemment non. Savoir l’histoire de l'Eglise, (c’est particulièrement de celle-là qu'il s’agit) c'est en connaître tous les événements importants ot l’enchainement de leurs causes ; c'est avoir sur tous les faits généraux une vue d’ensemble, et être capable de les grouper et d'en faire ressortir les enseignements.
Or, ce n’est pas là le genre de connaissances que M. Dessaulles possède. Ses brochures ne sont pas de l'histoire, mais des compilations sans unité, ni symétrie. Pour être historien de cette façon, il suffit d’avoir des livres et une paire de ciseaux.
M. Dessaulles a beaucoup lu, je lui reconnais ce mérite; mais il a très-mal lu. Il a fait collection d’un grand nombre de petit faits, et de citations, et il a jeté tout cela pêle-mèle dans ses Annuaïres et dans sa Grande (ruerre Ecclésiastique. 11 n’a pas su disposer ses récits, ni leur donner la clarté, la brièveté et l’ensemble. La synthèse de l’histoire est un travail qu'il parait ignorer complètement. Quant à la vérité, j'ai déjà dit le mépris qu'il en sait faire.
Donc les brochures de M. Dessaulles, jugées à la lumière des préceptes qui doivent guider l'historien, démontrent son ignorance en histoire ecclésiastique, comme son style prouve une absence complète de littérature.
Un grand penseur de notre temps a dit:
“L’'ignorance a mille formes ; mais en particulier elle enaune. Îly a une méthode qu'elle préfère. Elle à un goût, une prédilection, une tendresse, uné passion, C’est la passion d'associer le christianisme et le passé.”
“Dire que le christianisme a été bon, mais qu'il ne l'est plus; l’unir, dans la pensée de l’homme, aux
vieilleries, aux abus, aux préjugés, à tout ce que l'huma:. nité déteste légitimement, voilà le paradis de l'igno. rance.”
C'est aussi le paradis de M. Dessaulles, Mais son ignorance est plus profonde encore, puisque dans plusieurs pages de ses écrits, il ne semble pas même croire que le Christianisme ait jamais été bon a quelque chose.
Voici comment il apprécie l'influence du clergé catholique :
“ Les hommes d'études ont pu voir à quel degré de nullité intellectuelle, politique et nationale, et d'infériorité morale, les clergés de tous les pays ont réduit les peuples qu’ils ont réussi à contrôler et dominer.”
Plus loin il se répète dans les termes suivants :
&“ L'on a vu cent fois ce que le clergé sait faire des peuples qu'il contrôle. Il n'est satisfait de son œuvre, que quand il les a amenés à croupir dans l'ignorance et la superstition.”
Ce n'est pas tout. Après avoir vilipendé le clergé, il diffame la Papauté d'une manière atroce, Jamais un impie n’a poussé plus loin l’outrage. Il a appelé le gouvernement des Papes ‘LA NÉGATION DE TOUS LES PRÉCEPTES DE L'ÉVANGILX, ET DE TOUTES LES NOTIONS DE LA JUSTICE, DU DEVOIR ET DU DROIT.”
. I affirme que la Papauté a toujours été opposée à toutes
espèces de progrès, et il termine le chapitre de ses calomnies par les lignes suivantes, que nous reproduisons, pour la honte éternelle de leur auteur :
‘ Tous les vices couverts sous le manteau de la dévotion. Les maisons suspectes pleines de madones.”
‘ Mœurs du clergé à l’avenant! Sigisbées et courtisanes se disputant les princes de l'Eglise, et les moines se faisant pourvoyeurs de libertinage | ”
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toutes alomnisons,
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Laissons de côté la vilenie et la mauvaise foi d'un tel jugement sur la Papauté, et ne considérons que l'ignorance grossière,
Tous les historiens de quelque renom, même les impies eu les protestants, ont rendu meilleure justice, à l'influence sociale et politique de la Papauté et du clergé catholique. Tous, M. Guizot'en tête, ont reconnu que c’est le Christianisme qui a civilisé le monde. Pour parler comme le fait M. Dessaulles, il faut ignorer le premier mot de l'histoire ecclé siastique, ou faire profession ouverte de dénigrement et de mensonge, Que l'illustre pamphlétaire choisisse.
Et l'on voudrait faire passer M. Dessaulles pour un savant! Quelle misère ! M. Dessaulles est un digne fils du XVIIIème siècle. Et c'est depuis cette époque que la vraie science a commencé à décheoir.
C'est à cette date néfaste, que la science a commencé sa révolte contre Dieu et l'Eglise, et qu'elle a pris la tangente qui conduit à la négation du surnaturel !
L'Encyclopédie est une rature gigantesque faite par d'imbéciles orgucilleux dans le livre de la vérité.
On me dira: ‘ vous êtes trop sévère, et vous ne tenez pas assz compte du génie.” Je vous en demande bien pardon, mais je crois que c’est ainsi qu'il faut traiter l'erreur.
Oui, lecteurs, je vous en conjure au nom de la vérité, ne vous inclinez jamais devant l'erreur, sous le prétexte absurde qu'elle a des représentants illustres. Et quand on vous dit : ‘M. Dessaulles est dans l'erreur, mais il a tant de talent! saluez ! ”
Non, ne saluez pas. Il n’a pas tant de talent puisqu'il ue sait ni la grammaire, ni la littérature, ni l'histoire, ni autre chose! C’est un énergumène, voilà tout. Et puisqu'il n’a pas su discerner le vrai du faux, après
avoir reçu une éducation chrétienne, c'est une intelligence incomplète.
La science et la foi doivent marcher dans l'unité, et ne peuvent pas so contredire. Le plus petit d'entre tous les savants doit connaître et respecter cette vérité primordiale. Si donc vous êtes un vrai savant, vous devez être convaincu d’une chose: c’est que la science cesse d'être vraie et devient ignorance, du moment qu’elle se trouve en contradiction avec la foi.
Donc l'homme qui, comme M. Dessaulles, renie la foi pour suivre ce qu'il appelle la science, est un ignorant que l’orgneil aveugle. La science est un océan dont la foi est le rivage, et dont l'Eglise est l'étoile polaire. C’est une des grandeurs, et l’un des bonheurs de l’homme de voguer sur cet océan les yeux fixés sur l'étoile. Mais si vous perdez cet astre de vue, vous irez inévitablement vous heurter contre l'écueil. Le rivage. c'est-à-dire la foi, s'éloignera sans cesse et l'océan deviendra un abime.
Tel a été le sort de M. Dessaulles, et tel est le sort de tous ceux qui se révoltent contre l'autorité ecclésiastique au nom de la raison et de la liberté.
Post-seriptum.—J'avais terminé ce travail, lorsqu'un ami m'a fait tenir une nouvelle brochure de M. Dexssaulles, en réponse à la circulaire de Mgr. l'Evèque de Montréal.
Ce nouveau libelle est encore plus violent que les autres ; mais il n’est pas plus véridique, ni plus habile, ni mieux écrit. Trente deux pages de galimatias, c'est vraiment trop long !
Le style est toujours le même, c’est-à-dire incorrect. diffus et embarrassé. Mème absence de syntaxe. ‘le
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disposition et d'ensemble. Même accumulation d’injures, de menaces et d'outrages dans des phrases sans fin !
St. Denys a dit: ‘“ À mesure que l'homme s'élève vers “les cieux, le coup d'œil qu’il jette sur le monde + spirituel se simplifie et ses discours s’abrégent.”
Cette observation si juste explique pourquoi les phrases de M. Dessaulles sont si longues. A mesure qu'il descend dans les bas-fonds de la libre pensée, ses veux se voilent et ses discours s’allongent.
Au reste, il se répète toujours, et sa dernière production ne contient rien de neuf. Elle nous a fait penser à ces femmes des halles, dont le langage grossier s'attaque à l'honnète homme qui passe, et qui répètent les mêmes injures à satiété, dans l’espoir que le passant leur fera l'honneur d’une réponse!
M. Dessaulles est la poissarde de l’Institut-Canadien,
et il injurie sans cesse lo saint évêque de Montréal qui va son Chemin sans lui répondre.
La conclusion de l'écrit n’est pas nouvelle non plus. M. Dessaulles y finit encore par se jeter dans le sein du rationalisme, sa nouvelle religion. Voici la formule de sa croyance :
“Il y a quelqu'un qui possède et possèdera toujours plus d'intelligence, de lumière et de bon sens pratique que tous les rois, ministres, évêques ou Papes: et ce quelqu'un; c'est tout le monde !
“C'est là qu'est la vraie souveraineté morale, et elle ne
saurait être que là, puisque Dieu est nécessairement présent dans l'humanité, qu'il l’a créée perfectible en
l'illuminant d’une parcelle de sa propre raison, et à laquelle :7 se révèle constamment dans la suite des âges par les génies tite qu'il fait de ous à autre surgir dans son sein.”
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TouT LE MONDE! Voilà le Dieu de M. Dessaulles ! Franchement, je serais tenté de lui préférer Brahma, Vichnou ou Tao, Tour LE MONDE! C’est un dieu un peu mêlé, un peu compliqué, un peu capricieux, 'an peu. disons le mot, un peu bête! Est-ce pour cela que M. Dessaulles l’a choisi ?
TouT LE MONDE! Mais entendons-nous; qu'est-ce que tout le monde ? Les Chinois, les Indiens, les Japonnaix, les Tartares, les Patagons, les Nègres, toutes les tribus sauvages, et les grands singes d'Afrique, qui suivant M. About sont les ancêtres de l’humanité—est-ce là tout le monde de M. Dessaulles ? Dans tous les cas, ils forment l'immense majorité des peuples, et M. Dessaulles qui est un parlementaire, doit se soumettre à cette majorité là!
Tour LE MONDE! Mais, M. Dessaulles, embrasser la religion de tout lé monde, cela me rend perplexe. Quelle est la religion de tout le monde? Vous me direz probablement qu'il faut suivre Ia majorité, vous qui êtes un si grand partisan de la souveraineté du peuple. Mais je vous prie d'observer que c’est le paganisme qui est la religion de l'immense majorité des hommes, et je vous avertis que je ne suis pas du tout disposé à devenir idolâtre.
Tour LE MONDE! Tel est donc, suivant M. Dessauiles, le nom du quelqu'un qui a été constitué dépositaire de la vérité! Mais en Canada, par exemple, qui est tout le monde ? Sont-ce les évêques, les prêtres et la population qui suit leurs enseignements ?—Mais non, puisqu'ils sont tous dans l'erreur et ia superstition. C’est done M. Dessaulles qui est fout le monde !
Je vous salue, dépositaire de l’infaillibilité de tout le monde !. Je ne suis plus étonné de vous entendre mépriser Donoso Cortès, De Maistre, Veuillot et Pie IX! Il« sont en effet, de pauvres sires, comparés au grefñer de là
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Je m'incline devant vous, petit! Prenez cependant un bon conseil: étudiez la grammaire! Je ne saurais trop vous le répêter : la grammaire... cela sert toujours en ce monde |
Mais ne badinons plus sur des sujets si graves, et constatons la profondeur de votre aberration intellectuelle et morale. Vous croyez donc, brave homme, que la raison humaine est le seul guide à suivre, et que Dieu ne se révèle que par les génies supérieurs qui surgissent de temps à autre ?—Mais alors, vous ne connaissez rien du tout de l’nistoire du monde!
Nier la révélation de Dieu à l’homme par Dieu luimème, c’est nier le fondement de toute l’histoire; et c'est ignorer en même temps ce que tous les peuples, même les idolâtres, savent et croient fermement! Les traditions de toute la terre, attestent cette croyance universelle à la révélation divine.
Livrez le monde à la raison et aux génies supérieurs, et vous verrez ce qu’ils en feront. L'histoire est là pour vous l’apprendre. Où en était l'humanité lors de la venue de Jésus-Christ ?
Dieu s'était pourtant lui-même révèlé à l’homme au commencement, et de temps à autre, il lui avait envoyé non pas seulement des génies supérieurs, mais des prophètes et néanmoins le monde entier, votre TOUT LE MONDE, M. Dessaulles, était plongé dans l'ignorance et la dégradation.
Voilà ce que devient tout le monde, soumis à la seule autorité de Ia raison. (C’est un pauvre docteur que Tout le monde, et quand vous le placez au-dessus des Papes, vous rayez d'un seul trait toute l'histoire ecclésiastique—qui n’est que le récit des triomphes constants de la Papauté sur Tout le monde.
Avez-vous donc oublié cette lutte gigantesque et merveilleuse que soutint contre Tout le monde le premier de ces Papes que vous dépréciez aujourd’hui ? Pierre n'était qu'un pauvre pêcheur inconnu, et Tout le monde était riche, puissant, soutenu par des génies supérieurs et gouverné par un homme dont un signe de tête faisait trembler l'Univers. Pourtant, votre Tout le monde, M. Dessaulles, fut vaincu, et Néron périt misérablement tandis que Pierre devenait immortel.
Et puisque nous en sommes à parler de l'impuissance de la raison, expliquez-moi donc, M. Dessaulles, pourquoi cette déesse n’opère pas en Asie les même prodiges de civilisation qu’en Europe. Les grands penseurs expliquent cette différence par l'influence du Christianisme en Europe. Mais vous aurez probablement quelque autre explication à offrir. Car vous nous laissez entendre que vous êtes l’un de ces génies supérieurs par lesquels Dieu se révèle aux hommes.
Si vous avez une mission à remplir comme génie supérieur, vous feriez mieux de nous le dire franchement et de nous le prouver. Avez-vous eu quelques visions, ou des rapports quelconques avec le monde invisible ? Si oui, hâtez-vous de nous les faire connaître. Car soyez sûr, qu’il n’y a rien dans vos œuvres qui révèle le génie supérieur.
Je n’attendrai pas cette révélation néanmoins, pour répondre au défi que vous portez dans votre dernier écrit. Je ne le ferai pas au nom du vénérable évêque de Montréal qui n’a pas besoin de défenseur contre vous. Il ne me connaît pas d’ailleurs, et je n’appartiens pas à son diocèse.
J'accepterai en mon nom seul, le défi porté, mais à certaines conditions très-justes :
; mer- lo, Vous abrégerez vos phrases, afin que je puisse vous ier de lire sans trop de fatigue. D était 0. Vous me prouverez que vous êtes encore catho- Li: était lique. Car si vous ne l’êtes plus, comme je crois l'avoir | t gou- établi, toute discussion est inutile, et nous ne pouvons aisait plus avoir rien de commun avec vous.
le, M. 30. Vous achèverez votre ouvrage en prouvant tous ment vos avancés, et en citant toutes vos autorités. Vous. ètes l'accusateur ; à vous d'appuyer toutes vos accusasance tions de preuves, et d’en indiquer toutes les sources. Il pour- vous arrive très-souvent de dire: tel auteur, tel Pape, ndiges tel Saint ont écrit telle chose. Ce n’est pas assez. et je Néoure ne veux pas être obligé de feuilleter vingt volumes pour Ührie. vérifier une citation, vous voudrez bien citer le volume Sent et la page. Vous ferez votre travail et je ferai le mien. haûs A ces conditions je suis votre homme, et je vous
neurs promets des émotions.
génie pment sions, sible ?
Car èle le
pour écrit.
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