LA MORT DU COMTE IIOYM
l'aimer si la sévérité de Louis XIV ne l'avait éloigné de notre pays ', essaya de discréditer Hoym dont les sentiments francophiles gênaient ses projets. Il chargea un grand personnage de ses amis, Wackerbarth, de faire savoir au roi de Pologne qu'un de ses plus intimes et confidents ministres communiquait toitt à la (^our de France.
Il s'agissait en réalité d'une indiscrétion voulue et utile. Cette fois Hoym fut sauvé. Mais il eut l'imprudence, connaissant l'auteur de la dénonciation, de se montrer hautain et sec avec le prince Eugène. Dès lors, des pièges sans nombre lui furent tendus ■ et, après avoir pu se défendre de dix-huit chefs graves d'accusation, le malheureux Hoym, relâché, fut repris sur la vague dénonciation d'une de ses nièces qui prétendait avoir été « renseignée sur tout » par son oncle ^. Cette raison ridicule servit de prétexte à la reprise des hostilités contre ce diplomate trop ami de la France. Arrêté à deux reprises différentes, (29 juin 1733 et novembre 1734), Hoym désespéré se tira la seconde fois un coup de pistolet, se blessa, guérit et passa en jugement. Mais avant même la clôture des débats il se pendit dans la chambre où il était détenu. Un mouchoir, fixé au crochet d'une glace, lui servit à mettre fm à ses jours.
Quant à Schaub, il avait acquis en 1736 une excellente position auprès du cardinal de Fleury comme ministre de Brunswick à Paris. Car ces diplomates mercenaires changeaient facilement de légation. Durant cet exercice, Schaub