‹ Les Guérin de Tencin, 1520-1758Chapitre 159 sur 241 · Voir Une petite nièce de Lauzun, par l'auteur · texte numérisé non relu

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2. Pour plus amples détails voir : La vie du comte Hoym, par le baron Pichon. Société des Bibliophiles.

3. Une des filles de la comtesse Bothmar, sœur d'Hoym, avait épousé M. de Brunau, conseiller intime du roi de Pologne. Cette dame, étant devenue grosse, avoua à son mari qu'il lui était impossible de savoir qui était l'auteur de sa grossesse. Le mari exigea alors qu'elle dressât une liste de tous ceux qui pouvaient, de près ou de loin, avoir collaboré à son déshonneur. La jeune femme inscrivit en tête le nom de son oncle Hoym. Telle fut la cause infime qui détermina la fin de celui-ci. (Lettre du marquis de Chalmazel, ministre de France à Dresde, 1" juillet 1736.)

rendit un grand service à Bâle, sa ville natale, en aplanissant en sa faveur des difficultés touchant la pêche du saumon dans le Rhin. Ses concitoyens reconnaissants lui accordèrent alors (16 janvier 1737) le rang de « Conseiller intime », aussitôt qu'il reviendrait en Suisse, avec la jouissance du château de Ramstein. Mais, malgré tout, Schaub était devenu presque complètement anglais et, déléguant l'habitation de Ramstein à son beau-frère, ce fut vers la Grande-Bretagne qu'il se tourna définitivement.

A la suite d'une mission spéciale, il eut l'occasion de s'occuper des intérêts d'une aimable veuve, Mme de Saint- Saphorin, née Marguerite Ligonier du Buisson, belle-fille de M. de Saint-Saphorin, lieutenant général et ambassadeur d'Angleterre à Vienne. Après un hiver passé en sa compagnie (1739), il l'épousa* et en eut un garçon qui mourut jeune, puis deux filles et, peu de temps après, il se retira à Londres.

Le « Petit » était devenu « Lord » ; son épouse se fit fort apprécier dans la société anglaise, et lui-même, grâce à une jolie fortune personnelle et à une forte pension du gouvernement, put continuer à satisfaire son goût pour les tableaux, dont il discernait sans doute mieux qu'autrefois la valeur et l'authenticité. "

Il n'apparaît pas qu'il ait été d'une bien grande ressource pour « sa femme » de l'époque de la Régence. Avec la souplesse qui lui avait été si utile pour sa carrière, il avait dû évoluer habilement pour s'éloigner de Mme de Tencin après l'affaire La Fresnaye, comme il le fit à l'égard d'Hoym, lorsque les revers de celui-ci commencèrent.

Pourtant le drame de la rue Saint-Honoré n'avait fait de tort à Mme de Tencin qu'aux yeux de ceux qui la connaissaient mal. Ses amis en général lui étaient restés fidèles, et des hommes comme Fontenelle, Montesquieu, le duc de

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