Mémoires- sur M. Suard. jt
bien des personnes applaudir à votre refus, comme à un juste ressentiment.
— Ah ! dit-il, jamais je ne me serais refusé aux embrassements d'une mère qui m'eût réclamé : il m'aurait été trop doux de la recouvrer. ^ »
Par bonheur pour Jean-le-Rond et aussi pour la science, le chevalier Destouches, par une compensation singulière et peu fréquente, se montra bon père. Non content d'avoir procuré une excellente éducation à son fils, il voulut lui assurer l'avenir et voici le passage qui concerne le jeune garçon ' :
« Je lègue au sieur Jean Daremberg, à présent en pension chez Bérée, faubourg Saint-Antoine, douze cents livres de pension viagère que je veux et entends qui lui soit régulièrement payée, et par préférence à tous mes autres legs, en ayant touché les fonds de ceux à qui il appartient. »
On a voulu trouver dans la dernière phrase un sens caché, concernant une intervention pécuniaire de la part de Mme de Tencin. Mais pour les professionnels, ces mots constituent une formule très claire, qui désigne simplement le légataire universel ou le nu-propriétaire, chargés l'un ou l'autre ad libitum de détenir les biens affectés aux rentes viagères^.