‹ Les Guérin de Tencin, 1520-1758Chapitre 95 sur 241 · Papiers du baron Pichon. Collection de M. G. Vicaire · texte numérisé non relu

Papiers du baron Pichon. Collection de M. G. Vicaire

diverses personnes de son entourage. ' Il pouvait ainsi parler d'elles dans ses lettres, sans avoir jamais besoin d'écrire un seul nom. Seuls ses correspondants initiés étaient en état de comprendre de qui il s'agissait.

Le surnom donné par SchaubàMmedeTencin, s'il indique une grande intimité, ne serait donc pas la preuve d'une liaison absolue et pourrait passer pour le résultat d'une simple camaraderie-.

Une lettre du comte Hoym donne en effet sur Schaub l'impression que, si le j^etit homme courait après les femmes, on ne lui accordait pas une grande importance sur le terrain de la galanterie.

« Nous n'aurons point Genouville, écrit Hoym à Mme de Tencin, ainsi vous ferez bien d'amener M. de Créquy ou quelqu' autre qui puisse augmenter la compagnie, car un pauvre chétif chapeau comme moi n'est pas assez pour deux dames comme vous; et pour le Petit, il n'est compté pour rien. Encore ne sais-]e trop s'il viendra, car il n'est jamais trop certain de son temps. ^ »

Il s'agissait d'un de ces soupers dans lesquels l'élément du Palais-Royal et l'élément étranger trouvaient le plaisir de se joindre à d'aimables femmes, et l'occasion de causer officieusement de leurs affaires.

« A quoy pensez-vous^? écrivait Mme de Tencin au comte Hoym^. Il y a quatre jours au moins que je ne vous ai vu et que je n'ai entendu parler de vous. Voilà de quoi justifier

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