‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 107 sur 299 · C. de Rabodanges, du 30 novem · texte numérisé non relu

C. de Rabodanges, du 30 novem

bre 17G1 à 1780.

1 72 '(, Strasbourg; 17:27, camp de la Saône; 1733, 173o, Italie; 173(i, Béziers; 1741, 1742, Flandre; 1743, sur le Neckar; 1744, Metz; 1745, Souabe; 17 40, avec le prince de Conti sur la Meuse; 1747, Lawleld; 1748, Maëstricht; 1753, Sarrelouis; jusqu'en 1758 côtes de Bretagne; 1759, Belle-Ile-en-Mer. Le 7 avril 1761, deux cents voiles anglaises essayent de débarquer des troupes au port d'Andras. Le régiment surprend l'ennemi au milieu de son opération, lui tue 800 hommes, fait 1,000 prisonniers, dont un colonel et un major; le 21, les Anglais font une nouvelle tentative et sont plus heureux. Le lieutenant-colonel Sainte-Croix s'y défend jusqu'au 8 juin et, n'ayant pas l'espoir d'être secouru, obtient une capitulation pour le régiment, qui est transporté par des vaisseaux anglais sur le continent, puis envoyé en 1763 à Dunkerque. 1765, laBochelle; 1766, Grenoble; 1767. Weissembourg; 1769, Strasbourg; 1770, Douai; 1772, Berghes; 1773 à 177 4, Maubeuge.

INFVNTERIK FR.VNÇAISK (171Ô-1774}. 149

l"iO-J7r.2. — Habit, culotte, boutons, galon de cbapeau blancs; parements, collet, veste rouges.

ITCt.'MTTi, — Tout blanc ; collet, revers, parements rouges.

Prévôté. Drapeau : croi.\ bhinche, un canton bleu, un rouge, un noir, un feuille movie,

fàreiiadiers.

Dès les quatorzième, quinzième et seizième siècles, aux époques mêmes des premières fornintions de l'armée permanente en France, tout en organisant des compagnies, légions de troupes destinées à combattre en ligne, on avait compris déjà la nécessité d'avoir des corps auxquels seraient plus spécialement réservées les entreprises basardeuses.

C'est ainsi qu'à cette époque fut donne le nom d'enfants perdus à des soldats d'élite, ordinairement phirés aux avant-postes et choisis dans les bandes les mieux disciplinées. On en form.ait quelquefois de petits corps détachés, destinés à marcher en tête des colonnes d'attaque. Ils servaient également pour éclairer les marches et les convois. C'étaient eux aussi qui avaient l'honneur de monter les premiers à l'assaut d'une place. On les arma de grenades à l'époque de l'invention de ce projectile, et on les employa dans les sièges à lancer ces engins. Ils prirent alors le nom de grenadiers, qu'ils conservèrent depuis, même après que cette spécialité leur eût été enlevée, et qui devint le synonyme de soldat d'élite d'infanterie. C'est alors qu'on commence par placer quatre grenadiers dans chaque compagnie.

Grenadiers de France, n" 40.

La paix ;iyant pour conséquence la réduction des forces militaires, des régiments et des B. supprimés on ne conserva que les i8 compagnies de grenadiers^ qui, par ordonnance du 15 février 17 il), furent réunies en un régiment^ les grenadiers de France (1).

Le recrutement devait se faire, autant que possible, par enrôlement volontaire; il était recommandé, pour y amener les hommes,

(1) '< Cela forincra un corps redoutable. » (Barbier.) « Que ne doit-on allendre du mérite des ofliciers, de l'excellente discipline qui y règne et de la qualité des hommes qui le composent? » (Eiici/clopédie.)

(Je vanter les avantages d'en faire partie. « C'est une distinction et lin honneur que le Roy a voulu faire à ses grenadiers Royaux que (de les admettre dans un corps tel que celui des grenadiers de France, formé de l'élite de ses troupes. S. M. doit faire venir à Compiègne son régiment de grenadiers de France, honneur qu'elle a destiné à ce seul corps, pendant le séjour qu'elle y doit faire. » Cire, du 20 mars IToO.)

La forme d'engagement était de six ans, .30 livres, plus (» livres (le gratification. L'ordonnance du ^11 décembre I7G2 décide que le recrutement ne sera plus tiré des seules compagnies de grenadiers Royaux, mais des grenadiers de tous les régiments d'infanterie, et donne au régiment le nom de corps des grenadiers de France. II est mis sous les ordres d'un inspecteur commandant, M. le marquis de Saint-Pern, et les hommes ont une solde journalière supérieure d'un sol à celle des grenadiers des régiments.

L'ordonnance du 4 mars 1771 les supprime, et ils sont versés dans les régiments de grenadiers Royaux etdansles régiments provinciaux.

Les 48 compagnies des grenadiers de France se divisaient en 4 brigades. Colonel, e roi. Ils étaient commandés par 20 colonels et 8 lieutenants-colonels.

Colonels et lieutenants-colonels.

-C. de Broglie, C. deChoiseul, M. de Vauhecourt, M. de Pérusse, M. de Juigné. 0. de Puységur, M. d'Espourdnn, C. de Paulin. P. de Chimay. C. de Monibarrey, M. de Saujon, de Chaumont. C. de Chabot. M. de Balincourt, C. de Sainl-.\ignan, M. de Coislin, M. de Juniilhac. C. de Tessé, C. de la Trémoille, M. de Genlis, de Polche, Lacoste, Lauson, C. d'Auticliand. C. de la Martoine, de Monlaulieu, de Fontenelle, de Roussel.

17o0, camp de Compiègne; 1750, camp de Dieppe; 1757, Allemagne; 1758, Haastenjbeck, Hanovre, Rork, Munster; 1759, Minden; 1700, Duderstadt. Heiligenstadt; 1701 (1), 1702, Grebenstein.

Sont licenciés au Havre, le 4 août 1771.

(1) Bonnières Adrien-Louis de), comte de Guines, avait suivi la guerre de SepI Ans, sous le nom de comte de Souastre. en qualité de colonel aux grenadiers <le France; en 1761, colonel de Navarre; 1762, brigadier; inspecteur général en 17GC: 17GcS. nommé ministre plénipotentiaire à Berlin, y arrive en 1769; 3 janvier 1770, maréchal de camp: !''■" janvier 1784. lieutenant général.

Bel homme, il frappait tout le monde par ses grâces nalureiles, par un air de no-

J 720- 1702. — Habit, veste, culotte, piirements bleus ; revers rouj^es, boutons blancs, boutonnières blanches sur l'habit, bonnet de peau d'ours devant et de drap rouge derrière.

17().'3-177i^. — Veste, culotte blanches; habit bleu, agréuients blancs sur l'habit ; collet, revers, parements et retroussis jaunes ; boutons blancs.

Drapeau : croix blanche, armes de France au centre, deux cantons bleus fleurdelisés, deux blancs semés de grenades noires enflammées.

fiireiiadiers Boyaux.

Par ordonnance du 15 septembre 174 i, une compagnie de grenadiers est attachée à chaque B. de milice. Au début de la campagne de 1745 (ordonnance du 10 avril), elles sont réunies en 11 régiments de grenadiers Royaux à 1 B. portant les noms de leurs colonels

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