‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 108 sur 299 · II. — de Solar · texte numérisé non relu

II. — de Solar

blesse el de dignité, par sa pliysioiiomic IVanclic et ouverte. Un refroidi.'^seniciil marqué ne larda pas à succéder aux témoignages que les deux cours s'étaient donnés en renouant leurs relations oilicielles. Le comte de fiuines rencontra bientôt des obstacles provenant des efforts tentés par la Russie pour associer la Prusse à ses desseins sur la Pologne, sans compter ceux de rAulriche. Il déploya beaucoup de zèle, de savoir-faire, pour triompher de ces diflicullés, mais sa position y devint inlolérable et il dut quitter Berlin.

Frédéric avait tout lait pour laisser au comte de Guines la responsabililé du refroidissement qui venait de se produire entre les doux cours. Mais Louis XV n'avait pas été dupe de cette tacti(iue ; il était satisfait de son agent, et en lui conférant l'andiassade de Londres il avait hautement témoigné qu'il approuvait sa conduite. M. de Guines s'était comporté à Berlin avec tant de la<t et de dignité, ([u'il avait su em]>ècher le refroidissement de dégénérer en rupture. C'était la suite des ressentiments que le roi de Prusse gardait contre la France depuis la guerre de Sept Ans. Kn 17(')8, il s'était rapproché de Louis XV en vue d'un intérêt tout spécial : il espérait faire servir ses relations avec la France au relèvement du couunerco prussien; il désirait le renouvellement du traité de commerce de 175:}, plutôt que notre amitié, devenue plus génanle (|u'ulile pour les nouvelles combinaisons politiques qu'il poursuivait, dans l'alliance des trois puissances du Nord, et pour les préparatifs des renjaniemcnls territoriaux.

Pour assurer leur recrutement, l'ordonnance du 28 janvier 1746 créa une nouvelle compagnie de grenadiers dans chaque B. de milice : ce furent les grenadiers postiches. L'ordonnance du \l^ février 17 48 forme 2 nouveaux régiments; enfin l'ordonnance du 1" mars 1750 les porte à 11.

Un 12"= régiment, formé le 23 avril 17G2 et envoyé à la Martinique, est supprimé le 20 janvier 1763; les autres sont renvoyés à la fin de la campagne, par ordonnance du 10 décembre 1762.

Ils avaient le même uniforme que la milice, avec une épaulette de couleur dislinctive et différente pour chaque régiment. Par ordonnance du 27 novembre 1762, les régiments n'ont plus de drapeaux.

A la date du i août 1771, formation de 12 régiments de grenadiers Royaux. Colonel, le roi.

Colonels-lieuicnan/s.

1" Guyenne, M. de Pardaillon : formé de 10 compagnies doubles tirées des régiments provinciaux Auch, Bordeaux, Marrnande, Périgueux. la Rochelle;

T Poitou, C. de la Rochefoucault : Tours. Poitiers, le Mans, Limoges;

3« Lyonnais, M. Rlosset : Moulins, Clermont, Lyon, Valence, Aix ;

4" Ile-de-France, C. de Miroménil : Sentis, Mantes, Sens, Paris, Lille;

5" Soissonnais, C. d'Aigremont : Chàlons, Troyes, Soissons;

G' Orléanais, C. de la Roclie-Lamhert: Alençon, Argentan, Blois, Montargis, Chàleauroux ;

Tf Bretayne, C. d'Argenlré : Rennes, Nantes, Vannes, Caen ;

8° Lorraine, C. d'Hoflelize : Colmar, ÎN'ancy, Bar-le-Duc, Verdun;

9« Artois, M. de Mehegan : Rouen, Pont-Audemer, Péronne, Arras;

10'' Languedoc , C. de la Barlhe : iMontauban, Montpellier, Anduze, Albv;

11" Bourgogne, M. de Mauroy : Dijon, Autun, Salins, Vesoul;

12° Touruine, C. du Plessis : formé seulement en 1773.

Ils sont sui)primés le 15 décembre 1775.

Tous ces régiments ont le même uniforme ; l'épaulelte seule a des couleurs distinctives. Habit, revers, veste, culotte blancs ; collet et parements bleus ; boutons blancs timbrés d'une grenade entourée de .j fleurs de lis ; chapeau bordé d'argent.

1773. — Épaulettes des officiers et grenadiers : P"" régiment, bleu; 2'', rouge garance; 3®, rouge et vert; 4'',' violet; o'', aurore; 6% bleu et blanc; 7% vert; 8^, noir; 9". rouge et blanc; 10% jaune et blanc; 11% rouge et noir; 12", vert et blanc (rang de 1773, du 19 octobre), 1"' étant Guyenne, 2'' Poitou, 3*^ Touraine, i" Dauphiné,

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