M. deRiolor, 1676. j 3. M. de Cieil, 18 sepleinbre
2. M. de Villeineiir, 16 novembre 4. 15. de Grille, 8 mars 174i.
1691. ' ."J. M. de Liigeac, l*" avril 1750.
1737-1765. — Habitbleu; doublure, veste, parements rouges; brandebourgs, boulons, boutonnières argent. Bandoulière de buffle galonnée d'argent; ceinturon d'argent ; bonnet de drap rouge, garni de peau d'ourson noir; culotte et bas rouges. Équipage, drap bleu bordé d'argent. Étendard blanc, une grenade éclatant avec la devise : Undique terror, undique lethum (1).
4766-1774. — Le costume diffère très peu; l'habit avec les revers, retroussis et collet rouge, culotte de peau. Lorsqu'ils combattaient achevai, l'étendard était déployé et le drapeau plié; le contraire avait lieu quand ils combattaient à pied.
Licenciés le 15 décembre 1775.
Cieiiclariiievie tie France.
Remonter à son origine, c'est reprendre la création même des compagnies d'ordonnance instituées par Charles VII. Jusqu'en
(1) Celle fière devise date du combat de Leiize (19 septembre 1691), où les grenadiers se couvrirent de gloire et prirent cinq drapeaux à l'ennemi.
1667 (1) les gendarmes ont eu le pas sur toutes les troupes de France. La gendarmerie passait après la maison du roi et comprenait, sous Louis XV, 16 compagnies ou 8 E. Les compagnies des princes avaient la même composition que celle du roi.
Le groupement des compagnies des princes par E. se réglait après les quatre premiers, gendarmes écossais, anglais, bourguignons et de Flandre, dont le roi était chef.
Le 5"= se composait des gendarmes de la Reine et gendarmes de Berry ;
Le 6'', des chevau-légers de la Reine, chevau-légers de Berry;
Le 7% des gendarmes du Dauphin, gendarmes d'Orléans;
Le 8% des chevau-légers du Dauphin, chevau-légers d'Orléans.
Ces compagnies escadronnaient ensemble, avec la même couleur; l'armement et l'équipement étaient les mêmes : carabine rayée, 2 pistolets et sabre à poignée d'argent. A partir de 1730, la bandoulière en buffle se distingue dans chaque compagnie par une couleur particulière.
Habit, parements, doublure, collet de drap écarlate, bordé d'un galon d'argent; veste, culotte et gants chamois. Après 1765, la doublure est chamois; elle est blanche après 1767.
Cocarde, cravate noires; bandoulière et épaulettes bordées d'argent; manteau écarlate, doublé de serge rouge.
Équipage du cheval écarlate, bordé d'argent avec le chiffre du roi ou des princes brodé en argent.
Les casaques des trompettes et des timbaliers, bleues, couvertes de galons à la livrée du roi, alternant avec des galons d'argent, ils sont montés sur des chevaux gris.
(1,1 « Le rang que les 24 compagnies ont enire elles est réglé par l'ordoiinance du 6 mai 1667. et, quoiqu'il y en ait 8 destinées à la garde du roi et distinguées des 16 autres connues sous le nom de gendarmes, elles forment toutes ensemble le corps de la gendarmerie de France. Ce nom est leur nom véritable, et c'estjsous ce titre que le roi les distingue de la cavalerie. » (D. G. Carton maison militaire. Supplément à la corres[)ondance. — Voir également d'isnard, la Gendarmerie de France.) Henri IV créa en 1G09, ainsi qu'il est dit dans les états militaires de 1759. lesgendarmes de la garde. En réalité, elle ne fut pas organisée à celle date; officiellement elle devint garde du dauphin, à la garde duquel lesgendarmes étaient déjà employés, non|)as depuis sa naissance, le 21 septembre 1601, mais depuis le 14 décembre 1G02. C'étaient auparavant les gendarmes du maréchal de Biron,' décapité le 31 juillet 1602.
En 1718, l'effectif de chaque compagnie est considérablement diminué; depuis il fut réduit à 40 maîtres en temps de paix, 75 en temps de guerre, pour que deux compagnies formassent un E. de 150 hommes et 8 officiers, qui se formait, comme dans la cavalerie, sur trois rangs ; au premier se plaçaient tous les officiers supérieurs, les maréchaux des logis et brigadiers, formant 1,200 chevaux. Les hommes se cotisaient par groupes de quatre afin d'entretenir un valet et d'acheter un bidet pour porter les ustensiles de campement, les vivres, leurs chevaux ne devant jamais être chargés de ces objets.
Leurs cheveux étaient liés en queue, attachés près de la tête avec un ruban de soie noire; les cheveux de face roulés en boucle. Les chevaux étaient à tous crins, crinière et queue, avec des rosettes de rubans de la couleur propre à la compagnie.
Presque anéantie pendant la guerre de Sept Ans, et surtout à Minden (T'" août 1759), on la rétablit le 1^' mars 1763. Le 5 juin, elle fut réduite à 10 compagnies par la suppression de la compagnie des chevau-légers et leur incorporation dans celles de la gendarmerie. Alors les 4 appartenant au roi, dites grande gendarmerie, et les 6 autres, ou petite gendarmerie, furent données, comme garde d'honneur au roi Stanislas, ce qui les a fait désigner souvent comme gendarmerie de Lunéville, leur résidence.
La gendarmerie a toujours été en première ligne dans nos guerres. Les compagnies de ce corps combattaient à gauche de la maison du roi et prenaient rang avec elle pour monter la garde devant le logis ou la tente de S. M. (1).
Avant 1763, le quartier général de la gendarmerie était à Ghâlons-sur-Marne.
Les quatre compagnies du roi, aux alentours de Versailles.
Les autres, en Champagne, de Langres à Rethel ; vers 1750, dans le Nivernais et la Limagne. Les gendarmes logeaient chez l'habitant. Après 1763, les gendarmes furent casernes à Lunéville, dans le château et ses dépendances.
De même que les gardes françaises avaient le pas sur toutes les troupes à pied, la gendarmerie marchait en tête de toute la cavalerie, sans se confondre jamais, sans rouler avec elle. Bien que l'ordon-
(1) Les gendarraes et les chevau-légers de la garde déposaient leurs étendards dans la ruelle du roi. (État de France, 1727.)
nance de I6G7 l'ait un instant détachée de la personne du roi, elle est restée intimement unie à sa maison.
C'est en 1720 que les trente et une compagnies de la maréchaussée de France, toutes composées de vieux soldats, firent partie du corps de la gendarmerie et prirent le nom de gendarmes, qu'ils ont porté depuis.
Gendarmes ceossais (1).
Cette compagnie a vécu 366 ans sans interruption, sans aucune transformation, depuis le temps de Jeanne d'Arc jusqu'en 1788. Attachée d'abord à la garde personnelle du roi, sous le titre des cent lances écossaises, l''^ des compagnies d'ordonnance en 1445, propriété des Stuarts en 1665, jusqu'à ce que Jacques II, duc d'York, s'en démit aux mains de Louis XIV, depuis elle se recruta en France, tout en conservant le nom A'écossaise.
Capitaines-lieutenants.
l. d'Aubigny Sluarl, l'i22. 1 19. C. de Mailly, 11 janvier 1742.