‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 191 sur 299 · R. DES COLONIES, H. DE LA MARLNE, MILICES · texte numérisé non relu

R. DES COLONIES, H. DE LA MARLNE, MILICES

taine, 20 sols an lieutenant, H aux sergents, 7 soIs6 deniers aux caporaux, et 5 sols 6 deniers aux fusiliers.

J/ordonnance du 25 novembre ITiO donne comme uniforme un justaucorps de drap gris blanc à parements et boutons blancs. Les tambours conservent leurs parements bleus, les doublures rouges à la livrée du roi.

Le i'"' mars 1747, on reconstitue 3 brigades :

i° M. de Pandrau, B. de Neufchâtel,Montargis, Nantes.

2° M. de Solar, B. de Soissons, Redon, Hennés et Manies.

3° M'' de Bergeret, B. de Senlis, Corbeil, Orléans et Saint-Brieuc.

Le 25 février 4748, les brigades sont laissées aux ordres des mêmes officiers, et l'ordonnance du 6 août 1748 annonce le prochain retour des milices dans les provinces, et leur mise sur le pied de paix; aussi en 1749 ne fit-on ni levée ni assemblée, par suite des préliminaires de la paix d'Aix-la-Chapelle.

Par ordonnance du l*"" janvier 1750, les 107 B. sont convoqués, ainsi que les levées des années 1751, 1752, 1753, 1754, 1755, mais avec des diminutions dans les effectifs.

La guerre de la succession d'Autriche venait de commencer ; le 27 décembre 1736, les 24,000 hommes promis à Marie-Thérèse étaient réclamés ; alors les B. sont portés à 630 hommes. En novembre 1757, les compagnies reviennent à 85, et le l*"" avril 1758 les 105 B. sont rétablis, et les B. à 720 (1).

Les Grenadiers royaux prennent part aux affaires de Hanovre; on les trouve à Haastembeck, à Minden, en Allemagne, dans la Hesse, à Fillingshausen, au combat de Johannisberg.

I^e 8 avril 1762, 15 compagnies forment le corps des Grenadie7's royaux de la Martinique, qui devait se tenir prêt à embarquer à Brest; mais le contre-ordre est donné le 6 novembre, et le 20 janvier 1768 a lieu la réforme complète du corps.

Le i'"' février 1763, 32 régiments de recrues sont créés. Ils sont aux ordres d'un commandant et composés d'un B. de 8 compagnies.

(1) Au souvenir des services rendus par les milices à celle époque se ratlache celui d'un administrateur de j^rand mérite : Ch. E. Berlhelot de la Villeurnoy, né le 16 sei)tembre 1696, nommé commissaire ordonnateur des guerres et inspecteur des milices de 1758 à 1762, décédé à Paris le 9 janvier 1786. Père de Berthelotde la Villeurnoy, maître des requêtes, agent royaliste, déporté après fructidor et mort à Sinnamari.

Voici les noms de ces régiments : Abbeville, Châlons, Rouen, Gaen, Alençon, Moulins, Riom, Lille, Montauban, Auch, Bordeaux, Poitiers, Lyon, la Rochelle, Tours, Grenoble, Sens, Soissons, Limoges, Blois, Rennes, Metz, Bourges, Yalenciennes, Strasbourg, Perpignan, Dijon, Toulouse, Besançon, Aix, Nancy, Ville de Paris. Le régiment de Paris eut une formation un peu différente de celle des autres corps; le 1'''' septembre 1763, on y établit un colonel, un lieutenant-colonel et un major.

Les hommes des recrues doivent s'offrir de bonne volonté, être âgés de 17 à 40 ans en temps de paix, et de 18 à 45 pendantlaguerre. La durée du service est de huit ans. Après ce temps révolu, le soldat ne peut être astreint au tirage de la milice.

L'établissement des régiments de recrues est le premier essai de recrutement régulier. Mais on ne tira pas de cette organisation les avantages espérés; aussi dut-on revenir au tirage au sort, et l'ordonnance du 25 novembre 1766 prescrivit pour le 31 décembre la réforme de 26 régiments, n'en conservant que six à 2 B. : Lyon, Sens, Blois, Aix, Nancy et Paris.

Le régiment de recrues des colonies, créé le 30 avril 1765 et resté sur pied, est supprimé le 2 mars 1773.

La réforme du R. de Paris est ordonnée le 1^"" avril 1767, celle du R. de Nancy le 15 août. La môme opération eut lieu le l®''mai 1768 pour ceux de Lyon, Sens, Blois, et Aix; on les remplaça par quatre dépôts de recrues à Saint-Denis, Lyon, Toulouse et Tours. Par ordonnance du 4 août 1771, le nom de milices est abrogé et changé en celui de l'égiments provinciaux, et le nom de milicien en celui de soldat provincial.

Le B. de Saint-Brieuc est supprimé, et les 104 R. restants forment 47 régiments provinciaux.

L'ordonnance du 19 octobre 1773 porte leur nombre de 47 à 53, non compris celui de l'île de Corse; 7 de ces régiments sont à 3 B.; 44 à 2 B., et 2 à un B. seulement. Ils marchent dans l'ordre dénommé et avant les régiments d'infanterie créés depuis le 25 février 1726, époque de la formation des régiments de milices.

Chaque B. est composé de 8 compagnies, dont une de grenadiers royaux, une de grenadiers provinciaux, et six de fusiliers.

État-major : colonel, lieutenant-colonel, major, aide-major, et deux enseignes par B.

R. DES COLONIES, U. DE LA MARLNE, MILICES. 2bo

L'uniforme est le même que celui des Grenadiers royaux, sauf que les boutons sont plats et unis.

Voici quels étaient les appointements et la solde des régiments de recrues :

Cajùtaine 1 , 080 I. jiar an.

Lieutenant 450

Sous-lieutenant 360

Sergent 1 1 s. 4 d. par jour.

Fourrier 9

Caporal 7 8

Appointé 6 8

Chaque homme de recrue 5 8

Tambour 7 8

État-major.

Commandant 1 , 800 1. par an.

Aide-major 1 , 080

Sous-aide-major 450

Chirurgien 300

TABLEAU DES RÉGIMENTS PROVINCIAUX CRÉÉS PAR ORDONNANCE DU 19 OCTOBRE 1773.

Régiments.

Colonels.

Bataillons.

Péronne : Amiens, Péronne

Comte de Caulin-

(milices d')

court (1).

Abbeville : Abbeville et Gi-

sors

Le Veneur.

Créé à3 B.- réduit

à 2 (ord. du 19

octobre 1773).

Chdlons : Chàlons, Saint-Di-

Comte de Montey-

Créé à 3 B. ; réduit

zier, Mazarin. Rethcl

nard (2)

Page 1