‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 195 sur 299 · C. de Pilles · texte numérisé non relu

C. de Pilles

M. de Buttafoco. M. de Gaffono.

Ile de Corse (A )

(A) Levé en 1769, formé à Aix, assimilé aux troupes provinciales sous le lilre de provincial de Corse.

« L'expérience des deux dei^nières guerres, écrivait à Louis XV le marquis de Monteynard, le 10 octobre 1773, a prouvé l'utilité des régiments de Grenadiers royaux et môme des B. de milices, qui ont été employés aux armées. Elle a fait connaître que ces régiments

(1) Damas-Marillac (vicomte de). Se dislingue pendant l'expédition d'Amérique; gouverneur de la Guadeloupe, puis de la Martinique; lieutenant général, février 1792.

(2) Grillon (marquis de). Se dislingue au siège de Gibraltar; chevalier de la Toison d'or, 22 janvier 1784 ; lieutenant général, 13 janvier 1792.

T. vil. 17

étaient non seulement braves, mais que, composés d'une espèce d'hommes plus robustes , ils résistaient mieux aux fatigues de la guerre, ayant beaucoup moins de malades , surtout moins de désertions : le seul inconvénient qu'on y remarquât était la composition des officiers, souvent mal choisis, et en général n'ayant ni le zèle ni le nerf qui caractérisent les officiers français. »

« La milice a de bons soldats et de mauvais officiers, » disait de même le comte de Chabo.

En somme, la milice formait une bonne troupe, composée d'hommes endurcis aux travaux et propres aux fatigues de la guerre, sobres, braves, et tenant au drapeau.

Les couleurs et les dispositions de l'uniforme sont celles de '17G5; mais comme pour les Grenadiers royaux, le bouton porte deux n"^ d'inégale grandeur, Tu n marquant le rang dans l'infanterie, l'autre le rang entre eux des régiments provinciaux. Les fourriers et sergents ont le chapeau bordé d'argent, les soldats l'ont bordé de fil blanc. Les marques dislinctives des grades sont celles de l'infanterie. (Règlement du 7 avril 1767, sur l'habillement et l'équipement des troupes.)

Milice garde côte.

Elle était divisée en capitaineries ou B., suivant les provinces.

Picardie 4 capitaineries ou B., 21 compagnies à 70 hommes.

Haute Normandie 11 — 60 — 80 —

Moyenne Normandie Il — 53 — 80 —

Basse Normandie 12 — 77 — 80 —

Bretagne 20 — 200 — 80 -

Poitou, Aunis, Saintouge. . . 15 — 119 — 80 — Plus 4 E. de dragons.

Guyenne 36 — 43 — Plus 9 E.

Languedoc 5 — 40 —

Provence 3 — 40 —

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