CHAPITRE VIII
Cavalerie.
Sans remonter à Polybe, qui attribue les victoires des Carthaginois sur les Romains à leur cavalerie, sans accepter les opinions du chevalier de Folard, soutenant qu'une armée peut fort bien se passer de cavalerie et n'aller pas moins son train, disons quelques mots d'une arme qui a joué un rôle important chez tous les peuples et à tous les âges.
Il est fréquemment question, dans l'histoire des guerres de la France au seizième siècle, de reîtres et de lansquenets, troupes subsidiaires tirées d'Allemagne et dont les Français, qui estropient souvent la prononciation des langues étrangères, défigurèrent, selon leur usage, le véritable nom.
Du temps de la chevalerie, celui qu'on appelait en France «chevalier », en Allemagne ritter, possédait une seigneurie dont tous les habitants étaient serfs, attachés à la glèbe. Il choisissait parmi eux un certain nombre d'individus, qu'il relevait de leur servitude. Les uns devenaient alors reuters, c'est-à-dire écuyers ou hommes d'armes, et combattaient à cheval. D'autres combattaient à pied, ils se nommaient lands-knecht.
Lorsque la chevalerie disparut, les reuters, appelés en France reitres, rassemblés en corps plus ou moins nombreux, composèrent la cavalerie, et les lands-knecht (lansquenets ) furent réunis en compagnies.
Depuis le temps de la féodalité, la chevalerie, ou cavalerie, a passé en France par trois états : la chevalerie des fiefs, la chevalerie volontaire, la chevalerie soldée.
1° La chevalerie des fiefs devait le service militaire au suzerain, chaque fief étant taxé suivant son importance : ainsi le simple chevalier servait accompagné de deux hommes d'armes à cheval, au moins, et le chevalier banneret avait à sa suite de 150 à 600 hommes à cheval.
2° La chevalerie volontaire se composait surtout de chevaliers ruinés, de cadets de famille, d'aventuriers qui, pour vivre et par amour du métier de la guerre, se mettaient au service de hauts personnages, auxquels ne les rattachait aucun lien féodal.
3° La chevalerie soldée constitua un premier essai infructueux tenté en 1373 par Charles V; elle ne fut réellement organisée que sous Charles VII, par les ordonnances de 1439, 1444 et 1445. Cette dernière ordonnance prescrivitla formation de 13 compagnies soldées, chacune composée de 600 cavaliers, dont cent lances, c'est-à-dire cent hommes armés de pied en cap ; les autres étaient armés, équipés et montés à la légère. A partir de ce jour, la cavalerie permanente était créée.
Sous Louis XI, le nombre des compagnies soldées varia beaucoup. Sous les règnes suivants, on en compte jusqu'à cent trois pendant les guerres d'Italie et de religion, effectifs réclamés par les circonstances. Louis XI est le premier de nos rois qui ait tiré d'utiles services de l'assemblée des bans, qu'on laissa dégénérer sous François V et Henri II (1); mais la première organisation régulière de la cavalerie date de Charles VII. Elle conserva son organisation en compagnies isolées, et ce n'est que vers 1630 qu'on commença à prendre l'habitude de réunir deux ou trois compagnies en escadrons. Recrutées et commandées par des gentilshommes, dont elles portaient le nom, ces compagnies, indépendantes les unes des autres, formaient chacune un corps séparé qui s'administrait par lui-même.
A la mort d'Henri IV (14 mai IGiO), la cavalerie maintenue sur pied et soldée se composait des quatre compagnies de gardes du
(1) Suzanne dit qu'en 1552 la cavalerie légère française figurait pour un cbiflVe double de l'effectif des compagnies d'ordonnance. Impossible, malgré cette affirmalion, de trouver un état complet des troupes, tels qu'archers, argoulets, albanais, pistoliers, arquebusiers, que le roi pouvait avoir à son service. (Bibliothèque nationale, manuscrits français, 20532. — Fonds de Gaigneres, 420, p. 40 à 48.)
corps, une de chevau-Iégers, une de gendarmes du Dauphin, une d'arquebusiers et carabins, et de 19 compagnies ordinaires, dont deux de gendarmes ou de chevau-Iégers.
i()10. — U mai. Lorsque Louis XllI monta sur le trône, la cavalerie ne se composait que de chevau-Iégers et de gendarmerie non enrégimentés (1).
1615. — Création des carabins.
1634. — ;j octobre. C'est la date du premier règlement qui donne une forme régulière à la cavalerie en organisant 91 esquadres {-2), de cent chevaux environ. Voici l'énumération de ces corps :
Cavalerie légère.
M. le Cardinal.
M. le Prince.
Cardinal de la Valette.
Colonel-général.
Mestre-de-camp-général.
Bligny.
Laurière.
Massabeau.
Viantes.
Roques Saint-Quentin.
Caniliac.
H(ic(|uincourt.
Boissac.
Corvou.
Beauregard.
Aubaye.
Moulniet.
Chaniberet.
La Ciiapelle-Balon.
La Fcrté-Sennectene.
Villeneuve.
La Luzerne.
Lignon.
Valiniont.
Le TerraiL
Raslain.
Lenoncourt.
Brouilly.
[•"rancières.
La Courbe.
Beau va u.
La Force.
Brezolles.
Feuquières.
La Valette.
Duliains.
Saint-Simon.
Guiclie.
Fourilles.
Gesvres.
Cliappcs.
Du Tour.
Pont-Courlay.
Tivolières.
Saint-Chamond.
Ciuys.
Bonneterre.
Asserac.
Saint-.\ignan.
Du Jour.
Des BociiesBaritaut.
La Clavière.
Scoti.
La Noue.
Ayen.
Saint-André.
Auzonville.
(1) Deu\ ordonnances royales du 14 février 1633 et du 24 mai 1G3'» donnent des détails sur la manière dont les troupes vivaient dans leurs étapes et leurs garnisons : « S. M., sur diverses plaintes de la licence que prennent ses gens de guerre vis-à-vis leurs hôtes en voulant se faire traiter à discrétion eux et leurs équipages, ordonne de ne fournir au chevau-léger pour deux chevaux que quarante livres de foin, huit mesures d'avoine avec quatre pains de douze onces, cuit et rassis, entre bis et blanc, dix-huit pintes de vin et dix-huit livres de chair (bœuf, veau et mouton) avec défense d'exiger de la volaille et des faisans; moyennant quoi, il sera obligé de payer. »
(2) Le mot escadron n'est pas encore reconnu à cette date.
Beaupré.
Proesy.
Chemerault.
Estoges.
La Trousse.
Montbas.
Marolles.
Poyanne.
Rocliefort.
Haranibures.
Saint-Megrin.
Roquelaure.
Cavalerie légère. (Suite.)
Chabot.
Requiem.
Saint-Martin.
Vitanval.
Tourville.
Clinville.
Boury.
Disimieux.
Berneuil.
Villaux.
Villequier.
Bouftlers.
Lignières.
Romen} .
Contreville.
Heilly.
Linai's.
Plessonnières.
Esquancourt.
Rouville.
La Meilleraye.
Orgeru.
On créa en outre les 7 esquadres de carabins qui suivent
1 Courval.
Arnauld.
Maubuisson Du Pré.
Bidereau.
Harancourt.
Villas.
1635. — 16 mai. Au cours de la guerre de Trente Ans, pour détruire les privilèges abusifs des capitaines de cavalerie, les ramener à l'obéissance et supprimer les compagnies appartenant aux personnages trop puissants, Richelieu fait signer à Louis XIII l'ordonnance prescrivant la formation des 12 régiments ci-après (1) :
Cardinal-duc.
Matignon.
Le Ferron
Enghien (2).
Guiche.
Nanteuil.
Sourdis.
Sauvebœuf.
Chaulnes.
La Meilleraye.
Canillac.
Treillis.
Le cardinal fait admettre à la solde de la France, le même jour, 2 régiments : Souvré et Castellan, recrutés pour le service du duc de Savoie; plus un régiment allemand, donné par Gustave-Adolphe à M. de Gassion.
La cavalerie n'avait alors qu'un seul uniforme, consistant en un justaucorps de buffle avec des manches de peau d'élan ; pour armes , elle portait le pistolet et l'épée, que soutenait un baudrier. En 168i
(1) Pendant longtemps, ces régiments créés n'ayant pas de numéro d'ordre , n'eurent qu'un rang assez indéterminé, donnant lieu à beaucoup de contestations.
(2) Ou M. le Prince, une des dénominations habituelles du chef de la maison de Condé. Âncieiine compagnie de gens d'armes du prince de Condé.
seulement, ce baudrier fut supprimé et remplacé par le ceinturon.
A la date de 1635, la cavalerie compte 49 régiments (1).
Le 13 août, le roi écrit aux maréchaux de la Force et de Chàtillon :
(( Mes cousins, ayant su que les vieils soldats des régiments traitent si injurieusement de paroles et de fait, en toutes occasions, les soldats de recrues qui s'enrôlent dans les troupes, qu'ils en obligent plusieurs à les quitter, je vous fais cette lettre pour vous dire que comme lesdits soldats doivent être tenus égaux depuis qu'ils sont enrôlés, mon intention est que vous fassiez une ordonnance portant défense expresse aux anciens soldats de maltraiter ni d'injurier en aucune façon les nouveaux, et aux uns et aux autres de se raeffaire ni médire à peine de punition exemplaire, et que vous fassiez effectivement châtier ceux qui oseront y contrevenir. C'est le sujet de cette lettre, laquelle je ne ferai plus longue que pour prier Dieu. »
Le 26 octobre, 16 vieux régiments allemands, qui appartenaient au duc de Saxe-AVeymar (2), passent à la solde de Louis XIII, et en 1639, à la mort de leur propriétaire, entrent définitivement au service de la France.
Steef.
Eggenfekl.
Batilly.
Humes.
Gee.
Zillard.
Bouillon.
Tupaldon
Watronville.
Rosen.
^'assau.
Forbus.
Millier.
Trefski.
Schaik.
Vaubecourt.
A la fin de l'année 163o, la cavalerie se trouvait ainsi composée :
4 régiments formés de 1622 à 1635 :
13 régiments formés du 16 mai :
3 régiments liégeois formés du 7 et 8 juillet;
(1) En cette année 1635, les carabins, ou dragons, sont enrégimentés pour la première fois.
(2) Bernard, duc de Saxe-Weymar, illustre capitaine allemand, né àWeyrnarle 6 août 1604, fait ses premières armes dans l'armée de Mansfeld, 1622. .\u service du Danemark, 1625; puis il se rend au camp de Gustave-.\dolphe, qui le nomme colonel, 1631; se distingue à Lulzen ; reçoit les subsides de Richelieu, qui, le 2fi octobre 1635, le fuit entrer au .service de la France. Mort à Neuburg, 8 juillet 1631'. C'est uu des plus grands hommes de guerre de son temps.
16 régiments weymariens formés du V^ septembre;
Plus 6 de dragons formés le 27 mai.
Le régiment comprenait 2 £., soit 4 compagnies. Le plus ancien capitaine en était nommé meslre de camp.
Le 2," K., sous les ordres du plus ancien capitaine après le mestre de camp, portait le nom de major.
1636. — Le 26 janvier, le secrétaire d'État de la guerre de Noyers (1636-164.2) écrivait à Richelieu : a Le Roy met la cavalerie en escadrons au lieu de régiments; S. M. n'a point de satisfaction de son régiment ni du vôtre. Ils seront de trois compagnies, selon le rang de leur ancienneté. »
Le 30 juillet, sur les 49 régiments, 22 sont cassés.
Le régiment allemand de Rantzau ayant été levé le 17 février, il en restait 27.
1638. — Le 24- janvier, on ordonna la création de 36 régiments de cavalerie légère, composée de huitcompagnieset d'une de mousquetaires. En voici le tableau :
Castelan.
Cardinal-duc.
Enghien.
La Meilleraye.
Guictie.
Canillac.
Treillis.
Saint-Simon.
Fusilliers du Cardinal.
Alais (colonel général).
Prasiin (mestre de camp
général).
La Valette.
Aumont.
Montbriin Saint-.\ndré.
Merinville.
Saint-Aignan.
Du Roure.
Saint-Preuil.
Gesvres.
Du Terrail.
Boissac.
Lenoncourt.
Lignon.
Des Roclies-Baritaut.
Harambure.
Crussol.
Vatimont.
Coislin.
La Ferté-Imbault.
La Luzerne.
La Chapelle-Babon.
Linars.
La Ferté-Senneclerre.
Aubais.
Villeneuve.
Beauregard.
Le règlement du 15 mai dit que, pour établir le bon ordre et la discipline dans la cavalerie, « chaque régiment marchera selon l'ancienneté de son meslre de camp, depuis qu'il est capitaine , excepté ceux du colonel général et du meslre de camp général (1). »
(1) Il ne faut pas se baser sur les différents numéros des régiments, par rapport à leur ancienneté, ils ne prouvent souvent rien ; on les voit marcher tantôt après, tantôt avant tel corps. Les trois régiments de l'état-major de la cavalerie, les régi-
Le 1 i août, on forma (J nouveaux régiment, ce qui en porta le nombre à G9.
1641. — A celte époque sont créés deux nouveaux régiments de hussards. Les Croates de Raab, portant successivement les noms de Raab, Monlbas-Brct, Chemerault, Laroclie-ChemerauU, et Saint- Lieu, sont admis à la solde de la France le 18 août lOil et réformés le 18 avril 1661 ; les Croates de Wumberg combattent en mai à Rocroy et sont licenciés à la fin de la campagne.
A la mort de Louis XIII, le 10 mai 1643, l'armée comptait "1 régiments.
De 1643 à 1645, Mazarin, au faîte de sa puissance, se donna, sans compter les régiments d'infanterie, 4 régiments de cavalerie ;
Cardinal-Mazarin, levé le 11 février 1643.
Mazarin (français), — 5 mars 1644.
.Mazarin (étranger), — 5 août 1644.
Mazarin (italien), — 21 octobre 1644.
Plus les Dragons étrangers du Cardinal à la fin de la campagne de 1645.
1645. — 22 décembre. La première tentative d'uniformité dans la tenue nous est fournie par la lettre que le roi adresse à l'armée, et qui explique la manière dont devront être répartis dans les
ments royaux et les régiments des princes avaient seuls un rang fixe sous la monarchie. Les régiments de l'étal-major se primaient suivant le rang hiérarchique des ofliciers généraux de la cavalerie; après eux, les régiments royaux marchaient dans l'ordre de leur admission au titre de royal ; enfin les régiments des princes suivaient dans l'ordre que rétii[uette de la cour avait fixé pour les membres de la famille royale.
Les régiments de gentilshommes n'avaient pas de rang fixe, lis roulaient entre eux suivant l'ancienneté de leurs mestros de camp dans le grade de capitaine de cavalerie.
Dans les régiments qui avaient à leur tête un colonel général ou un meslre de camp général, ceux-ci sont toujours secondés par un mestre de camp commandant ou colonel, quelquefois même par un lieutenant-colonel; car, jus([u'à l'institution définitive et permanente des régiments en 1761, plusieurs officiers exercèrent successivement la charge de mestre de camp, tout en possédant un régiment, qui était leur propriété personnelle, tous ayant eu le droit ou la prétention de faire porter à ces corps le titre de leur charge, pendant le temps qu'ils l'exerçaient. Dans les dernières années de la monarchie, on voit les chefs de corps appartenant à la noblesse, tous exfraordinairetnent jeunes , doublés par des colonels en second pour les remplacer ou les diriger.
troupes les uniformes qui leur sont livrés. C'est dans la tenue réglée par ces prescriptions que nos soldats assistèrent à la prise de Gourtray, le 22 juin 1646.
1653. — L'armée de Champagne, sous Turenne, comptait 260 compagnies de cavalerie, à laquelle il faut joindre celle du maréchal de la Ferté-Sennectère, de 256 cornettes; celle du maréchal d'Aumont, à Calais, en comptait 120 ; celle de Catalogne, sous le maréchal d'Hocquincourt, 160; celle de Guyenne, aux ordres du duc de Caudale (Épernon), 123; celle d'Italie, commandée par le maréchal de Médavy de Grancey, 72. L'effectif général ne dépassait pas 127,000 hommes.
1658. — 10 avril. Ordonnance portant que S. M., informée que la plupart de ceux qui prennent la profession des armes entrent d'abord dans la cavalerie sans avoir aucune science ni pratique de la guerre, faute d'avoir servi dans l'infanterie, oi^i s'apprend ce qui est plus nécessaire, a décidé que, dorénavant, nul officier ne sera reçu dans la gendarmerie et dans la cavalerie, tant française qu'étrangère, qu'il n'ait auparavant servi durant deux campagnes dans l'infanterie.
1659. — La dernière année de la guerre, il y a 112 régiments de cavalerie, formant 700 compagnies d'environ 50 hommes chacune, officiers compris, c'est-à-dire 35,000 chevaux.
La Villette.
Duc (l'Anjou.
Carabins.
La Meilleraye.
Crequi (étranger .
La Châtre.
Colonel-général.
La Marcousse.
Royal.
Gramont.
Canillac.
Saint-Simon.
Le Roi.
Plessis-Praslin.
Nanteuii.
Aumonl.
Montijrun Saint-André.
Effectif de 1650.
Gesvres.
Genlis.
La Ferté.
Des Fourneaux.
Roquelaure.
Crequi (italien).
Harcourt.
Espense.
Saint-Lieu.
Rouvray.
Cardinal Mazarin.
La Reine mère.
Altesse Royale.
Piennes.
.Apchon.
Prince Almeric.
Cœuvres.
Carignan.
Commissaire-général.
Son Éminence.
Lillebonne.
Clerambault.
Coudray-Montpensier.
Bourlemont.
nies.
Montcavrel.
Joyeuse.
Bissy.
Mercœur.
Hocquincourt.
Épernon.
Richelieu.
Roquepine.
Chevalier d'Aubeterrc.
ICf/L'ctif ih 16Ô0. (Suite.)
Podowilz.
Esquancourt.
La Feuillée.
La Giiillotière.
La Rablière.
Fourilles.
Saint-Abre.
Monlgobert.
Chevalier de Rohan
Humières.
Difiby (anglais .
Rochepère.
Dragons de la Ferle.
Grandpré.
La Fare.
Brinon.
Candalc.
Dragons du Roi.
Saint-Chamarand.
Montclar.
Coislin.
Créqui (français).
Conti (étranger).
Duras.
Marins.
Gontery
Lorges.
Ville.
Vivonne.
Roye.
Montauban.
Givry.
Prince de Hesse.
Mestre-(ie-camp-général .
Gassion.
Prince de Salm.
Cuirassiers du Roi.
La Luzerne.
Maussaye.
Soissons.
Choiseul.
Chazeron.
Bregy.
Massannes.
Penfhièvre.
Broglio.
Mancini.
La Ilhière.
Resncl.
Nogent.
Melin.
La Valette.
Guise.