‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 198 sur 299 · Saint- Aignan · texte numérisé non relu

Saint- Aignan

Rattsky (28).

14 (1). Dauphin-Étranger. — Formé le 12 mars 1674. Réformé le F"' décembre

1761. Versé dans Dauphin, n» 19.

23 (2). Marine. — Formé sous le nom de Coulanges, 7 décembre 1665, appar-

tieiilà jilusieurs colonels. Devenu Maine. 18 octobre 1G88; Sainl-Simon, 20 mai 173G; Arcliiac, l"" février 1749. Kéforiné le l*^^"^ décembre 17G1. Versé dans le Roi, n" 5.

26 (3;. thi Tronc. — Formé sous le nom de ISartillat, 10 janvier 1668. Devenu

Du Tronc, 15 août 1702; Villar.s, 8 mars 1718; Lusignem, l^"^ février 1749. Réformé le 1" décembre 17(11. Versé dans Rerry, n" 21.

27 (4). Lambesc. — Formé sous le nom deGolias, 12 mars 1652. Devenu Lambesc,

28 mars 1708: Marcien, l»"" janvier 1748. Réformé le l''"' décembre 1761. Versé dans Royal-Pologne, n" 12.

28 (5). Flesché. — Formé sous le nom de Grignan, l'^' juillet 1671. Devenu

Flesché, 1704; Luynes, 1717; Des Salles, l""" février 1749. l*"" décembre 1761, versé dans Royal-Lcr.aine, n'^ 18.

29 (6). Saiiif-Aignan. — Formé sous ce nom 1671. RuflFec, 16 décembre 1717;

Talleyrand, 1743. l'^^ décembre 1761, versé dans Royal-Piémont, n° 10.

30 (7). Gesvres. — Formé sous le nom de Foucauld, 7 décembre 1665. Gesvres en

1709; Noé, mail758. Réformé le I'^'' décembre 1761. Versé dans Bourbon, n» 27.

31 (8^. Latoîir. — Formé sous le nom du Gasl, 3 mars 1672. Latour, 28 février

1711; Cbabrillan, 16 avril 1738. Réformé le l""" décembre 1761. Versé dans Royal-Cravates, n" 8.

32 (9j. Hendicourt. — Formé sous le nom de Valavoire. Hendicourt, 6 janvier

1703; Lorraine, 1^' février 1719; Cbarost, juillet 1756. Réformé le 1" décembre 1761. Versé dans Royal-Étranger, n" 6.

33 (10). Aubusson. — Formé du Plessis-Bellière, 5 août 1652. Aubusson, 4 mars

1702 ; Cayeux, 6 mars 1719; Beauvilliers, 20 février 1734. Réformé le l*"" décembre 1761. Versé dans Commissaire-général, n" 3.

34(11). Taren^e. — Formé Tliianges, 7 décembre 1665. Tarente, !'■■ juin 1709; Balincourt, 10 février 1759. Réformé le !«' décembre 1761. Versé dans Royal-Roussillon, n" 9.

35 (12). Bcringhen. — Formé Tiliadet, 8 juillet 1667. Bcringben, 5 avril 1700; Conti, 15 mars 1718; Poly Saint-Thiebaut, 31 janvier 1749. Réformé le 1"" décembre 1761. Versé dans Royal-Normandie, n» 17.

36(13). Vaudray. — Formé par le chevalier Duc, 1" mars 1674. Devenu Vaudray, 19 décembre 1706; Bourbon-Busset, l'i^ décembre 1745. 1" décembre 1761, versé dans Royal-Picardie, n° 14.

37 (14). La Roche-Guyon. — Formé Sainl-Silvestre, i^^"- mars 1674. La Rocbe- Guyon, 1715; Sain t-.\ldegonde, 10 février 1759. Réformé le l^^ décembre 1761. Versé dans la Reine, n° 18.

38(15). Saint-Germain- Beaupré. — Formé Walin , 1" mars 1674. Saint- Germain-Beaupré, 1704 ; Trasegnies, mai 1758. 1<"' décembre 1761, versé dans Chartres, n" 25.

39 (16). Murcillac. — Formé Fleury, 7 décembre 1665. Marcillac, 27 février 1705;Vogué, 1759. Réformé le T'' décembre 1761. Versé dans Royal, n" 4.

\Z [il). Livry. — Formé La Margelle, 14 aoiH 1674. Livry, 10 juillet 1699; Bezons, 15 mars 1718; Ray, 20 février 1761. Réformé le V décembre 1761. Versé dans les Cuirassiers du Roi, n" 7.

M (18). Jm Ferronnays. — Formé Maïuini, 3 tëvrier 1032. La Ferronnays, janvier l(i96; Crussol, 20 janvier 1747. Réformé, l'^'" décembre 1761. .Verse dans Orléans, n° 24.

45 (19). Germinon. — Formé Vaubrun, 10 décembre 167;i. Germinon, li se|t-

■tembre 1705; Lorges. G octobre 1723; Lautrec. 20 février 1761. Réformé, 1""" décembre 1761. Versé dans Condé, n" 16.

46 (20). LenoHCourt. — Formé La Tour du Pin Montauban^ 6 janvier 1652. Le-

noncourt, 1706; Toustain , 1758. Réformé le 1^"^ décembre 1761. Versé dans Des Salles.

48 (21;. Bouzols. — Formé Lançon, 10 décembre 1673. Boiizols, 24 décembre 1702; Espinchal, 1759. Réformé le 1«'' décembre 1761. VerséMans Bourgogne.

51 (22). ViUeprexix. — Formé Givry. lo décembre 1673. Villepreux. 1711; Mous-

lier, T"" janvier 1748. Reformé le 1 ■■ décembre 1761. Versé dans Royal- Navarre, n" 16.

52 (23). Marteville. — Formé Streef, 13 mars 1672. Marteville, 29 juin 1704;

Roye, 1" février 1719; Seyssel, 10 février 1759. Réformé, 1«' décembre 1761. Versé dans Commissaire-général. n° 3.

53 (24). Rothenbourg. — Régiment vveymarien de Rosen à la solde de la France,

26 octobre 1635. Rothenbourg. 2 avril 1709; Wurtemberg, 1"' février 1749. 1<='' décembre 1761, versé dans Royal-Allemand, n° 11. 53 (25). Courcillon. — Formé Furstemberg, l''^ janvier 1689. Courcillon, janvier 170i; Béthune, 26 septembre 1719; Preyssac, 16 avril 1759. Réformé le 1" décembre 1761. Versé dans Royal-Champagne, n^lS.

56 (26). Nugent. — Régiment irlandais au service de la France, 15 février 1698.

Devenu Nugent, 20 janvier 1706; Fitz-James, 16 mars 1733. Réformé, 1^'' décembre 1761.

57 (27). Vaudemont. — Formé Vaudemont. 15 mars 1707. DEscars, 8 juin 1744.

Le l'^'' décembre 1761 , réformé et versé dans Penthièvre, n° 30.

58 (28). Ratlshy. — Régiment à l'électeur de Bavière , qui servit comme auxi-

liaire depuis 1701 à la solde de la France. Rattsky, 14 décembre 1707. Réformé le 30 octobre 1756. Versé dans les régiments de hussards Bercheny, Turpin, Pollerelzky.

1716. — Ordonnance du 28 avril, portant que Sa Majesté a résolu de réformer quatre compagnies des régiments de Mestre-decamp-général, de Commissaire-général, de Royal, de Royal-Étranger, des Cuirassiers du Roi, de Royal-Cravates; qu'elle réduit toutes les compagnies de sa cavalerie à vingt-cinq maîtres et n'entretient plus ni majors ni aumôniers dans les régiments. Les majors se trouvant moins anciens que les capitaines seront entretenus en qualité de capitaines réformés. A l'égard des aumôniers, ils se retireront chez eux ou ailleurs, où bon leur semblera, avec l'assurance que le roi est satisfait de leur conduite.

L'organisation des troupes à cheval est restée sensiblement la même de 171(3 à 1740.

Jusqu'en 1733, l'E. comprend trois compagnies. Celte môme année, il est porté à quatre, ce qui donne 160 maîtres. Après la guerre de Sept Ans, l'E. n'a plus que deux compagnies, mais l'elfeclif en est doublé; enfin le. système de 1762 prévaut jusqu'en 17S8; le grade de chef d'escadron est alors définitivement établi. Ils se rangent de la droite à la gauche, suivant le rang d'ancienneté des capitaines.

La tenue se compose de l'habit à la française, gris, bleu ou rouge, avec revers, parements, doublures de couleurs variées, culotte de peau, bottes molles, bandoulière, ceinturon de cuir blanchi, chapeau noir bordé, avec bombe sous la calotte et cocarde noire. Des 58 régiments, ceux appartenant au roi et aux princes, au nombre de 15, portaient l'habit et le manteau bleus, avec couleurs distinctives.

1717. — 4 janvier. Traité d'une triple alliance conclu à la Haye, entre la France, l'Angleterre et la Hollande.

1718. — 6 mars. Des modifications et améliorations sont apportées au payement des troupes.

Ordonnance du 6 avril, portant règlement pour la solde, et introduisant divers principes sur la constitution des cadres, en vue du passage du pied de paix au pied de guerre et de la création d'une masse destinée à l'habillement.

Chaque compagnie sera composée, en temps de paix, d'un capitaine, d'un capitaine en second, d'un premier lieutenant, d'un lieutenant en second, d'un maréchal des logis, de 2 brigadiers et de 23 maîtres, qui seront payés à raison de 6 livres par jour au capitaine en 1*"", de 3 livres au capitaine en 2"; de 50 sols au premier lieutenant, de 33 sols 4 deniers au 2°, de 28 sols au maréchal des logis, de 8 sols au brigadier et de 7 sols à chaque cavalier.

En temps de guerre, les compagnies resteront composées du même nombre d'officiers, mais pourront être augmentées de 25 et môme 50 maîtres. Cette façon de faire des augmentations dans les troupes rendra l'état de l'officier fixe et certain, il n'aura plus de réformes à craindre; l'augmentation et la diminution ne tomberont que sur le nombre d'hommes.

Le 24 septembre, Le Diane est nommé secrétaire d'État de la

guerre. Le conseil de la guerre est dissous, pour reparaître plus tard.

Le règlement du 25 supprime les étapes, c'est-à-dire l'obligation pour les habitants de fournir la nourriture du soldat qu'ils logent. Ils ne doivent plus fournir que la chambre, dans les lieux où il n'y a pas de caserne. Les soldats sont obligés de faire eux-mêmes leur ordinaire et de payer d'avance leurs vivres; en route, ils payent aussi la location des chariots pour le transport des malades et des bagages.

11 décembre. Charles XII, roi de Suède, est tué au moment où il inspectait les travaux du siège de Fredericshall.

1719. — A la suite de la conspiration de Cellamare, il y a rupture avec l'Espagne et la guerre est déclarée; le maréchal de Berwick reçoit le commandement des troupes d'opération sur les frontières des Pyrénées.

L'ordonnance du 25 septembre prescrit la construction de casernes (1), tant pour les troupes de passage que pour celles de garnison, et donne une description du modèle adopté pour les casernes de la cavalerie. Comme conséquence du nouveau mode de casernement, les services du couchage et du chauffage, autrefois fournis par les hôtes, sont donnés à l'entreprise. Des marchés particuliers dans chaque place assurent le chauffage ; pour le couchage , il n'y a qu'un seul marché général dans tout le royaume : l'entrepreneur place un représentant auprès de chaque garnison, comme cela se fait encore aujourd'hui.

1720. — Par l'ordonnance du 2 juin, les comp.'ignies sont portées à 41 mailres, et les majors sont rétablis.

Création dit 12 juin 1720.

Rf^giment de hussards de Bercheny.

1721. — Publication du premier manuscrit traitant de la cavalerie légère et fournissant des renseignements précis sur les commandements et les mouvements en usage.

Ordonnance du 20 octobre portant que la cavalerie sera habillée

(1) L'idée n'était pas nouvelle; car le 14 janvier 1692 on avait commencé, dans les faubourgs de Paris, des casernes qui ne furent achevées qu'en 1716. C'est alors <iue le conseil de la guerre décida qu'elles seraient construites, sous la surveii-

en drap de Lodève, pour le dessus du justaucorps, les parements, les manteaux et les housses.

17^)3. — La cavalerie légère se compose de 59 régiments, comprenant 10" E., avec un effectif de 10,700 hommes. Les appointements, la solde et la pension s'élèvent à 4,569,048 livres, c'est-à-dire environ 86,208 livres par corps.

1724. — Mort du rOgent.

1726. — 26 février. Cette date marque le début d'améliorations sensibles dans le recrutement, car jusqu'à cette époque les différentes levées qui ont eu lieu doivent être considérées plutôt comme des opérations commandées pour le besoin du service que comme des mesures de prévoyance.

Ordonnance du 10 décembre portant création de six compagnies de cadets gentilshommes, à Caen, Melz, Strasbourg, Perpi gnan et Bayonne : c'est le germe de la future fondation de l'École militaire.

1727. — 1" février. Tous les régiments sont mis sur le pied uiàforme de 3 E. à 3 compagnies.

On rétablit le service des étapes, tel qu'il existait avant l'ordonnance du mois d'avril 1718.

La formation en bataille se fait sur 3 rangs , et l'on rompt en colonne par trois, par demi-compagnie, par compagnie et par escadron. Chaque compagnie a deux trompettes.

l*''juin. Ordonnance royale expliquant comment un régiment de cavalerie perdait son rang, suivant la qualité du chef, et comment s'établissait le changement de titre :

« Pour remettre à son rang le régiment de cavalerie vacant par le décès de M. le prince de Conty, en le mettant sous le nom du sieur marquis duGhayla, mestre-de-camp, auquel S. M. en adonné le commandement, elle a jugé à propos de remettre ledit régiment au rang qui lui avait été donné par ordonnance du 1^' mai 1699 et à laquelle elle n'avait depuis dérogé que par celle du 20 mars 1718, qu'en considération du rang de ce prince :

(c En conséquence, elle ordonne que ledit régiment reprendra le

lance de l'État, dans les villes qui le désireraient et aux frais des populations directement intéressées à s'affrancliir des charges du logement militaire. Quatre cent quatre-vingt-huit casernes furent construites en 1719 dans les principales villes de uarnison .

même rang qu'il avait avant ladite ordonnance du 20 mars 1718 entre les autres régiments de sa cavalerie; que pour cet effet il marchera immédiatement après le régiment de Toulouse et avant celui de Villars, et qu'il servira dorénavant sous le nom du marquis du Ghayla.

« Mande et ordonne à M. le comte d'Évreux, colonel général de sa cavalerie, et au sieur de Chastillon, mestre de camp général de ladite cavalerie, de tenir la main à l'exécution de la présente.

« Fait à Versailles, le r' juin 1727. »

1729. — 25 janvier. Ordonnance qui rétablit un cornette dans les deux premières compagnies de chaque régiment.

Celle du 10 mars prescrit que les officiers de chaque corps seront tenus de se pourvoir à leurs dépens d'habits d'uniforme, semblables à ceux de la troupe avec les bords des chapeaux en or ou argent et les boutons pareils. Cette ordonnance est vraiment la première prescription de tenue uniforme pour les officiers de cavalerie.

Composition de la maison du roi.

Hommes.

Quatre compagnies dos gardes du corps 1,034

Compagnie des gendarmes écossais 105

Deux compagnies de mousquetaires à clieval 534

Une compagnie de gendarmes anglais 105

Une compagnie de clievau-légers anglais 110

Gendarmes de la Reine 1 54

Gendarmes de M. le Dauphin 209

Compagnie de chevau-légers du Dauphin 108

Gendarmes d'Anjou 1 05

Gendarmes d'Orléans 154

Compagnie de chevau-légers d'Orléans 157

Régiment des gardes françaises , 30 compagnies à 100 3,000

Régiment des gardes suisses, 10 compagnies à 200 2,000

Gendarmes du Roi 200

Chevau-légers de la garde 200

Le 80 mars, les E. formés de 3 compagnies de 45 maîtres sont mis à -4 compagnies de 10 cavaliers; à cet effet, chaque régiment doit fournir 5 maîtres par compagnie, montés, armés, équipés.

Camp d'instruction sur la Moselle.

1731. — L'ordonnance du 1®"" juin crée une école de trompettes :

(:A^ALERl^:. 295

« s. M., étant informée qne plusieurs de ses régiments manquent de bons trompettes, juge nécessaire d'établir une école dans l'hôtel des Invalides. »

1732. — 21 avril. Traité passé pour la fourniture des lits de troupe. 11 sera fourni un lit pour deux soldats dans les casernes, et un pareillement pour deux cavaliers ou dragons.

1" novembre. Un troisième officier est créé sous le nom de lieutenant en second dans tous les régiments; il se trouve ainsi deux officiers par E. pour porter les étendards.

Camp de cavalerie à Aymeriss-sur-Sambre.

1733. — Commencement de la guerre de la succession de Pologne. Sur le Rhin, l'armée ne fut réunie à Strasbourg que vers le mois d'octobre; elle se composait de 118 H., donnant 75,810 fantassins, et l2o E., comptant 19,803 cavaliers.

28 mai. Ordonnance prescrivant l'uniformité de l'habillement, de l'équipement et de l'armement, dans tous les régiments, et enjoignant aux officiers de reprendre la cuirasse et le plastron, abandonnés depuis la paix (1).

10 octobre. Pendant cette guerre, les régiments sont tous mis à 8 compagnies et iE., avec autant d'étendards que de compagnies, plus deux trompettes à chacune. Presque tous les régiments ont un timbalier.

La formation en bataille se fait sur trois rangs.

L'armement se composait d'un sabie, d'un mousqueton et d'une paire de pistolets; sauf les carabiniers, qui étaient munis d'une arme un peu plus longue, la carabine.

La cavalerie marche sur Trêves. Le total des troupes est augmenté.

Siège de Philippsburg. L'armée était partagée en deux : M. d'Asfeld avait le commandement du siège, tandis que M. de Berwick avec la cavalerie devait en proléger les opérations.

13 juin. Le maréchal de Berwick est tué, et le marquis d'Asfeld le remplace à la tête de l'armée.

Création du 25 janvier 1735.

Uno ordonnance royale do diVombrc 1734, donnée à Strasbourg, prescrit do procéder à la forrnaliori du régiment de hussards Esterhazy.

(1) Un seul régimenl,les Cuirassiers du Roi, est cuirassé; tous les autres, exce|)tè

Vers le mois d'octobre, les troupes françaises, fortes de 60 E., marchent sur l'Italie, sous le maréchal de Villars, opérant de concert avec l'armée du roi de Sardaigne, notre allié.

Les régiments sont au nombre de 60, augmentés de deux parles créations de Bercheny en 1720 et F^sterhazy en 1735.

Le 9 novembre, les préliminaires de paix sont signés.

1736. — Il n'y a plus aucun fait de guerre, mais de simples mouvements de troupes pour évacuer les terres de l'Empire; on laisse des garnisons dans Philippsburg, Kehl et Trêves, places qui ne sont rendues aux Impériaux qu'en 1737. A cette époque, les troupes françaises prennent possession de la Lorraine et du duché de Bar, au nom du roi de France et du roi Stanislas.

Ordonnance du l*^"" décembre, qui établit une masse pour la remonte des régiments de cavalerie. Elle doit être formée par les soins du mestre de camp, du lieutenant-colonel et du major, qui répondent personnellement de l'emploi des fonds.

Les capitaines et lieutenants aides-majors sont mis sous les ordres du commandant de place.

1737. — 10 avril. Ordonnance qui enjoint aux officiers de porter toujours, pendant le temps qu'ils sont au corps, leur habit d'uniforme, comme étant le plus décent et le plus convenable pour les faire reconnaître et respecter des soldats.

Deux ordonnances royales règlent la question des étendards. Chaque régiment avait autant d'étendards que de compagnies, tous semblables dans le même corps, excepté dans ceux des colonels généraux, dont la compagnie colonelle portait un étendard ou guidon blanc.

Les couleurs varient, mais c'est presque toujours le bleu, le rouge, le jonquille, le vert, le cramoisi, le noir, avec frange d'or ou d'argent , le tout rehaussé par le soleil et la devise de Louis XIV : Nec pluribus impar. Quelques étendards, par tradition , n'ont pas les deux côtés de la même couleur, une des faces recevant les armes du propriétaire.

Cette même année, il y eut quelques modifications importantes dans l'administration de la guerre. Une ordonnance porte :

les hussards, portaient le l)ufne, remplacé l)ient6l par une veste de cliamois. Les officiers avaient le buffle, et, pour armes, l'épée et le pistolet.

« Retenue pour la remonte, outre une ration de fourrage, qui

« sera fournie par chaque jour à chaque cavalier lesquels,

« outre la solde, auront encore un sol par jour chacun, dont le « fonds restera entre les mains du trésorier, pour composer dans « chaque compagnie une masse destinée à son habillement.

(' Lorsque S. M. jugera à propos de fournir le pain à ses troupes, « la ration sera de 28 onces de pain, au lieu de 24, sans que, pour (I raison de cette augmentation, on puisse faire payer au soldat a plus de deux sols par jour pour chaque ralion.

«Lorsque, à l'occasion d'une guerre, le roi sera obligé d'aug- « menterle nombre de ses troupes, S. M. veut que celte augmen- « tation se fasse dans les compagnies par le nombre d'hommes et « de chevaux que l'on voudra mettre sur pied, etc.

« Lorsque les compagnies ne seront qu'à trente-cinq ou quarante, « les escadrons seront composés de quatre compagnies pour faire « 160 maîtres, et lorsque les compagnies seront de cinquante à « cinquanle-cinq, les escadrons ne seront formés que de trois « compagnies, afin que par ce nombre d'hommes les escadrons « puissent toujours être sur trois rangs. »

Par suite du mouvement incessant des troupes en campagne, en route, en quartiers d'hiver, on fut conduit à transformer la dépense des quartiers d'hiver, payés par les villes aux troupes qu'elles logeaient, en un impôt dont le montant pût être appliqué à l'entretien de ces troupes sans les déplacer.

« La distribution que Ton faisait faire aux troupes depuis quel- « ques années , d'une demi-livre de viande par jour, à chaque « soldat, dont la retenue se faisait sur leur paie , avait paru d'abord « un arrangement d'utilité pour eux; mais, soit que la viande leur « fiât livrée par estimation, ou distribuée à la livre aux compagnies, « il s'en fallait toujours beaucoup que le soldat eut sa ration or- « donnée lorsque les parts étaient faites à chaque chambrée, a L'expérience même a fait connaître que le soldat préférait le sol « qu'on lui retenait à la viande qui lui était distribuée ; car dans la (( dernière campagne des sièges de Landau et de Fribourg, on ne (i distribua pas de viande, et les troupes en furent très contentes.

« D'ailleurs cette distribution, qui coûte beaucoup au roi , met « souvent la cherté des bestiaux dans différentes provinces. »

1739. — Ordonnance du 1" décembre fixant la forme et la cou-

leur des guidons : modèle général, rouge brodé et frangé d'or. Règlement sur le paiement des troupes.

Solde.

Etatmajor

Livres.

Colonel 2,500

Lieutenanl-colonel 1,600

Major 3,000

Capitaine aide-major.. 1,800

Lieulenant aide-major . 1,500

1 Capitaine 2,000

1 Lieutenant 900

1 Sous-lieutenant fiOO

i Maréchaux de» logis 234

1 Fourrier 216

Livres,

4 Sous-aides-majors 1,000

i Quartiers-maîtres

4 Porte-étendard

Aumônier (en guerre seulomeal) Chirurgien —

8 Brigadiers

8 Carabiniers

32 Maîtres

1 Trompette

li4

Cette solde s'élevait d'un tiers en plus en campagne.

1740. — La cavalerie légère, tant française qu'étrangère, comptait, en décembre 1"40, 60 régiments sur pied, de iG4 E. à 4 compagnies chacun : soit 6o6 compagnies à 25 maîtres chacune.

Il y avait 1,787 officiers en pied; 656 maréchaux des logis, à 1 par compagnie : soit 16,400 maîtres et hussards, y compris les cadets dans Royal-Allemand; 1,312 brigadiers, à 2 par compagnies: 656 trompettes, à 1 par compagnie; 64 timbaliers, àl par régiment, y compris 5 timbaliers dans Royal-Carabiniers; 328 étendards, à 2 par E., et des aiguillettes plates de diflerentes couleurs dans toute la cavalerie.

60 régiments

régiments à 3 E 111 j

1 Royal de carabiniers 10 r

21 régiments à2E

1 Esterhazy-hussards

Il y avait plusieurs mestres-de-camp, lieulenants-colonels, capitaines, lieutenants et autres officiers de cavalerie réformés et entretenus par le roi, tant à la suite des régiments et à la résidence des places de guerre, qui, renvoyés dans leur province, conservaient leur rang jusqu'à ce qu'il plût à S. M. de les remplacer.

Cette cavalerie légère était payée par les deux trésoriers généraux de l'extraordinaire des guerres.

Par ordonnance du 8 janvier 1737, le roi supprima les aumôniers et chirurgiens des régiments et des brigades de ses carabiniers, ainsi que les augmentations accordées aux officiers des étatsmajors à l'occasion de la dernière guerre.

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