‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 197 sur 299 · février... Crèverœur (levé Altesse · texte numérisé non relu

février... Crèverœur (levé Altesse

24 mai Rochepère.

10 juillet Gassion (allemand).

— Carabins étrangers de

Saint-Simon.

— Créqui (levé Humes) .

— La Châtre (levé Tupal-

den I.

— Ilarcourt.

— Des Barrières (levé Conti).

— Mazarin (français).

— Saint-Germain Aprhon

(levé Pont de Gaut).

— Hollach, allemand (levé

Erlach).

10 juillet Almeric d'Esté (levéMa-

zarin, italien).

20 juillet Épernon.

— Richelieu.

— Saint-Abre.

— Brinon létranger).

— La Roque Saint-Chama-

rand.

— Esquancourt.

— Gontery.

— Massanes.

— Chev. de Rohan.

— Duras (étranger)

— Hesse —

— Salm

7 sont réduits à une compagnie, savoir

20 juillet..

. Mancini (wallon).

'20 juillet Catheux.

Gohas.

— Chazeron

Calvo (catalan).

— Renti.

La Feuillée.

En 1661, on réforme et licencie les 34 régiments qui suivent

i) avril. La Ferté- Sennectère.

12 — Mancini.

— La Feuillade (levé Dragons

étrangers du Cardinal).

— Belin (levé Cardinal Mazarin) .

— Clerambaut (levé Palluan).

18 avril. Castelan.

— La Meilleraye.

— Guiche.

— Canillac.

— Marcilly (levé Eggenfeld).

— Saint-André Montbrun.

— Gesvres.

— Lillebonne (levé La Chapelle-

Balonj).

— Roquelaure.

— Vatimont (levé Beauvau).

— Saint-Lieu (levé Croates de

Raab).

18 avril. Cœuvres.

— Coudray-Montpensier.

— Bourlemont.

— Roqu épine.

— Chev. d'Aubeterre.

— La Guillotière.

— Ville.

— Marolles (étranger).

— Hrezy (levéTresnies).

— Broglio (étranger).

Fabert (étranger).

Mondejeu.

— Montgobert.

— Givry.

— La Luzerne.

— La Fare.

— Maussay.

— Chainilly.

18 régiments sont réduits à une compagnie, savoir :

12 avril. Coligny.

18 — Quincy (réduit à 2 compagnies.

— Nanteuil (levé la Valette).

— Foucault.

— Bissy.

— Resnel.

— Podewitz.

— Monlauban.

— Bussv-Rabutin.

18 avril. Plessis-Bellière.

— Grandpré.

— Conti (étranger), levé Cara-

inany (Catalan).

— Gassion.

— Choiseul-Francières.

— Guise.

— Fournies.

— Lorges (étranger).

— La Illiière.

Il est conservé i régiments sur pied : Royal, le Roi , les Carabins du Roi et Royal-Étranger.

Gomme la France se trouvait alors en paix avec ses voisins, Louis XIV, à la mort de Mazarin, « voulant alléger les dépenses

du royaume, réforme une partie de ses troupes. Il conserve forcément beaucoup d'officiers pour les mettre en peu de temps sur pied en cas de besoin, persuadé que les troupes nouvellement levées sont longtemps mauvaises quand les officiers sont nouveaux, mais que les vieux officiers les ont bientôt disciplinées.»

1662. — 21 décembre. L'Allemagne est évacuée, chaque régiment reste à i E. de deux compagnies chacun.

Sous I^etellier on eut pour principe d'entretenir le plus grand nombre possible de troupes au meilleur marché possible; mais sous Golbert Tadminislration militaire entra dans une voie de progrès. On s'attaque aux abus, nombreux dans les compagnies, que les capitaines exploitaient comme un domaine en trafiquant des congés promis ou dus. Ces abus ne cessèrent cependant que sous le duc de Choiseui, qui chargea le quartier-maître de la comptabilité et de la caisse de toutes les compagnies du régiment, et mit le major à la tête de la haute administration.

1666. — L'ordonnance du 21 août prescrit aux officiers de faire payer à leurs « cavaliers la solde qui leur est due, sans leur retenir aucune chose en faisant leur décompte, sous prétexte de fourniture d'habillement et de chaussure, ou pour toute autre cause que ce soit, et décide que dorénavant et à commencer du premier jour de l'année 4667, lesdits décomptes seront faits en la forme, de trois mois en trois mois. » Telle est l'origine du décompte, récemment encore en usage,

1667. — Les armes du roi sont la préoccupation de Louvois, qui songe à les faire triompher en faisant valoir les droits acquis, par la mort de Philippe IV, à la reine Marie-Thérèse, sa fille d'un premier lit. Le roi marche en Flandre, ayant sous lui le maréchal de Turenne et deux autres corps, commandés par d'Aumont et Créqui. Celle campagne, appelée « campagne de Lille» , se termine par le traité d'Aix-la-Chapelle, le 2 mai 166<S.

Au mois d'avril 1607, le roi a sur pied 2Uj compagnies, ou 15 régiments, savoir :

9 régiments à 6 compagnies; 32 — à 4 —

Le réj'iment des Carabins de S. M.

C'était un effectif de 10,890 maîtres et 800 officiers , en ajoutant 1 a maison du roi et des princes.

Le roi crée des brigadiers d'armée par brevet.

1668. — Conquête de la Franche-Comté en hiver, en moins d'un mois, par le roi en personne ayant sous lui le prince de Gondé.

Le traité de la triple alliance entre TAngleterre , la Suède et la Hollande est signé le 28 janvier.

En vertu de l'ordonnance du 5 avril, au lieu d'être payés par mois, les cavaliers le seront tous les dix jours, et pendant la campagne prochaine ils recevront 20 sols pour le prêt d'avance.

Effectif au mois de mai.

89 régiments.

45 — existant en 1667.

5 — formés en janvier, mars et avril.

La plupart de ces régiments sont licenciés à la fin de l'année ou réduits à une compagnie de 100 hommes; cependant, avec des augmentations successives, le chiffre arrive à 95 régiments.

1669. — Ordonnance du l'""" juin, portant que les capitaines recevront 180 livres par mois; les lieutenants, 90 livres; les cornettes, 07 livres 10 sols; les maréchaux des logis, 20 sols par jour avec une ration de fourrage ; les cavaliers, 7 sols par jour avec une ration de fourrage.

Le 22 août, 6 brigadiers sont nommés par compagnie de 100 maîtres.

1670. — L'effectif au! "février est de 66 régiments à 2 compagnies de 50 maîtres, savoir :

Colonel-général.

Orléans.

Larboust.

Meslre-de-camp-général.

Enghien.

La Feuillée.

Royal.

Condé.

Lorges.

Le Roi.

Beauvisé.

Pilloy.

Royal-Étranger.

Bissy.

Rouvray.

Cuirassiers du Roi.

Calvo.

Resnel.

Cravates.

Des Fourneaux.

Auniont.

Royal-Roussiliou.

Foucauld.

Verdeiin.

La Reine.

Gassion.

Tilladet.

Le Dauphin.

Joyeuse.

Saint-Loup

Beau fort.

Brouville.

Melin.

Carcado.

Lambert.

La Chaux.

Humières.

La Rablière.

Sourdis.

Gournay.

Chevrier.

Lépine.

Doulet.

Coulanjjes.

nies.

Vachot.

Monlaigle.

Bligny.

La piaille.

Lescar.

D'Auger.

Trécouit.

Duvernav.

Plessis-rraslin

Mézièros.

Beaupré.

Nogent.

Wolf.

Don Luc.

Choiseul.

Estrades.

Coste.

Sommyèvre.

Catheiix.

Des Lombards.

San Esteban.

1G71. — Par ordonnance du 1" juillet, les compagnies sont portées à 100 maîtres. L'E. se compose de 3 compagnies de 60 à 70 maîtres, par la création d'une troisième compagnie, 30 cavaliers ayant été levés de chacune d'elles.

Le 6 novembre, sont créés des inspecteurs de cavalerie pour s'assurer de l'efreclif de chaque compagnie, de l'âge des hommes, de la force et de la taille des chevaux, du bon état du harnachement, des vêtements et des armes, enfin de l'instruction.

Un article du règlement du G novembre défend de retenir plus du sol sur la solde des soldats, pour subvenir au.\ dépenses de l'habillement et de l'armement. Cet article et les termes dans lesquels il est conçu prouvent que la solde suffisait, et au delà. Les retenues illégales sur la solde et les vivres sont impitoyablement poursuivies.

1672. — i février. Au moment où Louis XIV se prépare à déclarer la guerre à la Hollande, les compagnies des régiments sont portées à six.

Celte guerre se termine par la paix de Nimègue en 1678.

La cavalerie avait pour armes l'épée, le mousqueton ou carabine et les pistolets; elle portait des bandoulières de buflle blanc ou jaune, des culottes de peau ou de panne, des bottes fortes. L'équipage du cheval était à la livrée du colonel, ainsi que les casaques des trompettes ou timbaliers; ces derniers, presque tous nègres, se faisaient remarquer par la singularité de leur costume. Les manteaux des officiers et des cavaliers, bleus ou rouges, à petit collet, tombaient sur les épaules. Les boutons étaient d'or ou d'argent suivant les régiments. Les doublures ne peuvent être que de

laine sans galon, ni les boutonnières en fil d'or ou d'argent, excepté dans les régiments de l'état-major, dont l'officier a les boutonnières en ûl d'or.

Le colonel porte l'épaulette de chaque côté en or ou argent, suivant la couleur du bouton, garnie au bout de franges en nœuds de cordelière. Le lieutenant-colonel la porte à gauche; le major, de chaque côté sans nœuds à la cordelière; le capitaine et l'aide-major ayant commission, comme le major, mais d'un seul côté; le lieutenant, en argent losange de soie jaune pour le boulon jaune, et en opposition pour le bouton blanc, les franges mêlées d'or ou d'argent et soie ; le sous-lieutenant, à fond de soie losangée d'or ou d'argent, et lisérée seulement pour le porle-étendard et le quartier-maître. Les parements, en bottes, sontbordés d'un galon d'or ou d'argent fin pour le maréchal des logis. Les fourriers ont à chaque manche, en dehors au-dessus du coude, deux bandes de galon d'or ou d'argent. Les brigadiers ont les parements bordés d'un double galon de fil ou de poil de chèvre, et les carabiniers d'un seul galon.

Dans toute la cavalerie, la compagnie colonelle se recrutait avec des chevaux gris, et Colonel-général seul, formant 3 E., était monté fur des chevaux noirs.

167:2. — Déclaration de guerre par la France et l'Angleterre à la Hollande, faite le même jour 7 avril. Conquête de la Hollande, qui s'attire tous ces malheurs par la conduite peu mesurée de ses ambassadeurs dans toutes les cours de l'Europe.

La cavalerie, au 4 février, compte 35,640 hommes formant 198 compagnies de 60 hommes, qui sont constituées en 66 régiments; plus 10 levés en 1671 : total, 76 régiments.

En mars, il en est levé sept.

8 avril. Création de majors dans les régiments.

L'armée de Turenne eut des sièges à soutenir et passa l'hiver dans l'électoral de Cologne, où elle reçut un grand nombre de recrues.

12 juin. Passage du Rhin.

1673. — A la fin de mai, Turenne, ayant conclu une trêve avec l'électeur de Brandebourg, détacha au roi une grande partie de sa cavalerie et continua le siège de Maëstricht.

1674. — L'empereur d'Allemagne et le roi d'Espagne, prenant parti pour la Hollande, déclarent la guerre à la France. Louis XIV forme alors le projet de s'emparer de la Franche-Comté.

1675. — 5 mars. Sur les plaintes réitérées de Turenne à propos des cuirasses, que la plupart des officiers refusaient, le roi ordonne que lesdits officiers devront être munis de cuirasses pouvant résister à la balle de mousquet par devant et à celle de pistolet par derrière, et qu'ils les porteront à la guerre, anx manœuvres et en

. marche.

Après la campagne, les troupes prennent leurs quartiers d'hiver. Quand l'armée est réunie de nouveaux, Turenne, prenant toute la cavalerie sous ses ordres, se porte à Benfeld , pour forcer les habitants de Strasbourg à conserver la neutralité. Montecuculli , qui avait compté sur un passage facile du Rhin, emploie tous ses moyens pour attirer Turenne dans la basse Alsace et l'éloigner de Strasbourg; il menace successivement Philippsbiirg, Landau et Haguenau. Pendant qu'il fatigue son armée en marches et contremarches, Turenne jette un pont sur le Rhin à Althenheim, campe sur la rive droite à Wilstadt, couvrant Strasbourg et faisant vivre son armée sur le pays ennemi. Montecuculli veut alors s'établir en face de l'armée française, espérant que la disette lui ferait quitter sa position. Turenne lui barrait le passage, et une bataille devenait imminente; il avait pris toutes ses mesures pour vaincre, quand il fut tué par un boulet le 27 juillet, près de Wreder- Saltzbach.

1676. — 5 mars. Les officiers de cavalerie sont obligés de porter la cuirasse.

Ordoanance royale du 9 mars. Le roi, ayant reconnu qu'un grand nombre de cavaliers sont armés d'épées trop légères et trop courtes, arrête qu'à l'avenir tous les cavaliers devront être armés d'une bonne épée dont la lame soit au moins de la longueur de 2 pieds 0 pouces, sans comprendre la garde et la poignée.

Une ordonnance du 16 mai prescrit, en outre, que chaque cavalier soit muni d'un baudrier, de deux pistolets, d'un mousqueton, et qu'il soit bien botté et bien monté.

1677. — Le duc de Créqui prend ses cantonnements en Alsace.

1678. — A la paix de Nimègue, la cavalerie légère se composait de 99 régiments de 8, de 6, de 4 et de 3 compagnies, suivant leur ancienneté, présentant un effectif de 60,360 hommes, plus 3,420 hommes de la Maison du roi et de la gendarmerie, chiffre

T. vu. 18

qui a dû varier souvent selon les besoins de la guerre, les nécessités du budget et celles du recrutement.

Colonel-général.

.Alestre-de-camp-général.

Commissaire-général.

Royal.

Le Roi.

Royal-Étranger.

Cuirassiers du Roi.

Royal-Cravates.

Royal-Roussi! Ion.

Royal-Piémonl.

La Reine.

Dauphin.

Orléans.

Condé.

Enghien.

Varennes.

Rouvray.

Villeroy.

Quinson.

Livrv.

Léry-Girardin.

La Valette.

La Rablière.

Riran.

Bartillat.

Ollier.

Calvo.

La Mothe-Houdancourt.

Servon.

Cayeux.

D.\uger.

Viilars.

Du Rordage.

Régiments sur pied en 1678.

Florensac.

Saint- Valéry.

Bulonde.

Saint-Germain.

Ruvigny,

Sourdis.

Bissy.

Choiseul-Beaupré.

Tilladet.

Bligny.

Charlus.

ArnoKini.

Rosen.

La Luzerne.

Montgommery.

Locmaria.

La Roquevieille.

Langallerie.

Vivans.

Magnac.

fiassent.

Saint-Aignan.

Lauzier.

Saussay.

Chàtillon.

Konigsmark.

Schomberg.

Grignan.

Estrades.

L'Hommeau.

Bezons.

Puysegur.

linecourl .

Romainville.

Crillon.

Rivarole.

Royal-Anglais.

nies.

Montbas.

Saint-Simon.

Pracomtal.

Le Brest.

Druy.

Montai.

Courtebonne.

Alsace.

Levis.

Chevalier-Duc.

Gassion.

Albret.

Hendicourt.

Saint-Sylvestre.

Mélac.

Dauphin-Étranger.

Pelleport.

Pontsegut.

Chevreau.

Noailles.

Quincy.

Marivaux.

Montauger.

Du Rozel.

Villeneuve.

Lombres.

Boham (hongrois).

Villepion.

1679. — Le sabre est donné à la cavalerie, en remplacement de l'épée.

L'ordonnance du lo novembre veut que les caavliers soient montés sur des chevaux, et non sur des juments, et que dans chaque compagnie il n'y ait qu'un étendard. Les trompettes seront à la

C^VVALERIE. 275

vrée du mestre-de-camp dont le régiment porte le nom. La môme ordonnance statue sur les congés des olficiers, le roi se réservant d'accorder ceux des mestres de camp.

1680. — Le marquis de Bissy, ;\ la tête de 3,000 chevaux, pénètre dans le Luxembourg pour forcer l'Espagne à rendre Charlemont, que défendait le duc de Villa Hermosa.

1688. — Mort de Colbert, le 6 septembre. C'est h lui surtout que sont dus l'éclat et la prospérité de la première moitié de ce régne; les arts furent portés par ce grand ministre à un degré de splendeur qui a lait du règne de Louis XIV la plus belle époque de notre monarchie.

Alger est bombardé les 26 et 27 juin.

Le roi reprend les armes pour cause d'inexécution du traité de Nimègue.

De 1672 à 1682 inclus, sont formés 59 régiments.

De 1672 à 1682 — sont licenciés 34 —

En 1683, les régiments de cavalerie sont au nombre de 108,

1684. — 26 septembre. Le grade de cornette est aboli ; désormais cet officier subalterne s'appelle sous-lieutenant.

1685-1686. — Les ordonnances des l*^"" novembre 1685 et l'^mars 1686 s'étendent sur les fonctions du colonel, du lieutenant-colonel et du major, ainsi que sur les effectifs de l'E. Tous les régiments n'avaient pas les prérogatives de la possession de la prévôté et (le l'ustensile, comme l'exception des tinibaliers. Ces inégalités durèrent jusqu'à la disparition des régiments de gentilshommes, époque à laquelle, devenus égaux, ils furent tous composés de 5 E. de 2 compagnies, c'est-à-dire de 4 E. de guerre et un de dépôt.

1687. — 4 novembre. Les cavaliers devront avoir au moins 6 ans de service pour pouvoir être nommés brigadiers, et 10 ans pour devenir maréchaux des logis.

1088. — La jalousie que donnaient à l'Europe les droits que la France avait voulu exercer en application du traité de Nimègue, les prétentions qu'élevait Louis XIV, au nom de Madame, sa bellesœur, sur la succession de feu Charles, électeur palatin, l'invasion de l'Angleterre par le prince d'Orange, sont les causes qui déterminent une nouvelle prise d'armes. La guerre s'ouvre sur le Rhin et du côté de l'Espagne; elle devait se terminer par le traité de Ryswick,20 septembre-30 octobre 1697.

1()89. — L'ordonnance royale du l*' février (article 1®"") porte qu'il y aura pour chaque E. de cavalerie deux étendards (les E. étant alors de 2 compagnies, cela donne un étendard par compagnie) de la livrée du mestre de camp. Afin d'éviter la confusion et qu'on puisse les distinguer d'avec ceux des ennemis, S. M. veut et ordonne qu'aux étendards où il n'y aura pas de fleurs de lis, il y ait du côté droit un soleil, et que la devise du meslre de camp ou colonel soit seulement sur le revers.

Le roi fait embarquer Jacques II sur une flotte pour l'Irlande, où il arrive le 17 mars; les Irlandais royalistes lèvent le siège de Londonderry.

1690. — La cavalerie ne pril l'uniforme, à proprement parler, que dans le courant de celte année. Jusque-là le vêtement avait été d'une façon générale bleu pour les régiments royaux, gris pour ceux de gentilshommes.

Les grenadiers à cheval et les gardes du corps reçoivent l'habit bleu, doublé de rouge, et les agréments blancs; les mousquetaires, gendarmes et chevau-légers, l'uniforme entièrement rouge.

Sur 116 régiments de cavalerie légère sur pied, 87 ont encore l'habit gris à revers rouges; 4, l'habit gris à revers bleus; 14, appartenant au roi ou aux princes du sang, l'habit bleu à revers rouges.

Les officiers, appartenant en majorité à la noblesse, se soumirent difficilement à l'obligation de l'uniforme. Celte répugnance fut longue à déraciner.

Le 1" juillet, a lieu la bataille de Fleurus; le 11, la bataille de la Boyne, qui décida du sort de Jacques II.

1691. — Suite de la guerre contre le duc de Savoie.

16 juillet. Mort de M. de Louvois, auquel est dû le rétablissement de l'ordre et de la discipline dans les armées.

1693. — Cette année voit paraître deux armes nouvelles : les carabiniers et les hussards. A cette époque il n'y avait pas encore d'école spéciale , la Maison du roi et la gendarmerie en tenaient lieu; c'est ainsi que les compagnies de mousquetaires en servirent à la jeune noblesse. Elle passait ses années d'apprentissage dans des exercices de tous genres, soumis à une discipline sévère, acquérant une instruction étendue sur la cavalerie et l'infanterie, avec la chance de se trouver en face de l'ennemi et d'y rencontrer la faveur d'un grade, celui de cornette ou de sous-lieutenance.

Les suus-ofGciers peuplaient les rangs formés de volontaires; ils étaient d'autant meilleurs qu'on leur laissait complètement les soins de Tinstruction et des détails du service intérieur, ce qui avait le grand avantage de rehausser le sous-officier aux yeux du soldat. Enfin les brigadiers, par leurs soins, leur attention, leur conduite, se préparaient naturellement à devenir en peu de temps de bons sous-officiers. Le mode de recrutement des régiments et des compagnies qui appartenaient à des gentilshommes aurait dû conseiller de ménager le régiment ou la compagnie; c'eût été faire acte de bon propriétaire, car les hommes et les chevaux coûtaient cher et étaient onéreux à entretenir. On y regardait peu; jamais plus folle dépense ne se montra dans nos armées; on se ruinait au service du roi, en même temps qu'on s'y faisait tuer.

20 juillet. Bataille deNerwinde, gagnée par M. de Luxembourg sur le prince d'Orange. Le fruit de cette victoire est la prise de Charleroi par le maréchal de Villeroi le 11 octobre. C'est M. de Vauban qui conduisait les attaques, et M. de Luxembourg qui couvrait le siège. (( Le roi, dit Racine (1), avait près de 100,000 chevaux : c'était 40.000 de plus que dans la guerre de Hollande.

1®"" novembre. Création des carabiniers.

1694. — Succès du maréchal de Noailles en Catalogne. Il ne se passe rien en Allemagne et en Italie. Après la campagne, le roi créa quatre directeurs généraux de la cavalerie : INLM. du Bourg, de Sylvestre, de Bezons et de Coigny.

1695. — 4janvier. Mort du maréchal de Luxembourg à Versailles. Les événements qui suivirent justifièrent les regrets du roi et ceux de toute la France.

Les dispositions du maréchal de Lorges et du prince de Bade assurent le cours régulier de la campagne d'Allemagne.

1696. — Traité négocié par le comte de Tessé entre le roi et le duc de Savoie, conclu le i juillet et rendu public par la paix du 10 septembre. Les armées restent dans l'expectative.

(1) Fragments historiques.

ColoncJ-général .

État des régiments de cavalerie en 160G.

Meitre-de- camp-ijénérai

Commissaire-général .

Royal

Le Roi

Boyal-Ëlranfjer

Cîiirassiers du Roi

Royal-Cravates

Royal-Boussillon

Royal-Piémont

Royal- Allemand

La Reine

Le Dauphin

Philippeau.r , ou Dauphin-ÉI ranger

Bourgogne.

Anjou

Berry

Royal-Carabiniers.

Orléans

Coudé

Bourbon

Chartres

Cheyladet, ou Maine. .

Toulouse..

Villeroi.. .

Narbonne.

Prince-Camille-dc- Lorraine

Weymarien à la solde de la Fiance , 26 octobre 1635.

Mis sur pied, 2i janv.

— 15 oct.

Formé, IG mai 1635.

Créé dragons, 27 mai

Formé, 27 mai 1635.

— 12 mars 1G74.

— 1"' mars 1672.

— 15 janv. 1667.

— 30 janv. 1673.

— !<='■ nov. 16î)3.

— 16 mai 1G35.

— 17 janv. IG'iO.

Levé. 8 juillet 1667.

— 7 déc. 1GG5.

— fr mars 1674.

— 24 sept. 1651.

— 10 janv. 1668.

— 12 mars 1652.

Réformé en 1636, rétabli le 24 janvier 1638.

Cavalerie, 16 février 1646.

— 16 février 1659.

— 24 janvier 1638.

— 13 août 1643.

— 13 octobre 1652.

— 4 juillet 1643.

24 mars 1668.

Réformé; versé dans Dauphin.

1^1- décembre 1761.

Bretagne, 8 juin 1711; Bourgogne, 15 septembre 1751.

Devenu Artois. 1" décembre 1761.

Carabiniers de Provence, 13 mars

Clermont-Prince, 5 janvier 1724.

Réformé; versé dans le Roi, 1"' décembre 1761.

Penthièvre, 1^'' décembre 1737.

Co>i//, 20 janvier 1733.

Du Tronc, 15 août 1702; réformé et versé dans Bcrry, 1'' décembre 1761.

Lambesc, 28 mars 1708; réformé et versé dans Royal-Pologne, l'"^ décembre 1761.

lUol. des rêfjinients de cavalerie en 1696. (Suite.)

Crignan

Clermont Saint-Aignan.

Gouf/icr d'Heilli/.

Villequier

Vivans.

Lalournelle.

Talmont .

Souvré. . .

Roquepine .

Bc) court

Larrard

liuffeu

Esclaini'ilUers.

Dxiras

Aîineuil

Ponisegiit.

(, a mâches.

Lové,

!«■• juillet 1671. 6 janv. 16;)2...

23 févr. 16411..

3 mars 1672...

I — en 1667..

5 août 1652.

— 7 (iéc. 166.">

— 8juilletl667..

— F"- mars 1074..

— F'' mars 167 i..

— \" mars 1674.

— 7 liée. 1 66:) . . .

— 16 sept. 1652..

— 1" oti. 1682..

— 6 janv. 1647.. .

— 14 août 1674.. .

— 3 ianv. 1682...

\Flescfie, 13 octobre 1703; devenu Hoijal-Lorraine, 1"" déc. 1761.

Lenoncourt en 1706; réformé et devenu Roijal-Lorraine, l'"' décembre 1761.

Gesvres, 1709; réformé et versé dans Bourbon, l"décemb. 1761.

La Tour, 28 février 1711; versé dans Royal-Cravates, V décembre 1761.

Ilendicourl, G'yàn\\e\- 1703; versé dans Rojjal-Étranger. l" décembre 1761.

Aubusson, 4 mars 1702; versé dans Commissaire-général, f'' d'^cembre 1761.

Tarenté, \'-' ']mn 1709; versé dans Royal- Roussillon, V déc. 17()1.

Deringhen , â avril 1700; versé dans Rotjal-Lorraine . V' décembre 1761.

Voudra;/. 19 décembre 1706; versé dans Royal- Picardie , \" décembre 1761.

Marsillac, 20 mars 1709; versé dans/rt Reine, f'décemb. 1761.

Saint-Germain. 1704; versé dans Dauphin, i" décembre 1761.

Marcitlac, 27 février 1705; versé dans Royal. 1'"' décembre 17G1.

Devenu Royal-Picardie , P" décembre 1761.

i'illei/uier. 1710; devenu Royal- Champagne, 1" décembre 1761.

Snint-Pouangcs. 26 décemb. 1696; devenu Royal-Navarre, l" décembre 1761.

/.«ury, 10 juillet 1699; versé dans les Cuirassiers du Roi, 1*' décembre 1761.

La Ferronnays , janvier 1696 versé dans Orléans, l"' déc.

Élut des régiments de cavalerie en 1696. (Suite.)

Vienne

Rohan-Soiibise.

ImécourI

Saint-Sinwu

Levis

Cosse'

Barenlin . . .

Wiltz

Bosen.

Levé. 10 déc. 1673.

— 9 août 1671..

— 3 mars 1672..

— 10 déc. 1673..

— le^niars 167i.

— 30 mai 1653..

— 10 dec. 1673..

— 13 mars 1672.

A la .solde de la France, 26 octobre 1635.

.\oailles Formé, 20 décembre

La Marck

Sheldon (anglais"!

Vaudemont

Kronenberg

Châteaumoraiid

Aiihussou-Lafeuillade

Montgommery

Champ la in

Levé, lei'janv. 1G89.

— en sept. 1G91..

— 15 mars 1707..

— en déc. 1692..

— janvier 1655..

— 14 sept. 1667.

— 10 avril 1668.

— 10 déc. 1673..

Germinon , 14 septembre 1705;

versé dans Condc, f^ déc. 1761.

Saint-Aignan, 19 décembre 1706;

versé dans Royal- Piémont, V^

décembre 1761.

Cfiepy, 19 juillet 1708; devenu

Chartres, 1" décembre 1761.

Bouzols, 24 décembre 1702; versé

dans Bourgogne, 1" déc. 1761, yovion, 1713: Roijcl-Sormandie,

l'' décembre 1761.

Monteils, 1710; Bogal-Pologne,

30 mars 1737.

Villepreux, 1711; versé dans

Roijal-Navarre, l" déc. I76l.

Marterille, 29 juin 1704; réformé

et versé dans M eslre-de-carnp-

général, V déc. 1761.

liottenburg , 2 avril 1709; versé dans Roijal-AHemand, \" décembre 1761.

Conrcillon, janvier 1704; réformé et versé dans BoyalChampagne, V décembre 1761.

Sugent, 20 janvier 1706; Fitz- James, 16 mars 1733; réformé, 1*' décembre 1761.

Réformé; ver.sé dans Penthièvre, !«•■ décembre 1761.

Réformé en 1697; rétabli, 6 novembre 1705; réformé, 17 mai 1716, pour être incorporé avec Battsiiij, qui est admis au service de France en 1706; rétabli le 30 août 1756, et versé dans trois autres.

Licencié. 13 février 1698.

— 18 décembre 1698.

— 13 février 1698.

— 30 janvier 1698.

CA.VALERIE.

État des régiments de cavalerie en 1696. (Suito.)

Marrot Levé, 16 janv. 1677,

yiHcpion

Merinville

Quadt

Manderscheidt.

Sailbj

Saint-Simon

Cerisy

Preste

Sully

Sonastre

Montrevel

Savines

Fiennes

Bissy

Rennepont.

Du Plessis.

Pelleport . . .

Langallerie.

Magnac

Rassent

Broglie

Chûtillon...

Forsnt

La Vallière.

Lerrj-Girardin.

Marivault ....

Anlezy

Vandeul

Cibour

Auriac

Castries

Melun

Rissy, 2-

Cathalan

Lessart

17 mai 1677. .

20 août 1688.

1'"' janv.

27 sept.

•}.b oct.

— 7 mars —

— 55 mai IG58. .

— 8 juillet 1667.

— 6 oct. 1651...

— 20 août 1688.

— 9 août 1671..

!'"■ cet. 1672..

iodée. 1673..

l^rmars 1674.

7 mars 1676..

20 août 1688.

Licencié, 27 mars 1698.

— 13 février 1698.

— 13 février 1698.

— 28 novembre 1698.

— 23 décembre 1698.

— 18 novembre 1698.

— 27 mars 1698.

Versé dans Vandeul, 27 mars 1698.

Réformé, 27 mars 1()98.

Versé dans Anjou, 10 novembre

Versé dans Bretagne, 15 août

Versé dans Royal-Cravates , 10

juillet 1714.

Versé dans Gesvres, 10 novembre

Versé dans J/on<ej7s, 10 novembre

Versé dans Chartres, 15 août

Versé dans Chartres en 1697.

Réformé, 23 décembre 1698.

Mestre-de-camp-général, 1714.

Réformé, 1696.

— 13 février 1688.

Versé dans Royal -Piémont , 15

août 1714.

Réformé, 1698.

— 3 février 1698.

Versé dans le Roi, 15 aoùl 1714.

Réformé en 1713.

— en 1698.

Existait encore en 1706.

Versé dans Royal, 14 août 1714.

Réformé en 1698.

— 18 novembre 1698.

État des régiments de cavalerie en 169G. (Suite.)

Maui'oij

Du Chûtelct

Boufflers

Villiers le Morlnjer...

Le Gall

Ceoffreville

Marnay Saint-André.

Molde

Mont j)ey roux

Vaillac

Horn

Laignij

Du Ligondez

La Begssière

Courlandon

Watteville Conflans . .

Liste du Vigier

Levé, 20 août 1688..

— !«'• janv. 1689.

— 20 août 1688..

— 25 oct. 16S9...

Créé avant 1691 .

— 30 mars 1693.

Versé dans Condé, 1713.

Uéformé, 19 novembre 1698. Versé dans Royal-Étranger, lr>

août 1714.

Ver.sé dans Bourbon, 1713.

— dans Royal - Roussillon , lîélormé, 18 novembre 1698.

— 13 novembre 1698.

Versé dans Orléans, 15 août 1714.

Réformé, 23 décembre 1698.

— 13 février 1698.

Versé dans la Reine, 1714.

— dans Dauphin, 1714.

Détruit à la bataille d'Hochstedl,

octobre 1704.

Réformé, 1698.

1097. — Cette année est célèbre par le traité signé à Ryswick, qui donne enfin la paix à l'Europe. Charles XI, roi de Suède, médiateur de cette paix, meurt à quarante-deux ans pendant le cours des négociations ; il est remplacé par son fils Charles Xll.

Quatre traités sont conclus par la France à Ryswick : le premier avec la Hollande, le 20 septembre à minuit, sur la base des traités de Munster et de Nimègue; le second, avec l'Espagne, une heure après; le troisième, avec l'Angleterre, le 21; le quatrième, avec l'Empereur, le 30 octobre.

1700. — Mort de Charles IT, roi d'Espagne, le 1" novembre. Le M du même mois, Louis XIV accepte le testament fait en faveur du duc d'Anjou, son petit-fils, qui est proclamé roi à Madrid le 24, sous le nom de Philippe V.

Les 28 et 30 octobre, le roi de Suède, à la tête de 8,000 hommes, défait, à Narva, le czar Pierre I".

1701. — Commencement de la guerre de la succession d'Espagne. Le duc de Savoie, qui, à cette époque, était encore ou feignait d'être l'allié de la France, est nommé généralissime des

troupes envoyées en Italie. Aussitôt que Louis XIV eut accepté la couronne d'Espagne pour le duc d'Anjou, il chargea l'électeur de Bavière d'occuper les villes des Pays-Bas de concert avec les maréchaux de Villeroi, Boufflersel llosen.

Cette guerre oblige à porter l'effectif de la cavalerie à i35 régiments.

19 mars. Mort de Guillaume III, roi d'Angleterre.

1702. — Le maréchal de Villeroi est fait prisonnier et remplacé aussitôt parle duc de Vendôme, qui arrive ;\ Milan le 18 février. Le duc de Bourgogne se rend en Flandre à peu près à la même époque.

La bataille de Friedlingen s'engage le 14 octobre, entre le marquis de Villars et le prince Louis de Bade. L'infanterie française, après avoir culbuté les Impériaux, est prise d'une panique et recule en désordre; mais la cavalerie, conduite par Magnac, donne avec vigueur, rétablit le combat et permet au maréchal de battre complètement son adversaire.

1708. — 8 septembre. Le duc de Vendôme revient en toute hâte sur ses pas pour désarmer et faire prisonnières les troupes du duc de Savoie, dont la trahison est flagrante.

20 septembre. Première bataille d'Hochstedt, gagnée par Villars et l'électeur de Bavière sur le comte de Styrum, qui y perd son artillerie et ses bagages, et ne peut opérer sa jonction avec le prince Louis de Bade.

1704. — Les troupes quittent leurs quartiers d'hiver. Quatre nouvelles armées sont formées ; une opère en Savoie sous les ordres du duc de la Feuillade, l'autre en Lombardie avec le grand prieur, la troisième en Piémont sous le duc de Vendôme, la quatrième, en 1705, en Flandre, avec le maréchal de Villeroi.

13 août. Seconde bataille d'Hochstedt ou de Blenheim, perdue par les maréchaux Tallard et Marsin et l'électeur de Bavière, contre le prince Eugène de Savoie et le duc de Marlborough.

28 mai. Bataille de Bamillies, perdue par le maréchal de Villeroy contre le duc de Marlborough.

1706. — Une ordonnance du 1^' août, pour empêcher les capitaines de se débaucher des cavaliers les uns aux autres, prescrit que « tout cavalier qui passera d'une compagnie dans une autre, sans congé, sera puni comme déserteur et que tout capitaine

qui aura pris ou admis dans sa compagnie un cavalier actuellement dans le service, sera cassé et privé de sa charge, tenu en prison pendant deux ans et payera une amende de 300 livres au profit du capitaine auquel le cavalier appartiendra et à la compagnie duquel il sera renvoyé aux frais du contrevenant. »

1707, — 22 mai. Enlèvement des lignes de Stolhofen, que l'ennemi évacue en désordre, en abandonnant ses fusils, ses canons et d'immenses approvisionnements.

1708-1709. — Lese rigueurs de l'hiver augmentent encore les malheurs et la misère de la France. La cavalerie est en si mauvais état que le roi donne l'ordre de la renvoyer dans ses quartiers.

11 septembre. Bataille de Malplaquet.

1710. — La campagne s'ouvre fort tard, par suite du manque d'argent et de vivres.

1711. — Le maréchal de Villars avait l'intention d'ouvrir les premières hostilités par une surprise sur les cantonnements ennemis; il rassemblait près de Cambrai, le 26 avril, 156 B. et 227 E., quand les ennemis Furent prévenus à temps. L'armée, reposée et bien équipée, dut attendre que le prince Eugène fût forcé de rester inactif en Allemagne par suite de la mort de l'Empereur.

1712. — L'année commence par des conférences entre la France et l'Angleterre ; le 15 juillet, une suspension d'armes est proclamée ; le 24, la bataille de Denain, gagnée par le maréchal de Villars sur le prince Eugène, arrête les succès de l'ennemi et sauve la France.

1713. — La paix est signée à Ulrecht pendant l'hiver, le 29 janvier, entre la France, la Hollande et une grande partie des alliés;

seul l'Empereur refuse d'adhérer au traité.

1714. — L'armée est distribuée dans les quartiers d'hiver, et l'on voit enfin au commencement de l'année les conférences ouvertes à Rastadt aboutir et se clore le 6 mars.

Aussitôt la guerre terminée , toute la cavalerie subit d'importantes réductions ; un grand nombre de régiments, créés pendant la guerre, sont supprimés ou versés dans d'autres.

Créations de régiments de cavalerie do 1G96 à 1715.

Mont fort.

Rossent.

For-tat. . . .

Bar

Marivaulf.

Du Rozet.

Sa vin es.. .

Tracy

Molac

Les.iart

Du Ckâtelet

Geoffreville

Vaillac

Horn

Resnel

Du Ligondez

Clermont- Tonnerre.

Bissij, T

M ont for t.

Carnaull

Porté sur un élat du l"' juin noi

RiHabli lo 10 février

— 10 fév. 1701.

La Motte- Houdancourt.

Cayeux

Du Luc

Harcourl.

RélaJjli le 1«' mars

Levé avant le l^'juiii

— 3 sept. 1702..

— lit nov. 1705.

— 20 nov. 1705. ,

— 22 nov. 1705. .

lléfonné , versé dans Godilles, mai 1711.

IJélormé, 15 août 171 'i.

Rétbrmé, 20 novembre 171:5.

Réformé, versé dans Orléans, 15

août 1714.

Réformé, versé dans Beringhen ,

10 novembre 171;{.

Réformé, versé dans Montrevel,

10 novembre 1713.

Réformé, versé dans Reringhen

en 1713.

Réformé, versé dans Saint-Ai-

gnan, 10 novembre 1713.

Réformé, versé dans Villcpreux

en 1713.

Réformé, versé dans Du Tronc

en 1713.

l{éformé, versé dans Vaudraij en

Réformé, versé dans Cuirassiers

du Roi en f713.

Réformé, versé dans Noailles,

() octobre 1713.

Réformé, versé dans Aubusson,

10 avril 1713.

Réformé, versé dans.lnjoH, 10 novembre 1713.

Réformé, versé dans Noailles, mai 1711.

Réformé, versé dans Berg, 10 novembre 1713.

Réformé, 10 décembre 1713.

Versé dans La Tour, 15 août 1714.

— dans Flesche, 10 novembre

— dans Villequier, en 1713.

Créations de régiments de cavalerie de 1696 à 1715. ^ Suite.

Du Chntelet-Clefmont. Gacé.

Marsillac

Boze

Montgon

Raigecourt . . .

Du Bourdet..

Saint-Geniez.

Poldéak

Prince de Vaudemont.

Flandre

Brabant

De Pugg

Levé 24 nov. 1705..

— 27 nov. 1705.

6 déc. 1705.

Hussards à la solde de la France en 1706. .

Hussards à la solde de

la France en 1700.. .

15 mars 1707

Es|)agnolà la .solde de la France, nov. 1709.

Espagnol à la solde de la France, nov. 1 709.

Espagnol à la solde de la France, nov. 1709.

Versé dans Germinon , 10 novembre 1713.

Versé dans Dauphin -Étranger

■ en 1714.

Versé dans Laroche- Gutjoa en

Versé dans La Fcrronnaijs en

Réformé, versé dans Lambcsc en

Réformé, versé dans Levis, 10 novembre 1713.

Réformé, versé dans lioije en

Q^sann Rat Isky, 14 décemb. 1707, puis Lynden en janvier 1742; réformé, versé dans Bcrchenjj, 30 octobre 1756.

Passé au service d'Espagne en 1 709.

Versé dans Penlhièvre, 1*='' décembre 1761.

Renvoyé à la paix, 1714.

Renvoyée la paix. 1714.

Renvoyé à la paix, 1714.

Parmi les régiments de cavalerie licenciés sous Louis XIV, 73 existaient avant son avènement. En outre de ces mutations, il faut observer :

1" Qu'en 1G71 on rétablit des régiments ayant pour noyau une €ompagnie conservée de ceux licenciés en 1()68 ;

2° Qu'en 1G88 on mit sur pied des régiments réformés en 1679;

3° Qu'en 1701 on rétablit des régiments réformés en 1698.

Ainsi 467 régiments furent formés sous Louis XIV.

402 (plus 73 existant avant son avènement, soit 175) furent licenciés sous le même rèsne.

Créations et licenciements des régiments chi 14 mai 1G43

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ANNÉES

de FUIIMATION.

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ANNÉES

do FdHMATION.

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ANNÉES

de LICENCIEMEM.

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1715. — Louis XIV meurt le 1" septembre. L'histoire a salué en lui le représentant le plus vigoureux du principe monarchique , l'homme qui sut donner au gouvernement de la France un caractère d'unité et de majesté dont les traditions nationales n'offraient encore aucun modèle.

Le nouveau roi, Louis XV, conserve les 58 régiments de cavalerie spécifiés d'après les traités d'Utrecht (11 avril 1713), de Rastadt (6 mars 1714) et de Bade (7 septembre 1714), qui mettaient fin à la guerre.

État de la cavalerie en 1715.

Kang

en 1763.

Kang en

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