‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 203 sur 299 · PAIX · texte numérisé non relu

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L'ordonnance du 1'=' février 1703 prescrit la lormalion de 31 régiments de recrues d'un 13., oii les recrues seront reçues, habillées, et où il leur sera donné un commencement d'instruction. Ils sont destinés à entrer dans l'infanterie, la cavalerie, les dragons, les troupes légères et l'artillerie, les commandants jugeront des disposions et des qualités qu'auront ces hommes pour entrer dans ces diti'érents corps. On pouvait s'engager de 17 à 10 ans pour huit ans. Les recrues, après un certain temps de séjour dans l'un de ces trente et un régiments, étaient réparties selon les besoins et no pouvaient être habillées qu'après la revue d'un officier général.

Le 18 février, le roi déclare se charger, à l'avenir, de l'habillement de sa cavalerie.

Le 28 avril, de nouvelles instructions sont données aux trésoriers des régiments.

l®'' juin. Publication de la paix, qui dura jusqu'à la révolution.

1" août. Augmentation de la solde des trompettes et timbaliers, par suite de la difficulté d'en avoir de choix, faute d'une solde suffisante.

17 août. Instruction détaillée adressée aux inspecteurs généraux et complétée par celle du 28, prescrivant que « les cavaliers libres doivent être renvoyés avec leur habillement complet. « Je désirerais même, dit le roi, quil fût 'possible de leur donner ^xn habit neuf. » Les inspecteurs généraux devront s'attacher à composer de sujets intelligents la classe des bas officiers, devenue si intéressante. Ils s'assureront de leur application et leur feront sentir l'obligation de remplir les devoirs qui leur sont prescrits. Ils verront dans quel état sont^les chevaux de chaque escadron, si les cavaliers sont attentifs aies bien panser, si chaque brigadier y tient la main pour son escouade, chaque maréchal des logis pour sa subdivision et chaque lieutenant pour sa division, le mestre de camp, le lieutenant-colonel et le major pour tout le régiment; si ces officiers se trouvent aux exercices lorsqu'ils doivent y être, et s'ils veillent à ce que les chevaux mangent exactement leur ration sans qu'il en soit rien détourné.

3 novembre. La paix est signée à Versailles.

1764. — Ordonnance du 20 mars, concernant les différentes masses destinées à l'entretien des troupes, et sur laquelle seront entretenus les chemises, cols, bas, souliers, éperons, rubans pour les cheveux, cocardes, fourches, pelles, etc., etc.; au remplacement des trompettes, réparation des culottes, ferrage, etc., etc.

Une circulaire du l*^"" avril fait connaître qu'il y aura deux inspections générales, aux mois de mai et de septembre.

Le 7 du même mois, a lieu l'établissement du collège de la Flèche.

21 août. Institution de quatre écoles de cavalerie, destinées à apporter de l'uniformité dans les manœuvres, à Douai, Besançon, la Flèche et Metz,

1765. — l'^'"' avril. Tout premier capitaine qui aura servi six ans en temps de paix obtiendra le grade de major, s'il a en plus vingt ans de grade ; lorsqu'il aura servi en la môme qualité pen-

(lanl dix ans, il aura droit à la commission de lieutenant-colonel. Chaque campagne est comptée pour deux années de grade.

Cette ordonnance établit des capitaines commandants et des sous-lieutenants dans quelques-unes des compagnies des régiments.

1" mai. Deux compagnies forment un E., il n'y a plus qu'un étendard par E. ; il est place en second rang à la troisième file de gauche de la première division. Le pas et le trot sont les seules allures, le galop n'est employé que dans la charge, etc., etc.

Dorénavant, aucun officier ne pourra être reçu à son emploi sans être instruit des principes de l'équitalion et des devoirs de son état. Il sera tenu de faire le service de cadet et de maréchal des logis, jusqu'à ce qu'il soit reconnu assez instruit pour remplir convenablement les fonctions de l'emploi où il vient d'être nommé.

13 août. La solde des fourriers eslaugmenlée d'un sol, et ils ont autorité sur les maréchaux des logis.

1766. — r'"" j uin. Ordonnance qui règle l'exercice de la cavalerie, et complète celle du l""" mai 1765. Le roi, s'étant réservé la nomination aux grades de lieutenant-colonel et de major, les donne uniquement sur la constatation des services sans avoir égard à l'ancienneté.

Nouvelle ordonnance du 2 juin sur le service de la cavalerie. Elle entre dans le détail des revues d'honneur, des revues d'inspection, des promenades des chevaux, des leçons d'équitation, du dressage des jeunes chevaux, ainsi que des sonneries.

31 octobre. Suppression de l'école des trompettes à l'hôtel des Invalides.

l'' novembre. Ordonnance pour régler le service dans les places et dans les quartiers.

1767. — 25 avril. Ordonnance pour l'habillement et l'équipement des troupes. L'habit sera exécuté à la polonaise. Veste et drap chamois, culotte de peau, manteau de drap gris blanc piqué de bleu, surtout et gilet avec manches. Cheveux liés en queue garnis d'une petite rosette de cuir, les faces roulées sur une lame de plomb. Ceinturon en buffle. Le portemanteau en étoffe cramoisie. Il doit contenir, non compris ce que le cavalier a sur le corps, trois chemises, une culotte de rechange, trois mouchoirs, etc. Vient ensuite la description de la selle et de la bride. La

boite ne se portait que pour le service à cheval; à pied, les officierset cavaliers avaient toujours le soulier. Ce règlement se termine par la description de l'uniforme de chaque régiment.

1768. — 1*^'' décembre. Ordonnance portant établissement d'une masse pour la remonte des régiments de cavalerie.

1769. — Avant l'époque de la grande transformation politique de 1789, vers la fin du ministère du duc de Choiseul, notre cavalerie comprenait 35 régiments numérotés de 1 à 33, parmi lesquels un régiment de cuirassiers portant le n" 7, un de carabiniers, n" 22, quatre de hussards, n"^32, 33, 34, 35.

Il y avait 47 régiments de dragons.

Les 6 légions, corps mixles de troupes légères, se composaient chacune de 8 compagnies à cheval et de 9 à pied.

Ces régiments marchèrent d'abord avec les hussards et ne furent placés à la gauche de l'arme que lorsque la cavalerie légère prit le nom de grosse cavalerie, plus approprié à la nature de on armement et à la taille des chevaux qu'elle montait.

1771. — 16 avril. Augmentation de la prime allouée aux cavaliers qui se rengagent après huit ans de service. « S. M. voulant accorder aux anciens soldats des marques distinctives, ils porteront sur le bras gauche un chevron de laine de la couleur du revers. »

1772. — Par ordonnance du 17 avril, chaque régiment composé de 8 compagnies formant 4 E., est porté à 12 compagnies en 3 E. 11 n'y a plus de compagnies -mestre de camp et colonelles, on garde cependant la charge de cornette blanche dans Colonel-général.

On ajoute 4 carabiniers dans chaque compagnie, qui alors possède 3 officiers, 3 sous-officiers, 4 carabiniers.

1773. — 7 avril Ordonnance royale portant établissement d'une masse particulière dans les régiments de cavalerie, hussards et dragons, uniquement affectée au paiement des hautes paies, afin de procurer aux capitaines la facilité de conserver dans leurs compagnies d'anciens sujets qui y perpétuent le bon esprit et l'exemple.

10 avril. Le port du chevron ne sera accordé qu'à une conduite irréprochable et on l'interdira à ceux qui a auront été flétris par des punitions graves ».

10 mai. Les troupes en campagne, dans les camps ou en mar-

che, sont dispensées de l'observance du maigre par un bref du pape, tt n'entendant néanmoins que cette faculté puisse s'étendre jusque sur les soldats en garnison, dans les places, quartiers. »

Du 1" novembre au 1*'' mai, on exercera les compagnies dans les manèges.

Étal de la cavalerie à la date du lo mai I77i.

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