La Reine
Par suite des réformes opérées, Ja cavalerie ne compte plus que 27,647 bommes.
Il y a pour le costume des troupes à cbeval deux époques bien caractérisées : l'une qui commence en 1690 et qui s'étend jusqu'à la guerre de la succession d'Autriche ; l'autre qui se maintient sans altération jusqu'à la lin du règne de Louis XV et même au delà.
En 1740, il existait .j7 régiments de cavalerie. Les régiments appartenant au roi et aux princes de la famille royale étaient au nombre de 15. Ils portaient l'babit et le manteau bleus, avec la couleur distinctive rouge écarlate, combinée de diverses manières dans la doublure, les revers, les parements.
Royal, Roi et Dauphin avaient les boutons de cuivre et le galon du chapeau en or; tous les autres portaient les boutons d'é-
tain et le chapeau à galon d'argent. Tous avaient des liousses et des chaperons d'équipage bleus, et le galon bordant les diverses parties de l'équipage couleur aurore, excepté dans le régiment du Roi, où le galon était celui de la livrée, et chez les Carabiniers, dont le galon aurore était traversé par une raie blanche. Royal-Étranger avait adopté l'habit et l'équipage de forme polonaise.
Colonel-général, la Reine, Noailles, Pons et Fitz-James portaient l'habit et le manteau rouges; le premier avec des revers et parements noirs, les quatre autres avec distinctions bleues ou rouges. Colonelgénéral, la Reine et Noailles avaient les boutons et le galon de chapeau en métal jaune, les deux autres en métal blanc. Pons avait l'équipage bleu, il était rouge chez les quatre autres. Le galon d'équipage était noir et blanc dans Colonel-général ; chez les autres, à la livrée des chefs de corps.
Les 37 autres régiments étaient vêtus de drap gris blanc, sauf Mestre-de-camp-général, qui se distinguait par l'habit gris de fer et le manteau rouge.
Commissaire-général portait l'habit gris blanc avec manteau rouge; Conti avait le manteau gris blanc.
L'équipage du cheval était uniformément rouge, avec galonnage à la livrée des mestres de camp.
Tenue des cavaliers : culotte de peau, bottes molles, cocarde noire. Tous, à l'exception des Cuirassiers, portaient le buffle ou veste de peau jaune.
L'habit rouge était une distinction accordée au régiment du Colonel-général, à celui de la Reine, et aux familles de Noailles, Pons et Fitz-James, d'origine étrangère.
L'ordonnance de 1763 donne l'habit bleu à tous les régiments, avec l'épaulette de laine, de la couleur de distinction, portée à droite et destinée h maintenir la courroie porte-giberne, le collet renversé.
Le manteau est gris blanc. Les trompettes de la Reine, des princes du sang, de Noailles, ont la livrée spéciale du chef de corps; les autres, l'habit uniforme avec un petit bordé de galon de soie aurore ou blanc suivant le bouton. L'équipage du cheval est bleu. Les officiers ont l'uniforme de la troupe. Les couleurs sont le blanc, le rouge et le bleu, restées dominantes..
CA.VALERIE. 3Iλ
Hiatorique succinct des régiments de cavalerie. Coloiiel-f|éiiéral, ii" 1.
26octobro 1G3Ô.
Ce régiment appartenait au duc d'Angoulême, puis à son fils le G'* d'Alais, qui à cette époque exerçait, en survivance de son père, la charge de colonel général de la cavalerie légère. Depuis le 24 avril, il a toujours conservé son titre; c'est le seul qui ait survécu, après la paix des Pyrénées, aux seize régiments cédés à Louis Xlll par le duc de Saxe-AYeymar. Selon toute probabilité, il fut levé en KkU par le prince, au moment où Gustave-Adolphe intervint dans les affaires d'Allemagne. Après Lutzen, en 1033, Richelieu s'attacha ces troupes, et depuis dt).'Jo elles sont restées à la solde de la France. Turenne ayant été déclaré colonel général, après s'être fait catholique, son régiment prit le premier rang, par ordre royal du 2H mai 16i5, et devint Colonel-général le 2i avril 1657.
Lorsque l'armée est rangée pour marcher, et que Colonel-général passe devant une ligne de cavalerie, les régiments montent à cheval et saluent de leurs étendards; mais son étendard bleu, appelé cornette blanche, ne salue que le roi, les princes du sang, les généraux d'armée et maréchaux de France. Comme le premier de la cavalerie, campé à la droite, il choisit ses logements ou casernes, tandis que les autres tirent au sort. Il iivait des chevaux gris.
Colonels géncraux.
1. V. (le TuituinL', 2i avril 1G57. i 4. P. île Tureone, 7 juillet IT'iO.
3. C. d'Évreux, 10 février 1705. | 5. M. de lîélhune, 10 avril 1759.
Mestres de camp, commandants et colonels.