‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 262 sur 299 · CORNETTES · texte numérisé non relu

CORNETTES

Banoncy.

liundunsch.

Gersy.

l^andary.

(2) Verseilles, capitaine dans Royal-Allemand cavalerie, 29 octobre 1690; major de Royal, capitaine de lioussards, W mars 1703; commandant les houssards avec rang de maréclial de camp, 15 mars 1704; remplit souvent la charge de maréchal des logis des armées, dont il s'acquitta très bien. (Archives du ministère de la guerre, contrôles de 1705.)

(♦) Charnary, âgé de 47 ans, né à Altenburg (Hongrie); entré au service comme cadet aux hussards de Korneberg, juillet 1693 : cornette dans ilortani-lmssards, janvier 1696, jusqu'à la paix de Eiswick ; devient lieutenant-colonel de Verseilles. (Archives de la guerre.)

çant M. de Monleils (1). Ce régiment passa en 1709 au service de l'Espagne.

Ces deux régiments eurent des étendards, dont un blanc avec le soleil et sa devise, conservé encore aujourd'hui à l'Arnieria reale de Turin. Il fut perdu à la bataille de Turin en 1706, et appartenait au régiment de Poldeack.

1715. — A la mort de Louis XIV, il restait au service de France deux régiments de hussards, Rattsky et Verseilles. Ce dernier, réformé en 1716, fut incorporé dans Rattsky, seul régiment de hussards qui existât jusqu'en 1720.

A cette époque, les Hongrois étaient en minorité parmi les hussards français; ils se trouvèrent en plus grand nombre au régiment de Saint-Génies, devenu Rattsky (2 , surtout dans les corps francs.

Le régiment de Rattsky est à Landau, à Fribourg ; 1719, en Espagne; 17-41. à Prague.

1716. — Le régiment de Verseilles est réformé pour être incorporé dans Rattsky. Devant cette perspective, il se révolte et se désorganise sur la route de Metz à Verdun, où devait s'opérer l'incorporation.

Régiment de Berelieny.

En 1720, le comte de Bercheny, magnat hongrois, amène au roi un régiment qu'il avait levé sur les territoires turcs l'année précédente, et qui est admis à la solde de la France le 12 juin 1720.

Colonels.

1720, Bercheny ; 1751, Bercheny ; 1765, Bercheny.

Jusqu'à cette époque, la formation des hussards était restée à l'état d'escadrons, Bercheny seul est enrégimenté. Ces E. sont presque

(1) Bourgk, de la province de Marmaroch en Hongrie, né en 1681, simple hussard, puis maréchal des logis et cornette dans Mon teils. Sert en Espagne, 1709; lieutenant dans Rattsky. Mort en 1739, couvert de blessures. 11 avait reçu uncoui» de feu à la jambe droite à Turin, deux coups de sabre sur la tête à Guzzara. En 1711, il mit le feu à un convoi ennemi entre Gand et Gourtray. (A. G.)

(2) Rattsky (Georges Bor, baron de), né au château de Salamanza en Hongrie. Vient en France ; obtient une commission de mestre de camp à la suite des régiments de hussards, et se dislingue à leur tête. Naturalisé en janvier 1715; brigadier, 1719. maréchal de camp, 1734. Mort à Prague le 5 septembre 1742.

exclusivement composés d'étrangers, Hongrois, Allemands, Saxons, Polonais, recrutés partout et offrant par eux-mêmes les plus mauvais exemples de rébellion et de désertion avec armes et bagages.

1733. — L'état de paix régnait en Europe, lorsque, au mois d'août, des difficultés diplomatiques du côté de l'Autriche amenèrent la guerre à propos de la Pologne. Le prince Stanislas, beau-père de Louis XV, ayant été couronné pour la deuxième fois roi à Varsovie, celte élection déplut à l'empereur d'Autriche, Charles VI, qui la fit annuler en faveur de Frédéric-Auguste, fils du roi Auguste I", qui venait de mourir : telle fut la cause de la guerre entre la France et l'Autriche. La France mit alors sur pied deux armées pour entrer à la fois en Allemagne et en Italie. C'est à ce moment, au mois de décembre 1734, que fut résolue la création d'un nouveau régiment de hussards.

Régiment d'Esterliazy (1).

1733. — Le comte d'Esterhazy est autorisé à lever un régiment

semblable à Bercheny; il le forme à Strasbourg le 2o janvier 1733.

1730. — 23 avril. Les compagnies sont réduites à 40 cavaliers.

1737. — 8 janvier. Réduction des compagnies à 23 hommes. L'E. compte 100 chevaux, en 4 compagnies. L'ordonnance royale du 28 février fixe comme suit l'uniforme

du régiment ;

Habit ou pelisse et manteau iileus; veste, culotte et bonnet ventre de biche, celui-ci garni de peau d'ourson; bandoulière en cuir de Russie. Equipage ventre de biche, avec le chiflre du roi aux coins.

1738. — Les deux étendards subissent une modification : an lieu de rester couleur de feuille morte, ils deviennent, l'un blanc, l'autre bleu; tous deux fendus en pointe par le bas, avec un soleil et la devise du roi de chaque côté, brodés et frangés.

Le régiment reçoit l'ordre de partir pour Beaucaire en Languedoc avec M. David comme lieutenant-colonel. 1739. — Il s'embarque pour la Corse, où Louis XV l'envoyait ap-

(1) Ce régiment, qui eut le comte d'Esterhazy pour premier mestre de camp, devient Chamborant en 1761, et un autre régiment de liussards, sous le même nom d'Esteihazy, est créé au commencement de 1764.

puyer les Génois , et il y a quelques affaires de peu d'importance.

1740. — 28 octobre. L'empereur d'Autriche, Charles VI, étant mort sans enfant mâle, trois prétendants se mettent sur les rangs pour lui succéder : Marie-Thérèse d'Autriche, Charles-Albert de Bavière et Philippe V d'Espagne.

La France embrasse la cause du second et met en campagne une armée de iO,000 hommes pour soutenir ses droits. Celle armée fut d'abord sous les ordres du maréchal de Belle-Isle, puis sous le maréchal de Broglie.

Rappelé de Corse pour en faire partie, le régiment traverse la mer, le midi, l'est de la France, et se porte sur le Rhin.

Le 5 août 1741, les compagnies sont remises à 50 hommes, dès que l'armée fait invasion en Bohême, en Autriche et en Moravie.

Au moment où le régiment passait le Rhin, un hussard du nom d'Arbogast tomba au pouvoir de l'ennemi; rendu plus lard, il rejoignit son corps et y devint lieutenant sous Bercheny.

1742. — Les hostilités reprennent par un mouvement offensif sur la Bavière et la Bohème. Au siège de Prague, plusieurs officiers reçoivent d'honorables blessures : par exemple, le capitainciLindenhaum, lieutenant-colonel, elBrouja, sous-lieutenant, et les capitaines Guestric et de Rikerausky. Esterhazy s'y distingue dans les grand'gardes , qui lui sont confiées. Le 31 octobre, le régiment est mis à 6 E. C'est dans la nuit du 17 au 18 décembre que commença la retraite sous le maréchalde Belle-Isle.

Vers 1743, M. le comte d'Eslerhazy quitta son régiment et fut remplacé par le mestre de camp David (1), le 1" août de la même année.

1744. — Louis XV déclare la guerre à l'Angleterre le 14 mars, fait évacuer par ses troupes l'Autriche et la Bohême, et met sur pied quatre armées, une sur le Rhin, une autre en Piémont, et deux en Flandre, oi!i l'attendaient les Anglais. Ce fut vers ces dernières, réunies en une seule aux ordres du maréchal de Saxe, que fut dirigé David-hussards, qui arriva à marches forcées sur le théâtre de la guerre.

(1) David, originaire de Hongrie, était commissionné dans les troupes de Ragotzliv, quand il vint en France; caiiitaine dans Verseilles, 22 octobre 1712; passe capitaine dans Ratt/ky, 1716; major de Bercheny, 1720; lieutenant-colonel d'Esterhazy, 25 janvier 1735 ; mestre de camp du régiment, 1^^'' août 1743.

14 novembre. Siège et prise de Fribourg.

IT't'i. — Entre le 22 mai et le 21 juillet, les villes deMons, Tourna}-, Gand et Bruges sont assiégées et prises. On lit dans les rapports : (( La cavalerie française se jette au galop de ses chevaux sur les traces de l'ennemi , achève de les disperser de tous côtés. Le régiment de David y a pris partout une grande part. »

Ordonnance royale qui assimile l'iuiiforme du régiment à celui de Bercheny :

Doliiian bleu de ciel ; pelisse et culotte à la hongroise même couleur; cinq rangées de boutons d'étain ronds et blancs ; bonnet rouge garni de peau d'ourson ; manteau rouge. •

Équipage du cheval rouge avec fleurs de lis blanches. Comme marques dislinctives : tresses, galons et garnilures noires.

En 1747, à l'armée d'Allemagne, le régiment se conduit avec sa valeur habituelle; il a beaucoup d'officiers blessés.

Le 12 juillet, dans un combat près de Mons, les E. prennent une part glorieuse aux opérations du duc de Boufflers.

Le 11 octobre, David se dislingue à Raucoux, à côté de Lynden.

En 1747, le 2 juillet, à la bataille de Lawfeld, le régiment déploie une grande valeur, ainsi que Linden.

Prise de Berg-op-Zoom. A cette date, il devient Turpin.

Création de la compagnie franche du corps de volontaires chasseurs à pied attachée au régiment de Turpin. M. Derigny, lieutenant-colonel ; JM. Rarabert, aide-major.

Même uniforme que Bercheny, même ordonnance et même composition, à la réserve des petits parements et des revers de drap noir.

17.")o. — Du 2G août au 23 septembre, le régiment de hussards de Turpin fournit un E. au camp d'instruction de Richemont-sur- Moselle.

1730. — Licenciement des hussards Sainl-Genies, Beausobre et Ferrary; chacun de ces corps verse un détachement dans Turpin.

1737. — 20 juillet. Bataille d'Hastembeck, où des officiers, Reich et Mandel, tous deux blessés, tombent au pouvoir de l'ennemi.

1758. — 0 mai. Incorporation de Polleretzky dans Bercheny et Turpin; augmentation de 2 E.

A la bataille de Crefeld, le 19 juin, le régiment prend une part glorieuse à la belle résistance que fil le comte de Saint-Germain à la tête de la cavalerie ; on y compte trois officiers blessés : Freytag, Kleberl, et le cornette Lessel.

1759. — 30 août. Leduc de Broglie, qui venait de remporter un succès éclatant sur le duc de Brunswick, laisse la victoire lui échapper àMinden. Le régiment, dit le rapport, s'y conduisit avec sa valeur habituelle.

Le 1'^'' juillet 1760, il se signale de nouveau dans un combat.

Le 20 février 1761, le régiment devient Chamborant, et le 21, M. de Turpin est promu maréchal de camp. • .

Justaucorps ou pelisse de drap bleu clair ; veste, manteau, culotte et doublure rouges: bonnet de drap écarlate, garni de peau doublée de toile; ganses plates à la pelisse, à la veste, et ganses rondes pour bordés et boutonnières; petits l)oulons d'étain ronds; cartouchière et bandoulière de cuir rouge ainsi qu'à la carabine: housse bleue garnie de galons de poil de chèvre et d'une fleur de lis aurore aux coins ; bottines noires.

Etendards de soie bleue, fendus en ]>ointe par le bas, avec le soleil,, sa devise et les Heurs de lis, brodés et frangés d'or.

1734, Strasbourg; 1738, Beaucaire; 1739, Corse; 1740, Rhin: 1741, Bohême; 1742, Bavière; 1747, 1748, Flandre; 1761, armée d'Allemagne; 1762, Friedberg; 1763, Avesnes; 1764, le Quesnoy.

L'ordonnance du 10 février 1764 fixe ainsi l'uniforme :

Pelisse et veste de drap vert; culotte rouge; parements et retroussis noirs; agréments blancs; shaiio de feutre noir, galon de même couleur. Equipage du cheval rouge, bordé de noir, fleurs de lis aux angles.

Les escadrons forment régiment d'après cette ordonnance, le corps étant définitivement constitué; jusqu'à cette époque, il était regardé comme régiment de formation.

Créations de 1743 (1).

l^^ août, PoUeretzky.

1" août, Beausobre.

27 septembre, Rangrave.

(1) Le ministre de la guerre, M. de Breteuil, fait savoir à M. le maréchal de Belle-Isie que les 4,0.30 hussards alors existants ont coûté, pour la levée, 1,515,000 livres, et que la dépense annuelle -est de 2.450,000 livres. (D. G.)

Régiment «le Polleretzky (1).

L'ordonnance du I " août 1743 porta organisation de ce régiment au moyen de 2 K. de Bercheny ; d'après celle du 10 décembre 1745, on recruta pour lui dans la Souabe 1:2 compagnies de 50 hommes. Le 3 novembre 17 'i8, il fut réduit à 4 compagnies. Le 30 octobre 17.^6, il reçut le régiment de Ferrary. Le 5 mai 1758, à l'armée d'Allemagne, il fut cassé pour pillage et brigandage (2), et on en incor-

(1) Polleretzky (André), né en 171 l,à Molsheim (Alsace) ; capitaine dans Dcrchcny , 5 novembre 1733; major, 10 décembre 1743. Son père, né à Besztcrezban (Transylvanie), vint en France comme écnyer de la princesse Ragolzky.

Ce régiment compte entre autres nfliciers de mérite :

Krans, né à Bàle, 10 avril 1720; engagé dans Pollerelzliy : lieutenant. 10 août 1745; se distingue à la pri.se du château de Rheinfeld, à deux endroits de la forêt Noire, au passage du Tyrol. à Raucoux, où il est blessé.

Freyer, né à Ilnffach (Alsace), 3 avril 1727; lieutenant; capitaine en 1743; reste estropié à la suite d'une blessure, passe dans Ferrary le l'^'' décembre 1747.

Kuhn. capitaine, blessé à Lawfeld, 2 juUlet 1747.

Rish de Gazdacli, né à Sultz (Alsace) en 1717 ; volontaire dans Rattzky"; lieutenant dans Berdieiiy, 1742; passe à l'armée de Bohème, dans Polleretzky; blessé en 1748; capitaine dans Ferrary.

(2) Voici la lettre qu'adresse à ce sujet le comte de Clermont au maréchal de Belle-Isle :

0 Wesel, 17 avril i"."i8.

« J'ai écrit, Monsieur le maréchal, qu'il était impossible, jKJur le bien du service du roi, de garder M. de Polleretzky ; il est devenu aussi méprisé des odiciers sous ses ordres qu'il lest de toute l'armée. On ne parle que de ses friponneries. Je trouve que, pour mettre .son régiment en état, il faut l'embrigader avec Turpin jusqu'à l'année prochaine, ou avec M. d'Estherazy. Il tera campagne avec l'un ou l'autre, tous deux de très bons officiers, pleins de zèle, de bravoure, d'intelligence, et imbus du véritable service de hussards. Je demande une i>rompte décision.

« Vous savez la sincère et véritable amitié que je vous ai vouée.

« Lotis niî BoLUBON, comte de Clermont. »

En conséquence, quelques jours après, le 5 mai 1758, un rapport fut adressé au roi, qui l'approuva. On y lit -.

» Les mauvaises actions qu'a commises le sieur de Polleresky, dans la campagne dernière, qui l'ont rendu méprisable à toute l'armée et aux nfliciers. engagent de supiirimer ce corps et don faire 1 incorporation dans Turpin et Bercheny, qui seront portés alors à 900 hommes chacun. Cette suppression occasionne, par la perte de son état-major, une diminution annuelle de dépense pour le roi de 13,610 livres. »

pora les restes dans Bercheny et Turpin, depuis Chamborant. Rhin, Flandre, 1745, 17i6; Lawfeld, 2 juillet 1717; Raucoux, H octobre 1747, où il se distingue particulièrement.

1744 à 1758. — Pelisse, veste et culotte bleu de ciel ; boutons blancs-, les boutonnières, poches et manches brodées d'un petit galon rouge ; doublure de peau de mouton blanche, bordée de même peau noire; shako de feutre noir garni de rouge, avec fleur de lis rouge sur le devant des shakos.

Deux étendards.

Régiment de Beausobre.

Formé le l^^'aoùt 1743, par Jean des Beault, baron de Beausobre (1), avec 12 compagnies de 50 hommes chacune, tirées des régiments de Bercheny, de Lynden, ci-devant Essoffy, et de David et Rangrave. Réformé, et incorporé le 20 octobre 1756 dans Bercheny, Turpin (depuis Chamborant) et Polleretzky.

Flandre, 17 44, 1748; Menin, Ypres, Fontenoy, H mai 1745, oiî les hussards de Beausobre sont à côté de ceux de Lynden ; Tournay, Termunde, Ath, Raucoux, Lawfeld, Berg-op-Zoom, 1747; Maëstricht, 1748.

Pelisse, veste, culotte bleu de ciel; boutonnières, manches et poches bordées d'un galon d'argent faux; bonnets de feutre rouge (feutre blanc de 1744 à 1752) garnis en bleu de roi.

Equipage de drap rouge, bordé de galon blanc, avec (leurs de lis blanches aux angles.

Deux étendards.

Du 1" au 30 septembre 1754, un camp d'instruction sur la Sarre, près de Sarrelouis, est commandé par le lieutenant général de Ghevert, sous les ordres supérieurs du maréchal de Belle-Isle.

(1) Beausobre, au service depuis 1715; officier dans un régiment suisse, 1716; capitaine, 1735; mestre de camp, 6 mars 1739; brigadier, 1745; maréchal de camp, 10 mai 1748; lieutenant général, 1759.

Beausobre (chevalier de), son fils, cadet dans Beausobre, 1754 ; capitaine, 16 septembre 1757; rang de major, 16 avril 1771; mestre de camp, 14 janvier 1772; mort en décembre 1774.

Bilderbeck, au service depuis 1693, fut lieutenant-colonel de Beausobre. Capitaine dansRatlsky, 1708; dans Bercheny, 1724; se retire à Colmar avec rang de mestre de camp et 1,800 livres d'appointements, le 30 novembre 1746.

Il comptait 13 B. et 17 E., dont un des hussards de Beausobre.

Les troupes vivaient sous la tente, les chevaux au piquet. On se proposait d'exécuter les nouvelles manœuvres prescrites par M. de Bombelles. (A. G.)

(Voir Camps de la Sarre, Ct" vol., p. 410.)

Régiment de Kangrave (I).

Levé par ordonnance du 17 septembre 1743, sur le même pied que les autres régiments de hussards, il prend rang dans la cavalerie entre Beausobre et Saxe-volontaires.

Le :20 novembre 175G, avec 2 E., soit 4 compagnies de 7o hommes chacune, il prend le nom de Cavalerie liégeoise; le l^'' février 1758, il est réduit à :2 E. de 8 compagnies de 40 hommes chacune, et réformé le 21 décembre 1762.

Du G3'' rang , qu'il occupe parmi les régiments de cavalerie, il monte au Gl^ en 175G. et au 'M'f en 1761.

1744, Moselle; combats de Saverne, Sulfelsheim, Rhinfeld; hiverne en Souabe ; 1743, passage du Rhin; 1 7 4G, Flandre, Mons, Charleroy; 1:2 juillet, Namur; 1747, Raucoux, Lawfeld, Berg-op- Zoom; 1748, Maëstricht; 1757, Allemagne, Rosbach, Lutzelberg, Minden.

1752 à 1756. — Pelisse, veste, cuIoUc bleu céleste; boutonnières, manches, poches bordées d'un petit galon aurore; doublure de la pelisse en peau de mouton blanche, bordée de même peau noire.

Shako de feutre rouge de feutre blanc de 1744 à 1752), garniture aurore.

Équipage rouge, boidé d'un galon aurore.

1756-1762. — Habit bleu de roi; doublures, parements et revers jaunes; boutonnières, boulons, épaulettes et aiguillettes blancs; buffle avec petits parements et deux épaulettes blancs, bordés tl'un galon blanc; cartouche, bandoulière, ceinturon et culotte de peau blanche; bonnet d'ourson.

Équipage bleu avec galons cramoisis et aurore mêlés; manteau bleu de roi, doublé de jaune avec agrément.»* cramoisis et aurore.

Deux étendards cramoisis, brodés, frangés or et argent, avec le soleil et sa devise.

(1) Rangrave (comte de), neveu du chancelier de Liège, volontaire dans Royal- Roussillon, «jeune homme élégant et riche » {X. D. G.); capitaine aux dragons d'Harcourt. 2 avril 1733; mestre de camp, 5 juillet 1738; brigadier, 1745; maréchal de camp, 1748: lieutenant général, 17 décembre 1759.

Rangrave eut pour rnestre de camp Ranlzamhausen, 13 avril 1761.

Du 1" au 30 septembre 1754, un camp d'instruction est formé à Plobsheim (Alsace , commandé par le lieutenant général de Maillebois, sous les ordres supérieurs du maréchal de Belle-Isle. Ce camp comprenait H B. et 13 E., dont un des hussards de Rangrave.

Les troupes vivaient sous la tente, les chevaux au piquet. Les exercices consistaient en des manœuvres de guerre, conduites, passages de rivières. Il y eut, à ce camp, quelques discussions entre les dragons et la cavalerie, qui prouvèrent que les positions relatives de ces deux armes n'étaient pas assez nettement fixées. (Voir les Guerres sous Louis XV, 6^ vol., p. 410.)

A partir de 1744, on voit des compagnies de hussards dans les divers corps de volontaires, qui figurèrent sous les noms de Volontaires royaux. Volontaires bretons, Chasseurs de Fischer, Volontaires étrangers de Saint-Victor, Volontaires de Wurmser, Volontaires de Gantés, Cantabres-volontaires.

Il y a, selon les époques, des régiments à 3 et 4 E., des compagnies à 48 hommes; leur efléctif atteint 640 hommes, mais près du tiers non montés.

Ordonnance du 26 octobre 17ii portant règlement sur la tenue, l'équipement, le harnachement, etc., des hussards.

La pelisse sera composée d'une aune 14 de même drap, garnie d'une douzaine et demie de c;ros boutons d'étain ronds pour le rang du milieu et de trois douzaines de petits demi-ronds pour les deux côtés: de façon qu'il y ait seulement trois rangs.

De cinq aunes et 12 de cordonnet de fil blanc pour servir de boutonnières et de huit aunes de galon de fil blanc de 6 lignes de largeur pour border la manche ainsi que la poche.

La doublure sera de peau de mouton blanche et bordée tout autour d'une pareille peau noire.

La veste sera plus courte que la pelisse de sept pouces, composée d'une aune du même drap, de pareille qualité et couleur, garnie de la même qualité et quantité de boutons et de cordonnet que la pelisse et 7 aunes de pareil galon de fil blanc, doublée d'une forte toile; l'extrémité de la manche sera retroussée, dans l'épaisseur d'un pouce, de drap de la couleur affectée à chaque régiment.

La culotte sera composée de 3 4 de drap de pareille qualité et couleur, doublée d'une forte toile écrue, à la hongroise.

Les bonnets ou shakos seront de feutre blanc, ainsi qu'il a été ordonné, à Texception de ceux de Bercheny, qui continuera de les porter rouges, et seront

garnis dos couleurs affectées à chaque régiment, avec une fleur de lis devant le bonnet.

Savoir :

Berchiny, galon blanc, garniture bleu céleste ;

Turpin, galon et garniture noirs;

Polleretzky, galon et garniture rouges;

Lynden, galon et garniture jaunes;

Beausohre, galon d'argent faux, garniture bleu de roi;

Rangrave, galon et garniture aurore;

Ferrary, galon et garniture vert clair.

L'écharpe sera composée de laine cordonnée, de la longueur de 8 pieds; elle sera de couleur rouge garance, mais les boutons de ladite écliarpe seront de la couleur affectée à chaque régiment.

Les sabretaches seront dans tous les régiments de drap rouge, ornées d'une fleur de lis et bordées d'un galon de la couleur qui leur est affectée pour les housses : ceux de Berchiny auront une couronne de plus.

Le manteau sera composé de drap de Lodève bleu de roi, dune aune de large, fabriqué et apprêté à deux envers, y compris le collet de 19 pouces de long et deux pieds de large.

Les housses seront rouges et composées d'une aune 1/4 de drap de Lodève ou de Berry, d'une aune de large, doublées de toile et bordées d'un galon de fil de la couleur affectée à chaque régiment pour le bord des bonnets, ayant cinq fleurs de lis blanches bordées d'un petit cordonnet de la même couleur affectée.

Celles du régiment de Berchiny auront de plus une couronne au-dessus de chaque fleur de lis.

Uniforme des officiers :

La pelisse, veste et culotte seront de drap d'Elbœuf ou autres manufactures de pareille qualité, bleu céleste et semblables à celles des hussards. Les capitaines auront des galons d'argent de 6 lignes de largeur;

Les lieutenants, de 5 lignes seulement.

La doublure de la pelisse sera de peau de renard et la bordure de peau de dos de renard, la veste sera doublée de laine; les boutons, tant de la pelisse que de la veste, seront d'argent sur bois ; les bonnets ou shakos des officiers de régiments de hussards seront de feutre blanc, à l'exception de ceux des officiers du régiment de Berchiny qui continueront de les avoir rouges.

Ils seront tous bordés d'un galon à la mousquetaire et garnis d'une fleur de lis en argent.

Les housses des dits officiers seront de couleur semblable à celle des hussards avec une (leur de lis et bordées d'un galon d'argent de 18 lignes de large pour les capitaines et d'un pouce pour les lieutenants.

Ils auront des sabres uniformes, la lame pareille à celle des hussards, la monture de cuivre doré, le fourreau de chagrui.

Les sabretaches des officiers seront dans tous les régiments de drap écarlate, bordées d'un galon d'argent de la même largeur (jue celui des bonnets, avec une fleur de Us au milieu; ceux de Berchiny auront une couronne de plus.

Les habits des maréchaux des logis seront de bleu céleste de Romoranlln, de 5/4

de largeur ou autre pareille qualité , et les galons d'argent de i lignes de large.

La pelisse doublée de mouton noir et bonlée de peau de dos de renard; les bonnets de même que ceux des hussards et bordés d'un galon d'argent d'un pouce de large; les housses de drap de Romorantin ou autre de pareille qualité et bordées d'un galon d'argent de 8 lignes de large et d'ailleurs pareilles à celles des hussards, ainsi que les sabres.

Armement et équipement :

Un mousqueton et deux pistolets, conformes aux dimensions et longueurs prescrites par l'ordonnance du 28 mai 1733, art. \'I.

Le sabre courbé, à monture de cuivre, à simple branche en croix, la poignée couverte de cuir bouilli crénelé et sur le dos une plaque de cuivre; la lame à dos de 35 pouces de longueur et de 14 lignes de large. Le fourreau garni audessous de la branche d'une bande de cuivre suivant l'usage hongrois.

Le ceinturon à la hongroise de cuir rouge de 4 pieds de long et de 14 lignes de large, avec trois anneaux de fer et une boule.

La bandoulière de cuir rouge.

La cartouche couverte de vache rouge, portée de gauche à droite.

Tous les régiments de hussards continueront d'avoir l'équipage de cheval à la hongroise, comme ils l'ont toujours eu. avec toutes les garnitures nécessaires à cet équipement.

Les brigadiers et les hussards seront en bottes molles de cuir noir à la hongroise.

Défend Sa Majesté à tous les officiers de hussards de paraître à la léte de leur troupe avec manteau ou redingote d'autre couleur que bleu de roi ou de la couleur de leur régiment.

Défend |)areillernent S. M. aux officiers de hussards de paraître à la tête de leur troupe en chapeau ou bonnet autre que celui de l'uniforme.

Le comte de Saxe, nommé maréchal de France et appelé au com.mandement de la grande armée de Flandre, consacra toute cette campagne à l'éducation morale et à l'instruction militaire de ses troupes rassemblées au camp de Coiirtray; c'est cette armée qui gagna les batailles deFontenoy, de Raucoux et de Lawfeld, qui prit Berg-op-Zoom et Maëstricht. Cette guerre de la succession d'Autriche amena l'établissement définitif du service des troupes légères.

Régiment «le Ferrary (i).

Levé le 16 octobre I7io par M. de Ferrary, et composé de C cora-

(1) Ferrary d'Interiani (Jean-.\ndré de), né à Gênes, en 1712, d'une famille originaire de Vérone ; sert dans la cavalerie de rem|>ereur Charles VI, après avoir servi l'électeur de Bavière. En 1741, major et lieutenant-colonel du régiment de

pagnies de 50 hommes chacune. Un rapport fut adressé au roi pour lui proposer la création de ce nouveau régiment :

« Sire, M. de Ferrary propose de lever un régiment de hussards de 300 hommes, faisant û E., chacun de;^ compagnies de 30 hommes; il supplie V. M. de lui accorder la levée et le même traitement qu'à ceux mis à son service. A Strasbourg, le 2 octobre 17i5, il a choisi, dans les officiers et hussards qui ont quitté le service de l'électeur, tout ce qu'il y avait de mieux. Presque complet en

hussards formé en ISavuTc. En 17'j3, il est fait par Charles VII colonel du régiment de Ferrary. Cette même année, il est pris à Dorfen en Bavière par les Autrichiens, a|>ros un combat de sept heures oii il reçoit deux coups de feu, l'un au bras gauche, l'autre au pied droit. Mis à rançon et échangé en 1744 contre le comte de Schaffgotsch. lils du vice-roi de Bohême, il rejoignit au moment oii les ennemis entouraient Velsholen. Placé par ordre du comle de Thoring à la tête de deux régiments de hussards, il lit l'arrière-gardc pendant la retraite jusqu'au Lech, près d'Augsburg. Le régiment qu'il commandait en Bavière devant passer au service de la république de Hollande en 1745, il ne consentit pas à y aller, et accepta de servir le roi comme mestre de camp de cavalerie.

Passant le Rhin à Huningue. en décembre 1745, avec son régiment, il se dirige sur la Provence pour se mettre aux ordres de M. de Belle-Isle. Après le passage du Yar, en avril 1748, il est fait brigadier; en juillet 175:}, il est à Donchery avec son régiment.

Rappelons ici les noms de quelques officiers remar(|uables ([ui servirent dans le régiment de Ferrary -.

Nortmann (Sigismond , né à Pitlerwitz en Silésie, le l'.i avril 1715; cadet au service de l'empereur Charles VI, le i" juillet 1730, dans Wolfenbultel (infanterie); officier dans Cantacutzeno (hussards) en 1730, dans Baronay (hussards), de 1739 jusqu'en 1742. En 1743, employé sous M. de Ferrary, il est blessé à Neuinark, et pris i)rès de Dorfen. Il se trouve à \N'issembourg et fait l'arrièregarde de l'armée bavaroise jusqu'à Strasbourg. Lancé ;\ la poursuite des Autrichiens, il passe à la nage la rivière du Lech, se distingue sous M. de Saint-Germain, incendie un magasin de fourrage à Eckenfeld, empêche les sorties de la garnison d'ingolstadt jusqu'à l'investissement de la place, fait l'avant-garde jusqu'à rinn, et, au passage de cette rivière près de Muhldorf, poursuit les ennemis jusqu'à Burghausen, dont il escalade le château. Il sert dans Ferrary-hussards jusqu'en 1745, oii il passe au service du roi en qualité de lieutenant-colonel, il fait les campagnes de 1746 et 1748; se trouve à Stetten au passage du Rhin, et passe le Var en 1748. 11 se retire le 24 novembre 1748.

Chevigny (Joseph de), comte de Wallmestroff, né à Fuesingen, |)rovince de Luxembourg. Au service de l'empereur Charles VII en 17'il, en qualité de lieutenant des grenadiers à cheval de l'Impératrice, commandés par le comte de Tavannes. Se distingue dans plusieurs affaires de cavalerie, sous MM. d(> Ferrary et de Saint-Germain, près de Reichersberg, à côté de Sharding, en 1742, à Stadt

hommes, il compte avoir 200 très beaux chevaux dans peu de jours à ajouter aux 70 présents. On travaille à l'habillement, à l'équipement, aux selles, harnais, etc., et j'ajoute qu'il sera prêt au mois de décembre prochain (1). »

La levée de ces hommes, que le roi accorda sur le pied de Rangrave , est de 300 livres par homme habillé, armé et équipé : c'était une affaire de 90,000 livres; la dépense annuelle, suivant le détail, monte à 169,180 livres 10 deniers.

Dusignation des grades. Traitement d'hiver. Traitement de campagne.

Capitaine 6'" 3 '•

Lieutenant 3 1 lO^-

Cornette 2 5 *• 1 2 6''-

Maréchal des logis 1 6 8^'. 13 4

3 brigadiers 9 46

47 hussards 7 36

État-major.

Mestredecamp 3'- 6^- 8 •'• l\ 13 «• 4 'i-

Lieutenant-colonel 2 1

Major 8 10 4 .5

Aide-major 3 l 10

Aumônier 1 10 9

Chirurgien 13 4 5

Le 15 janvier 1747, le régiment est^porté à 12 compagnies pour le mettre à 4 E.

en Hof, près de Ratisbonne, an combat de Braunau, à celui de Burghausen. En 1743, lors delà retraite de M. de Broglie, il est à l'armée de Bavière avec le comte de Seckendorf. Quand il fut ordonné aux troupes de l'Empereur d'arborer la cocarde verte, il s'y refusa et, se trouvant offensé, quitta l'armée bavaroise pour celle de la France. Il entre en mai 1744, comme capitaine, dans Bercheny. Après un rude combat, il est fait prisonnier en 1746 avec M. de Turpin. 11 sert en 1747 sous M. de Froulay. En 1748, détaché avec deux E. sous M. de Saint-Germain, il traverse les Artoines (pays de Luxembourg) pour concourir au siège de Maestricht. Cette même année, sa compagnie est réformée, et en 1749 il entre dans le régiment de Ferrary.

Risch, Stelzel, lieutenants, sont blessés en 1745 et 1749.

Le comte d'Elva, entré au service en 1734, est nommé capitaine dans Ferrary le 16 octobre 1745; devenu mestre de camp, il est réformé le 27 janvier 1755. (A. G.)

(1) En marge de l'original, le roi a mis : Bon.

puis à 2 compagnies.

En ITo.'J, il est à Donchery près Sedan.

Le 30 octobre ITrili, il est incorporé dans Bercheny, Turpin (depuis Chamborant) et Polleretzky,

1 745-1 75G. — Pelisse, veste, culotte bleu céleste; boutonnières, manciies et poclics bordées d'un petit galon vert clair; pelisse doublée de peau de mouton blanche; shako de feutre rouge (shako de feutre blanc de 1745 à 1762), garni de vert clair.

Équipage rouge, bordé de vert clair.

L'ordonnance du '30 avril 17i8 donne au.x régiments de Linden, Bercheny, Turpin (1), Beausobre, Polleretzky, la même composition : celle de Bercheny.

Les régiments de cavalerie étrangère Rangrave et Ferrary sont de six compagnies, en augmentation, par application de l'ordonnance du 15 janvier 1747.

Ils seront payés à raison de 3 livres au capitaine, 30 sols au lieutenant, 22 sols 0 deniers au cornette, 13 sols 4 deniers au maréchal des logis; 4 sols G deniers au brigadier; 3 sols 0 deniers à chacun des hussards, compris le trompette et le timbalier.

Ordonnance du roi du 15 mai 1752, concernant l'habillement , l'équipement et l'armement des huusards.

S. M. voulant régler l'habilleinent, l'équipement, etc., etc., à l'effet de détruire les usages contraires différents au bien de son service, qui s'y sont introduits, et procurer en même temps à ce corps les moyens de parvenir plus facilement à son entrelien, d'une manière stable et uniforme;

Elle ordonne que l'habillement des régiments de hussards ne pourra être fait à l'avenir en totalité, mais par tiers, par quart, ou suivant la partie qui sera jugée nécessaire à chaque régiment par l'inspecteur général de ses revues.

S. M., entendant que tous lesdits régiments s'y soumettent, etc., etc., ordonne à tous ses régiments de hussards de s'y conformer, aux mestres de camp, commandants et majors d'y tenir régulièrement la rnain, etc., etc., à peine d'en réix)iidre : mandant Sa Majesté au prince de Turenne ['lu colonel général de sa cavalerie, au marquis de Bélhune, niestre de camp général de ladite cavalerie, etc.

(l)Turpinde Crissé, mous<[uelaire, 1732; cornelte dans .\rtois-cavalerie, 21 mai 1734; capitaine dans Royal-Pologne, 1<"' novembre 1735; mestre de camp du 15 octobre 1744 au 27 janvier 1747.

(2) Godefroy-Chàrles-IIenri de la Tour d'Auvergne, prince de Turenne, grand chambellan de France ; en survivance, colonel général de la cavalerie, tant française qu'étrangère.

La casaque du timbalier de chaque régiment sera à la charge du mestre de camp, et les gages à celle des capitaines.

A l'égard du cheval du timbalier, le premier capitaine payera 200 livres lorsqu'il s agira de le renouveler, le surplus de ce qu'il en coûtera devant être fourni l»ar les autres capitaines.

Les brigadiers et hussards seront obligés de s'entretenir de culottes de peau, de linge, leurs chevaux de ferrage, et de tenir leurs armes en bon état.

C'est après la paix, en ITiO, que les trois premiers régiments de hussards furent réformés. L'ordonnance du Jo mai 175^ en détermine sept avec des couleurs distinclives et prenant rang dans l'armée dans l'ordre ci-après :

Allemand.

1" Lynden , galons jaunes ,

garnitures

jaunes.

Hongrois.

2" Berchenij, — blancs.

bleu céleste,

Hongrois.

3" Turpin, — noirs.

noires.

Allemand.

4" Beousobre, — argent ,

bleu de roi.

Liégeois.

.5° Rangrave, — aurore,

aurore.

Hongrois.

6° Puleretz/iij, — écartâtes.

écartâtes.

Allemand.

7" Ferrary, — vert clair.

vert clair.

En 17o6, au moment de la guerre de la succession d'Autriche, Lynden est versé dans Bercheny, Beausobre dans Turpin, et Ferrary dans Polleretzky, qui est supprimé par mesure de discipline.

4757. — Ordonnance du 15 mai réglant l'uniforme.

1758. — Le régimept de Nassau-Saarbruck devient Royal-Nassau-hussards, avec (300 hommes en 4 E.; le premier escadron d'une seule compagnie de 130 hommes, les trois autres de deux compagnies de 75 hommes.

1700. — Ordonnance du 4 janvier, qui attache des chasseurs à pied aux régiments de Bercheny et de Ghamborant, ce qui en fait des sortes de légions, dont quantité de Français font partie.

L'ordonnance du 4 mars ajoute 500 hommes aux régiments de hussards.

Le nombre des hussards démontés devient si considérable dans chaque régiment, que l'ordonnance du 4 juin prescrit d'en former deux compagnies de chasseurs, entièrement attachées aux hussards. L'uniforme de ces compagnies est ainsi fixé :

Habit bleu à revers; culotte rouge; chapeau bordé de galon blanc; fusil.

1772. — Nouvelle organisation de la cavalerie, qui ne conserve que trois régiments de hussards : Bercheny, Chamborant et Royal- Nassau, chacun au complet de i compagnies ; ils reçoivent les n°^ 32, 33 et .Ti. L'ordonnance du 21 décembre fixe ainsi leur tenue :

Dolrnan et pelisse verts, bordés de peau de moutuii noire avec trois rangs de boutons, ceux du milieu plus gros; boutonnières en cordonnet forme de trèfle, petits parements en équcrrc. les poclies et les coutures de la culotte garnies de cordonnet. La moitié de l'ailo du sliako est repliée. Fleur de lis sur le devant, de la couleur du régiment. Écharpe, ceinture en laine rouge; manteau vert avec agréments de couleur. Les officiers ont les galons et les cordonnets d'argent, avec la sabretache (sorte de sac attaché au ceinturon). Les trompettes portent la livrée du colonel.

Malgré leur récente formation, ces régiments subissent bien des cbangements. Jusqu'en 1702, ils ont deux étendards : on les supprime alors; puis, le 9 juin 1772, les étendards leur sont rendus, à raison de deux par régiment.

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