D. de Lomont
On rencontre ce régiment sur presque tous les champs de bataille. 1733, 17;]4, sur le Rhin; 1742, en Flandre; 1743, Bohême, Rhin, Dettingen; 1744, 1748, Flandre. 1751, 1753, le premier B., dressé à l'exercice prussien, n'a pris aucune part aux premières campagnes de la guerre de Sept Ans.
1757, la brigade des gardes (2 B. gardes françaises, 2 B. gardes suisses) envoyée en Aunis s'arrête à Tours, le débarquement des Anglais, qu'on craignait, n'ayant pas eu lieu.
1758, côtes de Flandre, mars à décembre; tiennent garnison à Saint-Omer.
1760, Korbach, campagne de juillet.
1702, Allemagne, 22 août, à Grumberg, u où le canon de l'infanterie a fait merveilles, particulièrement celui de la brigade commandée par le S'" de Sarcus, lieutenant. » (D. G.)
Non seulement le corps ne se recrute pas d'étrangers, mais il est même fermé aux pays de nouvelle conquête, tels que Strasbourg et l'Alsace.
1737-1765. — Habit bleu, doublure, veste, parements rouges garnis d'agréments blancs; ceinturon et fourniment chamois piqués de blanc. Cartouchières cuir rouge, aux armes du roi. Culotte, bas rouges; gants, guêtres de toile; boutons blancs; chapeau bordé d'argent; cravate et cocarde noires.
1766-1774. — Tenue modifiée par la culotte bleue; bonnet à poil avec plaque.
Tous les cinq jours, 4 compagnies se réunissent à cinq heures du matin à la Croix-de-Vaugirard; elles partent pour Versailles à dix
MAISON DU ROI. 2ô
heures, sont passées en revue sur la place d'Armes, et à onze heures entrent déployées dans la première cour du château.
Par ordonnance de 1768, les tambours ont la livrée du roi, avec tablier noir. Le régiment des gardes françaises avait trente drapeaux, dont un drapeau colonel de taffetas blanc avec croix blanche au milieu et quatre couronnes de France peintes en or aux branches de la croix. Les vingt-neuf autres drapeaux d'ordonnance étaient de taffetas bleu, semés de fleurs de lis d'or avec même croix blanche et quatre couronnes peintes en or sur chacune des branches de la croix.
1737. — « Par ordonnance du 20 janvier, le roi donne à chacun des B. de son infanterie française et étrangère idestinés à servir en campagne) une pièce de canon à la suédoise, dite aussi à la Rostaing.
« S. M. accorde à chaque B. 1,200 livres pour l'achat de trois chevaux, de leurs harnais, bricoles, habits de charretiers, etc.
« 300 livres par an pour la remonte et entretien des harnais de deux sergents et seize soldats, dont huit canonniers, à la haute paye, doivent être employés à la manœuvre de ladite pièce. »
1702 (20 décembre). — Ordonnance pour la vente des chevaux de canon et suppression du supplément de solde accordée aux canonniers.
La guerre terminée, on supprime la dépense occasionnée par ces pièces données pour servir en campagne, mais elles ne sont pas détruites; car en juillet 1789 les canons des gardes françaises se trouvaient à l'hôpital du Gros-Caillou, et un B. les emmena à la caserne de la rue Verte (actuellement rue de Penthièvre).
Dans le régiment des gardes françaises, le grade de sergent ne se donnait qu'après l'examen préalable d'un comité composé de douze sergents reconnus comme mérite, valeur et probité, qui prononçaient sur l'aptitude des caporaux ou anspessades proposés.
Rég^iment des g;arfles suisses.
Le régiment de Galatty reçoit le 16 mars 1016 (1) le nom de
(1) Pour iilus d'exactitude, dès le commencement de 1567. La guerre civile va reprendre, car la reine mère, prévoyant de prochaines tentatives du parti protestant contre la sûreté du roi, rapi>elle de Picardie les enseignes royales et sollicite
gardes suisses, il monte sa première garde à Tour?, le 12, devant le logis du roi.
Louis XIV, par ordonnance du 27 mars 1691, organisa dans les gardes françaises et gardes suisses le même service. Le régiment des gardes suisses marchait immédiatement après celui des gardes françaises, et en campagne ils formèrent la brigade des gardes.
Lorsqu'ils n'étaient pas ensemble, le régiment des gardes suisses cédait le pas au premier des régiments d'infanterie française avec lequel il se trouvait et prenait rang devant tous les autres.
Les arrangements (dits capitulations) n'étaient pas les mêmes pour tous les régiments suisses; ils variaient suivant les cantons : ainsi certains régiments fournis par le canton de Berne ne pouvaient servir contre les puissances de la même religion que la ville de Berne, c'est-à-dire des puissances protestantes; d'autres, provenant de cantons catholiques, refusaient ou pouvaient refuser de servir contre la maison d'Autriche, au delà du Rhin et au delà des Pyrénées, à moins que le roi ou le dauphin n'y fussent en personne; mais il n'est pas prouvé que ces arrangements s'appliquassent au régiment des gardes suisses.
Colonels.