C. d'AflVv, 95 août
1733, 1734, Rhin. 1742, Valenciennes, Douai, Lille. 1744, 1748, Courlray, Fontenoy, Raucoux, Lawfeld, Maastricht. 17G0, 1762, Corbach, Meppen, Grunberg, Johannisberg.
Cantonné aux environs de Paris, à Rueil, Nanterre, Puteaux, Courbevoie, Saint-Denis, Vaugirard, jusqu'au moment oîi Louis XV fit bâtir des casernes. Gomme avant 1763 le régiment n'avait pas
des cantons suisses ime levée de 6.000 montagnards. Le régiment de Louis Pfiffer quitte Lucerne le 21 juillet pour Chàlon-sur-Saone. Sur la nouvelle d'un mouvement des huguenots, la cour quitte Paris pour Meaux, où Pfiffer reçoit l'ordre de se rendre. Le 28 septembre, confiant dans la loyauté et la fermeté des Suisses, le roi rentre dans Paris. A peine au Louvre, Charles IX attache Pfiffer à sa personne et donne à ce régiment le titre de gardes suisses du roy, confirmé le 27 octobre après la bataille de Saint-Denis.
de compagnies de grenadiers, les seize meilleurs soldats de chaque compagnie étaient appelés à ce service. Mais à partir du l'^'juin 17U;^ le régiment est composé d'une compagnie générale marchant en {Pie, de 4 B. de 4 compagnies chacun, avec une pièce d'artillerie attachée à chaque B. L'ordonnance du 20 janvier 1757 donnait un canon à chaque B. de l'infanterie française et étrangère.
1737-1765. — Habit rouge, doublure et parements bleus, agréments blancs, veste bleue; boutonnières, boutons blancs ; culotte et bas bleus; ceinturon de buffle, cartouchière aux armes du roi, cocarde noire, gants blancs.
1766-1774. — Tenue modifiée par le gilet et la culotte blancs, et le bonnet à poil avec plaque.
De même qu'une petite garde, toute composée de Suisses, avait été créée en 1643 pour la reine mère et pour le frère du roi, il y en eut une en 1771 pour Monsieur, et une autre, deux ans plus lard, affectée au comte d'Artois.
Le drapeau blanc était celui de la compagnie du colonel général des Suisses, dite compagnie générale (1).
Drapeaux d'ordonnance, croix blanche, chaque quartier divisé en quatre flammes bleu turquin, aurore, noir et rouge, ondées et rayonnant du centre. Il y en avait un par compagnie.
(1) Les drapeaux des gardes françaises et des gardes suisses n'avaient aucune inscription : ce sont les seuls de la maison du roi.