Schomberg
Colonel-général.
Mestre-de-camp-général.
Royal.
Le Roi,
La Reine.
Dauphin.
Orléans.
Bauffreniont.
Choiseul.
Le dédoublement des compagnies permet de réformer un cer-
lain nombre d'officiers. 500 livres de pension sont accordées aux capitaines; 250 aux lieutenants ayant dix ans de service; 150 aux cornettes qui ont été maréchaux des logis, et à ceux sortis de l'École militaire, en attendant qu'ils soient replacés; 200 aux souslieutenants se retirant chez eux.
L'uniforme des drajçons est en drap vert, avec parements, collet, revers, aiRuillelte de laine dans les couleurs réglées pour chaque régiment, à rexce|)lion du maréchal des logis, qui porte l'aiguillette en soie. Veste de drap chamois; casque monté comme ceux du régiment de Schomherg (1). Manteau de drap gris, garni de trois doubles brandebourgs en laine des couleurs de ré(|iiipage de cheval. Les tambours lies régiments royaux portent la petite livrée du roi (bleue, à galon rouge et à chaînette blanche' : les autres, la livrée du colonel, avec revers, collet, parements de la couleur réglée jiour le régiment.
Le colonel porte l'aiguillette sur l'épaule droite, et sur la gauche une épaulette garnie de franges à no-uds de cordelière, graines d'épinards et jasmins or ou argent, selon la couleur du boulon du régiment : le lieutenant-colonel, sans jasmins; le major, garnie d'une simple frange; le capitaine, sans frange; le lieutenant, mêlée de 2 3 or ou argent, et 13 de soie blanche ou aurore, selon la couleur du bouton, à carreaux de soie sur un fond de tresse d'or ou d'argent. Le cornette ou souslieutenant porte l'épaulette en tresse losangée d'or ou d argent sur fond de soie; les maréchaux des logis portent l'épaulette en soie.
Les maréchaux des logis ont les parements en botte, bordés d'un galon d'or ou d'argent d'un pouce de large; les fourriers portent, au-dessus du coude en dehors, d'une coulure à l'autre, deux bandes de galon or ou argent de dix lignes de large; les brigadiers, un double galon de (il ou de laine sur les parements; les appointés en ont un simple.
1763. — A partir de cette date, tout en conservant leurs noms, les régiments prennent pour la première fois un numéro, qui figure sur les boutons de l'habit et de la veste. Jusqu'à celte époque , ils ont un rang entre eux , mais pas de numéro.
L'ordonnance du 1" mars, sur les troupes légères, réforme les volontaires étrangers de Wurmser et les chasseurs de Poncet.
Elle conserve la lép;ion Royale, formée en 1745; les légions de
(1) Le casque à la Schomberg, donné en 17G3. lit naître un incident qui motiva la circulaire du II mars 1765 isous le ministère de Choiseul). Les dragons prétendaient se présenter partout casque en tcle, même à l'égiise.L intervention royale mit fin à cet abus. « S. M, considérant ipie, lorsque les dragons ne sont pas de service à l'église, ils doivent être considérés comme particuliers et par conséquent remplissant les devoirs que la décence et léditicalion exigent, elle veut en conséquence que les dragons soient tenus de lever leurs casques et d'avoir la léle nue à l'église avec le reste des fidèles. »
Flandre et de Hainaut, datant de 1719; les dragons-chasseurs de Gonflans, sous le nom de légion de Conflans; les volontaires de Clermont-prince, créés en 1758, et ceux de Soubise.
Elle fixe la composition de ces corps, pour les quatre premiers, à 17 compagnies : 1 de grenadiers, 8 de fusiliers, 8 de dragons; pour les deux derniers, à 9 compagnies : 1 de grenadiers, -4 de fusiliers, 4 de dragons.
La même ordonnance règle aussi la solde et la tenue de ces troupes.
1767. — Devenus dragons, ils ont tous un trompette par compagnie, plus un tambour et un hautbois. Il y a de plus un timbalier par régiment. D'après un album d'aquarelles de 1767, qui existe à la Bibliothèque nationale, les dragons devaient avoir un tambour-major, car une quinzaine de planches représentent un tambour-major de dragons faisant les divers signaux du maniement de la canne.
Depuis la paix de 1763 jusqu'à la mort de Louis XV, il n'y a point de changement dans le nombre des régiments de dragons.
Ils sont encore de 17 à la date du 10 mai 1774, savoir :
Colonel-général.