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LFAIQUE DES LOIS, DhXRETS, ETC. 4^.",
Dépenses de Vannée. (Siiilt-.)
, Celte soiunie iiou\ail rt'pnndro à tiO millions d'aujoiinlMiui. I 1/arinée n'était que de 140.0(K» hnninies; mais, à raison du I K'raiid nonil)rp d'ofliciers, l'Iioniriio moyen coulait itiiis ' (lue sous Louis XIV.
I Y comiu'is I0.000.(KMJ )iour rarlillcric, (>| 2..'i(W.0(JO pour l:i I marécliausscc.
/ Armée de lijfnc 64.000.000
j Artillerie et lortilicalidus I0.000.0(XI
\ Maréchaussée -2.2(M).(M)0
f Maison du roi 8.(j(X).000
I Cette armée faible et peu payée ne eoùle si cher <|u'à I raison de son innombrable état-major.
D'Argenson, en 1744, fi.xait la dépense occasionnée par un soldat (maison militaire et toutes armes compensées; à 050 francs. Choiseul réussit, en 1764, à l'abaisser à 538.
L'organisation de 1748 et sa constitution de 17(t2 donnèrent à l'armée une piiysionomie nouvelle.
M. de Choiseul ùta aux capitaines l'administration de leurs compagnies, et les réduisit à leurs seuls appointements. Innovation importante, véritable révolution qui effaça dans l'armée les dernières traces du régime féodal et fit de tous les soldats les soldats du roi. Une autre ordonnance <|ui eut une grande influence, c'est celle qui, en établissant les conseils d'administration, abolit le despotisme des colonels.
Année (corps d*). — Les guerres sous Louis XV en offrent plusieurs exemples, mais il s'agit, la plupart du temps, de corps destinés à agir isolément, tout en rattachant leurs opérations à celles de l'armée principale : par exemple, le corps du comte de Clermont à l'armée du maréchal de Saxe en 1744; celui de Clievert à l'armée du maréchal d'Estrées en 1757, qui décida du gain de la bataille d'Haslembeck. Tous les corps étaient alors, à proprement parler, de petites armées.
Armée de réserve. — Etablie comme moyen de protection et rassemblée en arrière-ligne, elle se tient prête à donner la main à l'armée agissante.
Armée fie secours. — C'est celle qui est destinée à délivrer ou à ravitailler une place assiégée.
Armement. — Préparatifs militaires qui annoncent des projets de guerre.
L'ordonnance du 28 mai 1733 établit une certaine conformité dans
les armes; l'État délivra gratuitement rarmement aux hommes de troupe à dater de 1762, époque à laquelle le roi prit les compagnies à son compte. A partir du 25 avril 17G7, le gouvernement fit fabriquer les armes dans ses manufactures.
Arriè«'e-gar<lc. — Corps détaché pour couvrir et protéger la retraite d'une armée : sa composition varie suivant la disposition des lieux, la force et les moyens d'attaque de l'ennemi. La distance que doit laisser une arrière-garde entre elle et l'armée n'a pas de règles fixes. Si l'armée se retire sans avoir à redouter l'ennemi, son ariière-garde doit marcher de manière à êire soutenue en cas d'attaque; mais si elle est destinée à soutenir une armée battue, elle doit marcher lentement, se compromettre, se sacrifier même pour arrêter quelque temps l'ennemi.
Artillerie. — Le perfectionnement de la science militaire et de l'organisation des armées ont conduit à diviser les troupes en trois catégories : l'une, qui combat toujours à pied, l'infanterie; l'autre, toujours à cheval, la cavalerie; enfin la troisième, munie d'armes mobiles, mais non portatives, chargée de la fabrication et de la construction des armes, l'artillerie.
L'artillerie est une science, si on la considère au point de vue théorique; elle est un art, considérée au point de vue pratique. On peut la définir la science ou l'art du tir. L'artilleur doitapporter toute son attention non seulement à la fabrication des armes , mais aussi au choix des matières premières qu'il emploie, assurer la solidité dans l'ensemble comme dans les détails, obtenir une grande uniformité et le plus de légèreté possible ; problèmes que legénéralGribeauval, après lapaix de 1763, chercha à résoudre et qu'il aurait probablement résolus, si la jalousie des vieux officiers d'alors n'y avait apporté des obstacles insurmontables en faisant d'une discussion purement militaire et technique une discussion de parti, qui força l'illustre auteur de notre système actuel d'artillerie à transiger et à faire des concessions qui ont retardé longtemps le perfectionnement et la science de l'artillerie.
L'artillerie se divise en artillerie de siège, de place et de campagne.
L'ordonnance du 5 juillet 1729 lui donne rang dans l'infanterie, sous le n*^ 64. — Vallière régna sans rival sur le corps entier de l'artillerie ; déjà célèbre, il avait rendu d'éminents services en établissant par l'ordonnance de 1732 l'uniformité des calibres. Son fils, devenu à son tour directeur général, veilla au maintien des traditions paternelles, qui subsistèrent jusqu'à l'arrivée de Gribeauval, chargé par M. de Choiseul de mettre à exécution ses projets de réforme.
En 1741, le maréchal de Saxe introduisit en France l'usage de l'artille-
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rie à la suédoise, à raison de deux pièces par B.; mais les ordonnances (lu 20 janvier et du 26 février 1757 les porlérent à trois pièces, attelées (le trois chevaux L'artillerie volante ne fut créée qu'en \ 758, sous l'inspiration de Frédéric II; elle fut essayée au camp de Landsliut en 175!), et employée utilement pour la première fois le 15 août 1762, à la journée de Keichenbach. C'est l'ordonnance du 13 août 17G5 qui donna vraiment naissance à l'artillerie de campagne.
Les ordonnances du 8 décembre 1755 et du 8 mai 1758 amalgament le génie avec l'artillerie. L'ordonnance du o novembre 1761 forme des brigades, qui, par celle du 13 août 1765, deviennent régiment sous le nom de Royal-.Vrtillerie, L'état-major de l'arme comprend les sept commandants des écoles de Besan(;on, Douai, Auxerre, Strasbourg, Metz, Grenoble, la Fère; plus quatre inspecteurs chargés de surveiller la fabrication des trois manufactures d'armes à feu de Maubeuge, Saint-Étienne et Charleville, et de celle d'armes blanches de Klingenthal.
De 1765 à 1770, on fit 1,200 pièces de canon de 12, de 8 et do 4, plus 1,300 affûts et 3,000 chariots. (D.G.)
Kff'eclifde l'arlillcric, en y comprenant les mineurs.