‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 3 sur 299 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

iflaîsoii du roi.

Chez tontes les nations, les rois se sont toujonrs entourés d'une ^arde pour leur personne et l'éclat du trône. Celle des rois de France remonte à Charles VIL Louis XII et François F' en eurent une très nombreuse, qu'ils diminuaient pendant la paix (I). Louis XIII, Richelieu et Mazarin choisirent des hommes dévoués; enfin Louis XIV, en 1675, organisa ce qu'on appelait la maison du roi. Louis XV la conserva. Sa bonne organisation, ses succès éclatants à la guerre, lui firent donner des marques particulières de son affection. 11 l'augmenta même en raison des fréquents voyages à Choisy, à la Muette, Bcllevue et Saint-Hubert.

(1) L'entretien d'une nombreuse maison militaire entraînait en ofl'et à de grandes dépenses, d'ailleurs justifiées par les services qu'elle rendait. Il était say;e. aussitôt qu on le pouvait sans inconvénients, de revenir au\ prescriptions d'une sévère économie et de se borner aux dépenses véritablement utiles. Le budget de la guerre se divisait en ordinaire et extraordinaire. A l'ordinaire, les dépenses delà maison militaire du roi, de la gendarmerie , des gardes françaises, des Suisses; à l'extraordinaire, la solde, l'entretien des troupes, infanterie, cavalerie, états-majors des places, garnisons, vivres, l'artillerie, le génie, la maréchaussée, les invalides. Les recettes et dépenses étaient conliées aux soins de trésoriers généraux.

Édits de juin 1717, octobre 172C, février 1747 : un garde du corps écossais re- T. vu. 1

Ce corps de la garde, resté intact, fut modifié par l'ordonnance (lu 8 janvier 1737, en y ajoutant uu commissaire, un aumônier, un chirurgien et un contrôleur.

A l'armée, les compagnies à cheval, réunies à la gendarmerie de France, formaient la maison du roi.

La 1''* division comprenait les grenadiers à cheval et 8 E, des gardes du corps.

La 2^, dite maison rouge à cause de la couleur des habits, se composait de 2 E. des gendarmes et chevau-légers de la garde, des 2E. de mousquetaires et des 8 E. de la gendarmerie de France.

Les grenadiers à cheval marchaient en tête des gardes du corps,

La garde auprès du roi s'appelait le guet.

Cette maison militaire se distingua toujours par sa bravoure et son courage, en faisant en toutes circonstances des prodiges de valeur et de dévouement. Le commandement de ces compagnies était disputé par les plus hauts personnages, maréchaux et lieutenants généraux.

Il entrait dans la composition de ce corps d'élite des éléments très variés.

Gardes «Iti corps.

1""'' Compagnie écossaise, formée en J4iO.

Gardes de la manche, faisant partie de la F"^ compagnie écossaise. Gardes du corps, 2'' compagnie, F'' française 1475.

— 4« — 3'' — mars 151C.

Compagnie des Cent-Suisses 1481.

— gardes do la i)orte 1261.

— de la prévôté 1271.

Gendarmes de la garde 14 décembre 1602.

Chevau-légers de la garde 15 décembre 1593.

Mousquetaires, P'« compagnie 10 janvier 1057.

— 2« — 9 janvier 16G5.

Grenadiers à cheval décembre 1676.

venait au roi à 1,580 liv. 1 s. G d. ; garde du corps ordinaire, à 1,564 liv. ; gendarme de la garde, à 1,156 liv. 2 s. 10 d. ; chevau-léger, à 1,088 liv. 11 s. 8 d. ; raous<|uetaire, à 1,086 liv.; grenadier à cheval, à 970 liv.; gendarme, k 814 liv.; carabinier, à 736 liv. ; cavalier, à 618 liv.

Gendiirnics écossais, F" compaf:;nic 1422.

— anglais 27 novembre 16(j7.

— bourguignons 1'»' avril iWls.

— <ie Flandre 12 avril 1673.

— de la Reine 13 mai ICGl.

Chevau-légers de la Reine 13 juin IGOl.

— versés dans la précédente 5 juin 176.Î.

Gendarmes du Dauphin 13 décembre 1665.

Chevau-légers du Dauphin 28 janvier 1663.

— versés dans la précédente 5 juin 1763.

Gendarmes de Rerry 30 août 1690.

Chevau-légers de Berry 30 août 1690.

— versés dans la précédente 5 juin 1763.

Gendarmes de Provence 19 décembre 1669.

Chevau-légers de Provence l""" octobre 1690.

— versés dans la précédente h juin 1763.

Gendarmes d'Artois 1" octobre 1690.

Chevau-légers d'Artois 1"^ octobre 1690.

— versés dans la précédente 5 juin 1763.

Gendarmes d'Orléans 1617.

Chevau-légers d'Orléans 14 juin 1655.

— versés dans la précédente 5 juin 1763.

Régiment des gardes françaises 1563.

Régiment des gardes suisses 12 mars Kiie.

Gardes du corps tlii roi.

L'ordonnance de 1671, confirmée par celle du 8 janvier 1737, compose chaque compagnie de 6 brigades à 56 gardes par chacune, plus 6 trompettes, 1 timbalier^ se formant en 2 E.; de sorte que l'effectif de la compagnie monte à 3 43 gardes, environ 1,400 cavaliers.

Pour y être admis, « il fallait avoir 5 pieds 4 pouces, être catholique, né sujet du roi, bien visé et fortement constitué. » Ils ne devaient le salut qu'au roi, aux princes de sa maison, au général de Tarmée en campagne, s'il était maréchal de France, et au général de la cavalerie. (Ordonnances de 1690, 1710, 1724.)

Leurs magnifiques services de guerre remontent à Louis XI, Charles YIII, Louis XII, François F% Henri IV, Louis XIII et Louis XIY. Louis XV se mit à la tête de l'armée en 1744, 1743 et

L'armement était l'épée, le pistolet et le mousqueton.

« Les gardes logeaient chez l'habitant, avec indemnité de la

paroisse. On fournissait une chambre à feu convenable, un lit à deux matelas, un mobilier décent, sept chandelles par semaine, le feu, huit serviettes, deux nappes, une marmite, la vaisselle. »

Par ordonnance du 28 février 1758, la solde, de 2 livres 12 sols au simple garde, est augmentée proportionnellement aux grades. En 1772, employés en campagne, en voyage, à la chasse, leur service fut reconnu si pénible qu'on créa une compagnie de maréchaussée spéciale pour les aider.

Les trompettes et timbaliers portent la casaque de drap d'argent rayé de bleu, couleur affectée aux housses de leurs chevaux, ainsi qu'aux tabliers des timbales et fanions des trompettes de toutes les compagnies indistinctement. Pas de couleur uniforme pour les chevaux; seulement les officiers, comme dans toutes les troupes de la maison du roi, devaient être montés en chevaux gris ; les timbaliers et trompettes sur des chevaux isabelles.

V Compagnie des gardes du corps du roi.

Écossaise.

Cette compagnie ne roule pas ajec les autres, elle marche à la tête de la maison du roi. Créée sous Charles YII en 1-440 (1). Longtemps toute écossaise. Le comte de Monlgommery, qui blessa mortellement Henri II dans le tournoi de 1539, est le dernier capitaine de cette nation.

Capitaines.

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