Travers (grison
1741. — 5 juin. Trailé de paix avec le roi de Prusse. Au commencement de l'année, il y avait à peine 100,000 hommes d'infanterie sur pied; il fallut avoir recours tout de suite à une augmentation de 34,000 hommes sur les 100 B. de milices, un par généralité; on y ajouta 9 B. nouveaux levés en Lorraine, et 3 de la ville de Paris. Vers le mois de mai, le B. est porté à G8o hommes, et le nombre des B. est de 112.
Impatient d'engager la guerre, Frédéric envahit la Silésie. La bataille de Mohvitz (10 avril), où la mobilité et la rapidité des feux de son infanterie triomphèrent des Autrichiens, le rend maître de tout le cours de l'Oder. Cette victoire décide les puissances alliées à déclarer la guerre à Marie-Thérèse. Traité de Nymphenburg (18 mai) entre la France, la Prusse, la Bavière, la Saxe, l'Espagne et la Sardaigne. La haute Autriche, la Bohême, la Silésie sont envahies ; Marie- Thérèse sans argent, sans armée, demande des secours aux Slaves et aux Magyars, les rassemblée Presbourg, et, les animant pour le salut des Hapsburgs, elle leur fait jurer de la défendre. Pendant ce temps les troupes françaises marchent sous Belle-Isle et de Broglie, tous deux subordonnés àl'électeur de Bavière, auquel Linz ouvre ses portes ; il s'y fait couronner roi de Bohême, sous le nom de Char-
IM'AVrKIUE (1715-1774). 65
les VII. Le comte de Saxe passe le Danube, et, le :26 novembre, entre dans Praj^ue.
Penilant que le dévouement des Hongrois doime une armée à l'Impératrice, le roi de Prusse, après Gzaslaw, signe avec elle le traité de Breslau (17 mai 1742). Cette défection met l'armée française dans une position critique, oîi elle est vivement attaquée par les forces autrichiennes.
Maillebois, qui opérait dans la Franconie, s'empare seulement d'Égra, au lieu de marcher au secours de l'armée de Bohême, a moitié détruite par les fatigues et les maladies. C'était une porte ouverte à Belle-lsle, qui occupait Prague, et qui, malgré les ennemis et un temps affreux, parvint à gagner la vallée du Mayn.
L'ordonnance du 30 octobre augmente de 30,000 le chiffre des miliciens: ils porteront les numéros de leur B. sur les boutons, comme les autres troupes, par ordonnance de septembre 1742.
1743. — Chevert, resté dans Prague avec les blessés et les malades, est sommé de se rendre; les Autrichiens consentent à ses conditions le 2 janvier 1743. Alors Marie-Thérèse s'engage avec George II, roi d'Angleterre, à porter la guerre en France, et lord Slair s'avance des Pays-Bas sur la vallée du Mayn pour nous en chasser. Le maréchal de Noailles, qui opérait en Franconie, se jette sur la rive gauche du Mayn, en ferme les passages et parvient à bloquer les Anglais dans Aschaffenburg. Sans une imprudence des nôtres, l'affaire de Dettingen aurait été la revanche de Poitiers. Celte bataille ne put empêcher la retraite des Anglais vers les Pays- Bas. Noailles pensait à reprendre la campagne; mais, abandonné sur sa droite par M. de Broglie qui reculait sans combat de Uonauworth à Strasbourg, il est obligé de repasser le Rhin.
Créations de 1743.
Tiiianges (1), levé le u avril, avec des milices de Lorraine par le C"^ deTliianges. En Alsace de 1743 à 1748, licencié le 1«'' février 174f».
Lowendalh, allemand, levé le 1"' septembre 1743, licencié le 18 janvier 1760. (Voir Anhalt, n"^ 46. Infanterie étrangère, cli. iv.)
Chasseurs de Fischer, levés le T'" novembre 1743. licenciés en 1762. Corps destiné à jeter le désarroi chez l'ennemi par s;^s entreprises et par ses détachements sur les lignes de communication. Versés, le
(1) Voir Damas, connu sous le nom de marquis de Ttiiangrs (ô'^ volume des Guerres sous Louis XV, page 107;.
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!"■ novembre 17G3, clans la 4^= légion de Conflans. (Voir Troupes légères, ch. v.) Volontaires du maréchal de Saxe. (Voir Dragons de Schoœberg, ch. x.)
1744. — Comme nous n'avions plus d'alliés en Allemagne, nos forces sont dirigées sur les Pays-Bas, et Louis XV, avec deux armées sous Noailles et Maurice de Saxe, envahit la Flandre; Courlray, Ypres, Furnes, tombent en notre pouvoir. Sur le Rhin, nous ne fûmes pas si heureux; M. de Coigny est forcé de se replier, les Autrichiens poussant leurs courses jusqu'aux bords de la Sarre. A ces fâcheuses nouvelles, Louis XV part des Pays-Bas avec l'armée de Noailles pour délivrer l'Alsace; il tombe malade à Metz. On dut mettre sur le pied de guerre plus de 100,000 hommes.
Ordonnance du 1'"'' février : les officiers généraux, devant être promptement et toujours reconnus, porteront pendant la campagne un habit non croisé, orné d'une broderie d'or,
INFANTEIUE FRANÇAISE EN 1744.
Régiiiieiils.
2 régiments de la mai- |
son du roi (
100 régiments français. . . ^
1 régiment d'artillerie, j
23 régiments étrangers.
126 régiments d'infanterie française et étrangère.
Corps