‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 34 sur 299 · IV · texte numérisé non relu

IV

80 B. de milices forment 40 régiments à 2 B., et 13 à 1 B. :29 B. restèrent séparés, 2 devinrent régiments à 1 B. Ces régi ments portent, sous le titre de milice, le nom de leur colonel avec celui de leur province : régiment de milice de... généralité de... Ces B. mobilisés jouissent de la solde fixée par ordonnance du 12 novembre 1733.

(1) Chauvelin (Germain-Louis de), né en 1685, mort à Paris le 1"" avril 1762; garde des sceaux de 1729 à 1737, puis secrétaire d'État aux affaires étrangères. C.ràce à son habileté, la guerre marquée par l'abandon de la Pologne aboutit au Iraité de Vienne, un des actes glorieux du régne de Louis XV.

Chauvelin (François-Claude, marquis de), son tils, lieutenant général, sert avec distinction en Italie, en Flandre, sur le Rhin; mort subitement en 1774, près de Louis XV, dont il faisait la partie de jeu.

Son fils, François-Bernard, marquis de Chauvelin, né le 29 novembre 1766, mort en 1832, se trouve lié lors de la révolution au parti de la cour.

Henri-Philippe, son frère, théologien, né vers 1716, mort le 14 janvier 1770.

liments.

Corps.

Gardes françaises

Gardes suisses

Régiments français

Régiments étrangers

Milices du royaume

Arquebusiers du Rous-

sillou

Compagnies^ 3. Étrangers.

franches.^i5. Français.

Dalaillons.

Officiers.

tj

Sniis-olOricrs, sulilats.

Total.

La composition du B. d'infanterie française parait être de 1 compagnie de grenadiers et IG compagnies de fusiliers; celle des B. de milices, de 1 compagnie de grenadiers et 12 compagnies de fusiliers. La composition des régiments des gardes françaises, des Suisses et des étrangers restait dilterente des précédentes.

1735. — Les préliminaires de la paix datent du 3 octobre. Les négociations entamées sont poursuivies sans succès pendant la première partie de l'année, et la guerre continue en Allemagne, sous le duc de Coigny, et en Italie, avec le maréchal de Noailles.

1736. — Le 11 avril, a lieu la signature de l'armistice et l'abandon par les Autrichiens du Barrois et de la Lorraine. Une ordonnance est présentée au roi sur la réforme de la milice. Déclaration du licenciement des régiments, réduction à 100 du nombre des B. (16 décembre 1736.)

1737. — Le 23 février, lesB. de milice cessent d'être désignés par le nom de leurs commandants. Us prennent, pour ne plus le quitter, chacun le nom de leur quartier d'assemblée. L'autorisation est donnée à chaque soldat d'emporter son habit, à charge par lui de l'entretenir.

Ordonnance du 10 avril. — Il est enjoint aux offlciers de toujours porter l'uniforme pendant tout le temps qu'ils seront au corps, soit en garnison, dans les places, aux quartiers dans les plats pays ou en

marche, comme le plus décent, le plus convenable pour les faire connaître et respecter des soldats.

Composition des régiments de 2 B. et de 1 B.

Un régiment de 2 B. est composé de 1 colonel, 1 lieulenantcolonel, 1 major; de 32 capitaines, dont un commandant de B. et 2 capitaines de grenadiers; de 2 aides-majors; de 34 lieutenants, dont 2 lieutenants de grenadiers; de 6 lieutenants en second, dont 2 sous-lieutenants de grenadiers; de 2 enseignes. Le montant est de 79 officiers en pied; 34 compagnies à 30 hommes chacune, dont 2 de grenadiers; 17 compagnies par B., à 510 soldats chacun, qui font 1,020 soldats, compris 68 sergents à 2 par compagnie, 1 tambour-mnjor et 34 tambours à 1 par compagnie, avec 6 drapeaux à 3 par B., suivant l'ordonnance du roi du 8 janvier 1737. Quelques régiments avaient en outre 1 prévôt et son lieutenant, 1 greffier, 1 commissaire, 1 exécuteur et 2 archers.

Un régiment de 1 B. se compose de 1 colonel, 1 lieutenant-colonel, 1 major, de 15 capitaines, dont 1 capitaine de grenadiers et 1 aide-major; de 17 lieutenants, dont 1 lieutenant de grenadiers; de 2 lieutenants en second, dont 1 sous-lieutenant de grenadiers, et de 2 enseignes. 40 officiers en pied, 17 compagnies à 30 hommes chacune, dont une de grenadiers, qui font 510 soldats, compris 34 sergents à 2 par compagnie, 1 tambour-major et 17 tambours à 1 par compagnie, avec 3 drapeaux, suivant l'ordonnance du roi du 8 janvier 1737.

Les officiers supérieurs et 'es capitaines portaient des espontons; les lieutenants et autres officiers, le fusil à baïonnette et la cartouche (giberne) sur le devant du ceinturon de l'épée.

Quelques soldats étaient munis de haches, pioches, pelles etautres outils propres à ouvrir passage aux troupes. Les tambours-majors et tambours portaient la livrée du roi dans les régiments royaux, celle des princes et celle du colonel propriétaire dans les régiments de gentilshommes et les corps étrangers.

Les hausse-cols des officiers sont en or pour les Français et Irlandais, en argent pour les Suisses, en acier bruni ou doré pour les

Allemands. Chaque régiment avait un drapeau colonel loul blanc, et 3 drapeaux d'ordonnance par B., de difJerentes couleurs suivant les régiments, coupés au milieu par une croix blanche (1). Une écharpe blanche s'attachait à tous les drapeaux au-dessous du fer, reliée par un cordon à glands dont la couleur variait pour chaque régiment.

1738. — Les conditions définitives de la paix ne sont arrêtées que le 18 oclobre.

1739. — :20 janvier. Ordonnance sur les honneurs funèbres.

Le traité de paix conclu à Vienne le 18 novembre 1738 est publié à Paris le l"juin 1739, et l'effectif des régiments est porté à 121 par l'augmentation de Royal-Corse.

Création du F"^ août 173'.».

Ce régiment est créé lors de la première occupation de cette ile. (Voir Royal- Italien, Infanterie légère, ch. iv.)

1740. — Maison du roi.

4 compagnies des gardes du corps (Écossais, Français; 1.400

Compagnie des Cent-Suisses 115

Compagnie des gardes ordinaires de la porte 55

Compagnie de la prévôté de l'hôtel du roi 108

Compagnie des gendarmes de la garde du roi 230

Compagnie des chevau-légers de la garde du roi 228

2 compagnies des mousquetaires de la garde du roi 430

Compagnie des grenadiers à elieval de la maison du roi 141

Infanterie française 3.875

Infanterie suisse 2 . 400

Gendarmerie de Fiaiire 708

Guerre de la succession d'Autriche.

Création du G avril 1740.

Gardes de Lorraine. (Voir Lorraine, n'' 30. Infanterie française, ch. m.)

L'empereur Charles VI (2) meurt le 20 octobre. Au mois de

(1) U ne faut" donc pas s'étonner, une telle quantité de drapeaux existant dans larmée, et se retrouvant dans les armées étrangères, qu'après chaque bataille un si grand nombre restât dans les mains du vainqueur. De là le surnom de Tapissier de Notre-Dame donné au maréchal de Luxembourg, qui envoya après chacune de ses victoires celle masse de drapeaux dont on ornait les voûtes de celle église.

(2) C'était le dernier prince de la branche masculine de la maison de Hapsbourg. qui avait pris pour devise les cinq voyelles, A, E, 1, 0, U, qui signilie : Austriiv

janvier précédent, le cardinal de Fleury lui garantissait encore que la France observerait la pragmatique sanction avec <■<■ la plus exacte et la plus inviolable fidélité ». Après bien des pourparlers, le cardinal décernait à Marie-Thérèse le titre de reine, et pendant ce temps il s'alliait pour la combattre avec Charles-Albert, électeur de Bavière, qui ambitionnait la couronne impériale. Du reste, dès 1738 le concours des armes françaises lui avait été promis pour appuyer ses revendications. Frédéric envahit la Silésie au mois de décembre, et, poussé par le maréchal de Belle-lsie, le cardinal de Fleury se prépare à la guerre. A cette date commencent les transformations de l'uniforme, et le rétrécissement graduel de toutes les parties de l'habillement : les parements, retroussis, poches, doublures, successivement sont remplacés par un passepoil.

On envoie des troupes en Corse; cette île, révoltée contre les Génois, est occupée trois ans, de 1738 à 1741.

Montant général de V infanterie française et étrangère.

Décembre 1740. — Suivant les ordonnances du roi des 8 janvier, 18 février 1737, 10 août 1739 et 6 avril 1740, 122 régiments sont sur pied : total, 193 B. (1), 2,974 compagnies, 7,547 officiers, 102,950 soldats, tant grenadiers que fusiliers, y compris 80 cadets dans Royal-Artillerie et 10 cadets dans les 5 compagnies de mineurs, 6,475 sergents, 210 trabans suisses, 3,242 tambours et 76 fifres, avec 649 drapeaux français et étrangers, chacun avec une écharpe blanche au haut de la lance, de la couleur de France.

est imperare orhi uiilverso. Louis XIV avait donné un éclatant démenti à cette devise ambitieuse. On comprend qu'il ne fut pas difticile de persuader à son arrière-pelit-fils que son honneur lui commandait d'achever Iceuvre du grand roi, d'anéantir la puissance impériale en Allemagne et de soutenir les prétentions de Charles-Albert.

(1) Comme je l'ai dit au deuxième volume des Guerres sous Louis XV, il est difficile de préciser, entre la lin de la guerre de la succession de Pologne et celle de la succession d'Autriche (février 1737 à juillet 1741), la composilion des B.

régiments.

99 régiments français.

.5 régiments à 4 B. chacun 13 régiments à 3 B. — 16 régiments à 2 B. — [ 65 régiments à 1 B. —

1 régiment (Royal- Artillerie)

9 régiments suisses, y compris celui de Karrer à présent au service de la marine à Boche fort

fi.T

1 régiment grisou à 2 B

5 régiments ( 1 régiment à 2 b 2 }

allemands. ( 4 régiments àlB i )

5 régiments irlandais sur le pied français à 1 B. rli.

1 régiment Royal-Italien à 1 B

1 régiment Boval-Corse à 1 B

Ordonnance du 8 avril, sur fa discipline des troupes dans les camps.

Nota. — Il Y a plusieurs colonels, lieutenants-colonels, capitaines, lieutenants et autres officiers de l'infanterie française et étrangère réformés et entretenus par le roi, tant à la suite des régiments et à la résidence des places que renvoyés dans leurs provinces, qui conservent leur rang jusqu'à ce qu'il plaise à Sa Majesté de les remplacer.

succession d'Autriche.

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