‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 54 sur 299 · Royal - Bous · texte numérisé non relu

Royal - Bous

sillon 1 15.

('onde •>.

Bourbon '>,

Grenadiers de

F^rance 1

Beauvoisis. . . . 1

Bouergiie 1

Bourgofine. ... 1

Boval- Marine. 1

Verinandois.. . 1

Anhalt 2

Royal -Arlille-

rie 1

Boyal-llalien . 1

Erlach 1

Rouergue 1

Reding 1

Caslellas 1

Languedoc i

Beauce 1

Waldner 1

Médoe 1

Vivurais i

Yexin 1

Royal-Coinlois. 1

Beaujolais 1

Provence 1

Arbonnier l

La Marck 1

Penthièvre 1

Boulonnais ... 1

Angouinois.. . . 1

Pcrigoid

Saintonge ....

Foix

Forez

Cainbrésis. . . .

1 ournésis

La Ma rcbe-

prince

Quercy

Diesbach

Courleu

Bulkeley

Clarc

Dillon

Roval-.Suédois.

Cliartres

Coiiti

Rootii

Berwick

Engliien

Royal-Bavière.

Troupes pro-

vinciales. . .

Salis

Royal-Corse . .

Nassau

Loochman ....

Bouillon

Roval - Deux-

Ponls

Eiiplingen

Licenciements par ordonnances des 12 et 21 dicembrc 1762.

1759. Volontaires de Cainbefort (voir Troupes légères, 12 décembre).

Par ordonnance du 21 décembre 1762, sont incorporés : T'" octobre 1744, Lally, irlandais (voir Dillon, n° 79, 21 décembre) : 1"' août i74'i, Royal-Écossais (voir Bulkeley. n" 77, 21 décembre); 28 février 1747, O'Gilvy, incorporé dans Clare, 21 décembre.

Clare, Dillon, Rootb, Berwick, sont conservés à 1 B.

L'ordonnance du 21 décembre 1702 supprime Royal-Corse, versé dans Royal- Italien.

Lfi constitution donnée aux régiments par la réforme du 21 dé-

cembre 176îi permit une augmentation d'effectif sans en créer de nouveaux. C'est une précaution qu'on ne prit pas dans les précédentes réductions, opérées uniquement par économie, et qui, en réalité, ne diminuaient que momentanément les dépenses. En effet, quand la guerre recommençait, au lieu de fondre dans les anciens cadres les nouvelles levées, on en foi niait un grand nombre de régiments, de B. et de compagnies qui coûtaient fort cher et qui avaient souvent l'inconvénient de ne pouvoir servir pendant la campagne. C'est ce que l'on avait éprouvé dans la guerre de 1740, où 40 nouveaux B. créés en 1747 se trouvèrent à peine en état de servir en 1748 au moment de la paix; ils avaient cependant coûté des sommes énormes de levée.

Ces pratiques ne présentaient qu'une économie apparente, vu la multitude d'officiers supprimés auxquels il fallait conserver des appointements sans en retirer de services. Tous ces inconvénients déterminèrent à garder un plus grand nombre de troupes en 1748 que dans les réformes précédentes, afin d'éviter^ autant qu'il serait possible, les nouvelles levées de régiments et de B. entiers; mais on n'atteignit pas encore le véritable but, faute d'avoir donné aux troupes une organisation qui les rendît susceptibles de recevoir des augmentations considérables d'hommes sans recourir à aucune création de régiments ni de compagnies. C'est sur ce principe que s'opéra la réforme de 1763. On s'y proposa deux objets principaux : 1° l'économie présente et à venir; 2° les considérations politiques et militaires. L'économie présente consistait à diminuer sur-le-champ la dépense par une suppression de troupes. L'économie future exigeait que celte réforme dispensât de lever de nouveaux corps en cas de guerre et qu'elle ne forçât qu'à une simple augmentation d'hommes, sans création d'étatsmajors ni d'officiers qu'il faudrait licencier à la paix avec des appointements en surcharge aux finances. Les considérations politiques et militaires prescrivaient, d'une part, de faire le moins possible de mécontents, en évitant de nouvelles réformes d'officiers, et, de l'autre, d'être prêt à tout événement sans beaucoup de frais et promptement, soit pour attaquer, soit pour se défendre.

Le terme des engagements est fixé à huit ans, au bout duquel temps on donnera exactement des congés absolus, môme à ceux

qui sont montés aux hautes payes. Le soldat qui conlracle un nouvel engagement et se retire chez lui, et non ailleurs, après seize années de service, y reçoit la moitié de sa solde, et tous les huit ans un habit uniforme de son régiment; celui qui ne se relire qu'au bout de vingt-quatre ans jouit de sa solde entière et est habillé tous les six ans. Le roi se charge des recrues, armement et entretien du soldat. Il est interdit à l'olTicier de donner aucun congé absolu, et il lui est enjoint de veiller au bien-être de sa troupe, sous peine d'être puni sévèrement. L'officier, quel qu'il soit, ne peut s'absenter qu'en s'engageant h faire deux hommes de recrues au-dessus de cinq pieds deux pouces qui lui seront payés à raison de 100 livres chacun rendus au quartier, sous peine de privation d'appointements pendant son absence.

L'uniforme de chaque régiment est arrêté, le colonel ne peut y rien innover sans une autorisation signée du ministre de la guerre. La marque distinctive du colonel est une épaulette de chaque côté, or ou argent, suivant la couleur du bouton, ornée de frange riche à nœuds de cordelières; le lieutenant-colonel la porte à gauche; le major porte l'épaulette de chaque côté, ornée de frange sans nœuds de cordelières; le capitaine et l'aide-major ayant commission de capitaine portent l'épaulette comme le major, mais d'un côté seulement; le lieutenant en porte une losangée de carreaux de soie jaune ou blanche, en sorte que si le bouton est jaune, l'épaulette est en or losangée de soie blanche, et en argent losangée de soie jaune pour le bouton blanc, la frange mêlée d'or ou d'argent et de soie. Le sous-lieutenant la porte de soie jaune ou blanche, suivant la couleur du bouton avec des carreaux d'or ou d'argent en opposition : jaune ou blanche lisérée d'or ou d'argent en opposition pour le porte-drapeau. L'habit de tous les bas officiers et soldats est un justaucorps, avec veste de drap gris blanc piqué de bleu, doublé de cadis ou serge blanche ; parements, revers et boutons, tels qu'ils sont fixés pour chaque régiment; culotte de tricot blanc doublée de toile; boutonnières poil de chèvre gris blanc, toute autre couleur étant expressément défendue, ainsi que le galon à l'officier. Les tambours portent la petite livrée du roi, excepté ceux du régiment de la Reine et des princes du sang qui ont leur livrée.

Le capitaine jouit de ses appointements en entier, sauf la retenue

de 4 deniers pour livre de sa compagnie, non compris les officiers. Défense de payer aucuns faux frais de place, doubles rôles aux trésoriers, ou gratification à qui que ce soit, injonction aux majors d'y veiller, sous peine d'en répondre en leur nom. Les régiments destinés au service de la marine ont, du jour de leur embarquement, la moitié en sus de la solde et appointements réglés pour l'infanterie. On leur paye trois mois d'avance, et de plus ils ont par gratification leur subsistance sur les vaisseaux de transport. Il est retenu à chaque sergent et fourrier 10 deniers en paix et 20 en guerre, et à chacun des autres 8 deniers en paix et 12 en guerre, pour linge et chaussure. La masse de l'habillement est établie sur le pied de 2 sols par jour pour chaque sergent, fourrier, tambour-major et tambour, et d'un sol pour les autres. S. M., en se chargeant de l'habillement, se réserve l'administration de cette masse, et en fera former une de 5 livres par an pour chaque homme, destinée à l'entretien et aux menues réparations, sur laquelle masse chaque tambour recevra 2 sols par jour pour entretenir sa caisse de peaux, cordages et baguettes.

Solde de V infanterie.

Eu temps En temps

(le paix. de guerre.

Capitaine de grenadiers 2,000 liv. 3,000 liv.

Capitaine de t'iisiliers 1,500 2,400

Lieutenant de grenadiei .s 900 1,200

Lieutenant de fusiliers 600 1,000

Sous-lieutenant de grenadiers 6U0 900

Sous-lieutenant de fusiliers 540 800

Sergent Ils. 4 d. 1 1 s. 8 d.

Fourier 9 9 4

Caporal 7 8 8

Ai)pointé 6 8 8

Fusilier, tambour .5 8 (î

La compagnie de grenadiers est payée à raison d'un sol, en oulre de la solde réglée pour celle des fusiliers.

Solde de l'étal-major.

Colonel , indépendamment de sa compagnie 3,000 liv. 3,600 liv.

Lieutenant-colonel, indépendamment de sa compagnie 2,000 3,000

L\FAMERIE (1713-1774;. 99

Major du II réj^inioul de i B. (quand il ni' reçoit

rien foinnie major de brigade 3.000 liv, 4.500 liv.

Major d'un ré^imcul de 2 ou 3 H 2,880 4,000

Second major du régiment du Roi 2.160 3,G00

Commandant du lî. créé en temps de guerre. . » 4,000

Aide-major avec commission de capitaine 1,500 2,400

Aide-major sans commission de cajùtaine 900 1,800

Sous-aide-major 600 1,200

Quarlier-mailre 540 800

Porle-drajieau 450 600

Trésorier d'un régiment de 4 15 2,000 3,600

Trésorier d'un régiment de 2 et 1 15 1,200 2,000

Tambour-major, en tout temps 252 252

Aumônier et chirurgien , chacun 500 720

M. de Saint-Germain institue les conseils d'administration, dont l'organisation ne fut réellement complète qu'avec le contrôle des commissaires des guerres, aujourd'hui l'intendance, corps créé par la Convention nationale en l'an III. Celte organisation marcha tant bien que mal jusqu'à l'ordonnance du 10 mai 1844.

La paix est signée le 13 février. Ainsi finit cette guerre dans laquelle nous avions tant dépensé en argent et en hommes. L'Autriche et la Russie rentraient dans leurs limites, la Prusse était sauvée, grâce au génie de Frédéric et à son armée modèle. La France seule sortait mutilée; elle ne perdit rien sur le continent, mais elle avait sacrifié ses colonies, compromis son influence politique et diminué sa réputation militaire.

1763. — l^"" janvier. A part l'artillerie, n'^ 47, et les troupes provinciales, n° 87, d'un service particulier, il restait : 96 régiments d'infanterie (2 de la maison du roi à 6 et 4 B.; 66 français, dont 20 (les 19 premiers de Picardie à Aquitaine et les grenadiers de France) à4 B.; 37 à 2 B., les 7 derniers à 1 B. ; 10 suisses à 2 B.; 8 allemands à 2 B.; 2 italiens à 1 B.; 5 irlandais à 1 B.).

L'ordonnance du 1" mars donne aux colonels une épaulette à graine d'épinards garnie de nœuds de cordelières et de jasmins; celle des lieutenants-colonels n'en différait que par l'absence des jasmins (1). Celle du 25 avril 1767 veut que les épaulettes du colonel soient en or ou en argent, suivant la couleur du bouton. Depuis l'ordonnance du 10 décembre 1762 on figurait sur les corps de

(1) Sorte de broderie en forme de tortillon, qui s'ajoutait i la torsade tournante

l'épaulette et de la contre-épaulette des lieutenants et sous-lieutenants deux losanges en soie jaune ou soie argent, par opposition avec la couleur de l'épaulette; sa frange n'était qu'un filé d'or et de soie mélangés (1).

De 1758 à 1761 les habits des officiers portent sur chaque épaule une petite bandelette en galon d'or, avec quelques accompagne > ments en manière de franges. Vu la nécessité de maintenir la banderole de la giberne, elle était retenue à un bouton; par le règlement de 176:2, les épaulettes distinguaient l'officier sans accuser le grade.

L'épée en 1753 remplace le sabre, prescrit par l'ordonnance du 19 janvier 1747 ; cependant le règlement du 25 avril 1767 la supprime, comme aggravant inutilement la charge des soldats. Les gardes françaises et suisses conservèrent seules l'épée jusqu'à leur licenciement.

Création de 1763.

Ville de Paris, créé le l<" mars pour le service de la capitale Uniforme blanc. Compris, le 4 août 1771, dans les troupes provinciales de Paris. Colonel, de Saint-Laurent. Supprimé le 13 décembre 1775.

Siippi-cssions de 1763.

Régiment d'IIalleywell, licencié le 1^^^ juin 1763.

Karrer, créé le 19 décembre 1719, licencié le l*"" juin 1763.

Matelots et rani^ers de Dunkerque, 1" janvier 1760, 19 mars 1763.

Grenadiers Royaux, revenant de la Martinique. 19 mars 1763. Chasseurs de Poncet, 19 mars 1763.

Chasseurs de Monet, 26 novembre 1762.

1763. — 20 janvier. Louis XV avait signé une ordonnance sur la constitution des milices pendant la paix. Cet acte est annulé.

1°"^ février. Le roi, voulant donner une constitution solide à ses troupes, établit 32 régiments de recrues d'un B,, où ils recevront l'instruction. Ils sont destinés à tous les corps. On pourra s'y engager de dix-sept à quarante ans, pour huit ans. Le prix de l'enga-

(1) Par ordonnance du 28 avril 1758, aucun officier ne pouvait être pourvu dun régiment avant sept ans de service passés dans le grade de capitaine. C'était proscrire la vénalité. Néanmoins le prix des régiments devint si élevé qu'en 1672 Louvois les taxe de 40,000 à 20,000 francs.

gement ne doit pas dépasser 30 livres payables en trois fois , plus un pourboire de 5 à 25 livres, selon la taille des hommes. On se décidait pour le système en vigueur depuis 1739.

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