‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 55 sur 299 · Le roi se charge de l'habillement · texte numérisé non relu

Le roi se charge de l'habillement

1" mars. Ordonnance qui ne conserve que quatre légions.

28 avril. Les trésoriers sont obligés d'avoir deux registres, tenus en double pour servir à leur justification. Ils enregistreront recettes et dépenses.

1" juin. Publication delà paix.

17 août. Instruction, complétée par celle du 28, pour composer de sujets intelligents la classe des bas offlciers, qui devient chaque jour de plus en plus intéressante.

1764. — Le calme rendu à l'Europe par le traité de Paris est troublé pendant quelques années par des orages partiels. L'intérêt et les sympathies de la France pour la Pologne, se réveillèrent dans les dernières années de la guerre de Sept Ans. La maison de Saxe était devenue si impopulaire qu'Auguste III, mort le 3 octobre 1763, ne put être remplacé par un de ses fils. L'attitude de la diète, ouverte le 7 mai 1764, détermina Louis XV à abandonner la Pologne à elle-même, tandis que l'Autriche, la Russie et la Prusse, maîtresses du terrain, choisirent Poniatowsky pour leur candidat; il fut élu, le 7 septembre 1764, sous le nom de Stanislas-Auguste.

20 mars. Règlement sur les diflérentes masses destinées à l'entretien des troupes.

l^'' avril. Il sera fait deux inspections générales par an dans chaque régiment : l'une en mai, l'autre en septembre.

7. Établissement au collège de la Flèche d'un pensionnat de 230 gentilshommes destinés à l'armée.

9 août. On établit des rapports réguliers entre les inspecteurs et les corps.

1763. — Pendant que la France se désintéressait des affaires extérieures, la question des jésuites passionnait les esprits jusqu'au fanatisme. Quant aux économistes, ils déployaient une grande activité, et on transformait le château de Pompadour en haras; on augmentait les pépinières et on étendait l'activité industrielle.

Le 20 décembre, meurt le dauphin; le trône n'a plus pour héritier qu'un enfant de onze ans.

1" avril. Instruction pour la retraite des capitaines et majors.

l®"" mai. Règlement sur les exercices; aucun officier ne pourra être reçu dans son emploi sans être instruit des devoirs de son état; il sera tenu de faire successivement le service de cadet, de sous-officier, jusqu'à ce qu'il soit apte à remplir les fonctions auxquelles il vient d'être nommé, l'intention du roi étant qu'il n'y soit reçu qu'alors.

13 août. Les fourriers ont autorité sur les sous-officiers.

27 novembre. Ordonnance sur la milice provinciale, reproduite et complétée par celle du 1*'' décembre 1794 pour le détail des opérations de tirage.

30«rri/1765.

Création du régiment de recrues des colonies à l'île de Ré, sur le pied de 1 B. de 6 compagnies.

Uniforme, habit, veste et culotte blancs; parements, revers, collet verts; poches ordinaires garnies de 3 boutons. Le dessous de la manche et du parement fermé par 6 petits boutons, 5 petits au revers, 3 gros au-dessus. Boutons blancs avec une ancre au milieu. Chapeau bordé de galon blanc.

1766. — 1" janvier. On enjoint aux officiers de porter le haussecol, sauf les majors et aides-majors.

19 avril. Il est institué une musique dans tous les corps d'infanterie.

1" mai. Ordonnance qui sert de complément à celle du l^" février 1763, prononçant que les hommes ne peuvent être admis à servir volontairement avant seize ans en temps de paix et dix-huit en temps de guerre^ ni au delà de cinquante.

1" novembre. Règlement sur le service des places et des quartiers.

Réduction du 31 décembre.

Le nombre des régiments de recrues, qui avait été porté à 33 en 1765 , est réduit à 7, dont le régiment de Pai is, porté à 2 B.

1767. — Le grade de lieutenant-colonel est créé ; jusque-là cet officier supérieur n'avait que le grade de capitaine.

Organisation de l'artillerie de marine.

Suppressions de 7nilicc's.

Le l'"" avril 17(17 a lieu la reforme du réj;iinenl de Paris; le 15 aoùl , n'iic du réfiitnenl de Nanry.

Réformes du 1<"' mars 1768.

Les régiments de rccrues.de Lyon, Sens, Blois et Aix sont rélormés. Ils sont remplacés ])ar quatre dépôts de recrui's établis à Saint-Denis, Lyon, Toulouse et Tours.

1769. — Les Génois, maîtres depuis longtemps de la Corse, la traitaient durement; les habitants se révoltèrent en 17:29 et engagèrent une lutte qui dura plus de quarante ans. Gênes ne rétablit son autorité qu'à l'aide des troupes impériales en 1733, puis avec les troupes françaises en 1739, et de 175G à 17o8. Enfin en 1764, elle nous remit Ajaccio, Gaivi, Bastia et San-Fiorenzo. Le 15 août 1769, la France prend possession de l'île. Les premiers gouverneurs, de Vaux et iMarbeuf, y fondent des établissements militaires et maritimes, et y tracent les premières routes stratégiques (1).

1770. — 29 janvier. Ordonnance qui assujettit les plus petites pensions à la retenue d'un dixième, et celles de 600 livres jusqu'à 1,200 à un dixième et demi.

Création de deux compagnies de gardes du corps.

Louis XV, dans l'édit en date du 1"" avril 1771, ordonne qu'il sera créé et organisé deux compagnies de gardes du corps destinées à faire auprès du jeune prince le même service que les autres troupes de la maison du roi. En conséquence de l'édit du 1" avril, le 13 juillet paraît l'ordonnance d'organisation de ces deux compagnies pour le service du comte de Provence, petit-fils du roi.

Cette ordonnance les assimile aux différentes troupes de la gendarmerie de France; les officiers nommés pour commander ces compagnies en qualité de capitaines, et qui ne se trouveront pas brigadiers ou officiers généraux, auront le grade de maréchal de camp de cavalerie; les lieutenants et les enseignes, le rang de lieutenantcolonel; les exempts, celui de capitaine; les maréchaux des logis, brigadiers et sous-brigadiers, le rang de lieutenant de cavalerie; les gardes, celui de sous-lieutenant.

(1) Voir le cinquième volume.

14 avril. Le régiment des gardes françaises est porté à G B. de G compagnies.

Siqipression des grenadiers de France.

1771. — Par ordonnance du 4- août, ce corps, malgré les services qu'il avait rendus, est supprimé : on s'était aperçu que son recrutement épuisait les régiments d'infanterie. On institua comme compensation le chevron et la haute paye de vétéran pour les vieux soldats.

Sont réunies les compagnies des grenadiers Royaux en 11 régiments, avant le ))assur toutes les troupes provinciales.

Formation de régiments provinciaux.

Le 4 août, avec les B. des milices sont créés 4G régiments provinciau.x, portant des noms de ville; ils sont supprimés le 15 décembre 1775.

1772. — Par ordonnance du 18 juillet, chaque B. français ou étranger est composé de 1 compagnie de grenadiers et 8 de fusiliers, indépendamment de 1 de chasseurs, lorsque Sa Majesté jugera à propos de la créer.

Créations de 1772.

Milices, troupes provinciales, le régiment de BuKafoco, levé en Corse en 1769, devient provincial Corse.

Le 18 février, corps royal d'infanterie de marine, 8 régiments à 2 B. 18 août, 9 régiments des colonies.

Suppressions du 18 août 1772.

Légion de Saint-Domingue, 1" août 17C6 (V. Légions.)

1773. — L'ordonnance du 19 octobre porte le nombre des régiments provinciaux de 47 à o3, non compris celui de la Corse. 7 sont à 3 B.; 44, à 2 B.; 2, à 1. Ils marchent entre eux dans l'ordre où ils sont dénommés, et avant les régiments d'infanterie créés de'puis le 25 février 172G.

Par suite des réformes et des réductions opérées dans son orga-

INFANTERIE :i71.j-!774 .

nisation en 1773, l'armée ne comporte plus dans le fond que 150,675 hommes.

Créations fie 1773.

Formalion en un seul régiment dos 8 d'infanleriede marine. On loime G nouveaux régiinenl.'^ provinciaux au moyen de 8 H. lires des anciens, et 2 nouveaux sont créé.s, en ii.éine ttnips qu un 12'' régiment de grenadiers Royaux.

Suppression de 1773.

Régiment de recrues des colonies, supprimé le 2 mars.

Effectif de l'infanterie en \''i.

Cardes françaises.

Gardes sui.s.ses.

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