‹ Les gueux de Beranger drame en cinq actes, mele de chantChapitre 80 sur 108 · LES MÊMES, OLIVIER, VINCENT · texte numérisé non relu

LES MÊMES, OLIVIER, VINCENT

VALENTINE, désappointée.

Co n’est pas lui. (Elle redescend la scène en faisant une petite moue.)

* CléiUdlllo, Vincent, Olivier, Vnlcnlinc.

8i LES GUEUX DE BÉRANGER.

CL^ATITB, à part.

Monsieur Olivier et le père Vincent... pourvu au’ils ne parlent pas. (Elle cherche à leur faire des signes d’inielligence.)

VIHCENT.

Je VOUS répète, docteur, que ça ne se peut pas, mademoiselle Clématite se sera trompée, elle aura mal entendu...

(Apercevant Valentine, il s'arrête avec embarras.)

CLÉUATITE, h part.

Que lui dire?

VALENTINE

Mal entendu!... mais quoi donc?... cet embai-ras... ces regards de tristesse 1... Oh ! l’on me cache un malheur !

CLÉMATITE

Mais non, c’est moi qui suis une bavarde, une inconséquente... voyez-vous, pere Vincent, on parle comme çà. (Avec intention.) quand On devrait SO taire. (EUe fiût.de nouveaux signes d’intelligence.)

Pourquoi ne pas s’expliquer avec franchise?...

OLIVIER

Oui, avec franchise, notre amie doit tout savoir...

VALENTINE

Mon Dieu 1 vous m’effrayez !

OLIVIER

Mademoiselle, armez-vous de courage, un coup terrible va vous frapper au cœur.

VALENTINE

Du courage !... oui, j’en aurai, mais parlez... parlez... vous me faites mourir.

OLIVIER

Lucien, nous l’avons tous cru, avait dédaigné la fortune pour obéir aux plus nobles inspirations... Eh bien ! ce n'était, de sa part, qu’une indigne comédie, que faux semblants d’amitié, que trompeuses protestations d’amour, car maintenant, cette fortune qui lui est tombée du ciel, ou plutôt de l’enfer, il l’accepte et il épouse mademoiselle de Beauval.

VALENTINE, éperdue.

Ce n’est pas vrai !... vous vous trompez !... (Elle courtà ViDcent,

et l’interroge du regard.) *

VINCENT

Certainement que ça ne peut pas être vrai.

VALENTINE, regardant tour à tour Vincent et Olivier.

Oh ! dites que vous me trompez, car je ne vous crois pas ; je crois plutôt ma mère dont la voix m’a dit tout à rheuiv encore : e Lucien t’aime, il sera ton époux. »

OLIVIER, avec fermeté.

Pourquoi donc alors, l’ai-je vu entrer ce matin à l’hôtel de

Beauval?... pourquoi n’est-il pas ici, chez sa fiancée ? (Chacun reste atiéré.)

* Viuccnl, Clématilc, Yalcnliiie, Olivier.

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