LES MÊMES, LUCIEN
CLÉMATITE
Le voilà !
LUCIEN^ AU fond, & part,
Olivier ! mon père ! j’espérais la trouver seule !
VALENTINE, l’apercevant, à Olivier avec joie et Oraotion.
Vous voyez bien, Monsieur, que le voilà.
VINCENT, amenant Lucien.
Viens, viens, mon garçon, prouver à ceux qui l’accuseiii qu’ils te calomnient.
LUCIEN, ému.
Soyez sûr, mon père, que je connais les devoirs que j’ai à remplir.
VALENTINB.
N’est-ce pas, monsieur Lucien, que vous ne m’avez pas iroriipée, que votre cœur est loyal cl sincère, que vous allez vous justifier?
OLIVIER
Oh 1 j’en serais bien heureux I
CLÉMATITE, it part.
Que va-t-il dire ?
VINCENT
Tu no dis rien ?
' * VALENTINS.
Vous détournez les yeux ?
LUCIEN, avec effort.
Je vous dois la vérité... j’aurai la force de vous la dire ;
Air : J'en yuelie un petit de mon âge.
Vous m’avcï dit : Un jour, si pour la vie,
Vous formez un lien nouveau,
Entre nous deux, s’il faut que tout s’oublie,
Pour seul aveu, rendez-moi cet anneau.
(Il le retire de son doigt )
Eh bien?
LUCIEN
Je dois èlrc sincère ,
J’en conviens, la rougeur au front.
(Il s’arrête.)
VALENTINE, vivCnient.
Parlez, Monsieur... mais, Monsieur, parlez donc.
LUCIEN
Voici l’anneau de votre mère.
' LIémalile, Vincent. I.ucien, Valentiiio, l.'livier.
VALENTIME.
(Elle a pris l'anneau comme par un mouvement machinal, puis elle laisse retomber sa main.— Clématite la console. Avec douleur.) Oh I ma mère, lu m’avais pourtant dit qu’il m’aimait ! (Elle tombe sur la chaise près
de la table, à droite.)
CM^UATITB, à part.
Et le père Briffaut qui ne veut pas le croire coupable.
OLIVIER, à Vincent.
Eh bien ! suis-je un calomniateur?
VtSCENT.
Mademoiselle Valentine, laissez-moi avec mon fils, il faut que je lui parle.
OLIVIER, à part.
Et moi aussi.
■VALENTINB, essuyant ses larmes et reprenant sa fermeté. — Elle ae lève.
Oui, je me retire, ma place n’est plus ici.
LUCIEN, courant h elle.*
Valentine !
VALENTIKE, dans les bras de Vincent et de Clématite.
üubliez-vousqu’on VOUS attend à l’hôtel de Beauval? Allcz-y, sans crainte, sans remords, je vous délie de vos serments, monsieur Lucien; je vous croyais une àme noble et généreuse, digne de l’amour d’une femme; vous ne méritez que
son mépris. (Elle rentre vivement avec Clématite dans la chambre h gauche.)
LUCIEN, à part, regardant son père.
El ne pouvoir me justifier sans le faire mourir de honte I