‹ Les gueux de Beranger drame en cinq actes, mele de chantChapitre 95 sur 108 · LEFEBVRE, VALENTINE · texte numérisé non relu

LEFEBVRE, VALENTINE

VALENTINE

Ahl VOUS voilà, mon ami, merci de votre empressement ei pardon des nouveaux embarras que je vous cause ; mais ce sont les derniers.

LEFEBVRE

Les derniers? vous savez. Mademoiselle, que je vous suis tout dévoué et que vous pouvez user librement de mes services.

VALENTINE

Je le sais, cher monsieur Lefebvre, mais, je vous le répète, je mets votre obligeance à l’épreuve pour la dernière fois; aujourd’hui même je pars.

LEFEBVRE

Vous parlez, et où allez-vous, mademoiselle ?

VALENTINE

Je m’éloigne de tout ce qui m’est cher, mais il le faut; je dois abandonner ce monde où le bonheur n’est plus possible pour moi ; il me reste la religion et le souvenir de ma mère, c’est à eux seuls qu’appartient désormais ma vie.

Digilized by GoogI

Page 1